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le 9 février 2014
Le goût des femmes laides pourrait tout aussi bien s'intituler "le goût des hommes laids" puisque le narrateur est ici un homme qui cherche à donner un sens à sa vie malgré une physionomie ingrate - ce qu'on appelle vulgairement le "délit de sale gueule". Il est difficile de ne pas s'identifier partiellement : qui en effet est vraiment content de son physique ? Le récit ne se limite pas à un ressassement. Le personnage principal évolue, parvient à se faire une raison et à avoir une vie sexuelle, même si,à l'instar de la plupart des hommes, il l'estime ratée (première phrase du roman : "Comme la plupart des hommes, j'ai raté ma vie sexuelle"). La laideur du personnage ne l'empêche pas d'être exigeant : "vieillir en compagnie d'une femme que je verrais s'enfoncer dans l'âge, et plus vite que moi, voilà qui me semblait, à trente-six ans, une figure des Enfers ...". On est ici dans le genre "lucido-déprimant", auquel appartiennent les écrits de Michel Houellebecq, que Le Goût des Femmes Laides n'est pas sans rappeler. Un seul bémol à cet excellent ouvrage (sans que cela justifie de mettre 4 étoiles au lieu de 5) : les phrases à la Proust, qui gagneraient souvent à être scindées.
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Le goût des femmes laides est l’histoire de cet homme qui fait de sa laideur un rempart à toutes affectivités. Au fond, ce livre nous donne à profusion une variation sur la beauté et laisse au final une infinité de détails sur les grâces et les disgrâces des visages et des corps. Le récit du narrateur s’ancre très tôt sur un mythe terriblement destructeur, celui de s’entendre traiter de laid par sa mère dès sa plus tendre enfance, plus que l’effet traumatique du mot, c’est dans le regard de celle-ci que s’érigera sa souffrance le menant vers un interminable naufrage affectif et sexuel toute une vie durant.

Dans ce roman, Millet évoque de sombres souvenirs : un père absent très tôt, la haine de la mère pour ce dernier continuant à se projeter éternellement sur le fils, laideur convoquée tout au long du récit. Parlons encore ici du style littéraire, puissant, travaillé. Chaque page est une nouvelle promesse tenue à une certaine puissance évocatrice donnant une force à l'ensemble. C’est au gré d’une existence bâtie sur le renoncement à l’amour que le narrateur et sa sœur, philologue, personnage omniprésent, partagent les mêmes blessures de l’âme et du corps. Sauf que lui, aspiré par les débordements brûlants d’une sensualité et d’une sexualité qui ne cherche que l'exultation trouvera à se consoler toujours auprès de ces femmes laides, cédant à sa propre loi des symétries. « Le goût des femmes laides », contrairement à ce que son titre pourrait laisser penser, est en fait un plaidoyer en faveur de la beauté féminine.

Un seul regret : Millet écrit à la Proust. Certains paragraphes, certaines phrases gagneraient à être scindés. On est parfois agacés par la longueur d'un texte qui en devient lourd de tant d'insistance.
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le 15 septembre 2005
Conjuguer, dans tous les sens du terme, la haine des lieux communs avec leur pathétique inévitabilité: le goût des femmes laides fouine l'histoire d'une laideur vécue, celle du désirant sus-nommé, aussi mal loti que l'objet de ses émois.
Richard Millet creuse ses sillons corréziens en autobiographiant les affres d'une conscience noueuse de la disgrâce, de leur genèse (le regard d'une mère) à leur illusoire apaisement ("s'arrange t'on" vraiment à cinquante ans? Un écrivain moche et célèbre -et lucide, de cela comme du reste- est-il aimé-désiré pour lui même?)
Ce livre mille fois écrit parvient à ne ressembler à aucun autre, ou finalement si peu...Un petit garçon et sa grande soeur l'ouvrent et le ferment, qui finalement, au moins, eux ne se décoivent pas, complices d'une même résignation consciente à l'horreur du temps, à la solitude qui en est le corrélat.
Le goût des femmes laides, roman n'épargnant rien du goût brûlant, puis amer et cendreux du désir sans issue, évoque la caresse angoissée d'un certain Schubert,affolé par sa chute dans le temps, qui est celle du corps quand il se sait sexué...le tout avec la difficile mise à distance d'une écriture consciente de la conscience qu'elle a d'elle même.
Jamais trop? Parfois trop? Le meileur écrivain du monde ne peut, comme tout un chacun, échapper à la complaisance.
Question de survie... en attendant.
Reste un très bon livre, un livre pour tout le monde.
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Fallait-il être laid soi-même, très jaloux, ou très con... Non, franchement, ce goût vient d'un refus d'image avant tout, une négation du soi que l'on sublime à l'excès, au paroxysme d'un idéal que l'on fait sien, qui par superbe pousse à faire des choix ; ceux notamment de ne jamais déroger à une règle, n'accepter que le meilleur en toutes femmes.
Un postulat qui survient dès la prime jeunesse, d'un regard que l'on ne voit pas, d'une attention qui vous fuie comme s'échappe une flatulence, parce qu'on est encore là, malgré soi. L'on est alors en devoir de grandir en se nourrissant du meilleur et en se repliant sur son détachement de l'amitié.
Un tableau idyllique s'il n'y avait ces femmes, que l'on dit du sexe faible, qui forcent à défaillir les âmes les mieux nées, les plus instruites et à rompre les carapaces les mieux construites ; alors par la séduction, sentiment qui fuie la logique des hommes, poussant parfois à de folles extravagances, aussi bien qu'aux pires des extrémités vient au secours des laids.
Le laid a ceci de particulier, c'est qu'il reste persuadé de l'être et de le rester toute sa vie, quoi qu'on en dise, ou pense. Sa hideur est un fait qui le singularise, un étendard qu'il brandit pour se réfugier en lui-même, dans sa tanière où règnent ses habitudes. Le laid, ou la laide, ont en commun, que chaque ouverture sur l'autre, est un début aux prémices d'un naufrage évident. Dans cette perspective, le laid se meut en pourvoyeur de plaisir, sublimant le désir des sens, il se veut tantrique.
De Richard Millet, chez Gallimard et maintenant en poche.
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Roman certes bien écrit, qui contient quelques beaux passages, mais qui ne laisse que peu d'impressions. Je me suis forcée à le terminer - ce qui m'arrive rarement - et j'ai eu la désagréable impression de faire du surplace. Navrée, mais je ne le recommanderais pas.
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