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La symphonie pastorale/André Gide (1869-1951)
Né en 1869 à Paris, Gide reçu dès son enfance une culture protestante très stricte où prime la morale de l’effort. Dès ses études classiques terminées, il se met à l’écriture et publie à compte d’auteur un premier roman à 22 ans.
Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1947 pour l’ensemble de son œuvre.
Je relis souvent cette nouvelle comme j’écoute une symphonie de Beethoven, et pourquoi pas la N°6. C’est comme un besoin de lire un texte essentiel, épuré de tout artifice et au fond bouleversant.
On peut se contenter de lire cette brève et belle histoire au premier degré en se laissant transporter par la dramatisation qui va crescendo. Car effectivement ce chef d’œuvre de la littérature du XXé siècle ne peut que séduire tout lecteur sensible au beau style de Gide et la qualité technique de la narration.
Mais il me paraît aussi essentiel de se poser les questions qui en découlent à savoir quelle perception les aveugles ont du monde matériel, des formes, des couleurs, de l’origine des sons, de la beauté…
Le passage où Gertrude fait part au pasteur de son idée que le chant des oiseaux est celui de la lumière liée à la chaleur est à ce sujet révélateur.
Celui où Gertrude lui demande : « Est-ce que je suis jolie ? » Et le pasteur de répondre : « Que t’importe de le savoir ? » est particulièrement émouvant.
Gertrude, aveugle donc, et aussi quasiment muette du fait que feue sa grand–mère avec qui elle demeurait était sourde et muette fait de rapide progrès grâce à la patience du pasteur. Admirons le style précis et fluide de Gide :
« C’est que ses progrès furent d’une rapidité déconcertante : j’admirais souvent avec quelle promptitude son esprit saisissait l’aliment intellectuel que j’approchais d’elle et tout ce dont il pouvait s’emparer, le faisant sien par un travail d’assimilation et de maturation continuel. »
Le pasteur va connaître tous les tourments consécutifs à sa prise en soins de Gertrude, d’abord une certaine jalousie de sa femme et puis lui même une jalousie insidieuse et inavouable quand il découvre son fils aîné Jacques guidant les doigts de Gertrude sur l’harmonium de l’église.
La nature équivoque des sentiments qu’éprouve le pasteur à l’égard de Gertrude ne laisse pas de provoquer en lui le tourment le plus profond. A-t-il conscience de la nature du sentiment qui le lie à Gertrude et se ment-il à lui-même pour ne pas le reconnaitre ?
Le cocon de bonheur dans lequel le pasteur a enveloppé Gertrude depuis le début est-il vraiment bénéfique pour la jeune fille ?
« Hôtesse de ce corps opaque, une âme attend sans doute, emmurée, que vienne la toucher enfin quelque rayon de votre grâce, Seigneur ! Permettrez-vous que mon amour, peut-être, écarte d’elle l’affreuse nuit ?... »
Plus tard, Gertrude confie au pasteur : « Tout le bonheur que je vous dois me paraît reposer sur de l’ignorance…Je ne veux pas d’un pareil bonheur. Je ne tiens pas à être heureuse. Je préfère savoir…Je crains, voyez-vous, que le monde entier ne soit pas aussi beau que vous me l’avez fait croire… »
Puis il y a la soirée du 19 mai…Le pasteur est perdu et se tourne désespérément et dans un appel pathétique vers son Seigneur :
« Seigneur, je ne sais plus…Je ne sais plus que Vous. Guidez-moi. Parfois il me paraît que je m’enfonce dans les ténèbres et que la vue qu’on va lui rendre m’est enlevée…Seigneur, il m’apparaît parfois que j’ai besoin de son amour pour vous aimer. »
Un des joyaux de la littérature française où se mêlent les sentiments les plus troubles et les plus divers dans une lutte entre le bien et le mal. J'ajouterai que ce roman peut aussi être considéré comme une réflexion parabolique sur le bonheur.
0Commentaire4 sur 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 19 septembre 2014
Que de souvenirs avec ce livre , lu à l'âge de 15 ans. Plein de réponses à mes interrogations sur le sujet de la relation triangulaire.
dommage que la couverture soit si " dure " par rapport à l'ancienne , malgré qu'elle soit très représentative de l'histoire
0Commentaire2 sur 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Quel plaisir j'ai eu à relire, quelque 25 ans après, ce roman qui m'avait marqué par la qualité de sa narration et la profondeur des sentiments qui y sont décrits !

