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4.0 étoiles sur 5 la naissance de Nietzsche
Il faut aimer les oeuvres de jeunesse, leurs longueurs, leurs raideurs, leur emphase; il faut se documenter un peu sur la pensée de Schopenhauer, gangue d'où Nietzsche peine encore à s'extraire ici; il faut s'armer de patience face à des traductions françaises peu rigoureuses: une fois ces précautions prises, on est devant un des textes...
Publié le 1 mars 2008 par fawnes

versus
38 internautes sur 40 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un grand texte, une traduction fastidieuse et trop éloignée du modèle
Qui possède le niveau d'allemand nécessaire à la lecture de "Die Geburt der Tragödie aus dem Geiste der Musik" en langue originale sait que l'écriture traversée d'un souffle poétique de Nietzsche se laisse difficilement traduire. Cette poésie constitue pourtant le cœur d'une pensée qui voudrait être un...
Publié le 27 juillet 2006 par musico75020


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38 internautes sur 40 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Un grand texte, une traduction fastidieuse et trop éloignée du modèle, 27 juillet 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Naissance de la tragédie (Poche)
Qui possède le niveau d'allemand nécessaire à la lecture de "Die Geburt der Tragödie aus dem Geiste der Musik" en langue originale sait que l'écriture traversée d'un souffle poétique de Nietzsche se laisse difficilement traduire. Cette poésie constitue pourtant le cœur d'une pensée qui voudrait être un antidote à près de 2000 de christianisme et 2500 de socratisme. La naissance de la tragédie "à partir de l'esprit de la musique" est un appel au rejet de la "dialectique optimiste" qui parcourt le XIXe siècle. Pensé pour Wagner à partir des conceptions qu'avait Wagner de la tragédie grecque et de la lecture approfondie de Schopenhauer, ce texte est l'œuvre d'un spécialiste de la philologie grecque âgé de 26 ans. La portée de l'ouvrage, qui dépasse de loin le strict domaine de la tragédie et de l'expression en musique, est indissociable de son contexte politique et esthétique. La traduction de Lacoue-Labarthe proposée ici (également reprise dans La Pléiade) m'a paru fastidieuse et ne m'a pas du tout encouragé à "digérer" ce Nietzsche. Elle regorge me semble-t-il d'interprétations personnelles dans lesquelles le regard du philosophe-traducteur armé d'intentions didactiques se fait bien trop sentir. Or, ce n'est pas d'un Nietzsche filtré par les tendances déconstructionnistes via Lacoue-Labarthe dont nous avons besoin, mais du seul texte de Nietzsche. Au hasard de mes flâneries chez les bouquinistes, il m'a été donné de découvrir l'ancienne traduction de Geneviève Bianquis, éminente germaniste (1886-1972), chez le même éditeur (1949, préface rédigée en 1940) dont on ne peut que saluer la limpidité et la beauté stylistique, qui rendent justice à l'acuité et aux qualités particulières de l'expression nietzschéenne. Quant à la traduction de M. Lacoue-Labarthe, il suffit d'en lire des extraits parallèlement aux passages du texte allemand correspondant pour s'apercevoir à quel point elle prend des libertés par rapport au texte.
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 la naissance de Nietzsche, 1 mars 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Naissance de la tragédie (Poche)
Il faut aimer les oeuvres de jeunesse, leurs longueurs, leurs raideurs, leur emphase; il faut se documenter un peu sur la pensée de Schopenhauer, gangue d'où Nietzsche peine encore à s'extraire ici; il faut s'armer de patience face à des traductions françaises peu rigoureuses: une fois ces précautions prises, on est devant un des textes les plus étonnants sur l'esthétique en général, sa place dans la vie humaine, les rapports entre musique et poésie, l'extase matérielle et l'expérience des limites. Avec une problématique puissante de la misère et de la grandeur de l'homme inconnue avec ce degré de force depuis Pascal. L'opposition entre apollinien et dionysiaque est d'une profondeur et d'une fécondité exceptionnelle, y compris au niveau de l'histoire de l'art, mais d'abord bien sûr en ce qu'elle signale deux attitudes profondément antinomiques devant la finitude humaine... Tout le travail de Nietzsche consistera ensuite "seulement" à éliminer ce que le présent texte recèle de théâtralité, de "culture d'opéra." Tant il est vrai que "modifier le fond, c'est modifier la forme, et rien de plus."
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La vie et le monde ne peuvent se justifier qu'en tant que phénomènes esthétiques, 3 mars 2011
Par 
Luc REYNAERT (Beernem, Belgium) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Naissance de la tragédie (Poche)
F. Nietzsche exprime dans un style délirant sa vision sur la vie, à travers son interprétation de la tragédie attique et son histoire. Il s'expose comme un romantique antirationnel, antiscientifique et amoral, pour qui l'art est la seule activité véritablement métaphysique de l'homme.

Apollo v. Dionysos
Les dieux Apollon et Dionysos représentent deux modes de vie complètement antagonistes. La vie apollinienne est caractérisée par le principium individuationis, par sa retenue, par l'absence d'émotions sauvages. Sa forme principale en art est la sculpture et, en littérature, l'épopée (Homère).
Le dionysiaque est un adepte de l'extase, de l'intoxication, de la frénésie orgiaque, de la liberté sexuelle, d'instincts naturels sauvages. C'est la vie du satyre barbu, qui est le symbole de la toute-puissance sexuelle de la nature, de l'abolition de l'individu. Son art est la musique, le chant et la danse et, en littérature, la poésie d'un Archiloque avec ses cris de haine, de mépris, d'ivresse et de désir.

