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Le vieil homme et la mer
Format: PocheModifier
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17 sur 18 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 18 novembre 2004
J'ai relu « Le vieil homme et la mer », un livre que j'avais lu au collège, car il faisait partie du programme de français, et qui ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable. Or cette relecture a été particulièrement intéressante et bouleversante. Cet ouvrage dont la trame est si simple, les personnages si peu nombreux et l'action quasiment nulle (si l'on excepte les attaques de requins) est d'une vraie beauté.
Bien sûr, tout le monde ne ressentira pas la même chose aux mêmes moments, mais il est indéniable que l'auteur a réussi une vraie perle littéraire, un véritable chef d'œuvre.
Comme toujours, les livres d'Ernest Hemingway ensorcellent par le précision et la concision des scènes et l'histoire de ce pêcheur cubain est particulièrement belle par ses partis pris réaliste et tragique.
C'est un livre à conseiller à tous ceux qui veulent lire ou relire une histoire simple mais profonde, pleine d'humanité et de poésie.
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13 sur 14 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 31 mars 2005
Une oeuvre magistrale, écrite par un géant.
La plupart des écrivains aiment prendre la plume car rien ne peut limiter leur imagination. s'ils veulent que le héros parle plusieurs langues, il sera polyglotte. S'ils veulent qu'il aille sur la lune, il marchera sur la lune. S'il veulent qu'il soit riche, il sera milliardaire.
Hemingway a fait l'inverse. Il a joué de minimalisme.
Cela offre plus de réaliste. Chaque objet cité devient ainsi notre à force de répétition.
Son univers se restreint à une barque et son outillage, le soleil, des poissons, un vieil homme et la mer.
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13 sur 14 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Non ce n'est pas de la science fiction, ce que le grand Hemingway décrit avec un talent minimaliste et poétique hors du commun, est inspiré de la réalité qu'il a pu observer tout au long de ses années passées sur l'île de Cuba.

Ce livre vous fait vivre le scénario en première personne, vous sentirez le goût du poisson cru sous la langue, le froid humide au large de la côte, la douleur sur vos mains, la fatigue et la folie vous gagner, mais vous ne décrocherez pas de ces pages !!!

Du coup il est dans mes préférés !
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3 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Si vous êtes passionné de pêche au plancton, si l'espadon est votre animal fétiche ou si l'histoire d'un vieux pêcheur luttant contre un poisson magnifique au milieu de l'océan ne vous laisse pas indifférente, voici le livre qu'il vous faut.

L'homme qui n'a rien pêché depuis presque trois mois combat un très gros Xiphias gladius. Une lutte à mort s'engage entre deux gladiateurs des mers.

Hemingway signe là un roman sublime, minimaliste et intense où l'épuisette n'a pas sa place.

Même si vous préférez la montagne ou la campagne, ou si le poisson vous donne des allergies, le Vieil Homme et la Mer ne vous laissera pas indifférent.
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 15 mai 2015
On s'en fout mais je le dis quand même, ce livre est MON livre. LE livre. Celui qui m'aura rendu amoureux. Amoureux de lire. Amoureux des mots. Amoureux des gens, de leur histoire. Un livre qui m'aura initié malgré lui, probablement, à la tolérance, à l'acceptation d'autrui, de ses souhaites, de ses aspirations, de son destin même peut-être.

Ce livre n'est pas un guide, il est le déclencheur.Quand, à 8 ans, je le lus pour la première fois, ma vie bascula, mon esprit chavira. Mon cerveau fit émerger une partie jusque là enfouie…. la curiosité, insatiable, inextinguible, inexpugnable et autres adjectifs à quatre syllabes.

Bref, ce livre, ce chef d'oeuvre, l'histoire d'un homme, un vieil homme même, et de sa vie, la mer.

« Il regarda la mer et sut comme il était seul. Mais il distinguait les prismes de l'eau sombre et profonde, et la ligne qui le tirait vers l'avant, et l'étrange ondulation du calme. Les nuages s'accumulaient maintenant sous le souffle de l'alizé, et quand il regarda droit devant il aperçut un vol de canards sauvages comme découpés contre le ciel et l'eau, puis s'effaçant, puis nets à nouveau et il sut qu'aucun homme n'était jamais seul sur la mer.«

Un combat, avec un poisson, un gigantesque espadon.

« Si tu n'es pas fatigué, le poisson, dit-il fort, tu ne dois pas être ordinaire. »

Un combat cruel, une lutte respectueuse et humble : »Poisson, dit-il, je t'aime et je te respecte beaucoup. Mais je t'aurai tué avant que ce jour finisse«

Je ne peux pas en dire plus. Je vous laisse découvrir par vous-mêmes les extraits suivants :

« Il vit d'abord une ombre très sombre qui prit si longtemps pour passer sous son bateau qu'il ne put en croire la longueur.

