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Résumer cet ouvrage, écrit en 1935, jugé capital du philosophe allemand Walter Benjamin (1892 - 1940) est un exercice très complexe - comme le signalent les remarquables analyses qui composent cet ouvrage destiné aux étudiants en philosophie.

Benjamin démontre que l'art a perdu son aura à cause de la technicisation, de la mécanisation, de la reproductibilité technique d'une part, et de sa désacralisation d'autre part, par sa vulgarisation. "Au temps de l'Homère, l'humanité s'offrait en spectacle aux dieux de l'Olympe ; c'est à elle-même aujourd'hui, qu'elle s'offre en spectacle. Elle s'est suffisamment aliénée à elle-même pour être capable de vivre sa propre destruction comme une jouissance esthétique de tout premier ordre." (p.53)

L'art était sacré. Une icône dans une église avait vocation au sacré (valeur cultuelle) et n'était regardée que par quelques initiés, dans l'exercice de la fonction sacrée. La vulgarisation (musée notamment) a distendu le regard porté à l'oeuvre d'art le compromettant dans le registre, petit à petit, de la distraction syndrome de la destruction (valeur marchande).

A propos des Dadaïstes : "Les dadaïstes attachaient beaucoup moins de prix à l'utilité mercantile pour qui voulait devant elles s'abîmer dans la contemplation. Un de leurs moyens les plus usuels pour atteindre à ce but fut l'avilissement systématique de la matière même de leurs oeuvres. Leurs poèmes sont des 'salades de mots', ils contiennent des obscénités et tout ce qu'on peut imaginer comme détritus verbaux. De même leurs tableaux, sur lesquels ils collaient des boutons ou des tickets. Par ces moyens, ils détruisirent impitoyablement toute aura de leurs produits auxquels, au moyen de la production, ils infligèrent le stigmate de la reproduction. Devant un tableau d'Arp ou un poème de Stramm, on n'a pas, comme devant une toile de Derain ou un poème de Rilke, le loisir de se recueillir et de l'apprécier. Au recueillement, qui est devenu pour une bourgeoisie dégénérée l'école du comportement asocial, s'oppose ici la distraction en tant que modalité du comportement social". (p.46)

Cette reproduction (technique) dans la massification et la destruction de l'aura est industriellement pratiquée par le cinéma que Benjamin critique avec fermeté.

"Dans ces conditions [où il s'agit de préserver le régime de la propriété par le moyen de cela même qui tend à le supprimer], l'industrie cinématographique a tout intérêt à stimuler l'attention des masses par des représentations illusoires et des spéculations équivoques." Cela correspond au processus suivant : "A mesure qu'il restreint le rôle de l'aura, le cinéma construit artificiellement, hors du studio, la 'personnalité' de l'acteur. Le culte de la vedette, que favorise le capitalisme des producteurs de films, conserve cette magie de la personnalité qui, depuis longtemps déjà, se réduit au charme faisandé de son caractère mercantile".

Cet ouvrage dense nécessite plusieurs relectures. Les dossiers qui suivent le propos de Benjamin sont de très grande qualité. J'ai notamment beaucoup apprécié la critique fondamentale du mythe d'Andy Warhol, qui s'inscrit dans la continuité de la philosophie de l'auteur (illustration de la page de couverture).
22 commentaires|10 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 16 janvier 2014
Commentaire de texte quoique très bien fait ce n'étais pas clair car je me suis trompée et ai du acheter le livre dans un deuxième temps.
Ouvrage de référence a lire pour tous ceux qui s'intéressent a l'art.
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le 11 novembre 2013
Ce livre est pas mal pour les amateurs d'art, mais en étant en fac d'arts plastiques, j'aurais dû lire ce livre plus tôt car à l'heure d'aujourd'hui il ne fais que résumer mes cours :)
Sinon il est intéressant !
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le 11 avril 2013
Reçu en très bon état et à la date prévue.
C'est un livre intéressant, qui met l'accent sur des problématiques
contemporaines importantes.
C'est l'un des livres important dans la culture générale artistique.
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le 9 février 2009
Le philosophe Benjamin éclaire avec une précision d'entomologiste, ce qu'est l'art contemporain. La référence à Georges Duhamel sur l'image du cinéma, peut s'adapter à la télévision d'aujourd'hui : la télé est néfaste !
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le 7 mai 2016
livre intéressant et complémentaire à l'ouvrage qu'il commente
mais plus destiné à des lycéens qu'à une lecture directe
Benjamin est un auteur sans nul autre pareil
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