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26 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 autopsie d'une âme
Camus nous a laissé peu de romans. Vu leur qualité, c'est bien dommage! Paru en 1956, "La chute" est le dernier qu'il écrivit, quatre ans avant sa mort tragiquement "absurde". C'est aussi celui que je préfère. Sa construction narrative est d'une rare simplicité puisqu'il s'agit tout bonnement d'un long monologue, celui d'un homme,...
Publié le 22 juin 2011 par Gwen

versus
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 La chute me laisse perplexe
La première fois que je l'ai lu je l'ai trouvé agréable avec des pointes d'excellence. La seconde fois, n'étant pas sûr d'avoir bien saisi l'oeuvre, je l'ai trouvé moins agréable, même parfois ennuyeux et il m'a été difficile de le finir. J'ai néanmoins retrouvé cette excellence dans certains...
Publié il y a 10 mois par LaKapsule


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26 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 autopsie d'une âme, 22 juin 2011
Par 
Gwen - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (COMMENTATEUR N° 1)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La chute (Poche)
Camus nous a laissé peu de romans. Vu leur qualité, c'est bien dommage! Paru en 1956, "La chute" est le dernier qu'il écrivit, quatre ans avant sa mort tragiquement "absurde". C'est aussi celui que je préfère. Sa construction narrative est d'une rare simplicité puisqu'il s'agit tout bonnement d'un long monologue, celui d'un homme, Jean-Baptiste Clamence, qui se confie à un étranger de passage à Amsterdam. Mais quelle vertigineuse virtuosité dans ce monologue! Quelle cristalline pureté dans cette prose! Avant même de vous frapper par la qualité de son propos, ce livre vous étourdit par la somptuosité de son style, un style d'une exceptionnelle élégance et d'une incomparable fluidité. On sent que tel l'ébéniste polissant amoureusement son meuble, Camus a poli chaque phrase de son texte avec le plus grand soin, choisissant le moindre de ses mots, plaçant la moindre de ses virgules avec une extrême attention, aussi soucieux de la musicalité de son écriture que du sens de ses paroles.

Mais que nous raconte justement ce livre? me direz-vous. Et quel est son message? Eh bien, je m'en voudrais de réduire sa portée en limitant le champ de son interprétation. Je pense que dix lecteurs pourraient y lire dix choses différentes sans qu'aucun d'entre eux soit forcément dans l'erreur. Ce qui est d'ailleurs souvent le propre des grandes oeuvres. Pour moi Camus nous donne surtout ici, sans aucun didactisme, sans aucun moralisme, une profonde leçon d'humanité au sens le plus noble du terme. A travers l'autoportrait d'un homme qui chute, il nous montre simplement quel est, selon lui, le chemin qui mène à cet état suprêmement désirable qu'est la véritable "liberté". Pour accéder à cet état, il faut se connaître philosophiquement, nous dit-il, c'est-à-dire abdiquer toutes les fausses valeurs, tous les sentiments vains qui accompagnent notre existence sociale et composent l'image fallacieuse que nous donnons de nous aux autres et à nous-même.

Ce livre est une autopsie. Celle d'une âme qui se met à nu et se juge sans la moindre complaisance. Certains diront que ces pages sont pessimistes et c'est vrai qu'en un sens elles le sont. D'un autre côté, elles portent aussi en elles, je crois, l'antidote à ce pessimisme. Le meilleur moyen de commencer à guérir, n'est-ce pas de comprendre son mal? Eh bien, c'est exactement ce que fait ici Camus. Il dissèque la chute de Clamence pour que nous ne chutions pas à notre tour. Bien lu, ce livre nous rend meilleur et nous apprend à mieux vivre. Ce qui est, si je ne m'abuse, le but même de la philosophie.
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19 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'avocat et le diable, 4 septembre 2009
Par 
Joël (Hotonnes, Ain) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La chute (Poche)
Voyez-vous, quand on vous force à l'adolescence à lire du Camus ou bien d'autres écrivains, je pense que l'on ne fait, dans la plupart des cas, que développer une haine contre certains auteurs. Il m'aura fallu plus de 25 ans avant de retoucher à un livre de Camus. J'avais été tellement déçu par L'étranger auquel je n'avais sans doute rien compris qu'il aura fallu que je me force pour acheter ce livre.

