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89 internautes sur 94 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Céline dynamite le roman
Des romans qui font véritablement "avancer" la littérature, il s'en publie peut-être quatre ou cinq par siècle, à tout casser. Le "Voyage" de Céline fut assurément un de ces rares joyaux dont l'éclat ne fait que grandir avec le temps. Faut-il remettre en cause le génie de ce chef-d'oeuvre au prétexte que...
Publié le 9 novembre 2009 par Gwen

versus
20 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Céline ou le pessimisme
Ce qui frappe avant tout dans ce roman de Céline c’est la noirceur du monde vu à travers les yeux de son héros. Bardamu est le témoin des injustices et des non-sens de la société : la guerre qu’il rejette en bloc avec cette phrase cinglante : « …il ne m’avait rien fait à moi les Allemands », le...
Publié le 23 décembre 2002 par richard_baudry


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89 internautes sur 94 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Céline dynamite le roman, 9 novembre 2009
Par 
Gwen - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (COMMENTATEUR N° 1)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Voyage au bout de la nuit (Poche)
Des romans qui font véritablement "avancer" la littérature, il s'en publie peut-être quatre ou cinq par siècle, à tout casser. Le "Voyage" de Céline fut assurément un de ces rares joyaux dont l'éclat ne fait que grandir avec le temps. Faut-il remettre en cause le génie de ce chef-d'oeuvre au prétexte que Céline, par la suite, s'égara idéologiquement? Je ne crois pas. Bien sûr, sa compromission ultérieure avec le nazisme demeure une tache inexcusable et ineffaçable, mais j'ai tendance à évaluer un artiste sur son art, non sur sa biographie. Or l'oeuvre de Céline témoigne d'un incontestable génie.

Sombre, crépusculaire, terrifiant, à l'image du monde et de l'époque qu'il décrit, ce "Voyage au bout de la nuit" est aussi un livre solaire, épiphanique, car il invente un nouveau langage, libéré de tous les carcans, affranchi de tous les académismes. Il crée sur les ruines fumantes de la Grande Guerre une prose furieuse, truculente, iconoclaste, qui déboutonne la grammaire, s'asseoit sur le beau style et introduit par effraction l'oralité dans la littérature. Le "Voyage", c'est le dernier des grands romans picaresques, un peu comme Don Quichotte, en son temps, fut le dernier grand roman de chevalerie. Il y a d'ailleurs du Quichotte en Bardamu, dérisoire silhouette errant dans un monde où il peine à trouver sa place. Quelques années plus tôt, Proust enterrait de la plus grandiose des manières le 19ème siècle. Avec ce livre, Céline, lui, pose les bases d'un siècle nouveau qui rime avec guerre et misère.

Est-ce pour autant un roman triste ou neurasthénique? Curieusement, non. Je trouve au contraire qu'il en émane le genre de gaieté que l'on trouve dans certains tableaux de Brueghel ou d'Ensor, une gaieté de fête foraine, de carnaval, celle des petites gens qui opposent aux grands malheurs de l'existence les menues joies du quotidien. Céline a beau être un pessimiste forcené, il est pessimiste avec gouaille et cette gouaille nourrit sa prose d'une énergie inouïe. Mais attention, ce n'est pas une gouaille ordinaire, banalement triviale et faubourienne. Non, c'est une gouaille prodigieusement sophistiquée, qui entremêle dans une copulation inattendue archaïsmes et néologismes, qui fait cohabiter sans vergogne les mots argotiques et précieux, les figures de style les plus savantes et les maladresses volontaires. C'est la gouaille d'un homme qui maîtrise à la perfection toutes les subtilités de la langue française et qui les subvertit en toute connaissance de cause pour enfanter un idiome inédit.

