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23 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un excellent ouvrage,
Par A Frenchy in NYC (New York, USA) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Tache (Broché)
J'avoue que La Tâche est le premier livre de Philip Roth que je lis. Et il est excellent. Pele-mele s'y trouvent des critiques parfois subtiles, parfois violentes, de la societe americaine mais aussi _par le biais de Delphine Roux, personnage pas si secondaire du livre_ de la societe francaise. La societe americaine va mal, dit Roth, elle souffre de ses veterans, de sa pudibonderie, de son racisme passe et de la violence de son anti-racisme present, du puritanisme de sa frange droite et de l'ultra-feminisme de sa frange gauche. Le style de Roth est magnifique: il detaille la psychologie de ses personnages en leur empruntant leur langage. Certains effets stylistiques sont eux aussi surprenants et jouissifs, comme la maniere dont on apprend le passe cache de Coleman Silk.Bref, a lire au plus vite. Et le Nobel pour Roth, ce serait merite. Dernier petit bemol cependant, la traduction n'est pas a la hauteur: certaines expressions sont mal traduites et d'autres retranscrivent assez mal l'effet voulu par l'auteur. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
22 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Sentiments mitigés,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les livres de Zuckerman : La Tache (Broché)
La lecture de ce roman qui débute par une diatribe des plus opportunes contre le puritanisme nauséabond, moralisateur et réactionnaire qui s'attaqua aux frasques de Bill Clinton, m'a laissé perplexe, partagé et après avoir refermé ce livre, il me reste un goût doux amer dans la bouche. "La tache" aborde un sujet très intéressant puisqu'il traite de la tolérance ou plutôt, de l'intolérance, sous bien des formes. Intolérance raciale, sociale, intolérance face à la liberté de disposer librement de son esprit et de son corps, intolérance engendrée par la guerre également car, presque un quart de siècle après la fin de la guerre du Vietnam, cette dernière marque toujours au plus profond et de manière indélébile (directement ou indirectement) bon nombre des personnages de ce roman.Philip Roth explore les entrailles de ses personnages qui sont rongés et irrémédiablement modelés, psychologiquement sculptés par cette intolérance, mère de tous les vices. "La tache" est un roman profondément cérébral, trop peut-être et Philip Roth nous entraîne dans quelques passages mortellement ennuyeux et exagérément statiques. Il ne fait pas de doute que, sans ces longueurs, sans ces lourdeurs pour le moins gênantes, ce livre eut été aussi bon que "Pastorale américaine" et "J'ai épousé un communiste" car Philip Roth est toujours capable, par épisodes, de nous transporter irrésistiblement dans des envolées narratives dont il a le secret. "La tache" n'est certes pas, loin de là, le meilleur morceau du "triptyque américain" de Philip Roth mais, par contre, c'est peut-être celui qui nous donne le plus à réfléchir sur la condition de l'être humain en général et sur la condition de l'être humain vivant aux USA en particulier. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
le monument de la première décennie du nouveau millénaire,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Tache (Broché)
Rien de moins !La Tâche n'est pas le premier bouquin de Roth que j'ai lu, mais c'est probablement le meilleur, depuis Le complexe de Portnoy, on avance en profondeur, en lègereté d'écriture (si si), on retrouve dans ce livre la "citadinité" de Paul Auster, le côté "sauvage" de Jim Harrison, le polar à la Jérome Charyn; bref un livre intelligent, suave et dense; c'est l'une des premieres fois où, en pleine lecture, je reprenais quelques pages avant pour le plaisir et plus on y revient, plus on y trouve du plaisir alors A LIRE, toutes affaires cessantes. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le roman d'un homme libre.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les livres de Zuckerman : La Tache (Broché)
