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3,1 sur 5 étoiles8
3,1 sur 5 étoiles
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Je ne suis pas vraiment d'accord avec les deux très sévères critiques précédentes. Certes, les deux premiers chapitres et 100 premières pages consacrés à la guerre de 14 sont largement inutiles au reste du récit et ne sont de surcroît guère palpitants (multiples répétitions, sentiment de ne pas avancer). Certes encore, en bon professeur de littérature à Normale Sup, Kaddour ne peut s'empêcher de trop en faire en matière de narration et de figures de style - et son usage de la virgule m'insupporte. Le point et le point virgule ne constituent pas des outils superflus de la langue française comme l'appendice ou la vésicule biliaire pour le corps humain.

Pour le reste, on ne peut que saluer l'ambition et le brio de ce Waltenberg. De quoi est-il question ? Fondamentalement d'un récit du court XXè siècle comme dirait Hobshawn (1914-1991) vu par trois grands témoins : Max, journaliste français mi-baroudeur mi-bouffon, Hans, écrivain allemand tiraillé entre RDA et RFA, Lilstein, Juif allemand et communiste passé par les camps nazis et staliniens et reconverti après-guerre en maître espion. Lilstein a recruté en France une taupe dont l'identité ne sera révélée qu'à l'issue du roman, en 1991. Tout ce petit monde se retrouve régulièrement dans une station suisse, Waltenberg.
Le filet de pêche de Kaddour est large et à grosses mailles : on passe des cercle paneuropéens des années 1920 au politburo stalinien, de la guerre du Rif à une mémorable soirée au consulat de France de Singapour en présence de Malraux, des échanges d'espion et de la course à l'atome des années 50 au triomphe de la CIA des années 1990. N'oublions pas de savantes digressions sur la musique, la philosophie, la gastronomie et le passage de grandes figures comme Keynes ou Condoleeza Rice : n'en jetez plus... Et pourtant, tout cela se tient bien. Il y a de multiples passages brillantissimes : la soirée à Singapour, presque toutes les apparitions de l'Ambassadeur de France de Vèze (le personnage le plus réussi du roman - qui en manque, fatalement, vu l'empilement de « grands sujets »), les agapes du petit cercle d'étudiants formé par le professeur au collège de France Morel. Il y a aussi des pertes en ligne : quoiqu'elle soit le pivot de l'histoire, la cantatrice-espion Lena ne suscite guère d`intérêt.

Bref, un grand roman ambitieux, péchant parfois par excès de brio et de références, non dépourvu d'humour mais manquant de sensibilité, plus intelligent qu'artiste en réalité. A lire évidemment, la littérature française contemporaine ne nous offrant pas d'ouvrages de ce calibre à chaque rentrée littéraire.
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Tout de suite il faut préciser que j'ai failli abandonner la lecture de cet ouvrage, car il y a au moins 300 pages de trop où l'auteur fait preuve (à mon goût inutilement) de sa très grande érudition, notamment musicale... Surtout le début est très barbant et on peut se demander ce qu'apportent les 3 premiers chapitres : le premier rappelle sur 60 pages l'anachronisme de la cavalerie française en 1914 (avec sa tenue flamboyante visible à des kms) à l'occasion de la rencontre de deux des protagonistes majeurs du roman. A partir du 4° chapitre, on rentre enfin vraiment dans le roman et on n'en sort plus avec une intrigue réellement passionnante jusqu'au bout (qui est la taupe?) et un portrait de femme exceptionnelle.
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1914, quelque part sur le front, au bord de la Marne, deux soldats, l'un allemand, Hans Kappler, l'autre français, Max Goffard, ignorent encore que leurs destins vont être inextricablement liés. Tous deux ont aimé, ou vont aimer, la même femme, la très belle Lena Hellström, chanteuse lyrique à l'incomparable voix d'alto. Tel est le point de départ de cette incroyable saga, aux multiples personnages, qui va nous emmener aux quatre coins d'une Europe déchirée, sur une période embrassant la quasi-totalité du siècle passé. Tous ces personnages, Max, Hans, Lena, et les plus jeunes qui vont les rejoindre plus tard, sont ou vont devenir des espions, au service des grandes puissances du moment, mais tous sont animés d'une foi commune en la paix : échanger du renseignement, c'est aussi déjouer les calculs égoïstes de tyrans fous avides de puissance et de gloire. Une vision originale de l'espionnage, aux antipodes des James Bond et autres OSS 117, beaucoup plus proche des héros fatigués d'un John Le Carré. Pourtant, Hédi Kaddour n'a pas voulu écrire un énième roman d'espionnage. La déconstruction du récit, sautant allègrement du présent au passé proche ou lointain, la multiplication des angles de vue, parfois même au milieu d'une même phrase, s'accordent bien au sujet, et à l'interrogation profonde de l'auteur sur le réel et l'imaginaire, l'identité de l'être humain, et tous les petits faits anodins qui font (ou défont) les grandes catastrophes planétaires. À sa manière, "Waltenberg" renoue avec les thèmes pacifistes chers à Thomas Mann ("La montagne magique"), qu'il serait bon de remettre à l'honneur en ces temps d'affrontements sanguinaires entre ethnies et entre religions. Un message humaniste d'une grande portée, une œuvre rare, qui alimentera le plaisir et la réflexion du lecteur peu pressé et amoureux des belles lettres...