Proust disait subtilement des choses subtiles. Céline, lui, dit puissamment des choses puissantes. A chacun sa grandeur.
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109 internautes sur 120 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pourquoi lire Voyage au bout de la nuit, 2 août 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Voyage au bout de la nuit (Poche)
Voyage au bout de la nuit. Inutile d'imaginer un parcours initiatique alambiqué vers une lumière salvatrice. Point d'aube ici, c'est " Voyage au fond du trou ", la tête la première. Il faut bien y réfléchir avant de lire le texte, réfléchir à ce qu'on est capable de voir et d'entendre à propos de sa propre misère, de la misère humaine et de ses impasses. Toutes les positions de repli méticuleusement démontées à mesure qu'on les imagine, il ne reste que le vide. Inutile de jeter un coup d'œil au manège lumineux qui étourdit ses foules et d'hurler à l'exagération en espérant quelque écho. Inutile de chercher dans les souvenirs un bonheur cohérent, ce ne sont que des répits saupoudrés : si la forêt est belle de loin, il suffit de s'approcher pour constater qu'il n'y a pas une feuille qui ne soit déchirée, tâchée, parasitée, promise à une pourriture omniprésente, quelques mètres au dessous.
On pourra toujours faire semblant de croire qu'il ne s'agit que de divagations haineuses et ordurières d'un écrivain fasciste et aigri : c'est une généreuse porte de sortie qu'il offre à tous ceux qui préfèrent continuer dans leur monde de carton-pâte. " Voyage au bout de la nuit " est un miroir qui se lit.
La guerre est au commencement, comme le début d'une vie, absurde bien sûr la guerre. Mais ce n'est pas une absurdité académique ou lyrique dont il est question, c'est l'absurdité par la tripe, par la peur, par la lâcheté. Une fois débarrassée de l'amour propre du narrateur, ce n'est plus la sienne propre, de peur, ce n'est plus sa lâcheté, on la reconnaît cette lâcheté universelle face à la mort, on sait bien que c'est la sienne aussi, qui qu'on soit. Tout le monde sait d'instinct que les héros sont des malades mentaux, ou des lâches tellement plus lâches que les autres qu'ils sont pressés d'en finir. Et puis, il y a les grands stratèges qui envoient les uns se faire tuer, les autres se faire fusiller, juste pour continuer, durer, au nom d'un patriotisme hallucinatoire. Et puis, il y a les civils, qui sont d'accord avec tout le monde, alternativement...
Où est la vérité, dans les récits grandiloquents des livres d'Histoire, dans les réclames nasillardes des actualités officielles, ou bien dans la vase gorgée de sang où se noient des jeunes gens terrorisés ?
Le récit quitte la guerre, mais la paix, la guerre, c'est du pareil au même, car pour les pauvres, c'est toujours la guerre. La différence, c'est qu'en temps de paix, ils se battent entre eux pour paraître moins pauvres, se battent pour offrir aux riches de plus gros gâteaux dont il tombera peut-être de plus grosses miettes. Ce n'est pas le moindre des désespoirs, la condition des pauvres, intemporelle, les pauvres dont on ne sait s'il faut les plaindre pour la malédiction qui les frappe, ou les abandonner à leur servilité incurable. C'est peut-être cela qui impose de garder à Céline à l'écart : il n'aime pas les pauvres dont on a tant besoin pour travailler et faire la guerre, il ne sait pas les flatter. C'est plus probable en tous cas que ces histoires d'engagement politique bien commodes. Quand les pauvres vont à l'école, on ne va pas leur gâter l'esprit et le courage avec des horreurs défaitistes et pour tout dire, négatives.
Aujourd'hui, rien n'a changé, le manège tourne juste un peu plus vite. De la nausée viendra peut-être l'envie de lucidité. De cette lecture, sûrement.
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5.0 étoiles sur 5 Desirless!, 23 janvier 2011
Par 
Hervé J. (Savoie,France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Voyage au bout de la nuit (Relié)
Peut-être pour s'affranchir de sa bourde tunisienne, l'état français, par l'entremise de Frédéric M. vient de renier papa Bardamu.

Alors, avant sa mise à l'index ou l'entière destruction de son oeuvre dans un gigantesque autodafé, j'invite tous ceux qui prétendent indûment avoir lu le " voillâge " à enfin finaliser leur acte manqué.