Une histoire qui commence à la manière de Nell, si vous connaissez (peut-on penser que ce film se serait inspiré du célèbre roman d'André Gide ?). Ici, un pasteur appelé à se rendre au chevet d'une vieille dame tout juste décédée et vivant retirée, découvre une jeune fille recluse dans un coin de la vieille maison. Cette sorte d'enfant sauvage est en fait aveugle, et a subi l'absence d'éducation et de soin de la vieille dame qui l'avait en charge et était quant à elle sourde.
Emu par la situation et n'écoutant que son coeur, le pasteur décide de recueillir la jeune adolescente au sein de son foyer, au dépit de son épouse, qui a déjà fort affaire avec quatre enfants à nourrir et éduquer, dans une modeste demeure déjà exiguë.

Le pasteur va ensuite s'évertuer à tenter de sortir la jeune aveugle de son monde cloisonné, tenter de premières formes de communication, avant de lui apprendre le langage et l'éveiller au monde qui l'entoure.
Tâche difficile, dans laquelle les résultats sont excessivement lents et la patience primordiale.
Les premiers temps seront d'ailleurs au découragement. Mais son épouse lui sera d'une aide particulièrement précieuse.
Après tout, d'autres n'ont-ils pas réussi, dans des temps passés, là où la situation pouvait être autrement plus difficile, à l'image de cette Helen Keller, par exemple, qui était, elle, à la fois aveugle et sourde (ainsi que muette en apparence) ?

Mais, comme souvent, ce n'est pas seulement la jeune femme qui va apprendre. A l'instar du personnage principal du Pays des aveugles, ou encore en s'inspirant des leçons du Grillon Du Foyer de Charles Dickens (cité par André Gide), le pasteur va découvrir encore des choses sur la nature humaine, à commencer par la nature de ses propres sentiments...
Je vous laisse, bien entendu, découvrir de quoi il en va.
A signaler aussi l'existence d'un film, tiré du livre, avec la superbe interprétation de Michèle Morgan dans le rôle de la jeune aveugle et que j'avais bien apprécié également.

Un superbe roman, profond, à l'écriture soignée, dont le langage qui peut paraître un tantinet désuet aujourd'hui, est un véritable ravissement pour ceux qui aiment la douce musique (ou symphonie) des mots.
0Commentaire4 sur 5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Ce petit livre de 140 pages m'a énormément émue par la force de ses sentiments, sans cesse malmenés par un rival (le père ou le fils qui sont des freins pour vivre exclusivement l'amour qu'ils portent l'un et l'autre à Gertrude) ou par la morale chrétienne qui interdit de désirer un être en particulier. Obstacle également du côté de la morale tout court qui empêche deux êtres d'aimer une même personne (surtout lorsqu'il s'agit du père et du fils!).

André Gide parvient à faire émerger ces instants de grâce où le coeur farouche, qui ne se soumet à aucune règle morale, qui avance libre comme l'air, téméraire, débridé, incontrôlable, se heurte à des obstacles plus grands que lui, qui vont le suffoquer pour aboutir à cette histoire tragique. Tragique, pourquoi? Parce que nul ne parvient à sortir des carcans dans lesquels il s'est enfermé pour laisser le sentiment pur et sain émergé. Le fils comme le père aiment éperdument cette femme, à n'en pas douter, mais la voie qu'ils ont prise est trop étroite, trop étriquée pour laisser place à cette émotion que tout étouffe et qui conduira à une fin déchirante.
Si Gide parvient avec concision à parler de cet amour avorté, c'est probablement parce qu'il a lui-même vécu une histoire semblable, mais avec un homme...

