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26 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 il faut admettre l'absurdité de l'existence pour mieux la vaincre
Comme son titre l'indique, ce livre est l'histoire d'un homme étranger au monde. Si étranger, en fait, qu'il en est pour ainsi dire absent. Certes, il accomplit tous les gestes de la vie quotidienne, mais sans jamais se préoccuper de leur donner une véritable signification. Homme sans qualités, sans caractère, sans profondeur,...
Publié le 14 septembre 2009 par Gwen

versus
3.0 étoiles sur 5 Procès social, classique intemporel
Ce livre est criant de vérité. Il aurait très bien pu être écrit en 2012 tellement la question qu'il soulève reste moderne et parlante dans cette société obsédée par l'image et les apparences.
Mersault est jugé pour ce qu'il est, et non pour ce qu'il fait. Au lieu d'être condamné pour son...
Publié il y a 29 jours par Donna


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26 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 il faut admettre l'absurdité de l'existence pour mieux la vaincre, 14 septembre 2009
Par 
Gwen - Voir tous mes commentaires
(TOP 10 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étranger (Poche)
Comme son titre l'indique, ce livre est l'histoire d'un homme étranger au monde. Si étranger, en fait, qu'il en est pour ainsi dire absent. Certes, il accomplit tous les gestes de la vie quotidienne, mais sans jamais se préoccuper de leur donner une véritable signification. Homme sans qualités, sans caractère, sans profondeur, Meursault est le prototype de l'Homo Absurdus. Il mène tel un robot une existence dénuée d'enjeu et de finalité, une existence purement organique, réduite à ses fonctions primaires: manger, dormir, copuler. Jusqu'au jour où, sans vraiment savoir pourquoi, il tue un homme. Commence alors son procès, qui le confronte à sa propre vacuité et le somme de s'en expliquer.

Ce qui fait la force de ce roman, c'est bien sûr qu'il traite d'une des questions essentielles de la philosophie: la vie a-t-elle un sens? Mais le plus intéressant, c'est peut-être la manière dont il la traite. En effet, non seulement Camus traduit admirablement l'absence au monde de son narrateur en usant d'une langue blanche et neutre qui tue dans l'oeuf toute émotion, et ce dès la première page du livre où Meursault rapporte la mort de sa mère avec toute la froideur d'un procès-verbal. Mais de surcroît son récit a la forme d'un diptyque dont les deux volets se répondent comme deux miroirs parfaitement symétriques. La seconde partie de "L'étranger" reprend en effet un par un les événements relatés dans la première et les relit à la lumière de la morale commune qui prend ici l'aspect comminatoire d'une cour d'assises.

Par moments, ce livre m'évoque un peu "Erostrate" de Sartre. J'y entends aussi des échos du "Procès" de Kafka. Il m'arrive même, parfois, d'apercevoir derrière la silhouette de Meursault celle, furtive, du Lafcadio de Gide. Mais l'oeuvre de Camus possède sa propre cohérence et, contrairement à ce que d'aucuns prétendent, n'est en rien nihiliste. C'est en fait un constat doublé d'une mise en garde. La vie, en soi, n'a pas de sens, nous dit Camus, c'est donc à nous qu'il revient de lui en donner un, faute de quoi, nous aussi, nous deviendrons des Meursault, des étrangers au monde.