Coleman Silk est né dans l'Amérique de la ségrégation. Cet événement fondateur l'incitera à se réinventer une identité tout en luttant contre tous les conformismes, sans que cela lui épargne d'être accusé à tort de racisme, ni quand septuagénaire il vivra une histoire d'amour très charnelle avec une jeune femme illettrée d'être la cible d'un féminisme radical incarné par une intellectuelle Française. A travers cette histoire d'une vie, Philip Roth nous raconte cette autre Amérique, puritaine, des working poors, bien-pensante et corsetée, incapable de panser la plaie béante du Vietnam, à laquelle des portraits complexes et nuancés des autres protagonistes évitent tout manichéisme. C'est une formidable ode à l'individualisme et à la liberté, écrite avec densité, nervosité et humour, où chaque phrase, chaque mot est à sa place. Vraiment une lecture contemporaine incontournable.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
L'arithmétique des blocs,
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Tache (Broché)
Le livre de Roth est comme un alambic qui distille les blocs sociaux et humains, qui les regarde s'effriter, se frustrer, se dévorer les uns les autres. A l'image des blocs humains, les paragraphes monolithiques ou le texte se substitue aux personnages pour les mieux comprendre, pour les creuser jusqu'aux plus intimes fondations. Roth fait s'exprimer la vérité dans les monologues des consciences qui se bousculent.Si l'on peut reprocher des longueurs ici et là, si l'on a parfois envie de demander à Roth de cesser ses explications et réexplications (M. Roth, vos lecteurs ne sont pas absolument idiots, rassurez-vous!), on doit cependant reconnaitre la finesse exceptionnelle de sa plume - malgré l'horrible traduction faite par dessus la jambe, et je pèse mes mots. Portnoy dressait un bilan douloureux - malgré le ton jouissif du roman éponyme - et se bornait aux incompréhensions et contradictions levées par sa vie. Trente ans plus tard, Nathan Zuckerman, narrateur homodiégétique, a plus de recul sur le monde, comprend les choses et se permet de garder des mystères tels quels quand ils ont la nécessité d'être mystères. Zuckerman, la voix de Roth, a mûri, a vu grandir la force des absurdités, de la contrainte sociale, et s'élève par rapport à celle-ci dans une sagesse indiscutable. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Livre sublime mais traduction nulle,
Par Luc Hodcent (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Tache (Broché)
Ce livre est sublime, peut-être le meilleur de Philip Roth avec Le professeur de désir, mais si vous lisez l'anglais, achetez la version originale. La traduction est bâclée et indigne d'un auteur nobélisable comme Roth. La même remarque vaut pour Les Corrections de Jonathan Franzen (la traduction est encore pire).
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
J'irai cracher sur vos tombes.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les livres de Zuckerman : La Tache (Broché)
Phillip Roth a marqué la littérature américaine du XX Siècle, à mon avis « La tâche » est l'aboutissement de son œuvre.C'est le seul livre, dans ma vie de bouquineur que j'ai relu immédiatement dés la dernière page terminée. Coleman est un jeune homme ambitieux qui excelle dans ses études comme dans le sport. Son père d'une grande rectitude morale, pétri de culture est condamné à exercer des fonctions de serveur dans un wagon-restaurant. Son frère fier de ses origines sera le chantre de sa communauté, portera haut sa « négritude » et, se battra durement pour accéder à de hautes fonctions dans l'enseignement. Sa mère, noble de caractère sera brisée par Coleman. Nous sommes dans les années 40 en Amérique ou il ne fait pas bon d'être noir. En 1947 la ségrégation scolaire était légale. Coleman « va profiter » de sa peau claire pour passer de l'autre coté de la barrière. Lors de son incorporation dans l'armée, il va se déclarer blanc et s'inventer des origines sémites pour justifier son teint bistre. Il ne faut pas oublier, si l'on en croit