Socrate
Pour Nietzsche, Socrate a l'illusion que les pensées profondes, en utilisant comme fil conducteur la causalité, peuvent pénétrer au plus profond de l'être. Il se laisse guider par l'instinct de la science, qui, pour Nietzsche, est une véritable chaîne pour l'humanité. Socrate est synonyme de morale avec ses dictons: la vertu, c'est la connaissance; les hommes sont des pécheurs par ignorance; celui qui est vertueux est heureux. Le socratisme est synonyme de morale, de la dissolution anarchique des instincts.

La tragédie attique
Pour Nietzsche, la tragédie attique est née de l'esprit dionysiaque. Elle est issue du choeur tragique, qui est le miroir de l'homme dans son état dionysiaque: un choeur d'êtres physiques qui sont restés vivants en arrière plan de toute civilisation.
Les parties chorales ont donné naissance à un dialogue. La tragédie a commencé avec la tentative de montrer le dieu en temps réel. Ses premières représentations avaient comme thème unique les souffrances du héros tragique, Dionysos, et l'agonie de l'individuation.
Le déclin a commencé avec Sophocle, qui dépeint des personnages complets. La tragédie attique se termine avec Euripide, qui met pour la première fois en scène des caractères tout à fait individuels. Euripide est le représentant de la culture dégénérée du socratisme et sa moralité. Pour lui, tout doit être conscient.

Art, l'hellénisme et pessimisme
L'Hellène a perdu son instinct dionysiaque. Il est devenu un individu confronté à l'horreur et à l'absurdité de la vie. Mais l'art est une vraie sorcière qui sait comment transformer des pensées nauséabondes sur la vie en `prestations sublimes' et qui peut dompter l'horrible et tourner l'absurde en comique.

Bien sûr, ce livre n'est pas le meilleur de Nietzsche. Il constitue une interprétation très personnelle de la tragédie grecque. Mais, sa vision globale sur l'art comme réconfort des ex-Dionysiaques est fortement attrayante pour tous ceux qui considèrent l'art comme le `summun bonum' des activités humaines.
Hautement recommandé à tous les ex-Dionysiaques et à tous les fanas de Nietzsche.
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5 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un ouvrage important, 5 novembre 2006
Par 
Antoine Krieger "antoine krieger" (Williamsburg, VA, USA) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La naissance de la tragédie, ou Hellénisme et pessimisme (Poche)
Dans ce premier livre, Nietzsche retrace la généalogie de la tragédie grecque. Pour lui, les géants de la tragédie antique avaient réussi à concilier forme rigoureuse (l'Apollinien) au chaos caractérisant l'expérience humaine(le dyonisiaque). Selon lui, Sophocle serait alors le maitre de la tragédie. La décadence du genre serait du à l'influence du socratisme sur le genre. L'intrigue y compte plus que l'ambiance et la tragédie prend alors une dimension morale (alors qu'elle était auparavant une mise en scène de l'arbitraire de la condition humaine). On notera que, pour Nietzsche, le tragédie est le fruit d'une dialectique homosexuelle. Sa haine du féminin prend alors des échos antisémites: il porte aux nues la civilisation grecque pour sa virilité (c'est un homme, Prométhée, qui est responsable de la chute originelle de l'humanité) alors que le judaisme serait laors une religion éfféminée (dans l'Ancien Testament, c'est Eve qui est responsable de la chute). Il est intéressant de constater que ce livre contient déjà les germes de la philosophie future de Nietzsche (obsession de la généalogie et de la décadence des civilisations, culte de la musique) mais il est en même temps très daté (Nietzsche est alors un ultra-nationaliste qui désire la régénération culturelle de l'Allemagne, admiration pour Schopenhauer et Wagner).

Ce livre d'une richesse absolue se doit d'être lu pour qui veut comprendre la philosophie nietzschéenne et également le "zeitgeist" présent en Allemagne après la guerre de 1870.
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Phare tragique, 24 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Naissance de la tragédie (Poche)
Intuitif en un sens, laissant grand place à la fantasia, l'imagination, certes, mais aussi et surtout reposant sur une profonde culture philologique. Nous sommes donc ici bien loin du délire ou de la poétisation, mais au coeur d'une thèse savante et passionnée, au centre de l'art grec tel que se le figure notre ami allemand, précisément entre Apollon, le raisonné, et Dionysos, l'exalté. Autrement dit, la prose et la méthode nietzschéenne ont ici valeur de démonstration quant à la naissance de l'art tragique.

Il est par ailleurs loisible de faire de cette thèse une grille de lecture des plus pragmatiques. Ainsi, qu'il s'agisse de musique, de littérature, poésie, théâtre ou autre, Nietzsche nous aide à analyser l'économie tragique de n'importe quelle oeuvre.
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Aucun internaute (sur 3) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 à lire en gardant un oeil sur l'actualité contemporaine post 1929, 23 décembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Naissance de la tragédie (Poche)
Je garde un bon souvenir de cette ouvrage, et même si il avait été écrit dans la jeunesse de l'auteur;
28 ans, oui c'est jeune il parait.
Mon souvenir garde en mémoire l'opposition que l'auteur établit systématiquement entre le culte Apollinien et le Dionysiaque, qu'il désigné comme une fête de lucres et de stupres.
Je vous joins des informations à ce sujet depuis Wikipedia.
Les bacchanales étaient des fêtes religieuses célébrées dans l'Antiquité.

Liées aux mystères dionysiaques, elles se tenaient en l'honneur de Dionysos-Bacchus, dieu du vin, de l'ivresse et des débordements, notamment sexuels.

Les Bacchantes étant la représentation grecque des vampires d'aujourd' hui, les bacchanales avaient pour but de protéger la population en amadouant ces Bacchantes par plusieurs manifestations et représentations cérémoniales et théâtrales.
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La Naissance de la tragédie
La Naissance de la tragédie de Friedrich Nietzsche (Poche - 24 octobre 1989)
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