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le 5 janvier 2013
Ce livre saga, au contraire des avis que j'ai pu lire n'a pas une ligne de trop.
Justement, je trouve que l'une de ses forces, c'est de comprendre comment ce siècle est un. Il faut avoir oublié qu'Hadolf était caporal en 18 ou que Gaston Deferre a pris d’assaut la mairie de Marseille en 44 avec un STEN a la main pour ne pas prendre cette évocation des racines comme un des paramètre fondateurs des rapports entre les personnes. Ce livre nous fait traverser un siècle. Dans son unité historique et dans ses outrances. De 14 a Malraux, tout y est.
Bref, dans mon voyage littéraire, une référence!
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le 17 février 2006
Cette traversée du siecle à travers des personnages et des situations que relie une femme, et un lieu Waltenberg sonne faux,
Malgré quélques belles pages,assez fortes,ce roman apparaît poussif et fabriqué.
On ne croit pas beaucoup à ces histoires d'amour et d'espionnage, à ces personnages et a ces situations fabriquées,à cette intrigue sinueuse et plurielle qui se raccroche laborieusement aux grands evenements du siecle et que traversent des personnages historiques ou qu'abritent deslieux reels ou demarques du reel.
Cette oeuvre nous reste etrangere.Le seul plaisir bien sterile qu'elle nous apporte est de nous sentir intelligent, parce que nous comprenons les clins d'oeill nombreux et appuyes de l'auteur pour nous faire découvrir la vraie identité des personnages,souvent inutilesà l'intrigue, qu'il nous présente;
On comprend que Waltenberg est un mix de Cerisy et Davos,on reconnait a travers leur discours et avec leurs noms d'emprunt ,Keynes ,gabriel marcel,madame simone ,codolezza Rice,heidegger.
On reconnaît romancée et delayéee par l'auteur une soirée autour de Malraux à l'ambassade de France à Singapour,déja lue dans les Antimémoires
C'est artificiel et tout à fait gratuit et donne certes à cet ouvrage de l'epaisseur en pages mais nulle densité reelle.
L'auteur adopte parfois une écriture ambitieuse avec des phrases qui se veulent subtiles et superposent la description d'un evenement , le souvenir qu'il a laissé, et aussi l'emotion actuelle que le souvenir suscite.
C'est difficile à maîtriser, et quand on n'est pas Claude Simon, cela tourne à l'exercice de style sterile, et irritant pour le lecteur
Bref un livre touffu qui n'est pas à la hauteur de ses ambitions, et surtout pas de la veine de ces grands romans historiques russes,qui semblent avoir été le modele de l'auteur :Guerre et paix,Vie et destin ,et une saga moscovite
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le 6 mai 2016
Voilà un roman qui est tout sauf grand public. Il faut vraiment être passionné par l'Histoire en en général, le communisme et le nazisme, en particulier, pour avoir envie de lire ce roman dont la construction est tout sauf naturelle. Impossible de s'attacher aux personnages tant l'intrigue est fabriquée.
C'est un roman intellectuel, écrit par un érudit. Les personnages ne se détachent pas, on ne les imagine pas.
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le 17 mars 2013
j'ai déja fait une remarque à propos de la reception du livre en très mauvais état, jauni et sâle.
Pages illisibles.
Surtout non conforme à la description proposée soit disant en très bon état.
J'ai demandé à être remboursée.
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le 23 février 2013
Excellent état général. Merci.
J'ai mis quatre étoiles, car un coin du livre a manifestement été heurté au transport, sans affecter toutefois la lecture de l'ouvrage.
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