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Marc Dugain s'offre le plaisir de mélanger entre fiction et document l'histoire d'un homme influent du XXème siècle, celui qui fut directeur du FBI pendant presque 50 ans, Edgar Hoover. Si le livre se fait les yeux et les oreilles de l'Histoire, c'est avant tout tout en discrétion que Dugain nous fait découvrir la réalité de la politique (malversation, compromission), et des hommes qui furent présidents des Etats-Unis. Ces derniers apparaissent sous un bien mauvais jour, de l'incompétent au jouisseur, et cela vu par les yeux du directeur du FBI ternit l'image que l'Amérique a retenu d'eux. Néanmoins, le seul souci de ce livre est peut-être d'être ni tout à fait un roman, ni tout à fait une étude historique.

Il ne reste alors qu'à se plonger dans les méandres de la pensée d'Hoover, présentée par son adjoint, dévoué dans le travail comme dans la vie privée.
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Il s'est passé quelques années entre la rédaction du livre et la genèse du film. Et si l'auteur n'égratignait pas trop le mythe Kennedy dans le livre, il y va carrément dans le film (diffusé sur ARTE). Cette liberté de ton donne beaucoup de véracité au film, même si on entends toujours dans d'autres médias le rabâchage de l'imagerie d'épinal (Kennedy était le meilleur des présidents et il a été tué par Lee Harvey Oswald).
C'était tout juste si on n'entendait pas que le père des Kennedy n'avait pas été béni par la Sainte Vierge... alors qu'il avait fait fortune dans le trafic d'alcool avec la mafia ainsi que dans le crack boursier de 1929... mais lui ne s'était pas fait prendre.
Le livre comme le film ne font pas mystère du fait que John Kennedy est élu avec l'aide de la mafia. Mais le film est plus clair sur les maladresses politiques des deux frères, qui se font des ennemis chez les gens qui ont des responsabilités et un peu de bon sens tout en réussissant à faire croire au bon peuple qu'ils sont les hommes de la situation. Que ce soit le drame de la baie de Cochons où J. Kennedy a envoyé des milliers d'homme à la mort sans lever le petit doigt, l'affaire des fusées de Cuba ou la guerre du Vietnam, quand on gratte un peu, on trouve le contraire de ce que les Kennedy réussissaient à faire avaler aux médias.
Le livre comme le film montrent bien la lucidité d'Edgar Hoover sur l'ensemble de ces sujets. Bien sûr, il était extrêmement bien informé... mais les Kennedy aussi. Et pourtant, il essaie de protéger les Kennedy de leurs errements... mais il n'est pas entendu.
Le côté noir de Hoover étaient ses relations avec la mafia... mais est-ce aussi simple que ça ? D'une part, il pensait qu'il ne pourrait pas éliminer la mafia (éliminer un parrain en fait aussitôt en naître un autre, comme une hydre) alors il la contingentait ; tant qu'elle ne trempait pas dans le trafic de drogue ou qu'elle n'organisait pas une corruption générale, il laissait faire et acceptait les distractions offertes (qui représentaient peu de chose par rapport à la fortune que les Kennedy avaient acquise dans le trafic avec la mafia). Tout cela me fait penser au roman "Le Parrain" où le chef de cette mafia refuse de tremper dans le trafic de drogue pour conserver ses appuis politiques et judiciaires.
On peut regretter que le livre fasse l'impasse sur la véritable création du FBI par Hoover, à l'époque où il doit structurer cette police pour lutter contre les excès du crime organisé et envoyer en prison Al Capone et d'autres, puis s'orienter vers la lutte contre le communisme naissant aux USA (l'idéologie anti-socialiste existe toujours et fait partie de la culture américaine), mais le travail du FBI consistait à repérer et suivre les agents d'influence, comme le font nos renseignement généraux français.
Le point qui m'a frappé parce qu'il est beaucoup plus clair dans le film ; c'est le comportement des Kennedy vis à vis des femmes. Ce sont des séducteurs, dans le pire sens du terme... et Jackie Kennedy avait des cornes qui devaient tout juste passer sous le plafond de la maison blanche. Mais elle avait été assez futée pour présenter la facture.
Là où ils sont le plus détestable, c'est leur comportement vis à vis de Marilyn Monroe, qui était une femme intelligente mais fragile. Elle pensait se protéger en notant dans un carnet ses discussions avec les deux frères. Et si ce carnet avait été publié, on aurait su comment ils se comportaient avec les femmes. C'est pour cela qu'on voit dans le film Hoover douter fortement de la réalité du "suicide" de l'actrice, en mettant en évidence ce qui ne colle pas dans une mise en scène bâclée et la proximité de Robert Kennedy à ce moment.
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le 18 février 2012
C'est toujours un peu casse-gueule le roman historique, surtout le risque de la fresque qui veut trop embrasser. Mais Marc Dugain s'en sort plutôt bien et restitue la société politique des années 30 aux années 70 à travers le récit de Clyde Tolson, second indéfectible et amant du légendaire sulfureux Edgar Hoover, le patron pendant 50 ans du FBI. Il nous plonge dans les arcanes sombres du pouvoir, d'une police secrète prête à toutes les manipulations par anticommunisme hystérique et puritanisme. Et là où il y a de la morale conservatrice, il y a de l'hypocrisie à proximité: c'est ce que nous enseigne la malédiction d'Edgar en même temps qu'une bonne introduction à la vie politique américaine à travers un roman efficace.
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Cet ouvrage est revendiqué comme une réécriture sous forme autobiographique des mémoires prêtées à Clyde Tolson, amant fidèle d'Edgar Hoover.