– Non, dit-il. Il ne peut pas être gros comme ça ?
Mais il était aussi gros que ça et lorsqu'à la finn du cercle il émergea à la surface à même pas trente mètres du bateau, il vit sa queue sortir de l'eau. Elle était plus haute qu'une grande lame de faux, et d'un bleu lavande au-dessus du bleu sombre de l'eau. Elle le suivait pendant qu'il nageait juste sous la surface et le vieil homme distinguait maintenant son énorme
volume, et les rayures mauves qui le zébraient. Il avait replié son épine dorsale, mais les nageoires pectorales étaient largement déployées. »

et la fin du combat :

« Alors le poisson eut un soubresaut de vie, avec la mort en lui, et s'éleva haut sur la mer, déployant toute son immense longueur, sa puissance massive et sa beauté. Il sembla suspendu en l'air au-dessus du vieil homme dans son canot. Puis il retomba dans la mer dans un écrasement qui renvoya son écume sur le vieux et remplit son canot. »

et ben non, le combat ne fait que commencer, éternel recommencement :

« Ils naviguaient bien, et le vieil homme laissait tremper ses mains dans l'eau salée et essayait de garder la tête claire. Il y avait de hauts cumulus, et assez de cirrus au-dessus d'eux pour qu'il sache que la brise durerait toute la nuit. Et tout le temps le vieil homme regardait le poisson, pour être sûr que c'était vrai. C'était une heure avant que le premier requin les attaque. »

Monsieur Hemingway, merci.

Finem Spicere,

Mehdi
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10 sur 12 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 21 août 2001
Comment décrire ce livre? Il est simple à lire mais difficile à interpréter, chaque lecteur interpretera différement l'histoire selon ses expériences personnelles. La lutte mentale et morale du vieil homme est poignante. On a envie de lui dire "non, n'abandonnes pas, tu vas y arriver". Ce monologue est en réalité le récit de la lutte interne du vieil homme entre sa faiblesse de vieil homme et sa volonté de fer. On ne sait pas vraiment si le vieil homme continue de s'éloigner de la côte pour sa peche ou si il se laisse porter par les flots afin de vivre une aventure qui va mettre un peu de piment dans la routine de sa vie.
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le 18 mars 2014
Dans ce récit j'y vois une allégorie : celle de la lutte pour la survie. Le vieil homme se voit souvent à la place du poisson, il lutte aussi à ligne tendue contre sa condition de pêcheur avec comme seul exutoire ce regard porté sur le Baseball, seule ouverture sur le monde extérieur.

Sa conscience nage à contre-courant car, au fond, il sait que tuer est un pêché mais à trop penser il s'écorche la main comme il aurait pu écorcher sa conscience.
Il aurait pu travailler sa pensée pareillement à sa main gauche mais sa condition est trop tendue pour qu'il baisse sa vigilance et se permette ces fantaisies : le risque de cassure est trop grand, alors il se résigne et se soumet à la repentance avec des Notre Père et des Je vous salue Marie.
La noblesse de l'espadon dans sa façon de vivre comme dans sa façon de mourir inspire le respect au pêcheur. Lui aussi aimerait être à sa place et lui emprunter cette noblesse pour sa propre lutte, celle de la vie.

Je salue en passant le superbe film d'animation que vous trouverez en tapant « Le vieil homme et la mer » sur Youtube. Ce dernier met parfaitement en avant l'aspect poétique et épique du roman.
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11 sur 14 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 13 novembre 2001
C'est un livre merveilleux qui retrace la lutte entre un vieux pêcheur et la vie représentée par ce qui lui est de plus cher n'était-ce qu'une pêche "généreuse", ce qui lui manquait d'ailleurs depuis un bon moment..
Le récit tourne autour de deux personnages principaux, le vieil homme et un gamin qui le côtoie, pour incruster par la suite de nouveaux venus...mais d'une autre espèce.. En effet, vient s'y mêler un gros espadon sur lequel le vieux pêcheur tente de s'acharner pendant plusieurs jours. Nous assistons dès lors à des scènes inédites de lutte intérieure et physique entre la vie du pêcheur et l'espadon.
Qui finira par l'emporter?
En plus de la fatigue et des blessures des mains du pêcheur, plusieurs autres obstacles semblent-être au rendez-vous...
Un roman facile à lire qui ne laisse pas indifférent ce qui lui vaut le mérite d'être le roman le plus célèbre de Hemingway.
A retenir: "Garde la tête froide et endure ton mal comme un homme. Ou comme un poisson".
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7 sur 9 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Ce livre initiatique conte l'histoire d'un vieux pêcheur, Santiago, qui, à son 85ème jour consécutif de pêche en mer, ferre un espadon de six mètres qu'il capturera au prix de trois jours d'harassants efforts, manquant plusieurs fois d'y perdre toutes ses forces vitales. De surcroît, une fois la bête amarrée à sa barque, elle attise les passions des prédateurs : les requins. Dévorant progressivement le cadavre, ils ne laisseront que la tête et la queue. Si bien que le vaillant pêcheur rentrera les mains vides.