Pour ceux qui en sont à quatre essais infructueux, laissez tomber, vos succès rayon Marc L. ou Guillaume M. compenseront largement cet échec.

Mr Destouches avait la fâcheuse manie d'être anti-sémite, certes, mais j'en connais qui n'aiment pas Yes et qui sont toujours en liberté!

Alors, comme disait notre ancienne chanteuse à brosse: "voyage,voyage".
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9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 incontournable !!!, 10 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Voyage au bout de la nuit (Poche)
De loin le meilleur ouvrage du grand Céline !! Céline y dénonce toutes ou presque les dérives de l'humanité ou plus exactement de la société occidentale (guerre, colonisation, travail, aliénation,...) Ceux qui voient dans cet oeuvre "l'antisémitisme soujacent" de Céline n'y ont rien compris ou manquent cruellement d'objectivité (cqfd !!), rien à voir ici avec ses pamphlets, faut pas tout mélanger !!! IN-DIS-PEN-SABLE !!!
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24 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un voyage au bout de l'âme, 26 novembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Voyage au bout de la nuit (Poche)
Bardamu n'est bien sûr qu'une caricature, un pot-pourri d'incertitudes et de sentiments qu'il serait difficile de tous retrouver dans une seule et même personne. Sa destinée et son cheminement cahotiques en sont donc improbables mais les événements et les drames qui l'y conduisent ont tous été vécus et subis par d'innombrables êtres humains qui retrouvent dans ces lignes leur souffrance, leurs questions, leurs hésitations, leur soumission au devoir ou leur rébellion. Ce voyage est en fait un tour d'horizon de la raison humaine et la nuit est pour Céline le symbole de sa noirceur. La révolte de l'individu ne mène pas ici à de grandes envolées lyriques mais plutôt à une étude opportuniste de la meilleure façon de profiter du système. Aucun personnage ne sort intact de cette féroce critique de la société et de ses contradictions. L'atroce pessimisme que dégage cette oeuvre au premier abord est en fait un fantastique déclic pour stimuler une réflexion personnelle profonde, mieux comprendre l'absurdité de ce systéme et tout faire pour vouloir l'améliorer. Ce voyage est probablement l'une des oeuvres les plus marquantes et profondes de l'histoire de la littérature.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'existence, ça vous tord et ça vous écrase la face, 10 novembre 2011
Par 
Mixed up as a milkshake - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Voyage au bout de la nuit (Poche)
Rare sont les livres à m'avoir autant atteint, à avoir su trouver le chemin de mon coeur. Ce roman est un chef-d'oeuvre, et pourtant, j'avais des doutes en le débutant. J'avais un peu peur. Comme c'est souvent le cas avec les classiques, on se dit avant de les entamer qu'on va encore se faire rouler, mais alors pour le coup, il n'y a pas tromperie sur la marchandise ! il s'agit bien là d'un roman magistral. Le langage y est extraordinaire et d'une rare subtilité même dans son aspect le plus vulgaire, l'univers dépeint et les personnages désemparés qui l'habitent, le salissent ou l'embellissent, sont d'un réalisme époustouflant. Les réflexions, parfois simplement imagées, d'une grande profondeur, tranchant dans le vif, franches ; les descriptions, dérangeantes, tant elles sont vraies, tant elles nous touchent intimement, montrent l'homme sous ses aspects les plus bestiaux, les plus mesquins, malsains, les plus désinvoltes, mais aussi les plus tendres, les plus fragiles, on est parfois saisi de gêne et de pitié ; à d'autres moments, de honte : on se reconnait salement ici ou là, dans tel détail ou telle grimace, telle frustration et telle convoitise... Et puis tout est désespéré dans "Voyage au bout de la nuit", les âmes sont en détresse, elles hurlent "en dedans", presque tout y est absurde, tragi-comique, d'un cynisme complet : la guerre, la misère, l'industrie, l'amour, tout y est noir, ou gris, avec parfois, tout de même, quelques éclats de lumière et de gaieté dans cette vie qui n'est qu'une farce dégueulasse, quelques instants de chaleur et de réconfort, au cours d'une fête foraine, dans les bras d'une femme, autour d'un verre