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L'ère du vide, essai sur l'individualisme contemporain, est une peinture très fine de l'individu « postmoderne » (pomo) de la société néo-libérale. Le "bobo" occidental se retrouvera donc pleinement dans ces pages publiées en 1983, trois ans après « la culture du narcissisme » de Christopher Lasch auquel il se réfère largement et presque dix ans avant « la fin de l'histoire » de Francis Fukuyama. A cette époque, le type humain postmoderne semble devoir s'étendre irrésistiblement au monde entier pour peu que le soubassement consumériste et juridique néo-capitaliste nécessaire à son existence ait le temps de le précéder.
La critique de l'auteur est équilibrée : le côté futile, versatile, hédoniste, inconstant, sceptique, douillet, paresseux, frileux, narcissique, conservateur -pour ne pas en dire plus- de l'individu postmoderne est le prix à payer pour sortir du tragique de l'histoire, du fanatisme religieux, des idéologies mortifères sources de toutes les guerres. Le modèle social qui lui est attaché est peut-être « le meilleur des mondes » ou au minimum "l'empire du moindre mal".

Le problème de Lipovetsky est sans doute, à mon avis, d'avoir saisi une réalité locale (occidentale) et temporaire et d'en avoir fait -comme Fukuyama- l'avenir apaisé de l'humanité. La période suivant 2001 voit apparaître un horizon plutôt sombre : nonobstant la fin de la guerre froide, l'empire américain s'engage dans un militarisme démesuré au service de guerres généralisées perpétuelles, une crise économique mondiale née en son sein nous promet l'arrêt des fantasmes de croissance et de consommation illimitée pour les classes moyennes occidentales. Notre avenir pourrait bien passer du "meilleur des monde" de Huxley à celui du "1984" d'Orwell et ce monde là sera bien difficile à la survie du petit bourgeois postmoderne, dépourvu de tout filet de protection solidaire.
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le 16 septembre 2004
L'Ere du vide est à la fois un livre détonnant et posé. Sans tomber dans les travers de la diabolisation et de la louange excessive, il entreprend d'analyser objectivement les soubassements de l'indvidualisme contemporain. Ce n'est pas le moindre paradoxe de ce livre que de faire du vide un élément moteur de la société (post)-moderne et des constitutions de nouveaux modes de vie. Tout le livre est d'ailleurs tissé de paradoxes : notre époque est hédoniste et désabusé, nous sommes individualistes sans être vraiment égoïstes, notre société est celle de l'insouciance mais aussi fortement éthique et humaniste...
En somme, une oeuvre qui refuse la simplification abusive et les réductions. Le bonheur du lecteur est dans cette reconnaissance de la réalité complexe telle qu'il la vit.
C'est un livre à la fois de grande réflexion et de lecture agréable. Certains diront encore un paradoxe...
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le 21 mars 2012
Contrairement à un commentaire précédent, je ne trouve pas ce bouquin dépassé. Je trouve notamment très pertinente la distinction entre un hédonisme né du capitalisme et un hédonisme plus haut de gamme, moins moutonnier, né de la contestation avant-gardiste...
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le 31 janvier 2010
Malgré un manque d'unité des différents chapitres (chacun est un article indépendant), ce livre est très enrichissant et stimulant. Il faut pourtant faire de gros efforts de lecture et de synthèse (il faut dégager les grands traits du livre pour en retenir quelque chose) et l'auteur ne nous y aide pas. Réfléchissant sur la société actuelle de l'hyperindividualisme et de la postmodernité, Lipovetsky trace les éléments de continuité et de rupture entre modernité et postmodernité. Il apporte un éclairage historique sur la naissance de l'individualisme, décrit les effets toujours actifs du principe d'égalité sur la société et l'individu en lui même, modère les craintes que l'on peut porter sur l'individualisme en tant qu'il menacerait le lien social et la démocratie. Il ne développe pourtant pas un point de vue émerveillé sur le monde contemporain mais se démarque du catastrophisme ambiant sur l'individualisme total et ses effets.
Une lecture éclairante et salutaire parce qu'elle donne une autre vision que celle qui est souvent dominante!
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le 30 mars 2016
Un classique bavard. Pas inintéressant, pas intéressant non plus.Le style aussi a vieilli : beaucoup de reformulations se succèdent pour exprimer une même idée.
Il est vrai que les idées exprimées ici ont été reprises partout et que, du coup, le livre a l'air de se répéter. Un comble pour un grand succès. Mais quelques décennies plus tard, la fraîcheur a disparu, ne reste que le goût de déjà-lu.
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le 16 août 2004
Dans un livre pamphlétaire, Gilles Lipovetsky nous offre un aperçu visionnaire de ce qu'aller devenir notre mode de vie, à travers la psychologie, l'art ,l'humour ou encore la violence .
Lipovetsky met en relief de manière implacable le "procès narcissique" qui entraine notre société comtemporaine vers un égoîsme desinteréssé.
Une oeuvre encore au goût du jour doublée d'une fine analyse sociologique.
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La quatrième de couverture et les deux commentaires précédents rendent bien la profondeur de ce très bel ouvrage, classique maintenant de la critique de notre Société.

Notre Société moderne est centrée sur et axée autour du Narcissisme.

"Désolation de Narcisse, trop bien programmé dans son absorption en lui-même pour pouvoir être affecté par l'Autre, pour sortir de lui-même, et cependant insuffisamment programmé puisque encore désireux d'un relationnel affectif".

Cette critique est cousine de celle de Tony Anatrella "Non à la société dépressive" que j'ai commentée.

Les dérives de cette société se manifestent dans la nécessité -post-soixante-huitarde (cf. l'excellente thèse de Jean-Pierre Le Goff "La barbarie douce : La modernisation aveugle des entreprises et de l'école" également commentée)- "d'être absolument soi-même".

"La démocratisation et personnalisation des oeuvres trouve son achèvement dans un individualisme flottant et discount, l'art, la mode, la pub cessent de se distinguer radicalement, faisant le même grand usage de l'effet minute ou du paradoxe : est nouveau ce qui justement ne veut plus l'être, pour être nouveau, il faut se moquer du nouveau."

Une telle Société ne peut donc concevoir aucun futur et plus encore, refuse le futur dans son essence.

Il convient de combattre un tel système.
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le 21 mai 2016
Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Or tel n'est pas le cas ici. Chaque phrase contient une multitude de concepts qui ne sont malheureusement pas développés et qui pourtant mériteraient un examen approfondi. L'auteur aime les grands mots (quatre ou cinq syllabes sinon plus) et se complaît dans leur utilisation. Il en résulte un verbiage imbuvable illustrant parfaitement le titre de l'oeuvre: l'ère du vide.
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