Et là, ce fut une découverte pour moi. Ce livre est exceptionnel par son style et son message. Ce monologue sur la vie de la part d'un avocat brillant qui découvrira les vices qui le hantent après un acte couard est plein de finesse et de justesse. Il est bien entendu dérangeant mais, dans la mesure où il s'agit d'un monologue, il est bien difficile de connaître le fond des choses puisqu'il ne cède à aucune contradiction dans sa rhétorique. Sa plaidoirie sur sa vie est un acte d'accusation qui ne connaît aucune défense. Lui-même qui aura pris partie sa vie durant pour la veuve et l'orphelin (mais même ceux-ci ne sont pas forcément bons) se trouve livré en pâture. Tant et si bien qu'à la fin, c'est nous qui devenons l'avocat du diable en essayant de lui trouver des circonstances atténuantes tant on peut bien des fois se reconnaître dans son personnage.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Sonder la profondeur de son ame, 6 novembre 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La chute (Poche)
Un grand livre au style eclatant et dote d'une grande portee philosophique.
Camus touche la une corde sensible de l'humanite et de l'individu.
Beaucoup de sujet sont abordes et beaucoup de questions posees.
La chute se lit tres vite mais vous laissera peut etre comme moi pour un bon bout de temps en reflexion.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Lumière crue sur l'orgueil, 1 juin 2013
Par 
Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La chute (Poche)
René Girard a dans ses travaux cité "La chute" comme marquant l'avancée de Albert Camus dans la compréhension du mensonge romantique et de la critique de l'homme du souterrain (Mensonge romantique et vérité romanesque). Ce roman est proche du style de Dostoïevski. Un homme, dans les bas-fonds du port d'Anvers, se confie à un étranger, partageant alcool et souvenirs, vécus ou construits. L'homme, un avocat parisien, fut une étoile brillant au firmament des prétoires. L'homme se vante d'avoir été le grand secours de la veuve et de l'orphelin, de posséder une âme charitable à l'excès et envie, aussi habile du cerveau que du sexe, sportif qui aurait pu, avec un peu plus d'entraînement, devenir numéro 1 au tennis etc. Alors pourquoi a-t-il échoué dans cette misère ?

L'homme expose qu'il n'a aucun principe moral dans sa vie. Jamais ne couchait-il avec les femmes de ses amis ! Soit. Le lecteur apprend quelques lignes après qu'il avait la décence de se défaire de l'amitié avant de conclure une passe. La brillance démontre en fait la noirceur. L'homme se précipitait (s'en vantant) au devant des aveugles pour les aider à traverser la rue, ne laissant à personne la possibilité de le faire. Belle âme ! pour apprend-t-on un peu après ne pas s'empêcher d'ôter son chapeau et de saluer sa victime. Ridicule. Il avait sur la gent féminine un allant certain dont il était de fait prisonnier, devant recourir à une mécanique de la séduction qui, si elle rencontrait un obstacle, exacerbait les sens de son auteur. L'obstacle crée le désir. L'homme est esclave des obstacles qui l'amènent à se considérer comme étant fragile. L'absence de sens comme ligne de conduite, l'absurde, conduit cet homme à l'endroit qu'il n'a de fait jamais quitté qu'en illusion : le néant. Aussi se vautrera-t-il ensuite avec les prostituées.

Deux événements ont fragilisé le beau château de cartes : une gifle reçue par un motard qu'il venait de houspiller, à laquelle, surpris, il ne sut répondre : lâcheté; et un suicide, celui d'une jeune femme qu'il aurait bien voulu courtiser, sortant des bras d'une autre, qui se jeta dans la Seine. Il entendit le bruit de la chute et ne fit rien, alors qu'il était à proximité, pour tenter de la sauver. Pourtant ne l'avait-il pas l'espace d'un instant désirée ? Ne se vantait-il pas d'être le séducteur des femmes ? Une femme lui échappe; il ne fait rien. Vanité.

Le narcissisme outré de cet homme est l'une des expressions de son vide intérieur. Tout n'est qu'apparence jusqu'à ce morceau du retable des frères Van Eyck (cf. digression - L'agneau mystique : Le retable des frères Van Eyck) qui représente une scène de juges : l'art, une autre construction factice même s'il s'agit d'un original ?