ou d'un bon repas, pour tenir ; une bonne dose d'humour et de cochonnerie. Et puis la scène finale, dans le taxi, est terriblement oppressante, presque insupportable ! sa conclusion, poignante, vous tord les tripes ; une scène comme une tornade qui vous emporte sans que vous ne puissiez résister, jusqu'à ce que les éléments déchaînés s'apaisent, vous abandonnant au calme et au silence ; à la paix, quelque part au bout de la nuit. Céline m'a achevé, m'a crevé le cœur. J'ai trouvé qu'il y avait très peu de pages ennuyantes, pas une, même ! il y a des parties moins intenses que d'autres disons, avec moins de remous, mais jamais ennuyantes. Je trouve qu'il y a des lignes, des paragraphes, des monologues, purement orgasmiques sur le plan intellectuel, et d'une fluidité enivrante ! en plus, on redécouvre un langage plutôt oublié, voire méprisé aujourd'hui, celui des classes populaires, celui qu'on retrouve aussi dans le cinéma d'Audiard, le cinéma français des années 50 et 60. On est ici dans le bien couillu, dans une oeuvre dense et complexe, et qui en dit long sur le genre humain. Peut-être est-ce là ce que les lecteurs de petit calibre n'ont pas supporté. "Voyage au bout de la nuit" peut être dompté si on s'en donne la peine. Si on s'en donne la peine, on peut la rejoindre, la nuit, et cette nuit là me paraît, à moi, intemporelle.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 à lire absolument, 23 novembre 2013
Par 
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Voyage au bout de la nuit (Poche)
poésie des êtres et des choses, beauté de la noirceur... Un style riche et touchant. A recommander à tout lecteur voulant se faire une opinion sur l'auteur.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Roman révolutionnaire, 27 mars 2014
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Voyage au bout de la nuit (Poche)
Ce livre est tout d'abord indispensable à lire grâce à son style révolutionnaire: langage parlé avec une recherche extrême des mots employés.
Des phrases qui deviennent quasiment des citations à presque toutes les pages.
De plus, l'auteur nous fait voyager dans le monde entier à travers le personnage de Bardamu (1ère guerre mondiale, en Afrique, en Amérique, en banlieue parisienne...), ce qui rend l'histoire très intéressante.
A lire absolument
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15 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bible de la nature humaine, 15 avril 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Voyage au bout de la nuit (Poche)
Le cynisme peut écoeurer parfois mais ce n’est ici pas un cynisme mal employé. Céline déconsidère l’homme souvent avec fondement, inspiré sans doute d’une douleur profonde, sincère, à milles lieux des hordes d’hypocrites qui admirent l’homme parce qu’ils en sont un eux-mêmes. L’homme ne peut pas qu’être beau, superbe.
Je garde de cette lecture un souvenir passionné, c’est pour moi le livre incontournable de la littérature française, un livre à apprendre. Si au lieu d’éprouver la même intolérance pour des êtres qui en détestent d’autres, pourquoi n’essayerons-nous pas d’en comprendre les causes et d’y remédier ? Pour avancer une fois au lieu de stagner toujours, ceux qui n’y trouveront aucun intérêt n’auront pas compris.
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18 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une oeuvre essentielle, 13 février 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Voyage au bout de la nuit (Poche)
Une oeuvre qui affirme un style original et en même temps retenu. Peut-être la plus classique et la moins célinienne de ses oeuvres. Mais la flamme est déjà là. Elle oscille entre réalité et fantasme, donne une vision hallucinée du monde, l'âme au scalpel et les tripes éclatées, au sens figuré comme au propre. L'impression parfois d'être dans un cartoon morbide, qui peut faire rire une ligne et frissonner la suivante. Je me souviens d'avoir jeté le livre contre un mur pendant la lecture... pour le reprendre quelques minutes plus tard, fasciné par tant d'audaces et de justesse.
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Voyage au bout de la nuit
Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline (Poche - 16 février 1972)
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