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Les hommes vivent et leurs âmes sont mortes. De quoi meurent les âmes des hommes? s'interroge Tchekhov. Elles meurent de ne plus savoir rêver. Elles meurent de paralysie, de résignation, de peur, d'inaptitude face au bonheur. Les sept nouvelles ici rassemblées, absolument admirables, portées par une narration d'une efficience extraordinaire, descellent le même et unique message: les âmes meurent d'impéritie face à la vie. La nature est exquisément dépeinte - ciels crépusculaires, jardins, plaines et forêts -, les saisons trament leur cycle imperturbable, le bonheur semble parfois si proche, et les âmes meurent de ne le pas savoir saisir...
Le récit le plus ample - "Récit d'un inconnu", d'une facture parfaite - est fondé sur un dispositif théâtral que l'on croirait tout droit sorti d'une comédie de Marivaux. Un jeune idéaliste endosse les habits d'un valet pour s'introduire dans l'appartement d'un fonctionnaire, Orlov, dont il souhaite assassiner le père. A travers l'évocation des journées du maître, Tchekhov dépeint la société des fonctionnaires pétersbourgeois: des hommes veules, prétentieux, sans foi, mesquins et misogynes. Un monde sans lumière, d'une bassesse absolue, pleinement révélée lorsque la maîtresse d'Orlov emménage chez lui avec ses rêves d'amour et d'avenir. "Je suis le digne rejeton de ce monde pourri", lui lancera Orlov lors d'une de leurs innombrables scènes de ménage. L'air est irrespirable. Fuir. S'ensuivra une échappée belle à Venise et au bord de la Méditerranée. Avant le départ, une lettre magnifique, adressée par le héros à son ancien maître, et par Tchekhov à ses contemporains, l'une des plus belles pages qu'il ait jamais écrites: "Mais vous, pourquoi êtes-vous tombé? Quelles causes fatidiques, diaboliques ont empêché votre vie de s'épanouir dans sa pleine floraison printanière, pourquoi avant même d'avoir commencé à vivre, vous êtes-vous hâté de détruire en vous l'image et la ressemblance divines pour vous métamorphoser en un animal craintif qui aboie pour effrayer les autres parce qu'il a peur lui-même."
Et pourtant, lorsqu'ils touchent à la concrétisation de leurs espoirs, les personnages des nouvelles de Tchekhov éprouvent infailliblement une forme de lassitude et d'exaspération. Comme nous sommes des êtres complexes! "Au fond, toute la vie est ainsi faite et les relations humaines sont devenues si incompréhensiblement compliquées que quand on y pense, l'angoisse vous prend et que le coeur vous manque..." Le bonheur lui-même devient chose haïssable.
Il émane uniment de toutes ces destinées atones un sentiment de désolation ineffable que seule la littérature semble à même d'infuser. L'insatisfaction, l'incomplétude, la médiocrité, marquent notre condition. C'est peut-être la première forme de sagesse que de le reconnaître. Dans le récit le plus lumineux, nimbé d'un esprit évangélique, un étudiant en théologie a la révélation d'un "continuum" universel du malheur des hommes, de la Jérusalem du Mont des Oliviers au temps du Christ à la Russie des campagnes peuplées d'humbles gens que le jeune exalté traverse au couchant. Le bonheur se construit peut-être sur la conscience lucide de notre universelle faiblesse et la lecture est peut-être l'expérience privilégiée du partage de cette vérité. Amère, poignante et douce consolation.
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le 26 mars 2015
Dans ces 7 nouvelles teintées de placide amertume et de dépit sans fond, Tchekhov dépeint avec sa finesse habituelle la psychologie humaine confrontée à ses impasses et ses contradictions. Les divers personnages, démunis face à la complexité de l'existence, écartelés entre le sentiment amoureux et leur conscience, laissent filer la vie, rongés par une indécision, une impuissance ou une résignation tragiques.
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le 4 décembre 2011
A l'instar de la vie de Tchekhov, "Le récit d'un inconnu" se révèle sombre, pesant et fatidique par son cynisme. On y retrouve des gens qui errent sans but, luttent désespérément contre des causes vaines et meurent de leur impuissance. Tchekhov nous fait sentir le tragique dans tous ses personnages qui n'ont rien hors du commun; il peint la vie de ces gens ordinaires, en s'efforçant de montrer simplement et modestement les choses. La solitude et le dégoût devant la médiocrité du monde sont deux thèmes assez présents dans le récit et qui reviennent à plusieurs reprises et nous rappellent vivement sa vision de la souffrance humaine "plus le fond sera gris et terne, mieux cela vaudra".
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le 25 mars 2013
A part la première nouvelle qui est assez longue, les autres sont très courtes, parfois quelques pages. Tout est résumé dans la préface : Tchekhov ne sait pas comment titrer ses nouvelles et laisse à son éditeur le choix final ! On sent bien qu'il se désintéresse du contenu. Aussi les histoires ont des structures négligées et on s'ennuie rapidement. Seul intérêt véritable, Tchekhov peint comme toujours avec véracité les personnages : ils peuvent être heureux et en éprouver une intense déception. C'est une clé pour comprendre cet aspect particulier de l'âme Russe. La première nouvelle est assez abracadabrante : révolutionnaire, le personnage s'engage comme laquais chez le fils d'un homme politique célèbre dans l'espoir un jour de rencontrer son père pour l'assassiner. Mais lorsque l'occasion se présente, il y renonce et s'enfuit avec la maîtresse abandonnée et enceinte du fils. Il gardera une relation chaste jusqu'au moment où la mort de celle-ci le fait devenir père adoptif de l'enfant. Bon, les autres nouvelles sont le plaisir de lire Tchekhov, mais c'est tout. On peut aimer, moi j'ai beaucoup baîllé.
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