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37 internautes sur 39 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un livre essentiel et intemporel
Comme son titre l'indique, ce livre est l'histoire d'un homme étranger au monde. Si étranger, en fait, qu'il en est pour ainsi dire absent. Certes, il accomplit tous les gestes de la vie quotidienne, mais sans jamais se préoccuper de leur donner une véritable signification. Homme sans qualités, sans caractère, sans profondeur,...
Publié le 14 septembre 2009 par Gwen

versus
3.0 étoiles sur 5 CAMUS
Le livre reste un classique , que l'on aime ou pas l'auteur , l'œuvre reste authentique .Mais si personne n'est là pour vous aider dans la compréhension de l'auteur , ce livre peut rapidement rebuter .
Publié il y a 5 mois par deloriere yann


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37 internautes sur 39 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un livre essentiel et intemporel, 14 septembre 2009
Par 
Gwen - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (COMMENTATEUR N° 1)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étranger (Poche)
Comme son titre l'indique, ce livre est l'histoire d'un homme étranger au monde. Si étranger, en fait, qu'il en est pour ainsi dire absent. Certes, il accomplit tous les gestes de la vie quotidienne, mais sans jamais se préoccuper de leur donner une véritable signification. Homme sans qualités, sans caractère, sans profondeur, Meursault est le prototype de l'Homo Absurdus. Il mène tel un robot une existence dénuée d'enjeu et de finalité, une existence purement organique, réduite à ses fonctions primaires: manger, dormir, copuler. Jusqu'au jour où, sans vraiment savoir pourquoi, il tue un homme. Commence alors son procès, qui le confronte à sa propre vacuité et le somme de s'en expliquer.

Ce qui fait la force de ce roman, c'est bien sûr qu'il traite d'une des questions essentielles de la philosophie: la vie a-t-elle un sens? Mais le plus intéressant, c'est peut-être la manière dont il la traite. En effet, non seulement Camus traduit admirablement l'absence au monde de son narrateur en usant d'une langue blanche et neutre qui tue dans l'oeuf toute émotion, et ce dès la première page du livre où Meursault rapporte la mort de sa mère avec toute la froideur d'un procès-verbal. Mais de surcroît son récit a la forme d'un diptyque dont les deux volets se répondent comme deux miroirs parfaitement symétriques. La seconde partie de "L'étranger" reprend en effet un par un les événements relatés dans la première et les relit à la lumière de la morale commune qui prend ici l'aspect comminatoire d'une cour d'assises.

Par moments, ce livre m'évoque un peu "Erostrate" de Sartre. J'y entends aussi des échos du "Procès" de Kafka. Il m'arrive même, parfois, d'apercevoir derrière la silhouette de Meursault celle, furtive, du Lafcadio de Gide. Mais l'oeuvre de Camus possède sa propre cohérence et, contrairement à ce que d'aucuns prétendent, n'est en rien nihiliste. C'est en fait un constat doublé d'une mise en garde. La vie, en soi, n'a pas de sens, nous dit Camus, c'est donc à nous qu'il revient de lui en donner un, faute de quoi, nous aussi, nous deviendrons des Meursault, des étrangers au monde.

