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Nous sommes en 2011 (maintenant 2013) et cet essai date de 2002 ; plus de 10 ans et dans ce secteur qu'est la prévision politique l'on ne peut que saluer la réussite d'Emmanuel Todd, puisque son ouvrage est encore viable et correct sur de nombreux points (même si il faut actualiser quelques un de ses points).
Bravo pour M.Todd prouvant qu'il est un visionnaire de qualité -comme l'avez démontré "la chute finale" où il prévoyait la chute de l'URSS à l'époque où même Raymond Aron n'avait pu l'imaginer.

Nb: Pour aller plus loin en géopolitique de qualité je vous conseille Aymeric Chauprade et Pierre Hillard.
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Emmanuel Todd nous a habitué à travers ses livres à des analyses anthropologiques des sociétés basées sur des études démographiques et sur la décortication des systèmes familiaux. Dans ce livre, il s'intéresse plutôt au futur du monde géopolitique et à la disparition progressive de la superpuissance américaine. La fin de l'histoire avec la domination totale des Etats-Unis sur le reste du monde n'aura pas lieu, c'est sa thèse. En effet, depuis le 11 septembre les E-U n'ont plus les moyens de lutter contre les grandes puissances et sont obligés pour montrer leur efficacité de se concentrer sur leur force militaire en attaquant des petits pays inoffensifs (Irak, Afghanistan) voir même de se servir de l'OTAN comme force d'appoint. Ceci cache en réalité une décomposition de la puissance économique américaine et de son influence diplomatique. Les E-U sont de plus en plus dépendants économiquement des autres pays (avec une balance commerciale largement déficitaire). De plus, ils n'arrivent plus à attirer dans leur sphère d'influence des pays susceptibles de faire contre poids à la ré-émergence de la Russie (Ukraine, OUzbékistan ...)comme le voulait Brzezinski. La démocratie avance dans le monde où elle n'existait pas mais paradoxalement elle régresse dans le monde où elle est implantée depuis des siècles. Aux E-U l'universalisme, marque des empires, ne fait plus recette dans les classes dirigeantes et celles-ci s'enfoncent de plus en plus dans les différentialisme avec les autres les nations ( qualification d'"axe du mal" pour certains pays).
Si Todd à raison de parler de la Russie comme nouveau contre pouvoir stable des E-U, il n'aborde pas du tout la question des autres BRIC (Chine Brésil et Inde) ce qui est dommage car ces pays sont aussi appelés à se développer et à devenir les enjeux géopolitiques majeurs de demain.
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le 11 mars 2010
« Après l'Empire », sans être aussi prophétique que « La chute finale », a le mérite de déjouer la médiocrité ambiante. Le déclin des États-unis est en effet évident comme le met en exergue Todd, son analyse prenant en compte une variété de facteurs convergeant dans ce sens. Le déclin est aussi bien économique (virtualisation de l'économie, disparition de l'économie productive) que démocratique (inégalitarisme, tournant oligarchique), démographique (par rapport à la croissance démographique mondiale) ou géopolitique.
La mise en lumière de la mutation oligarchique des démocraties les plus anciennes est un point intéressant qui mériterait une étude ad hoc, de même Emmanuel Todd dévoile une stratégie de domination maintenant bien connue (création d'un terrorisme universel imaginaire) pour justifier des interventions géopolitiquement intéressées.
Sur l'émancipation de l'Europe, Todd évoque notamment ceci : "L'option "intégration impériale" impliquerait du point de vue des classes dirigeantes européennes une double révolution mentale : un enterrement de la nation et un mariage impérial ; d'une part, une renonciation à défendre l'indépendance de leurs peuples, mais en contrepartie, pour ce qui les concerne, une intégration de plein droit à la classe dirigeante américaine." Une option oligarchique qui semble avoir été choisie.

Quelques critiques tout de même : ce que je reprocherais à cet essai c'est de ne pas assez parler de cette oligarchie financière américaine, des évolutions du système monétaire qui sont tout de même des éléments clés, des multinationales, bref de cette oligarchie qui, émancipée de toute logique nationale, est passée au mondialisme pour un gouvernement mondial. Cette hyperclasse pourrait, ironiquement,survivre à l'Empire américanocentré.
Toujours sur ce point, il est à noté que les crises de la fin des années 2000 étaient prévisibles. Aussi controversé soit t-il quelqu'un comme Lyndon Larouche aux Etats-Unis, Jacques Cheminade en France, entre autre, dénoncent depuis bien longtemps les excès de la finance.
Bref sur cet aspect je conseille en lecture complémentaire « Crise ou coup d'Etat ? » (2009) de Michel Drac qui analyse fort bien la période 2000/2009. Crise ou coup d'État ?
Enfin, j'ajoute également qu'Emmanuel Todd manque de lucidité quant à l'incapacité de l'Europe de s'affirmer en tant que contrepoids : l'UE est un protectorat américain dont les élites ont été cooptées, et ce depuis l'origine. Il aurait du prendre plus au sérieux cet affirmation très claire de Brzezinski : "the West (where America preponderates).".
Voici ce que dit Drac dans son bouquin précité : "Les USA sont encore en mesure de la modeler (la crise) à leur convenance - (...) afin de conduire une guerre financière secrète contre les protectorats européens, délibérément fragilisés.
(...) le protecteur est bien décidé à faire retomber le poids de sa faillite sur son protectorat, afin de se positionner au cœur d'un empire occidental qui restera sous domination de la finance anglo-saxonne."