Message finalement très humaniste qui fait à la fois la grandeur de ce livre et celle de son auteur.
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3.0 étoiles sur 5 Procès social, classique intemporel, 6 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étranger (Poche)
Ce livre est criant de vérité. Il aurait très bien pu être écrit en 2012 tellement la question qu'il soulève reste moderne et parlante dans cette société obsédée par l'image et les apparences.
Mersault est jugé pour ce qu'il est, et non pour ce qu'il fait. Au lieu d'être condamné pour son crime, qui a l'air de n'intéresser personne d'ailleurs, Mersault est jugé presque uniquement pour son 'immoralité sociale', sa différence. Il ne se fond pas dans le moule social et les convenances absurdes. Il ne s'en cache pas, il agit sans masque, il refuse de mentir, et la société lui fait payer le prix fort.
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5.0 étoiles sur 5 Intemporel, 2 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étranger (Poche)
Beaucoup de ceux qui ont lu ce livre ont eu du mal à le comprendre...
Voici quelques pistes, pour vous aider à le découvrir "autrement"...
Tout d'abord, concentrez-vous sur la chaleur omniprésente qui est un personnage à part entière du récit. Cette chaleur écrasante, étouffante, qui engourdit, c'est la métaphore de la vie qui pèse de plus en plus sur les épaules de l'humain, une vie sans cesse alourdie par les us, les contraintes, les bons sentiments à adopter, même si on ne les ressent pas, et les mauvais à fuir comme la peste, même si ce sont ceux-là qui nous font vibrer. Cette vie-là que l'on veut de force vous imposer, est-ce vraiment celle que vous voulez vivre ? Beaucoup croient que Meurseault est un indifférent. En vérité il n'y a pas plus attentif que lui. Il est simplement et volontairement en dehors du schéma de vie que presque tous les humains partagent sur cette planète. Il est l'étranger, en somme...
Ensuite, on suit sa révolte pas à pas, même si elle n'est pas évidente, écrite noir sur blanc. Cette révolte, il faut aller la chercher dans ce qui n'est pas écrit, justement, et pour cela, on ne doit pas hésiter à aller creuser du côté de l'inconscient du texte...
Enfin, "l'Étranger" est le livre de l'éblouissement. Cette lumière vive que l'on se prend dans les yeux sans que l'on s'y attende le moins du monde. C'est une fraction de seconde en dehors du temps et du réel, au cours de laquelle tout peut basculer. En cet instant-là, nous ne maîtrisons plus rien. C'est ce moment que choisit le monstre pour éclater au grand jour. Car sous nos dehors lisses et policés, sommeille cette part monstrueuse de notre humanité, que jamais nous ne parviendrons à totalement éradiquer...
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5.0 étoiles sur 5 Un homme libre, 1 avril 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étranger (Poche)
Meursault est un jeune pied-noir pauvre issu du quartier Belcourt d'Alger. Son tempérament le pousse vers les activités physiques plutôt que cérébrales. C'est aussi le représentant d'une population méditerranéenne et de son histoire particulière, je me suis toujours demandé comment les traductions de « l'étranger » pouvaient rendre compte de l'ambiance de l'Algérie de cette époque.
Meursault est souvent présenté comme un être passif, sans convictions voire une loque mais c'est tout le contraire. Il est entier. Comme il le dit lui-même ; « j'ai l'air d'avoir les mains vides mais je suis sûr de moi, sûr de tout ... j'avais vécu de telle façon et j'aurais pu vivre de telle autre. Et après ? ... »
Interrogé sur Dieu, il répond : « Je n'étais peut-être pas sûr de ce qui m'intéressait réellement mais j'étais tout à fait sûr de ce qui ne m'intéressait pas ».
Parlant de sa relation avec Marie : « J'avais laissé ma fenêtre ouverte et c'était bon de sentir la nuit d'été couler sur nos corps bruns. »

Camus est un écrivain unique, au croisement de deux cultures; Française « Ma patrie, c'est la langue française » et Algéroise.
Pris à parti par un étudiant algérien sur la guerre d'indépendance il répond : « j'aime la justice mais je défendrai ma mère avant la justice ». Cette phrase lui sera reproché jusqu'à sa mort par l'intelligentsia parisienne.
Interrogé à ce propos, le président algérien Bouteflika a dit: « n'importe lequel d'entre nous aurait fait la même réponse. Ce qui prouve que Camus est des nôtres ».

Il n'y a rien à ajouter.
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3.0 étoiles sur 5 Fatalité, 31 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étranger (Poche)
Un homme qui vit sa vie sans finalement la vivre. totalement résigné à sa banale fatalité. Un style spécial. A lire car grand classique mais peut d'avérer un livre qui ne nous touche pas assez
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14 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 l'Etranger et l'absurde, 16 octobre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étranger (Poche)
Meursault est un homme pauvre et nu, amoureux du soleil qui ne laisse pas d'ombre. Loin qu'il soit privé de toute sensibilité, une passion profonde, parce que tenace, l'anime, la passion de l'absolu et de la vérité.
Dans notre société, tout homme qui ne pleure pas à l'enterrement de sa mère risque d'être condamné à mort. Le héros du livre est condamné parce qu'il ne joue pas le jeu. En ce sens, il est étranger à la société où il vit, il erre, en marge, dans les faubourgs dela vie privée, solitaire, sensuelle. Il refuse de mentir. Mentir, ce n'est pas seulement dire ce qui n'est pas. C'est aussi, c'est surtout dire plus que ce qui est et, en ce qui concerne le coeur humain, dire plus qu'on ne sent; il refuse de masquer ses sentiments et aussitôt la société se sent menacée.
"Devant cette nuit chargée de signes et d'étoiles, je m'ouvrais pour la première fois à la tendre indifférence du monde. De l'éprouver si pareil à moi, si fraternel enfin, j'ai senti que j'avais été heureux, et que je l'étais encore. Pour que tout soit consommé, pour que je me sente moins seul, il me restait à souhaiter qu'il y ait beaucoup de spectateurs le jour de mon exécution et qu'ils m'accueillent avec des cris de haine."
Meursault est l'homme absurde. L'absurde - qui naît de la "confrontation entre l'appel humain et le silence déraisonnable du monde", ce "divorce enre l'homme et sa vie" - n'a de sens que dans la mesure où l'on n'y consent pas. Mais l'homme absurde est celui qui affronte l'absurde sans en appeler à une éternité consolatrice et illusoire.
Pour Camus, l'absurde ne réside pas dans le fait d'être de trop, mais dans le sentiment d'être étranger : "Pour toujours je serai étranger à moi-même", et je vis dans un monde qui m'est étranger.
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19 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Jugé pour sa personnalité, 26 mai 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étranger (Poche)
Camus met en exergue à travers cette oeuvre magistrale, qu'un homme peut être condamné à mort pour n'avoir pas pleuré à l'enterrement de sa mère.

