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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Peut-on encore être après avoir été ?
David est prof de littérature à l'université. Adepte de la libération sexuelle qui a pris toutes ses marques lors de sa jeunesse, il en est devenu un fervent pratiquant. Rien de plus facile de s'y adonner en usant de cette forme de pouvoir qu'il exerce auprès de ses étudiantes. Il sait tout à fait profiter de sa situation...
Publié le 26 novembre 2006 par Véro

versus
3 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 La bête de littérature qui meurt ...
Sans vouloir provoquer autre chose que le débat, je crois qu'il faut cesser de penser que tout ce qu'écrit un génie de la littérature est forcément génial. Qu'est-ce que ce livre sinon une étape de plus dans les obsessions sexuelles de Philippe Roth ? Rien ne nous est épargné du narrateur léchant...
Publié le 1 septembre 2006 par Lolo


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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Peut-on encore être après avoir été ?, 26 novembre 2006
Par 
Véro - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les livres de Kepesh : La bête qui meurt (Broché)
David est prof de littérature à l'université. Adepte de la libération sexuelle qui a pris toutes ses marques lors de sa jeunesse, il en est devenu un fervent pratiquant. Rien de plus facile de s'y adonner en usant de cette forme de pouvoir qu'il exerce auprès de ses étudiantes. Il sait tout à fait profiter de sa situation sociale pour glaner ses multiples conquêtes et satisfaire ainsi sa libido.

À plus de 60 ans, il rencontre Consuela, étudiante cubaine de 24 ans. Obsessionnellement subjugué par les seins superbes et magnifiques de la jeune fille, il entretient avec elle une liaison fougueuse, à l'instar des précédentes, mais celle-ci va vite s'avérer dévastatrice à bien des égards.

Après une certaine domination facile grâce à sa situation de prof émérite mais aussi à l'expérience de son âge, les rôles semblent petit à petit s'inverser faisant jaillir ses propres faiblesses. Sans pour autant que ce soit intentionnel, Consuela, par sa jeunesse et ses promesses d'avenir, prend plus ou moins le dessus non sans déstabiliser radicalement la trajectoire que s'était tracée ce sexagénaire lubrique. Lui, au seuil de la vieillesse, perd lentement de sa liberté, de sa magnificence, victime justement de sa propre absence d'avenir qu'il perçoit tout à coup. Alors que jusque-là, il n'a jamais été entravé par le doute, David découvre pourtant de nouveaux sentiments ravageurs comme la jalousie et la dévotion. Perdant ainsi de son indépendance, il prend conscience de son âge ce qui le fait sombrer dans la dilection. Il lui faudra d'ailleurs plus de trois années pour se consoler un tant soit peu du départ de Consuela. Trois longues années en état de manque, sans répit.

Pourtant l'appétit de David n'est en rien misogyne car le corps des femmes est sublimé. Il serait plutôt un égoïste exacerbé par cette quête d'indépendance et de liberté, bien illusoire au final. Un croqueur de vie qui n'a de cesse de vouloir assouvir ses pulsions jusqu'au moment où il se rend compte que cette tendance est dans une phase irréversiblement descendante.

Ce livre, assez court (ce qui est rare chez l'auteur), est un monologue que le narrateur adresse à un personnage en filigrane dans le récit. Il lui explique les tourments de cette relation qui remonte à plus de huit ans, déjà, répondant semble-t-il aux questions implicites posées par cet ami.

Un roman cru et sombre qui souligne qu'il est certainement « impossible de s'accommoder d'une vie désexuée ». Tacitement, il remet toutefois en cause les préceptes fondateurs de la révolution sexuelle, cette lutte tronquée qui a failli à ses espoirs de liberté et ne « mène nulle part », surtout dans le temps.