L'un des personnages dit quelque chose de très juste sur le sentiment amoureux et son impossible arrêt: "Je ne puis arracher cet amour de mon coeur qu'en arrachant mon coeur même."
Contrairement à d'autres commentateurs, je n'ai rien trouvé de mièvre à cette histoire, parce que j'ai été transportée par cet élan si vite étouffé dans la mort ou le repli religieux.
0Commentaire3 sur 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 11 mars 2003
La symphonie pastorale est un mélange de générosité, d'amour, et de confiance.Une aveugle découvre le monde grace à un pasteur, et finalement elle découvre aussi l'amour, et un monde idéaliste, et le monde réel finira par la désoler le jour où elle en découvrira les frasques en recouvrant la vue ...
Les sentiments, les émotions, ce pasteur qui initie une jeune fille presque femme à la vie, n'est pas sans rappeler ce qu'André Gide a pu vivre émotionnellement avec un jeune homme dont il était épris ...
C'est une symphonie du coeur, un éveil à l'amour, mais aussi à la triste réalité...
0Commentaire13 sur 17 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 décembre 2003
Un roman émouvant avec un amour difficile, voire impossible, entre le narrateur, pasteur dans le Jura, et une orpheline aveugle, Gertrude. Le pasteur rencontre Gertrude dans une ferme. La jeune femme se trouve dans un état physique lamentable et le pasteur décide de l’emmener chez lui pour faire son éducation. Il passe beaucoup de temps avec elle, lui apprend à lire. Le mécontentement de sa femme Amélie va grandissant : elle reproche au pasteur de s’occuper davantage de Gertrude que de ses propres enfants. Il n’échappe pas à Amélie que bientôt le pasteur développera un sentiment plus que paternel pour Gertrude. Lorsque Gertrude va recouvrer la vue, sa relation avec le pasteur court vers le désastre.
Un des meilleurs romans d’André Gide.
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le 19 septembre 2005
L'amateur de belles lettres ne verra pas un hasard dans le choix du titre. "La symphonie pastorale", certes il en est question dans ce livre, mais on pourrait tout autant le désigner comme en étant une. Autrement dit, on ne fait pas que découvrir une histoire ici, on écoute aussi la musique de mots que Gide a composée avec autant de soin que Beethoven la sienne de notes, dans le même but de nous élever.
Car le trait dominant de cette oeuvre, c'est la délicatesse qui transparaît tant dans la nature de la relation qui unit la jeune aveugle au pasteur qui l'a recueillie, que dans la manière dont Gide nous la rapporte. La prose donne l'impression d'avoir été ciselée avec le plus grand soin dans l'ambition d'approcher une perfection qui ne serait pas un chef-d'oeuvre de complexité, mais au contraire une forme dépouillée du tout superflu. En effet, si on veut bien les considérer un peu, les mots sont simples et les formules semblent déconcertantes de facilité, signe que c'est bien le plus grand génie de la langue française qui s'exprime ici. Vraiment, on ne peut se retrouver devant ce texte que comme un barbare qui débouche sur une cathédrale au sortir de sa forêt, avec ce sentiment qu'il s'agit d'un château de cartes prêt à s'écrouler alors que l'édifice est solide, car tout s'y tient en vertu de lois fondamentales qui échappent à notre intelligence.
A lire et à relire absolument donc, et particulièrement conseillé pour découvrir Gide car ce livre est fort court.
0Commentaire9 sur 13 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 11 décembre 2011
"Le mal n'est jamais dans l'amour". Une belle phrase que ce roman pourtant met en question. Est-ce que l'amour peut être un péché, aussi pur qu'il soit?

La couverture n'est pas comme affiché ici. Cela ne change pas le roman lui-même, bien sûr...
0Commentaire2 sur 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 15 mai 2009
Bien que la trame de cette histoire soit particulière - notamment au niveau de la relation qu'entretiennent Gertrude et le pasteur, j'ai beaucoup apprécié ce livre.
C'est une belle histoire, à la fois triste et touchante (peut-être choquante pour certains à la fin du livre...), magnifiquement bien écrite. La simplicité est le maître mot d'André Gide. J'ai particulièrement apprécié la présentation du roman, sous une forme de journal où l'on connaît les espoirs, les doutes, les pensées de ce pasteur si émouvant et prêt à tout (ou presque) pour le bonheur des autres.
Certes, l'histoire aborde forcément la question de la religion : de sa place, à quoi elle sert, des paroles chrétiennes,... J'avoue que cela ne m'a pas dérangée parce que j'étais bien plus concentrée sur l'évolution des relations entre les personnages, toutefois cela pourrait l'être -dérangeant- pour d'autres...
Dans tous les cas, je conseille ce roman : il est court mais terriblement poignant et bouleversant !
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 4 décembre 2009
Mes sentiments sur ce livre sont très partagés.

Une petite histoire tragique, facile à lire et pourtant riche en symboles, profonde au niveau des sentiments humains.
Un livre sur ceux qui cultivent le bonheur et réchauffent leurs proches et sur ceux qui cultivent les soucis de la vie et rayonnent de la lumière noire.
Un livre sur la pureté, sur la vérité et l'innocence (un peu mièvre peut-être parfois...) mais aussi sur le mensonge et la duplicité qu'on peut développer en toute bonne fois (cf. les débats intérieurs du pasteur qui tente d'utiliser la Bible pour se justifier).
Si l'ensemble est très émouvant, on regrettera tout de même une intrigue au final assez convenue, des stéréotypes (la jeune fille sauvage mais pure qui s'éveille au monde), des paraphrases un peu lourdes de la Bible (l'aveugle qui ne peut pas pécher).

Le récit éclairé par de superbes descriptions avec des moments empreints d'une poésie un peu trop léchée (découverte du monde par Gertrude à travers la Symphonie par exemple). La prose trop pure et trop parfaite me semble un peu artificielle par moment.

A lire en tant que classique et pour le témoignage de ce que peut être une passion empreinte de respect.
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