C'est à dire que la justice juge les moeurs de Mersault au lieu de le juger pour le crime qu'il a commis. Meursault est l'archétype du pauvre type qui vit sans se poser de questions et qui ne comprend pas les choses qui l'entourent. Il n'est pas mauvais, il est juste à côté de la vie. La justice condamne surtout sa marginalité et son immoralisme: Meursault ne correspond pas à l'image du citoyen exemplaire, c'est pour cela qu'il est condamné; il devient "la tête de turc" idéal de la société. Camus pose ici un problème qui est très dérangeant dans la société dans laquelle on vit. C'est avec virtuosité et un style particulier que celui-ci met en avant les failles d'un sytème. Une oeuvre incroyablement forte .
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un peu déroutant dans sa première partie mais finalement très bon., 14 décembre 2009
Par 
Alastor78 (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étranger (Poche)
L'étranger est un court roman diviser en deux parties aussi différentes l'une de l'autre que le jour et la nuit. Camus est d'avantage un penseur qu'un conteur c'est pourquoi son livre déroute de prime abord par son manque de détail. On ne sait pas grand chose sur le héros dont on apprend le nom que tardivement, et de sa vie on ne sait que quelques bribes là aussi apprises au fil des conversations avec les autres personnages. C'est tout juste si l'on sait où l'action se déroule durant les 100 premières pages tant les indications restent floues.
Mais cette manière de nous égarer qu'à Camus donne en vérité beaucoup de poids à son propos car L'étranger est une vraie dissertation sur l'existentialisme et plus généralement sur le regard des autres et c'est pourquoi en réduisant au minimum l'importance de l'univers et des personnages dans son récit, Camus parvient à universaliser sa pensée.

Il n'empêche que l'on s'ennuie un peu durant la première partie qui nous compte quelques jours de la vie du héros, de l'enterrement de sa mère au meurtre accidentel d'un arabe sur les plages d'Alger. On ne comprend pas vraiment où l'auteur veut en venir et il faudra attendre la seconde partie pour voir l'intérêt de cette première centaine de pages.
Ce n'est que là que l'on comprend que Camus s'attaque à une société qui juge les individus et non leurs actes et les condamnes pour ce qu'ils sont et non ce qu'ils font. La passivité du héros qui subis son procès sans bronché à déclenche un véritable sentiment de révolte chez le lecteur mais ce sentiment ne trouvera véritablement écho dans le récit que dans les toutes dernières pages et lors d'un formidable monologue du héros: première intervention d'un homme qui se voit au crépuscule de sa vie forcer de défendre qui il est. C'est donc d'une manière assez brillante qu'une simple description d'un mode de pensé original devient un cris de révolte vis à vis d'une société oppressante et intolérante.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Commentaires mal placés, 22 mars 2009
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étranger d'Albert Camus (Broché)
Il y a quelque chose que je ne parviens pas à comprendre : pourquoi les utilisateurs laissent à cet article des commentaires sur l'oeuvre de Camus? C'est presque idiot de devoir le rappeler, mais L'Etranger de Camus en Foliothèque ce n'est pas le texte de Camus, c'est un essai et un dossier A PROPOS de l'Etranger... Donc, normalement, les commentaires devraient se faire sur le travail de Bernard Pingaud, et rien d'autre. De plus, cela peut facilement tromper les personnes, et leur faire acheter ce livre (cher...) au lieu du texte original...
J'ai lu de nombreux commentaires, et pas un seul n'était au sujet de ce livre, peut être en ai-je oublié, en tout cas je trouve important de le signaler.
Quant à l'essai de Pingaud, il est d'une grande qualité. Il aborde les thèmes chers à Camus avec clarté et propose ses analyses sans vouloir nous "étouffer" avec l'idée qu'il a de Camus (ce qui est parfois le cas avec certains foliothèque). Le dossier qui mêle des documents en rapport avec Camus, le contexte d'écriture, les brouillons, etc... est également passionant.
C'est un livre à acheter pour réellement approfondir l'oeuvre, c'est d'un niveau, je pense, supérieur aux exigences du bac, mais si l'on a aimé l'oeuvre, alors on le lira avec délectation et intérêt! Je pense que la qualité du livre vaut son prix qui reste, il faut le dire, un des plus élevés dans cette collection...
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4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 surprenant, 21 juillet 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étranger (Poche)
je suis partagée entre deux sentiments face à ce classic de la littérature: je l'ai trouvé génial et dérangeant. vous découvrez un personnage atypique. vous avez envie de le secouer car vous ne comprenez pas sa logique. il vous sort de votre quotidien, de la pensée collective. C'est écrit d'une manière qui rend sa logique presque "normale".

"L'étranger" est à lire pour pouvoir sentir ce qu'est ce sentiment d'étrangeté au delà de toutes différences ethniques, culturelles, ... ce livre nous renvoie à la différence entre chaque homme tout critère confondu.
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L'étranger
L'étranger de Albert Camus (Poche - décembre 1971)
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