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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un petit chef d'oeuvre
Le goût des femmes laides pourrait tout aussi bien s'intituler "le goût des hommes laids" puisque le narrateur est ici un homme qui cherche à donner un sens à sa vie malgré une physionomie ingrate - ce qu'on appelle vulgairement le "délit de sale gueule". Il est difficile de ne pas s'identifier partiellement : qui en effet est vraiment content...
Publié il y a 2 mois par J. Thiry

versus
8 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Grosse déception
Roman certes bien écrit, qui contient quelques beaux passages, mais qui ne laisse que peu d'impressions. Je me suis forcée à le terminer - ce qui m'arrive rarement - et j'ai eu la désagréable impression de faire du surplace. Navrée, mais je ne le recommanderais pas.
Publié le 15 novembre 2006 par Barbalala


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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un petit chef d'oeuvre, 9 février 2014
Par 
J. Thiry (Munich) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le goût des femmes laides (Broché)
Le goût des femmes laides pourrait tout aussi bien s'intituler "le goût des hommes laids" puisque le narrateur est ici un homme qui cherche à donner un sens à sa vie malgré une physionomie ingrate - ce qu'on appelle vulgairement le "délit de sale gueule". Il est difficile de ne pas s'identifier partiellement : qui en effet est vraiment content de son physique ? Le récit ne se limite pas à un ressassement. Le personnage principal évolue, parvient à se faire une raison et à avoir une vie sexuelle, même si,à l'instar de la plupart des hommes, il l'estime ratée (première phrase du roman : "Comme la plupart des hommes, j'ai raté ma vie sexuelle"). La laideur du personnage ne l'empêche pas d'être exigeant : "vieillir en compagnie d'une femme que je verrais s'enfoncer dans l'âge, et plus vite que moi, voilà qui me semblait, à trente-six ans, une figure des Enfers ...". On est ici dans le genre "lucido-déprimant", auquel appartiennent les écrits de Michel Houellebecq, que Le Goût des Femmes Laides n'est pas sans rappeler. Un seul bémol à cet excellent ouvrage (sans que cela justifie de mettre 4 étoiles au lieu de 5) : les phrases à la Proust, qui gagneraient souvent à être scindées.
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20 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 En attendant, 15 septembre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le goût des femmes laides (Broché)
Conjuguer, dans tous les sens du terme, la haine des lieux communs avec leur pathétique inévitabilité: le goût des femmes laides fouine l'histoire d'une laideur vécue, celle du désirant sus-nommé, aussi mal loti que l'objet de ses émois.
Richard Millet creuse ses sillons corréziens en autobiographiant les affres d'une conscience noueuse de la disgrâce, de leur genèse (le regard d'une mère) à leur illusoire apaisement ("s'arrange t'on" vraiment à cinquante ans? Un écrivain moche et célèbre -et lucide, de cela comme du reste- est-il aimé-désiré pour lui même?)
Ce livre mille fois écrit parvient à ne ressembler à aucun autre, ou finalement si peu...Un petit garçon et sa grande soeur l'ouvrent et le ferment, qui finalement, au moins, eux ne se décoivent pas, complices d'une même résignation consciente à l'horreur du temps, à la solitude qui en est le corrélat.
Le goût des femmes laides, roman n'épargnant rien du goût brûlant, puis amer et cendreux du désir sans issue, évoque la caresse angoissée d'un certain Schubert,affolé par sa chute dans le temps, qui est celle du corps quand il se sait sexué...le tout avec la difficile mise à distance d'une écriture consciente de la conscience qu'elle a d'elle même.
Jamais trop? Parfois trop? Le meileur écrivain du monde ne peut, comme tout un chacun, échapper à la complaisance.
Question de survie... en attendant.
Reste un très bon livre, un livre pour tout le monde.
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3 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Rien n'est plus beau qu'une femme laide !, 18 juin 2010
Par 
Jerome Cayla "Les chroniques de Goliath" (france) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le goût des femmes laides (Broché)
Fallait-il être laid soi-même, très jaloux, ou très con... Non, franchement, ce goût vient d'un refus d'image avant tout, une négation du soi que l'on sublime à l'excès, au paroxysme d'un idéal que l'on fait sien, qui par superbe pousse à faire des choix ; ceux notamment de ne jamais déroger à une règle, n'accepter que le meilleur en toutes femmes.
Un postulat qui survient dès la prime jeunesse, d'un regard que l'on ne voit pas, d'une attention qui vous fuie comme s'échappe une flatulence, parce qu'on est encore là, malgré soi. L'on est alors en devoir de grandir en se nourrissant du meilleur et en se repliant sur son détachement de l'amitié.
Un tableau idyllique s'il n'y avait ces femmes, que l'on dit du sexe faible, qui forcent à défaillir les âmes les mieux nées, les plus instruites et à rompre les carapaces les mieux construites ; alors par la séduction, sentiment qui fuie la logique des hommes, poussant parfois à de folles extravagances, aussi bien qu'aux pires des extrémités vient au secours des laids.
Le laid a ceci de particulier, c'est qu'il reste persuadé de l'être et de le rester toute sa vie, quoi qu'on en dise, ou pense. Sa hideur est un fait qui le singularise, un étendard qu'il brandit pour se réfugier en lui-même, dans sa tanière où règnent ses habitudes. Le laid, ou la laide, ont en commun, que chaque ouverture sur l'autre, est un début aux prémices d'un naufrage évident. Dans cette perspective, le laid se meut en pourvoyeur de plaisir, sublimant le désir des sens, il se veut tantrique.
De Richard Millet, chez Gallimard et maintenant en poche.
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8 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Grosse déception, 15 novembre 2006
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le goût des femmes laides (Broché)
Roman certes bien écrit, qui contient quelques beaux passages, mais qui ne laisse que peu d'impressions. Je me suis forcée à le terminer - ce qui m'arrive rarement - et j'ai eu la désagréable impression de faire du surplace. Navrée, mais je ne le recommanderais pas.
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Le goût des femmes laides
Le goût des femmes laides de Richard Millet (Broché - 18 janvier 2007)
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