Message finalement très humaniste qui fait à la fois la grandeur de ce livre et celle de son auteur.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Non à Dieu! Oui à l'absurde !, 30 octobre 2014
Par 
Gerard Müller "médicactus" (Nouvelle Caledonie) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étranger (Poche)
L’étranger/Albert Camus (1913-1960) Prix Nobel de littérature 1957
Publié en 1942, L’étranger fait partie des grands classiques du XXé siècle.
Je l’ai lu et relu depuis plus de 50 ans pour y découvrir à chaque fois une nouvelle idée de l’absurde, une nouvelle illustration des convictions philosophiques de Camus et notamment du Mythe de Sisyphe et cette prise de conscience du non-sens de la vie qui a conduit Camus à dire que l’homme est libre de vivre sans appel quitte à payer les conséquences de ses erreurs tout en devant épuiser les joies de cette terre.
Meursault, le narrateur, est un modeste employé de bureau à Alger, un homme simple qui mène une existence médiocre dans une grisaille quotidienne qui suinte l’ennui, la désespérance et la lassitude. Il semble frappé d’une torpeur, d’une mélancolie pathologique et d’une indifférence à l’égard de tout ce qui l’entoure. Il paraît sans aucune illusion et vit dans la morosité comme si rien n’avait de sens.
Il vient d’apprendre la mort de sa mère. Il va alors vivre les contraintes liées à cet événement dans une sorte de rêve éveillé.
Il fréquente quelques amis dont Raymond, un voisin qui connaît quelques problèmes avec un groupe d’Arabes pour une histoire de femmes.
À la suite d’une rixe, Raymond est blessé par un de ces Arabes. Meursault, cédant à un désir qu’il ne comprend pas va plus tard tuer l’Arabe en question à la suite d’un enchainement aveugle de circonstances dans une sorte d’hébétude, et sans raison véritable.
La narration de Meursault est objective, telle un procès-verbal de gendarmerie, déprimante au possible laissant entrevoir l’absurdité de toute chose.
Dans un style impersonnel fait de phrases courtes et d’une grande sobriété, un style dépouillé et neutre tout en notations sèches et monotones traduisant bien l’absurde des situations, Camus accorde toujours la première place aux idées. Il se refuse à user d’une quelconque magie stylistique.
Meursault est arrêté. Il n’a pas conscience d’être un criminel et de ce fait crée le scandale aux yeux du procureur, du juge et même de son avocat. Il est un étranger dans ce monde, ignorant les valeurs conventionnelles qui donnent un sens à la vie des autres. Aux yeux des témoins et des juges, Meursault est un être insensible, inhumain, amoral.
Face au juge lui demandant s’il regrette son geste :
« J’ai réfléchi et j’ai dit que plutôt que du regret véritable, j’éprouvais un certain ennui. J’ai eu l’impression qu’il ne me comprenait pas. »
Face aux gendarmes qui l’accompagnent qui lui demande s’il a le trac avant d’être jugé :
« J’ai répondu que non. Et même, dans un sens, cela m’intéressait de voir un procès. Je n’en avais jamais eu l’occasion dans ma vie. »
Meursault est vraiment étranger à ce qui lui arrive. La scène du tribunal est quasi surréaliste, Meursault donnant l’impression que c’est un autre qui est jugé.
L’entretien avec l’aumônier dans la cellule est un grand moment du récit. Meursault condamné à mort ne peut croire en Dieu s’il n’est pas certain qu’il existe. Sa logique est implacable toujours en inadéquation avec le monde qui l’entoure. Meursault se refuse à parier comme l’eût fait Pascal pour une autre vie et préfère consacrer à cette vie ses ultimes instants avant d’être exécuté. Et il se révolte contre l’aumônier et ses certitudes d’un autre monde, avant de retrouver la paix, seul au fond de sa cellule.
« Comme si cette grande colère m’avait purgé du mal, vidé d’espoir, devant cette nuit chargée de signes et d’étoiles, je m’ouvrais pour la première fois à la tendre indifférence du monde. De l’éprouver si pareil à moi, si fraternel enfin, j’ai senti que j’avais été heureux, et que je l’étais encore… »
Un grand, très grand roman.
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34 internautes sur 38 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Intemporel, 2 mai 2012
Par 
plume d'encre (france) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étranger (Poche)
Beaucoup de ceux qui ont lu ce livre ont eu du mal à le comprendre...
Voici quelques pistes, pour vous aider à le découvrir "autrement"...
Tout d'abord, concentrez-vous sur la chaleur omniprésente qui est un personnage à part entière du récit. Cette chaleur écrasante, étouffante, qui engourdit, c'est la métaphore de la vie qui pèse de plus en plus sur les épaules de l'humain, une vie sans cesse alourdie par les us, les contraintes, les bons sentiments à adopter, même si on ne les ressent pas, et les mauvais à fuir comme la peste, même si ce sont ceux-là qui nous font vibrer. Cette vie-là que l'on veut de force vous imposer, est-ce vraiment celle que vous voulez vivre ? Beaucoup croient que Meurseault est un indifférent. En vérité il n'y a pas plus attentif que lui. Il est simplement et volontairement en dehors du schéma de vie que presque tous les humains partagent sur cette planète. Il est l'étranger, en somme...
Ensuite, on suit sa révolte pas à pas, même si elle n'est pas évidente, écrite noir sur blanc. Cette révolte, il faut aller la chercher dans ce qui n'est pas écrit, justement, et pour cela, on ne doit pas hésiter à aller creuser du côté de l'inconscient du texte...
Enfin, "l'Étranger" est le livre de l'éblouissement. Cette lumière vive que l'on se prend dans les yeux sans que l'on s'y attende le moins du monde. C'est une fraction de seconde en dehors du temps et du réel, au cours de laquelle tout peut basculer. En cet instant-là, nous ne maîtrisons plus rien. C'est ce moment que choisit le monstre pour éclater au grand jour. Car sous nos dehors lisses et policés, sommeille cette part monstrueuse de notre humanité, que jamais nous ne parviendrons à totalement éradiquer...
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18 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'Etranger, 9 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étranger : Edition limitée (Poche)
Je n'avais pas très attirée par les écrits d'Albert Camus. Je m'étais ennuyée en lisant au lycée "La Peste", sans parler de "La Chute" inscrite à l'épreuve de Lettres au Bac. Et puis, j'ai eu envie de le relire, me disant qu'en grandissant, en ayant évolué, j'y trouverais peut-être plus d'intérêt.