Le doute à propos de la véracité des propos ou situations reste donc présent en permanence lors de la lecture. Et c'est tant mieux !! Car ce livre, sans avoir besoin de révélations fracassantes, montre comment au nom de la raison d'état, l'alliance de l'argent, du sexe, de la compromission et de l'hypocrisie aurait permis de gouverner pendant près d'un demi siècle la première puissance mondiale. A faire froid dans le dos.

J'aimerais tellement être convaincu que de telles pratiques, si elles ont existé, sont complètement abandonnées de nos jours...
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le 12 décembre 2006
Ecrit avec une plume enlevée, ce polar politique se lit d'un trait. L'hypocrisie, la duplicité, les compromissions crapuleuses, les coups tordus, la soif du pouvoir, la volonté de tout contrôler, la vanité, la méchanceté se mêlent en un cocktail détonnant qui dépeint avec cruauté et cynisme la carrière politico-policière d'Edgar Hoover vue par son mignon (le narrateur). On pénètre dans les arcanes du milieu politique proche de la Maison Blanche et l'image qui en ressort est absolument décapante, loin de l'imagerie d'Epinal livrée par les média de l'époque, en particulier pour la saga Kennedy. La réalité dont s'inspire cette fiction a du être assez ahurissante, même si pour le plaisir de l'auteur et du lecteur le trait a été parfois très appuyé et certaines libertés ont été prises avec les faits.
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le 23 mars 2005
Ce roman puisque s'en est un, nous montre un visage de l'Amérique du siècle dernier dans tous ces travers, ces contradictions et ces compromissions. Hoover cynique comme grandiose nous est conté par son plus proche collaborateur et son amant. De Ford à Nixon, en passant par l'impétueux Kennedy, nous découvrons le visage de ces présidents qui ont jalonné le siècle et façonné le monde, grâce au regard du directeur du FBI et de son adjoint, garants de la moralité américaine, et prêt à tous pour empêcher que ne s'envole le voile léger de cette Amérique parfaite et de son image édulcorée...
Marc Dugain nous transcrit avec délectation l'histoire d'une vie d'une œuvre et surtout d'un destin. Sous la plume de cette adjoint de Hoover les écrits originaux, ont été retravaillé pour nous permettre de suivre ce cours d'histoire sous terrain, avec douceur.
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le 23 février 2015
Les amateurs d’histoire et de jeu politique adoreront !