Cet homme a montré son double. C'est ce dernier qui mène sa vie dans les égouts.
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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Confession, 12 mars 2012
Par 
Gerard Müller "médicactus" (Nouvelle Caledonie) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La chute (Poche)
La Chute/Albert Camus
« Quand on a beaucoup médité sur l'homme, par métier ou par vocation, il arrive qu'on éprouve de la nostalgie pour les primates. » Et voici lancée une mise en accusation universelle de l'humanité.
Le long monologue de Jean Baptiste Clamence, ex avocat parisien devenu juge pénitent domicilié à Amsterdam, commence fort. Désabusé et sans illusion sur l'humanité depuis longtemps, il confirme : « Il m'a toujours semblé que nos concitoyens avaient deux fureurs : les idées et la fornication' Une phrase suffira pour évoquer l'homme moderne : il forniquait et lisait les journaux'(et d'ajouter avec humour :)'Après cette forte définition, le sujet sera, si j'ose dire, épuisé. »
La causticité du propos et du ton ne fait qu'ajouter de la puissance à la réflexion. La misanthropie factuelle de Clamence face à l'ignominie et l'hypocrisie humaines a tout pour séduire le lecteur qui a quelque peu médité sur l'humanité.
Des phrases choc comme celle-ci : « Quand on n'a pas de caractère, il faut bien se donner une méthode ! » (passage relatif à la déportation des juifs), émaillent avec cynisme le récit.
Puis c'est le portrait d'un personnage aveuglé par un amour immodéré de soi qui se dessine peu à peu. Cynique, vaniteux, prétentieux, charmeur, pervers, Clamence confesse à quelqu'un qui ne participe pas au récit sa technique pour séduire les femmes. Pour lui, il apparaît comme l'archétype humain.
Cynique : « Une femme qui me relançait trop souvent, et en vain, eut le bon goût de mourir jeune. »' « Les femmes, je les aimais, selon l'expression consacrée, ce qui revient à dire que je n'en ai jamais aimé aucune. »' « Pour une aventure de dix minutes, j'aurais renié père et mère, quitte à le regretter amèrement. Que dis-je ! Surtout pour une aventure de dix minutes et plus encore si j'avais la certitude qu'elle serait sans lendemain' »
Charme : « Vous savez ce que c'est le charme : une manière de s'entendre répondre oui sans avoir posé une seule question claire. Ainsi de moi à l'époque. »
Dans un style éblouissant, Camus donne à son héros la possibilité de s'exprimer aussi bien sur l'acte d'amour que sur la mort, le bonheur, la liberté, Dieu, la désillusion d'une vie. Il nous le rend tour à tour antipathique et sympathique. Il est notre miroir.
« Ces dames, derrière ces vitrines ? Le rêve, monsieur, le rêve à peu de frais, le voyage aux Indes. Ces personnes se parfument aux épices. Vous entrez, elles tirent les rideaux et la navigation commence. Les dieux descendent sur les corps nus et les îles dérivent, démentes, coiffées d'une chevelure ébouriffée de palmiers sous le vent. »
J'ai particulièrement aimé le passage où est abordé le « crime innocent » de Jésus.
D'abord, une citation : « Il ya toujours des raisons au meurtre d'un homme. Il est, au contraire, impossible de justifier qu'il vive. C'est pourquoi le crime trouve toujours des avocats et l'innocence, parfois seulement. »
« Il a crié -(Jésus)- son agonie et c'est pourquoi je l'aime, qui est mort sans savoir' Trop de gens ont décidé de se passer de la générosité pour pratiquer la charité'.O l'injustice, l'injustice qu'on lui a faite et qui me serre le cœur. »
Un livre de chevet assurément .
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 N'attendez pas le Jugement dernier. Il a lieu tous les jours., 16 juin 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : La chute (Poche)
Un homme, dans un bar d'Amsterdam, raconte sa vie à un autre.

J'ai lu ce roman (cette nouvelle ?) une première fois au lycée pour le Bac, et je n'y ai absolument rien compris. On ne peut l'aborder qu'avec l'âge, et chaque lecture alors se montre sous un nouveau jour.

La Chute, c'est un roman sur les hommes et le désenchantement. Comme les fils apprennent un jour avec déception que leurs pères ne sont pas invincibles, le narrateur de la Chute raconte comment il est tombé de son piédestal (érigé par lui-même) après avoir découvert sa lâcheté, et comment cette découverte a apporté un éclairage nouveau sur sa vie passée, ses gloires illusoires, son ego indestructible.