J'ai opté pour "L'Etranger", son premier roman. On ne peut pas dire que ce livre soit débordant de gaieté. "Ce matin, maman est morte" comme incipit et vlam, ça commence bien!

C'est absolument sublime de froideur, le tout, sous le soleil brûlant d'Alger. C'est absolument dingue le génie de cet homme, sa facilité à retranscrire des sentiments complexes, avec peu de mots et une syntaxe simplissime.

On commence d'abord par détester Meursault, ce monstre d'égoïsme et puis, au fil des pages, en même temps que se déroule l'intrigue, son mutisme s'explique à nous.

Du coup, je continue avec Bébert!
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Waouh !!!, 21 août 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étranger (Poche)
J'ai lu ce livre une première fois à la fin de l'adolescence. Il m'avait marqué mais j'avais l'impression de ne pas avoir compris le personnage et ses motivations.

Cette année je fais un retour vers Albert CAMUS. J'ai commencé par "L'exil et le royaume" (relecture), puis j'ai poursuivi par la lecture du chef d'oeuvre "Le premier homme".

Cette semaine, j'ai décidé, plutôt que de relire "L'étranger", d'en écouter la version CD lue par Albert Camus lui-même (en 1954). C'est ce que j'ai fait, en voiture, lors de mes trajets professionnels quotidiens (1h15 par jour).

Quelle magie de redécouvrir ce texte extraordinaire par la voix de son créateur !!! Un grand moment de magie et d'émotion. Je n'ai pas vu passer ces trajets (et je les ai même trouvés trop courts...). La scène finale avec le curé m'a donné les larmes au yeux...

Pour ce qui est de la compréhension du personnage de Meursault, j'ai également beaucoup avancé 25 ans après. J'ai l'impression également de saisir beaucoup mieux ce que Camus a voulu exprimer et aussi ce qu'il a voulu laisser comme part de mystère.

Et la "maturité" aidant, j'arrive à accepter de comprendre un personnage même s'il ne m'est pas à 100% sympathique.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'absurde : une vie sans conscience, 25 mai 2013
Par 
Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Étranger (Format Kindle)
Albert Camus publie "L'Etranger" en 1942. Cet ouvrage est celui d'un Résistant. Il lutte contre la barbarie nazie et la suprême indifférence d'une majorité de citoyens tout uniquement préoccupée de survivre, de vaquer à ses besoins naturels, de la manière la plus lisse possible, pour ne pas froisser l'Occupant. Albert Camus aurait pu écrire un pamphlet sur ces mous à la conscience mise en veilleuse, révoltants. L'auteur choisit au contraire de situer cette mollesse dans sa quintessence qui est l'absurde. Eugène Ionesco avec Rhinocéros travaillera avec autant de génie ce thème.

Côte algérienne, près d'Alger, un jeune homme décrit ses impressions qui résument sa vie. La mort de sa mère le contraint à prendre un bus surchauffé dans lequel il s'endort. A la salle mortuaire, il doit veiller refusant pourtant que le commis ôte les clous du couvercle du cercueil. Il ne verra pas le visage de sa mère. L'attente est longue qu'il tuera en parlant un peu, en dormant aussi. Le lendemain, il assiste à la messe des obsèques, suit le cortège funéraire (long parcours à pied sous le soleil écrasant). Ses seules sensations sont physiques : la chaleur, la sueur, la vision d'un paysage réduit à de la caillasse, quelques monticules brûlants, une route sinueuse.