A travers les yeux de Clyde Tolson (n°2 du FBI pendant presque 50 ans aux côtés de l'emblématique et indélogeable Edgar Hoover), on découvre avec effroi l’envers du décor de la scène politique des Etats-Unis de 1924 à 1972. On y voit distinctement les calculs et les manigances politiques, et surtout la manière dont les ficelles étaient tirées par quelques mains expertes (acteurs de l’ombre en tout genre : FBI, CIA, mafia, ambitieux sans vergogne prêts à trahir à la moindre opportunité, etc.) pour assurer le maintien au pouvoir ou la réalisation souvent égoïste de desseins personnels aux dépens de l’intérêt général. Cette démarche a le mérite de mettre sous une perspective différente l’histoire des Etats-Unis (en particulier la saga des Kennedy, depuis le mythe fondateur du père Joe jusqu’à l’assassinat en 1968 de Bobby, mais pas que) et s’avère ingénieusement heuristique. Bref, c’est vraiment top et plutôt bien écrit !
Seul bémol, on ne pourra s’empêcher de s’interroger sur la véracité totale des dialogues, car le livre, bien que basé sur des mémoires attribuées à Clyde Tolson et sur de très nombreuses archives, est largement romancé. Si ce thème vous intéresse, je recommande donc la lecture de livres complémentaires qui permettront de « trianguliser » a minima l’information, par exemple Les vies secrètes de JFK de Pierre Lunel, qui est très bien et qui relève bien plus de la biographie.

Pour aller plus loin sur Hoover et pour répondre à quelques commentaires lus sur cette page :
Qu’on apprécie ou non Hoover, force est de reconnaître qu’il a su s’offrir une longévité impressionnante à la tête du FBI (traversant tout de même 8 présidences sans encombres !) grâce à une acuité politique hors du commun. Mais pour moi le livre s’apparente bien plus à un blâme qu’à un éloge : si au début du livre on comprend qu’il agit pour préserver la stabilité de son pays et garantir le respect des valeurs morales (ce qui est vrai), il devient clair à mesure que l’on progresse dans la lecture qu’Hoover, enorgueilli par le pouvoir, avait aussi un égo totalement surdimensionné et des préjugés profondément ancrés et qui l’ont largement aveuglé dans bien des décisions (chasse aux sorcières, posture puérile vis-à-vis de Bobby Kennedy, chasse aux gays (alors qu'il l'était lui-même), assimilation du sartrisme au communisme (faute de l'avoir compris), politique de l'autruche face à l'expansion de la mafia, etc.). Au final la malédiction d'Hoover, dans ce livre, c'est qu'il est mort en pensant avoir fait le bien pour son pays là où l'histoire en a fait une figure controversée.
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le 29 février 2016
La vie d'Edgar Hoover est une matière passionnante, qui ouvre des portes uniques sur l'Amérique du XXème siècle. Marc Dugain connait visiblement son sujet. Mais le livre n'apporte rien de vraiment neuf, c'est une compilation des dizaines de bouquins déjà écrits sur le même sujet.
Et comme avec d'autres livres de M. Dugain, l'ensemble est plat. C'est élégamment écrit, mais le livre ne décolle jamais et suit une route toute droite. Seules les dernières pages sortent un peu de la routine en humanisant quelque peu E. Hoover.

Mais cela reste plat et lourdement démonstratif. Pour nous expliquer que Hoover avait un problème d'homosexualité refoulée - ce que n'importe qui s'étant intéressé au sujet plus de deux minutes sait déjà - Dugain ne se contente pas de nous donner de multiples indices. Il faut qu'il invente carrément une séance avec un psychanalyste, qui annonce à Hoover qu'il est homo, ce à quoi Hoover répond qu'il va le faire jeter en prison. Plus lourd, tu meurs...
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Quiconque aime les livres de James Ellroy ne pourra qu'aimer cette plongée en profondeur sur un personnage central de l'histoire américaine qu'est Hoover. La forme de politique fiction utilisée par Dugain est passionnante et apporte un éclairage fascinant sur le fonctionnement de la vie politique aux Etats-Unis.
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le 20 mars 2013
une vraie aventure avec un "personnage" ... mort en fonction !
à lire - conseillé à ceux que ls USA intéressent en particulier les années Kennedy et Nixon
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