Un récit qui n'apporte certes pas de solutions mais quelques réflexions sur la fuite du temps. Et comme à l'accoutumée, l'auteur en profite pour égratigner au passage l'Amérique puritaine qui n'a de cesse de vouloir éloigner sa jeunesse du sexe (entre autres).
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Incisif, 14 février 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les livres de Kepesh : La bête qui meurt (Broché)
Roth, au travers de ses bests sellers (pastorale américaine, la tâche) m'apparaissait surtout doué pour les grandes fresques romanesques, avec des disgressions parfois "longuettes" et un sens aigu du détail, du contexte (voir comment il décrit l'industrie du gant, dans la pastorale américaine !)et faisant une place conséquente à la profonde introspection de ses personnages.
J'ai été surpris (agréablement) de voir qu'ici, le narrateur se place dans la tête de son personnage, arbore le style direct du "Je te raconte une histoire". Et c'est très différent. Vivant, percutant, incisif. On dirait du Nothomb, pour ceux qui connaissent. Des phrases d'une efficacité remarquable. L'histoire, elle, est toute simple mais admirablement traitée, avec une immédiateté et une fraicheur qui font mouche. Evidemment les bien pensants vont s'émouvoir de sa liberté de ton, et du propos : une sommité universitaire sexagénaire qui couche avec des ex-élèves ! Mais Roth n'en est pas à sa première salve sur le puritanisme ambiant !
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14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le meilleur de Philip Roth, 1 septembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : La bête qui meurt (Broché)
Dans la pure lignée de ''La Tache'', ce nouveau roman de Philip Roth est envoûtant, dramatique et d'une intensité émotionnelle peu commune en littérature. Mettant en scène David Kepesh, le professeur et critique littéraire alter ego de Roth, ''La bête qui meurt'' est un bouquin étonnant et très pertinent sur notre époque, en plus de présenter, comme Roth nous avait habitué depuis assez longtemps, la dérive sexuelle de personnages en quête de leur propre identité. Réflexion sur la vie, la mort, l'amour et l'humain, assurément le meilleur roman de l'écrivain, favori du Prix Nobel de Littérature 2004. Magnifique.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Cruels désirs, 21 février 2011
Par 
Jay (Paris) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les livres de Kepesh : La bête qui meurt (Broché)
J'ai aimé « La bête qui meurt » mais ce n'est pas mon roman préféré de Philip Roth, malgré de belles pages sur le désir, sensuelles et crues. Il est vrai que c'est le quatrième roman de l'auteur que je lis et il est peut-être temps de faire une petite pause. Je suis toujours emballée par le style mais pas aussi enthousiasmée que par ses romans avec un arrière-plan social et historique comme « La pastorale américaine » par exemple et un peu lassée par les problèmes de prostate. Le couple formé par un professeur et une étudiante joue bien sûr sur d'une part sur l'opposition d'âge et de classe sociale et d'autre part sur le renversement des rapports de force rendu possible par le désir et la sexualité. Mais ce couple m'a finalement semblé redondant par rapport à celui de « La tâche ».
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Les amours, les amis, les emmerdes..., 31 juillet 2011
Par 
Gerard Muller "médicactus" (Nouvelle Caledonie) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les livres de Kepesh : La bête qui meurt (Broché)
La bête qui meurt- Philip Roth
Je ne vais pas me livrer à un résumé de ce magnifique roman : d'autres commentateurs l'ont fait. Je dirai juste pour commencer que j'ai aimé ce livre qui aborde une multiplicité de thèmes en prenant pour prétexte les amours tourmentées d'un professeur sexagénaire avec une de ses élèves plus jeune de quarante années.
Sur le fond, la description de la passion charnelle et de la dilection tout en même temps de David pour Consuela est une véritable œuvre d'art littéraire même si les descriptions crues de certains passages ont pu à tort choquer certains lecteurs. C'est un authentique morceau d'anthologie que cet hymne à l'amour charnel, à la beauté du corps et à la vénusté de Consuela dont le pouvoir érotique hante les jours et les nuits de David.
Tour à tour se succèdent des phases de dépendance, de volupté, d'érotisme et de jalousie. La sensualité est omniprésente même dans les moments les plus sombres et tragiques.
La peur de vieillir qui habite l'auteur m'a rappelé un ouvrage de Romain Gary (Au delà de cette limite votre ticket n'est plus valable ). Addiction de David pour Consuela mais aussi lucidité en observant la déchéance des corps avec les blessures de l'âge et en découvrant la solitude. La critique récurrente du puritanisme américain, la libéralisation de la sexualité des années 60 sont autant de cantiques à la liberté. Les relations difficiles père fils, l'attitude face à la maladie des autres sont aussi des thèmes parfaitement abordés.
Quelques extraits :
En fait le ton est donné dès le début « On aura beau tout savoir, tout manigancer, tout organiser, tout manipuler, penser à tout, le sexe nous déborde. »
Puis sur la vieillesse « Figure toi la vieillesse en ces termes : tu risques ta vie au quotidien. Tu n'échappes pas à la conscience de ce qui t'attend à brève échéance, ce silence qui va t'entourer pour toujours. A part ça on est immortel , tant qu'on est vivant . »
« Le sexe est une revanche sur la mort . »