Ainsi se déroule sa vie. La rencontre avec le proxénète à qui, sans le savoir vraiment, il rend service et l'appelle "copain". Meursault ignore le sens de la camaraderie : est-ce le fait de boire du vin ensemble ? Meursault ne se pose pas de question existentielle. " (...) j'avais un peu perdu l'habitude de m'interroger" - p.102. Il sort avec une jeune femme, Marie. L'existence de Meursault se réduit aux quelques rares sensations qu'il ressent : le soleil, l'eau de mer, le sable. Même les étreintes lui paraissent étrangères. La jouissance : la ressent-il ou bien ne va-t-elle pas jusqu'à sa conscience d'être soi ? Marie lui demandant le mariage, il lui répond que cela n'a aucune importance, mais que si elle y tient, pourquoi pas ? D'ailleurs il ne sait pas s’il l'aime. Il ignore le sens de l’amour.

Quand Meursault tuera l'arabe avec lequel son "copain" avait eu un différend, pour quel autre motif le fait-il que celui du hasard forcé par un éblouissant soleil lui faisant mal aux yeux, rendant pénible la poursuite de la rencontre, dont la seule issue, afin de l'abréger, est de tuer ?

Rien n'existerait donc que cette uniformité sans conscience, plate, sans saveur, vide de sens ? Camus par quelques fines allusions ne croit pas à cela. Retraçant le souvenir de la mère de Meursault dans sa fin de vie à l'asile, par la voix du gardien : "Vous comprenez, c'est un sentiment un peu puéril. Mais lui et votre mère ne se quittaient guère. A l'asile, on les plaisantait, on disait à Pérez : 'C'est votre fiancée'. Lui riait. Ça leur faisait plaisir. Et le fait est que la mort de Mme Meursault l'a beaucoup affecté." - p.24

L'univers est paradoxal pour cet homme qui ne se pose pas de question existentielle. Même la prison ne le conduit pas sur le chemin de la conscience, malgré quelques soubresauts de l'âme (pas encore tuée) : "Au début de ma détention, pourtant, ce qui a été le plus dur, c'est que j'avais des pensées d'homme libre." - p.119

Mais sans exercice, sans lumière intérieure, la platitude sans saveur de l'existence par habitude impose son véritable univers carcéral. Le refus de se révolter contre l'Ordre établi, l'occupation nazie, les dictatures de la pensée, les idéologies qui qualifient de fou à enfermer ou annihiler tout être qui ne s'y conforme pas, est bien décrit dans cette habitude de vivre par la sensation physique, sans relief, décousue : une mort de fait. La sentence du procès – peine capitale- est dès lors confirmation de cette conclusion.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Sublime simple et court, 25 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étranger (Poche)
Un homme vit sa vie en dehors de lui. On peut se reconnaître en lui. On peut aussi se demander si Camus ne parle pas de lui ? La lecture est simple ! Il n'y a pas beaucoup de descriptions comme dans "la peste". Mais le personnage du roman se suffit à lui-même.
Et le sujet traité est toujours d'actualité, il me semble.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 ok, 25 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étranger (Poche)
C est le livre demander par l ecole donc satisfaite des prix de l envoi et de l etat du livre sinon l histoire c est ma fille qui dit bof....
voila
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un livre que l'on a simplement envie de relire sans savoir pourquoi, 7 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étranger (Poche)
Alors que la Peste m'avait quelque peu déçu c'est avec une certaine appréhension que je commençais l’Étranger. Un roman court, une histoire banale, un personnage principal peu attachant, une narration lente... Sans trop savoir pourquoi tous ces ingrédients créent un livre que vous voudrez relire assez régulièrement. Comme un appel de votre bibliothèque à vous y replonger sans avoir de réponses à ces questions: Pourquoi cette relecture? Pourquoi un tel pouvoir d'attraction? Pourquoi ai-je adoré ce livre?
Essayez!!!!!
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4.0 étoiles sur 5 Un homme étranger à son destin, 24 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'étranger (Poche)
Un bref moment de vie d'un homme en Algérie. Cela commence froidement par le décès de sa mère, placée en institut. Il ne semble rien ressentir, assister à son enterrement comme à une obligation. Très rapidement il rencontre une jeune femme et il semble que là ce soient ses instincts de mâle qui reprennent le dessus. Puis, au cours d'une journée au bord de la mer qui aurait eu tout pour être belle, il va tuer un homme, arabe, de sang froid et là c'est la prison...et le procès d'où là encore il se sent étranger.
C'est le récit d'un homme qui semble assister passivement à sa vie, a peu d'émotions, et sa froideur tranche avec la chaleur et le soleil omniprésents dans le récit.
Un court roman qui se lit (et se relit) agréablement, fait de phrases courtes, sèches, et dont on ressort finalement un peu comme le protagoniste: assommé.
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L'étranger de Albert Camus (Poche - décembre 1971)
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