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4,3 sur 5 étoiles
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Ces nouvelles racontent l'histoire de gens qui physiquement ou psychiquement sont prisonniers de leur environnement social, économique ou idéologique. Certains rêvent d'échapper à leur sort et ont l'occasion de le faire. Choisiront-ils leur royaume ou resteront-ils en exil ?

'La femme adultère' se sent prisonnière des conventions existantes. Son royaume est la liberté et l'amour. Quittera-t-elle son mari?

'Le renégat ou un esprit confus' raconte l'histoire d'un missionnaire catholique qui veut convertir une tribu étrangère. Il est torturé pour qu'il adore le dieu de leur royaume. Le fera-t-il ?

Dans 'Les muets', les travailleurs retournent silencieusement au boulot après une grève échouée. Ils n'ont pas atteint leur royaume. Discuteront-ils de nouveau avec leur patron ?

Dans 'L'Hôte' un instituteur doit ramener un meurtrier en prison. Il lui donne l'occasion de rentrer à la maison. Choisira-t-il le royaume?

'Jonas (ou l'artiste au travail)' a lié son sort à un vendeur. Seront-ils solitaires ou solidaires?

Dans 'La pierre qui pousse' un homme a promis de porter une énorme pierre dans une procession religieuse pour sauver sa vie. Il n'aboutit pas a l'église, mais sa tâche est reprise par un étranger? Sera-t-il sauvé ?

Il faut lire ces nouvelles hallucinantes, habilement construites et se terminant sur des pointes surprenantes.
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L’Exil et le Royaume/Albert Camus
Ce recueil de six nouvelles a été publié en 1957 au temps de l’Algérie française.
Dans la première nouvelle intitulée « La femme adultère », Janine mal aimée de son mari, accompagne par ennui son mari dans sa tournée de marchand de tissus dans le bled algérien. Au cours d’une nuit, elle va connaître une expérience fusionnelle quasi mystique avec le désert et l’infini du ciel nocturne après s’être enfuie de la chambre d’hôtel où ils font étape.
« Dans les épaisseurs de la nuit sèche et froide, des milliers d'étoiles se formaient sans trêve et leurs glaçons étincelants, aussitôt détachés, commençaient de glisser insensiblement vers l'horizon. Janine ne pouvait s'arracher à la contemplation de ces feux à la dérive. Elle tournait avec eux et le même cheminement immobile la réunissait à son être le plus profond, où le froid et le désir maintenant se combattaient ».
Elle est sur le point de faire part à son mari, alors qu’elle a regagné la chambre, de la désillusion, de la déréliction et la solitude que représente sa vie. Va-t elle aller jusqu’au bout de sa tentative ?
Dans « Le Renégat », un missionnaire parti dans le désert pour convertir des nomades infidèles devient leur esclave. Il songe à l’échec de sa mission à laquelle il s’est asservi et bascule dans le reniement, l’hallucination et la folie.
On retrouve le thème de la résignation dans la nouvelle suivante « Les muets », où Camus se livre à une fine analyse de la psychologie des grévistes et du patron. Un drame social.
La nouvelle « L’hôte » met en lumière l’humanité d’un instituteur qui doit mener un Arabe coupable de crime aux autorités. Ira-t-il le livrer ?
« Jonas » : il est artiste peintre. Il connaît un certain succès et le monde de l’art le porte aux nues et envahit son univers, jusqu’au jour où la fortune lui tourne le dos. Il va alors se réfugier dans la solitude…jusqu’à quelle limite ?
Cette nouvelle illustre le sentiment d’étouffement de Camus au sein du monde intellectuel.
« La pierre qui pousse »: Un ingénieur vient étudier la possibilité d’édification d’une digue le long du fleuve en Amazonie et fait la connaissance de ses habitants et de ses coutumes. Il découvre une forme de bonheur en participant à la fête.
On remarquera le style magnifique de Camus, un style simple et sobre. Évoquant le sud algérien et ses nomades :
« Depuis toujours, sur la terre sèche, raclée jusqu’à l’os, de ce pays démesuré, quelques hommes cheminaient sans trêve, qui ne possédaient rien mais ne servaient personne, seigneurs misérables et libres d’un étrange royaume. »