L'écriture d'Hemingway pénètre à merveille les pensées de Santiago : il nous le décrit comme un homme rongé par les années, aux cicatrices profondes, tant apparentes que morales, souffrant la mort de son épouse et se réfugiant dans la pêche pour combler ce vide. Seul Manolito, jeune apprenti qui l'affectionne particulièrement, maintient le contact avec lui. En quelque sorte, il est la preuve humaine qu'il est encore en vie aux yeux du monde.

Ce profond isolement est traduit de manière diverse : dans ses rêves, où les hommes ont depuis longtemps déserté ses pensées. Quand le vieillard est seul dans sa barque au milieu de la mer, tel un grain de sable sur une plage. Quand il se parle à lui-même, pour combler l'absence d'humanité dans son champ de vision. Quand il essaye en vain de capturer l'espadon par la force de ses bras et la ténacité de ses mains (dont une se grippe par temps froid). A ce moment, il lui manque des renforts , d'autres mains. Quand il doit s'occuper de toutes les taches à bord, sans l'aide de personne ( s'occuper des lignes, prendre un objet à l'aide d'une gaffe, arranger les poissons qu'il mange, ...)

Le questionnement de Santiago prouve qu'il est une personne des plus respectables, aux goûts simples et modérés, ni vaniteux (il ne pêche que par nécessité, pas par goût de la prise), ni ambitieux (ses plaisirs dans la vie sont la mer, la pêche, le baseball, son lit et Manolito). Bien qu'il se sente honteux lors de la prise de l'espadon, se demandant si cela est défendable ou non, il sait qu'il le fait pour nourrir d'autres bouches et pour gagner suffisamment d'argent pour subvenir à ses propres besoins. S'il mange un poisson, il le fait pour se sustenter. Jamais il ne goinfre : tout ce qu'il fait est pour survivre. Si bien que lorque les requins mangent le poisson, il va jusqu'à s'excuser de l'avoir tué pour ses rapaces. En somme, il tient la mer en très haut respect (il l'appelle la mar et pas el mar), l'aime telle qu'elle est et joue son jeu. Cette modestie caractérise tout son être.

Pour autant, il est doté d'une grande force de caractère, ce qui lui permet de mener jusqu'au bout un combat de haute lutte entre lui et l'espadon. Grâce à sa ténacité, son courage et sa force mentale et physique (même si affaiblie par les années), il triomphe comme lors de son interminable bras de fer avec le noir de Cienfuegos. Même lorque la barque est envahie de toute part par des requins (marquant une fois la solitude profonde du personnage face à l'immensité de la mer), il va jusqu'au bout de ses actes, et frappe (ou tue) les prédateurs jusqu'à ce qu'ils renoncent. Même lorqu'il regagne la terre ferme, portant son mât jusqu'à sa maison tel le Christ portant son calvaire dans le désert. La comparaison est peut-être contestable, mais nombre de fois Santiago promet moult "je voue salue Marie" et "Notre Père" s'il parvient à capturer le poisson.

Derrière cette histoire, traîté sur le mode d'une nouvelle, Hemingway nous propose avec un style franc et direct une leçon de vie dotn chacun tirera ses propres enseignements.
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le 14 octobre 2012
Le vieil homme et la mer, ou comment un pêcheur dans sa pauvreté et sa déveine la plus absolue nous livre les richesses de la solitude. Le combat héroïque, physique mais surtout mental entre l'homme errant sur l'océan et sa proie a ici quelque chose d'Homérique. Santiago le vieux pêcheur, dans cet isolement nautique, se voit contraint de tirer toutes les ressources de l'homme. L'expérience, l'amour du prochain (homme ou poisson), voire la foi et la croyance le font avancer coûte que coûte.
Ici, Ernest Hemingway ne s'encombre pas du superflus. Il touche à l'ineffabilité de l'âme. Le lecteur ne peut être que captivé par ce superbe écrit.
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