Groucho Marx, qu'être juif à l'époque aux US n'était pas non plus une sinécure mais un moindre mal. Grâce à son choix, affranchi des barrières raciales, Coleman qui a fait ses humanités, enseignera le Grec et le Latin et deviendra doyen d'université. Sauf, que, son choix a fortement influencé son existence, en bien comme en mal ; il a abjuré sa famille maternelle et a mentit toute sa vie à son épouse et ses enfants. Il s'est marié avec une femme aimante, belle, intelligente, juive qu'il l'a choisi entre autres pour sa magnifique chevelure crépue qui pourrait rendre plausible les cheveux de sa future progéniture et forme avec elle un couple « juif » branché New-Yorkais, style « intellectuel Woody Allen ». Cette histoire finira mal et lui reviendra en boomerang de façon inattendue. J'ai synthétisé rapidement tant le livre est foisonnant et ouvre de multiples horizons. En ce qui concerne le choix de Coleman, bien que responsable de ses actes comme tout un chacun, c'est la densité historique qui a déterminé ceux-ci. Il a voulu peser sur le destin, qui peut lui jeter la pierre ? PS : Le film « La Couleur du mensonge » tiré de ce roman est une catastrophe. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
18 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
grandiose, mais à nuancer,
Par Laure (Sarthe, France) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 50 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Tache (Broché)
Il y a des pages jubilatoires tant l'excellence s'impose, notamment tous les chapitres sur Delphine Roux, la prof de fac française, il y a des bons procédés d'écriture, sur le mari brisé par le Vietnam et les méthodes d'aides aux vétérans, il y a de l'humour et une bonne analyse de tous les personnages. Il y a l'affaire Lewinski savoureusement dénoncée qui sert de prétexte, bref il y a une richesse passionnante dans ce roman, toutefois je reste mitigée sur le tout, gênée par la structure du récit. Tout est dit (ou presque) dès le départ, si bien que la suite n'apparaît parfois que comme des développements venant (bien) tard, des impressions de redites. Certains passages m'ont ennuyée jusqu'à ce que je retombe sur des pages grandioses qui me fassent tomber le livre des mains pour souffler, d'admiration et non plus d'ennui ! C'est un très bon roman, mais je ne dirais pas "chef d'oeuvre" comme les critiques veulent nous l'imposer depuis la rentrée, sinon je n'y aurais pas trouvé de longueurs. Mais ça n'est jamais qu'un avis personnel...
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Vertige de l'indignation hypocrite,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les livres de Zuckerman : La Tache (Broché)
C'est donc par La tache que j'ai découvert l'univers du célèbre Philippe Roth, sur les conseils avisés d'un ami, et c'est grâce à ce roman que l'envie de continuer à le lire se sera progressivement imposée.Philippe Roth sortait de Pastorale américaine, qui traite de la guerre du Vietnam, puis de J'ai épousé un communiste, qui parle du maccarthysme. La tache se déroule en 1998, aux Etats-Unis, une année pas comme les autres, le "marathon de la tartuferie" selon Roth : le président des Etats-Unis, quinquagénaire plein de verdeur, et une de ses employées, une drôlesse de 21 ans folle de lui, batifole dans le Bureau ovale comme deux adolescents, et subitement se rallumait la plus vieille passion fédératrice de l'Amérique, son plaisir le plus dangereux, le plus subversif historiquement : le vertige de l'indignation hypocrite. Roth a déclaré, sans plaisanter, que Monica Lewinsky avait révélé davantage sur l'Amérique que quiconque. La volonté de pureté et son terrible cortège d'ombres : voilà le coeur de ce livre. Roth n'hésite pas à mettre l'Amérique face à ses démons. Pirouette supplémentaire de sa part, le rôle du procureur est tenu par... une Française ! Delphine Roux est le double inversé du héros principal de ce livre, Coleman Silk, : alors que ce dernier a osé une incroyable métamorphoses pour changer sa vie, la petite normalienne étriquée a remisé bien sagement son