Sur l'amour : « Moi je pense qu'on a une intégrité de départ et que c'est l'amour qui cause la fracture. »
Sur le ridicule : « C'est d'aliéner sa liberté de propos délibéré : la voilà la définition du ridicule. »
La fin du récit est pathétique et magnifique. La mort et la maladie des proches se réunissent en un bouleversant concert où la musique tragique de Schubert s'entend presque.
Sur la forme, le style alerte et direct ponctué d'incisives phrases couperets m'a ravi. Le récit est vivant et efficace grâce à la technique de narration : en effet il s'agit d'un monologue émouvant adressé à un personnage fictif auquel l'auteur s'adresse à la deuxième personne du singulier.
Un très bon roman en conclusion passionnant de bout en bout.
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5.0 étoiles sur 5 Un grand auteur, 10 mars 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Bête qui meurt (Format Kindle)
La bête qui meurt est le premier livre que je lis de l auteur. C'est magnifique. C'est une grand auteur.
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4.0 étoiles sur 5 Un roman accouplé d'un essai sur la vie sexuelle contemporaine, 23 janvier 2013
Par 
Jeff le frisé "Se ressourcer sous sa source" (Sion, Suisse) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les livres de Kepesh : La bête qui meurt (Broché)
David Kepesh est un jouisseur de la vie. Proche de la retraite, il profite du dernier cours qu'il assure chaque année à l'Université pour se fournir en étudiantes. Et ça marche bien pour lui. Jusqu'au jour où il fait la connaissance d'une sculpturale Cubaine de vingt-quatre ans. Avec elle apparaît l'attachement, la jalousie. « La baise elle-même n'arrive pas à rester pure, stérile. Et c'est là mon échec. Moi le grand propagandiste de la baise, je ne fais pas mieux que Kenny. » Kenny, c'est son fils qui n'affiche que désapprobation et mépris pour son père, justement à cause de ce comportement libertin qu'il abhorre et dont il a souffert. Même si Kenny a aussi fini par tromper sa femme, lui au moins « il baise la respectabilité morale », c'est-à-dire une femme de culture, dont il demande à être présenté aux parents.
Cette opposition entre père et fils met en lumière deux conceptions de la vie. D'un côté, le père est très heureux de pouvoir bénéficier de la révolution sexuelle des années soixante, et ne se pose aucune question morale sur son abondante vie sexuelle. De l'autre côté, le fils prône fidélité et vie de famille épanouie. Il culpabilise de tromper sa femme et de faire souffrir ses quatre enfants, et ne conçoit l'adultère - terme qu'il réfute d'ailleurs - que comme une liaison en vue d'un nouveau mariage.
Père et fils aboutissent à un échec. Les deux ont perdu la partie. Leur parcours respectif démontre la complexité à rester maître de soi lorsque l'amour domine et rend dépendant. « Les gens se figurent qu'en tombant amoureux ils vont recouvrer leur intégrité, connaître l'union platonicienne des âmes ! A d'autres. Moi je pense qu'on a une intégrité de départ et que c'est l'amour qui cause la fracture. »
« La bête qui meurt » relate des épisodes du parcours sexuel du narrateur et d'autres personnes importantes pour lui. Cela permet un regard polysémique sur la vie sexuelle contemporaine. Le titre de ce roman-essai, parfois très érotique, peut se comprendre comme la fin de la dimension bestiale du narrateur. La fin de sa capacité à multiplier les conquêtes et à concevoir la baise comme un acte pour lui-même équivalent à une certaine forme de mort. Selon lui.
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5.0 étoiles sur 5 Incontournable Monsieur Roth..., 21 janvier 2013
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Pour tout vous dire, je l'ai lu la première fois en diagonale (par gourmandise), ensuite je l'ai relu une seconde fois pour "savourer"...de plus je l'ai offert à des amis...bref, je suis atteinte de "Rothmania"! (je vous recommande également "la tâche" du même auteur : un monument!
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4.0 étoiles sur 5 quand la vie s'affronte à la maladie, 27 novembre 2012
Par 
C. Nobili Dessolies (paris france) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Bête qui meurt (Format Kindle)
oeuvre écrite dans un style très moderne avec des personnages au profil psychologique bien défini L'histoire est tout à fait vraisemblable et traite de situations qui peuvent se rencontrer dans la vraie vie.En filigrane,il y a aussi la solitude et la détresse d'une jeune femme-dont les seins faisaient partie de sa beauté et de son identité-atteinte dans son intégrité physique et sa féminité,qui a peur de mourir et la compassion de son vieux professeur qui transcende le simple rôle d'amant;
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4.0 étoiles sur 5 Un romancier américain doué et captivant.., 2 juin 2007
Par 
Source Vive (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les livres de Kepesh : La bête qui meurt (Broché)
Roth que je n'ai pas lu avant celui-ci écrit trés bien.Cette narration à la première personne nous fait remarquablement pénétrer dans la peau du personnage, un prof érudit et brillant.Le récit est intelligent, bien campé,malin, émancipé, l'auteur impose un beau savoir-faire de conteur de personnages modernes d'aujourd'hui.Il sait remarquablement faire exister ses personnages, qui ne nous quittent plus jusqu'à la fin.
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Les livres de Kepesh : La bête qui meurt
Les livres de Kepesh : La bête qui meurt de Philip Roth (Broché - 2 février 2006)
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