PS : Pour répondre à bobbywatson04102, j'avais pour ma part également noté que sur la version allemande d'amazon, "Après l'Empire" disposait de pas moins de 56 commentaires, ce qui est énorme compte tenu de la couverture médiatique de Todd, qui est bien moindre outre-rhin qu'ici, et a fortiori il s'agit d'un de ses seuls essai traduit dans la langue de Goethe.
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Si les Etats-Unis de Georges W. Bush sont si agressifs dans leurs relations internationales, ce n’est pas par conscience de leur hyperpuissance. C’est au contraire qu’ils se sentent en déclin. Telle est la thèse iconoclaste que défend le démographe et sociologue Emmanuel Todd dans “Après l’Empire”, son dernier livre décoiffant.

Pas de parti-pris

Alors que Georges W. Bush semble guetter le moindre prétexte pour attaquer l’Irak de Saddam Hussein, le monde ne cesse de s’inquiéter de « l’hyperpuissance » américaine et de sa politique extérieure unilatérale et belliqueuse. Emmanuel Todd entend montrer que le comportement actuel des Etats-Unis n’est pas celui d’une hyperpuissance qui, seule, dominerait le monde, mais bien au contraire celui d’un empire sur le déclin. Evitant aussi bien l’anti-américanisme que l’américanophilie, l’auteur cherche à dégager “un modèle explicatif satisfaisant” du comportement des USA. Pour cela, il fait appel à la démographie, mais aussi à l’économie, à l’anthropologie, à la géostratégie. Il parvient ainsi, au-delà de la seule vision de la perte de puissance des USA, à élaborer une grille d’analyse destinée à comprendre le monde contemporain dans sa globalité.

Empire théâtral et narcissique

Comme point de départ de sa réflexion, Emmanuel Todd dresse un certain nombre de constats, tous inquiétants pour la position et les intérêts des Etats-Unis.

1/ Le monde tend vers la stabilisation et l’apaisement, grâce à une progression générale de l’alphabétisation et du contrôle des naissances. Phénomènes qui déboucheront à long terme sur la démocratisation des pays en voie de développement. Les crises régionales actuelles ne sont que des crises de transition vouées à s’éteindre. Le monde devient de plus en plus libre et civilisé, mais les USA ne peuvent plus se poser en défenseur de la liberté et de la civilisation face à un ennemi soviétique disparu.

2/ Le monde commerce et produit. Mais les USA, avec leur déficit commercial chronique, la perte de leur avance technologique et leur obsession de la question pétrolière ne sont plus que les consommateurs des produits et de l’argent des autres.

Les Etats-Unis présentent donc toutes les caractéristiques d’un empire incomplet et décadent, incapable de maintenir son leadership sur un monde qu’il ne comprend plus. Ses échanges sont déficitaires avec tous les grands pays industriels. Son système économique est devenu inefficace (pannes d’électricité en Californie), et corrompu (affaires type Enron). Son armée est trop petite et timorée pour soutenir de réelles ambitions stratégiques. L’universalisme du temps de la Guerre froide, cet « impérialisme positif », laisse place à l’intolérance envers les autres cultures, et en premier lieu envers le monde musulman. Il apparaît qu’économiquement, les américains sont de plus en plus dépendants d’un monde qui, politiquement et militairement, a de moins en moins besoin d’eux. Leur expansion devient dès lors “narcissique”.

Les USA sont donc agressifs non pas par volonté de puissance, mais par conscience de leur décadence. Incapables d’adopter une stratégie claire et pragmatique, ils choisissent la facilité et le court-terme : ils entretiennent, par leur “empire théâtral”, l’illusion d’un monde dangereux. Ils harcèlent les faibles (Irak, Corée, Cuba), et provoquent les forts (Chine, Russie).