ambition dans le carcan que lui tendait la société et croit s'être affranchie du déterminisme parce qu'elle a traversé l'Atlantique. C'est elle qui fera régner sur les campus la tyrannie de pureté, cet esprit assainissant qui prétend purger le monde de sa crasse. "Mais la crasse est innée. Nous sommes la crasse. Nous ne sommes pas que cela, mais nous sommes aussi cela. Ces pulsions de pureté sont démentes, non ?" assène Roth. Peut-on aller contre le destin sans un jour en payer le prix ? Le mensonge sur lequel Coleman s'est appuyé pour construire la vie qu'il s'est choisi ne devait-il pas un jour fatalement le rattraper ? Mais est-il vraiment le seul à avoir bâti sa réussite sur un secret ? Faunia, avec qui il a une liaison passionnée, n'a-t-elle pas, elle aussi, de sombres secrets ? Avec quelle ironie Roth malmène ses personnages : se croyant libres et irréductibles à la marche du destin, ils ne sont en fin de compte que les jouets de leur destinée... Mais pour autant peut-on nous définir uniquement par l'étiquette que nous colle la société ? Ne sommes-nous pas fondamentalement ambigus, équivoques, abritant dans notre être plusieurs vérités souvent contradictoires ? Ne serait-ce pas cela la tache originelle commune à tous les hommes ? Voilà quelques questions qui traversent ce roman touffu mené avec un certain brio. La Tache, c'est bien sûr la souillure humaine, ancrée en chacun de nous et qu'il nous revient de combattre si nous voulons prétendre à un semblant de liberté. C'est aussi cette trace blanchâtre laissée par le liquide présidentiel sur la robe d'une stagiaire en 1998 et qui déclencha chez les Américains une terrible volonté de purification. Le parallèle, symbolique, n'est que trop évident. La structure du roman est tenue, les personnages fouillés, et l'histoire bien menée cerne bien sûr les cloisonnements de la société américaine, mais aussi la promptitude que nous pouvons avoir, parfois, à juger les gens, sans connaître la réalité de leur vie, sans générosité ni finesse. Philip Roth illustre avec pertinence le caractère destructeur du vertige de l'indignation hypocrite, celle qui fait les délices de tous les petits tyrans emplis de bons sentiments et prêts à tout au nom de la "vertu majuscule". Comme on sait, l'Enfer est toujours pavé de bonnes intentions... Une citation à garder à l'esprit en permanence par des temps de bien-pensance forcenée... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Un écrivain pour universitaires,
Par Vince Black "Vince" (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les livres de Zuckerman : La Tache (Broché)
Un professeur américain de 71 ans se trouve brusquement mis au ban de son université parce qu'il a eu un mot à l'encontre du 'politiquement correct'. En choquant une minorité, il s'est retrouvé tout d'un coup exclu du monde. Alors, ce self-made-man se réveille et enrage contre cette Amérique qui l'a fait et l'a défait et qui l'empêche de se montrer avec une femme de ménage illettrée.De loin, le livre de Philippe Roth pourrait avoir l'air d'une critique de la société américaine, mais en faits, c'est un roman d'intellectuel voyageant au travers des différents personnages qu'il met en scène. (pas du tout américain ;-) ) Pour ma part, je n'ai pas été convaincu par l'exercice. D'abord, cela déjà été dit, certaines longueurs du roman sont pénibles. Mais surtout, le livre sent le renfermé et l'artificiel. J'ai eu la désagréable impression que le livre a été publié parce qu'il fallait. On y parle surtout du petit monde de l'unversité. La femme de ménage illettrée et le vétéran du Vietnam enrichissent certes le décor, mais au final, cette palette à la Kundera ne sert qu'à exposer les viscissitudes du monde des gens bien portants. Peut-être était-ce l'ojectif de Roth... ? J'y ai cherché en vain un dépaysement au cours de ces pages. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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Les livres de Zuckerman : La Tache de Philip Roth (Broché - 28 mai 2004)
EUR 8,17
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