C'est l'heure aussi pour Albert Camus de régler ses comptes avec l'existensialisme en général et Sartre en particulier, avec une humanité qui sans cesse juge les autres de peur d'être jugée. Pour autant, jamais de cynisme sous cette plume de l'amertume, ou alors celui du désabusé.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 La chute me laisse perplexe, 9 février 2014
Par 
LaKapsule (France) - Voir tous mes commentaires
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Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Chute (Format Kindle)
La première fois que je l'ai lu je l'ai trouvé agréable avec des pointes d'excellence. La seconde fois, n'étant pas sûr d'avoir bien saisi l'oeuvre, je l'ai trouvé moins agréable, même parfois ennuyeux et il m'a été difficile de le finir. J'ai néanmoins retrouvé cette excellence dans certains passages.
La question toute simple que l'on pourrait se poser c'est : est-ce que l'on s'y ennuie ? Je répondrai que par moments, oui. Il y a des longueurs, comme lorsqu'il parle des femmes : il traîne dans des détails alors que l'on avait sûrement saisi son propos, l'essentiel avait été dit, mais il continue. J'ai aussi regretté, quand il parle du rire qu'il entend, qu'il ne continue pas sur cette voie alors qu'elle aurait pu aider à maintenir le lecteur en haleine.
Cela dit, par moments, plus ou moins longs, on se régale également. Même si vers la fin son discours se traîne car il ne parle plus de façon concrète de sa vie tel qu'il le fait parfois en relatant des anecdotes, comme celle de la concierge par exemple, qui nous feront sourire et susciteront un grand intérêt. Non, il parle de sa personne de façon plus abstraite. Sachant qu'il l'a fait durant toute la durée de la rencontre, c'est là le point culminant de la répétition.

Maintenant, je me suis imaginé être réellement à la place de son interlocuteur. Il m'a ramené quelque part à ces alcooliques qui rabâchent leur vie. Je ne serais personnellement pas revenu le voir, sans doute un peu après cet épisode du rire où l'attractivité de son discours se perd dans sa propre répétitivité.

Malgré tout ce livre peut plaire, même beaucoup vu les commentaires, c'est sans doute là le lot des grandes œuvres qui peuvent susciter des sentiments contraires. Je conseillerais de l'étudier car il a bon nombre de trésors cachés qui ne se prêtent pas à la lecture rapide et survolée.
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20 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'Etranger à l'envers, 26 septembre 2003
Par 
Zarak (Saintry-sur-Seine, Essonne, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La chute (Poche)
Troublante découverte : quand on lit "L'Etranger" à l'envers, on obtient "La Chute". Et Clamence semble être le reflet inversé du mythique Meursault. Ce dernier ne jouait pas le jeu parce qu'il avait choisi d'être vrai jusqu'au supplice. L'autre, Clamence, joue le jeu et il le joue à fond : la vie et la société lui sont un jeu de rôles. Et si l'on en a les moyens, alors autant s'octroyer le plus beau rôle. Les deux oeuvres sont de même coupées en deux parties, et chaque première partie s'achève sur un "meurtre". Celui de Meursault relevait de l'indifférence. Celui de Clamence se nomme plutôt "lâcheté". Un soir, face à une femme en train de se noyer, il loupe l'occasion d'avoir une âme et fait voler en éclat sa propre vanité. La confession et la prise de conscience de la culpabilité universelle seront son maigre salut. Deux parcours spirituels diamètralement opposés, deux chemins qui mènent peut-être à la vérité. Camus démonte tous les rouages de la société du mensonge et des belles apparences. Son écriture à la première personne est également l'antithèse de l'écriture "blanche" de l'Etranger : fouillée, complexe, joueuse, parfois confuse, difficilement abordable. On pense quelquefois aux "notes d'un souterrain" de Dostoïevski, jamais de trop près, bien heureusement. Un grand Camus à lire absolument.
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15 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 c'est un chef d'oeuvre du vingtieme siecle..., 28 juin 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : La chute (Poche)
La Chute est l'un des livres les plus profonds et intellectuellement les plus provocants j'ai eu le plaisir de lire... Il vous fait a penser a votre identite au contraire de la plupart des livres fait. Il est ecrit elegante et abilement... Avec le caractere se reposant la, vous disant a propos de sa vie et accomplissements jusqu'a la fin du livre... et a la suit, vous realisez ce que "la chute" veut vraiment dire. Je suis si heureux que mon professeur francais m'ait fait a lire ce livre...
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19 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chef-d'oeuvre!, 29 octobre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : La chute (Poche)
Camus, immense penseur de notre temps, malheureusement mis au placard par un Sartre présomptueux. "La chute" fut d'abord une réponse aux attaques du petit philosophe. Mais l'ouvrage transcende cet affrontement pour accéder à l'expression de l'essence même de la condition humaine, résumée en quelques dizaines de pages d'une force et d'une éloquence inouïes, révélant le génie et la grandeur de son auteur.
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La chute
La chute de Albert Camus (Poche - 18 janvier 1972)
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