Que l’Amérique redevienne elle-même

Emmanuel Todd termine en expliquant comment les autres puissances, Russie, Japon et Europe, peuvent profiter du déclin de l’empire américain. Ces pays doivent se rapprocher pour contenir l’aggressivité américaine et créer un équilibre international au sein duquel les USA ne seront qu’une puissance parmi d’autres.
Les USA ont conscience de leur déclassement dans un monde en gestation. Mais leurs réponses égoïstes et maladroites aggravent l’envie du monde de marcher sans eux.
Au final, Emmanuel Todd estime que la planète a besoin d’une Amérique “redevenue elle-même : démocratique, libérale et productive”.

Et si Emmanuel Todd avait raison

Dans “Après l’Empire”, Todd soutient que les vieilles démocraties européennes et américaines sont en passe de devenir des oligarchies, un très petit nombre de “décideurs” concentrant l’essentiel du pouvoir économique, médiatique et politique entre leurs mains… Or Le dernier numéro de Courrier International (n°636 du 9 au 15 janvier) se fait l’écho d’un article de l’économiste Paul Krugman : “Main basse sur l’Amérique, comment les très riches ont floué les classes moyennes”, paru dans le New York Times Magazine. Krugman montre que l’accroissement des inégalités aux USA a profité à une petite élite économique, industrielle, juridique et fiancière, DEFENDUE PAR UNE PARTIE DES MEDIAS INFLUENTS, et comment ce creusement de la “fracture” a laminé les classes moyennes, terreau fertile des régimes démocratiques.

Autre point positif pour la thèse de Todd : un passage non-négligeable du livre est consacré au scénario de politique-fiction d’un rapprochement de l’Europe avec la Russie dans le but de contrer l’influence des USA. Or, en ce début 2003, qui soutient la France dans sa rébellion onusienne contre les faucons de Washington ? La Russie, du bout des lèvres…

D’ici à ce qu’une nouvelle “guerre froide” nous voit entrer dans le camp russe contre les Etats-Unis !

Peter Covel, Polemia
10/02/2003
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le 22 mars 2004
Emmanuel a une formation de démographe, cela transparaît assez nettement dans son argumentaire qui repose autour de l'idée centrale que le monde est dans une transition globale mais disparate vers une stabilisation, grâce à l'alphabétisation des masses et la baisse progressive du taux de natalité. Les États-Unis, dans ce contexte, voient à la fois leur puissance et leur utilité contestées. Ils agissent en outre, au niveau mondial, comme consommateurs improductifs de richesses, puisqu'ils importent beaucoup plus qu'ils n'exportent.
Si l'argumentaire est bien construit dans l'ensemble, il n'est pas évident d'être absolument convaincu par cette idée de transition mondiale vers plus de stabilité. Emmanuel Todd présent e en tout cas très clairement son point de vue, qui mérite d'être partagé et débattu.
Une bonne lecture en somme.
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le 9 juillet 2008
Les livres d'Emmanuel Todd sont assez hétérogènes, mais j'avoue que je trouve celui-là particulièrement stimulant. Le titre peut s'avérer trompeur car l'auteur ne se focalise pas seulement sur les Etats-Unis. Au contraire, il tente de démontrer que l'affaiblissement systémique de l'empire américain a une influence mondiale.

S'opposant à la thèse d'Huntington du choc des civilisations, Emmanuel Todd démontre au contraire que cette vision sert avant tout les intérêts américains et qu'elle légitime leur attitude déstabilisatrice et prédatrice envers les autres pays. En stigmatisant des « civilisations » selon des critères religieux, en entretenant le mythe d'un terrorisme universel, les Etats-Unis ne font qu'adopter une politique impérialiste dont ils n'ont plus les moyens sur le plan économique.

En effet, pour l'auteur, la véritable puissance est avant tout économique et sur ce point, les Etats-Unis commencent à s'affaiblir dangereusement. La production, les richesses et les devises se concentrent de plus en plus ailleurs. Pour maintenir son influence, les Etats-Unis n'ont donc pas d'autres choix que de jouer les gros bras (peut-être bientôt en Iran qui est pourtant, selon Todd, l'un des seuls pays du monde musulman qui a achevé sa « crise de modernité » en adoptant des structures mentales tout à fait compatibles avec les valeurs du monde occidental). L'entretien d'une certaine instabilité mondiale sous-entend également l'affaiblissement de concurrents de plus en plus dérangeants : les pays asiatiques, l'Union Européenne (dont l'actuelle cacophonie sert les intérêts US) et surtout une puissance qu'on a un peu trop vite oublié : la Russie (puissance stratégique de taille, toujours pleine de ressources naturelles et... d'ogives nucléaires).
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le 19 février 2008
Loin de toutes les évidences hystériques, tant proaméricaines qu'antiaméricaines d'ailleurs, voici un livre prophétique confirmé de surcroît par l'actualité depuis 2003.
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le 9 juin 2004
On eût attendu une étude plus fouillée sur un sujet pareil, et aussi quelques nuances parfois: l'auteur y présente un tableau apparemment idyllique de certains Etats, et de certaines situations: est-il devenu aussi simple qu'il le dit de dire "non" à l'Amérique? Cette finesse aurait été bienvenue dans un ouvrage qui critique entre autres celui de Samuel P. Huntington, "Le Choc des Civilisations".
Mais Todd et Huntington, bien que partant de prémisses très différentes, voient certaines choses du même oeil. La parenté est là, et les prévisions de Todd se sont également avérées, pour une partie d'entre elles du moins. Et puis, son livre est agréable à lire, et paraît abordable au lecteur - malgré les défauts cités plus haut.
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J'ai beaucoup aimé. On attend la suite. A lire avec "L'avenir du capitalisme" de Jean-Luc Gréau pour compléter et renforcer les analyses économiques. Excellent Todd qui fait prendre conscience à ceux qui croient aux lumières des atlantistes que ces derniers appartiennent à un passé, en outre mythique.