Outre le thème de l'exil, un autre point commun à ces nouvelles est la qualité de la description du cadre, l’Algérie pour les cinq premières nouvelles et le Brésil pour la dernière.
Chacun de ces personnages évolue dans une manière d’exil dû à ses échecs ou son insatisfaction et recherche parfois désespérément un sens à son action et à sa vie qui souvent reste illusoire.
Ce recueil de nouvelles est parfaitement construit avec deux nouvelles initiales dans lesquelles le doute persiste, les deux suivantes évoquant le regret et l’impuissance et les deux dernières permettant l’espoir.
Ce fut la dernière œuvre littéraire publiée du vivant de l’auteur qui trouva la mort accidentellement en 1960 à l’âge de quarante sept ans.
Ces nouvelles sont d’une lecture facile, mais demandent une certaine réflexion pour en saisir toute la symbolique.
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le 14 octobre 2012
Ces nouvelles sont fascinantes, un lointain rappel de Maupassant en version modernisée et plus réaliste. Mention spéciale à "la femme adultère" et à "l'hôte" dont la fin de l'histoire est glaçante...
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le 28 octobre 2013
Je suis tres content d'avoir lu cette ouvre.
Le premiere recit "la femme adultère est vraiment un "chef d'ouvre."
Je le recommanderai à tous ceux qui sont en train d'apprendre le francais.
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le 18 mai 2016
Acheté et lu d'un seul trait, ce livre est le joyau récipiendaire du Prix Nobel en 1957, une distinction, certes, hautement honorifique mais qui ne saurait, à elle seule, tout dire sur ce recueil de nouvelles.
La nouvelle liminaire "La femme adultère" est preuve, s'il en faut, du génie de Camus, qui décrit avec une profondeur et une justesse inouïes le désespoir d'une femme Janine, mariée à Marcel, un commerçant obnubilé par son commerce de tissus à travers lequel il désire abriter son épouse du besoin. L'engagement qui lie Janine à son époux est purement structurel, elle ne l'aime pas et il ne l'aime pas non plus. En même temps qu'elle lui est reconnaissante, elle aspire à la félicité de l'Amour et à la légèreté de sentiments détachés des considérations pragmatiques qui pétrissent Marcel. Janine est donc cette épouse prisonnière à la fois d'un mari à qui elle est redevable et de ligots noués à la force de l'habitude et du confort. Dans ces conditions aporiques, Janine choisira-t-elle l'exil en Amour ou la fidélité au royaume de Marcel ?
Cette nouvelle, ma préférée, me donnerait presque envie de dire que Camus comprend mieux la femme que la femme elle-même ... Presque !

Je ne parlerai même pas de la beauté du style de l'écrivain, dont on commence à se faire coutumiers maintenant : travaillé à l'extrême mais épuré de tout maniérisme. Les phrases s'enchaînent avec une fluidité et dans une musicalité à faire arrêter le temps.

Entre autres envolées rhétoriques que vous seriez susceptibles de rencontrer dans les pages de "L'exil et le royaume" : "Ils s'aimaient dans la nuit, sans se voir, à tâtons. Y a-t-il un autre amour que celui des ténèbres, un amour qui crierait en plein jour ? Elle ne savait pas, mais savait que Marcel avait besoin d'elle et qu'elle avait besoin de ce besoin, qu'elle en vivait la nuit et le jour, la nuit surtout, chaque nuit, où il ne voulait pas être seul, ni vieillir, ni mourir, avec cet air buté qu'il prenait et qu'elle reconnaissait parfois sur d'autres visages d'hommes, le seul air commun de ces fous qui se camouflent sous des airs de raison, jusqu'à ce que le délire les prenne et les jette désespérément vers un corps de femme pour y enfouir, sans désir, ce que la solitude et la nuit leur montrent d'effrayant.'

Lecture éminemment recommandable, sensations garanties.
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Je ne suis pas un spécialiste d'Albert Camus, mais il se trouve que, par hasard, un ami qui enseigne en Suisse et avait lu mon commentaire sur L'Homme révolté, m'a fait part du fait qu'il étudiait justement une nouvelle d'Albert Camus intitulée "L'hôte" avec ses élèves. Curieux, j'ai donc lu cette nouvelle et le livre qui l'intègre.

Le présent recueil est constitué de six nouvelles ("La femme adultère", "Le renégat", "Les muets", "L'hôte", "Jonas", "La pierre qui pousse").
Si les deux premières m'ont moyennement plu et que je n'en ai pas forcément compris le sens (titre de la première) ou la violence (celle contenue dans la deuxième), j'ai en revanche davantage été séduit, et ce par une sorte de crescendo, par les trois nouvelles suivantes.
La compréhension de la complexité d'une situation et des motivations adverses mais tout à fait justifiées dans "Les muets", la part d'humanité et d'indépendance d'esprit face à la rigueur de la justice humaine dans "L'hôte" et celle de l'altruisme, du partage, de la passion, comme des désillusions face aux comportements humains, dans "Jonas", m'ont plutôt séduit.
En revanche, la dernière nouvelle m'a davantage ennuyé.

Il reste à expliquer le titre du recueil de nouvelles. Qu'est-ce qui constitue le point commun de ces histoires, au-delà de la qualité indéniable du style, et justifie ce titre ?
A chacun de l'imaginer.
L'interprétation du commentateur Luc Reynaert me semble convaincante. Je vous laisse la découvrir. Je ne ferais pas mieux.
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le 2 février 2012
Avec entre autres le premier homme,la chute, l'étranger,la mort heureuse, les Justes...Albert Camus écrit ce qui aurait pu être son premier livre.
Une histoire somme toute connue, mais narrée de façon très actuelle et sous une forme plus littérale , pour le moins, l'histoire d'un homme et d'une femme.
Elle rêve d'horizons, croquer la vie à pleine dents.Une histoire d'Eve.
Une lecture agréable et subtile,du Camus.
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le 6 décembre 2014
Parfait , Merci .
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le 20 juin 2002
Ravi tout de même de l'opportunité qui m'est offerte à porter un jugement sur cet article,je dirai aux internautes de bien vouloir y mettre leur attention car il est plein d'émotion à leur donner une joie littéraire.
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