Les Etats-Unis ont besoin de 1 milliard de dollars par jour pour équilibrer leur balance des paiements. Leur déficit commercial est non seulement abyssal, mais structurel (notamment à la faveur des délocalisations des ateliers de production des entreprises américaines au Mexique puis du Mexique en Chine - Asie). Les Etats-Unis s'endettent donc sans fin, à long terme (obligations, bons du Trésor achetés par les non-américains) ... pour financer du court-terme ! Le danger d'une telle structure de financement (bulle financière inflatée, grossissant sans limite) est patent et devrait dessiller les yeux des béats de l'Amérique (cf. le remarquable ouvrage de François Morin "Le Nouveau mur de l'argent" - recommandé par "Royaliste" bi-mensuel dirigé par Bertrand Renouvin).

Les Etats-Unis disposent sur le papier de la plus forte armée du monde. Elle est la mieux équipée, certes. Mais l'inexpérience des Etats-Unis dans la gestion des conflits, dévoile la faiblesse de cette armée. La plus cinglante illustration en est donnée depuis 5 ans, au jour le jour, en Irak. Le retrait annoncé, jugé obligé lors de la publication de cet ouvrage, de l'armée US du théâtre des opérations iraquiens signifiera bien la défaite, signe du déclin.

Que penser également de la montée des communautarismes ? Des villes entières ont basculé dans la majorité hispanophone. Pour Emmanuel Todd, cela signifie la fin du mythe du "melting pot". D'autres auteurs (dont François Heisbourg "L'Epaisseur du monde") pensent au contraire que la force d'attractivité des Etats-Unis est un signifiant plus important que celui de l'usage de la langue.
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J'ai beaucoup aimé. On attend la suite. A lire avec "L'avenir du capitalisme" de Jean-Luc Gréau pour compléter et renforcer les analyses économiques. Excellent Todd qui fait prendre conscience à ceux qui croient aux lumières des atlantistes que ces derniers appartiennent à un passé, en outre mythique.

Les Etats-Unis ont besoin de 1 milliard de dollars par jour pour équilibrer leur balance des paiements. Leur déficit commercial est non seulement abyssal, mais structurel (notamment à la faveur des délocalisations des ateliers de production des entreprises américaines au Mexique puis du Mexique en Chine - Asie). Les Etats-Unis s'endettent donc sans fin, à long terme (obligations, bons du Trésor achetés par les non-américains) ... pour financer du court-terme ! Le danger d'une telle structure de financement (bulle financière inflatée, grossissant sans limite) est patent et devrait dessiller les yeux des béats de l'Amérique (cf. le remarquable ouvrage de François Morin "Le Nouveau mur de l'argent" - recommandé par "Royaliste" bi-mensuel dirigé par Bertrand Renouvin).

Les Etats-Unis disposent sur le papier de la plus forte armée du monde. Elle est la mieux équipée, certes. Mais l'inexpérience des Etats-Unis dans la gestion des conflits, dévoile la faiblesse de cette armée. La plus cinglante illustration en est donnée depuis 5 ans, au jour le jour, en Irak. Le retrait annoncé, jugé obligé lors de la publication de cet ouvrage, de l'armée US du théâtre des opérations iraquiens signifiera bien la défaite, signe du déclin.

Que penser également de la montée des communautarismes ? Des villes entières ont basculé dans la majorité hispanophone. Pour Emmanuel Todd, cela signifie la fin du mythe du "melting pot". D'autres auteurs (dont François Heisbourg "L'Epaisseur du monde") pensent au contraire que la force d'attractivité des Etats-Unis est un signifiant plus important que celui de l'usage de la langue.

Nous attendons avec impatience la suite de cet ouvrage à la lumière notamment de la montée en puissance de la Russie et de la Chine.
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