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5.0 étoiles sur 5 L'ORGUEIL DE LA SAINTETE
Magnifique chef d'oeuvre que ce livre retraçant les amitiés viriles d'un roi d'Angleterre, et non des moindres,

puisqu'il s'agit d'Henri II et de son ami et confident, THomas Becket, dans cette Angleterre du XIIème siècle.

Cette relation entre ces deux hommes,amateurs de plaisirs terrestres, nous offre au moins une leçon;...
Publié le 19 janvier 2007 par Pantalacci

versus
3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Souffrons avec ces souffrances qui en engendrent d'autres !
C'est suite à l'extraordinaire « Les piliers de la Terre » de Ken Folett, où l'auteur fait coïncider le dénouement de son histoire avec la fin tragique de l'archevêque Becket, que j'ai eu envie de prolonger cette sensation d'être en communion avec un événement historique.
Ai-je communié de plus en lisant « Becket » de Jean...
Publié le 12 avril 2009 par DéLecteur


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5.0 étoiles sur 5 L'ORGUEIL DE LA SAINTETE, 19 janvier 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Becket ou L'Honneur de Dieu (Poche)
Magnifique chef d'oeuvre que ce livre retraçant les amitiés viriles d'un roi d'Angleterre, et non des moindres,

puisqu'il s'agit d'Henri II et de son ami et confident, THomas Becket, dans cette Angleterre du XIIème siècle.

Cette relation entre ces deux hommes,amateurs de plaisirs terrestres, nous offre au moins une leçon; celle

de ne pas trop se prendre ou prétendre pour Dieu, alors que nous ne sommes que ses serviteurs. Eglise

drapée dans une dignité qui cache bien ses secrets. La confrontation entre les deux hommes, un roi faible

mais humain,un Becket impénétrable, et sans doute le moment d'apothéose de cette pièce en quatre actes. De

multiples thématiques,se dégagent de Becket. L' historique s'éfface devant le psychologique très nancé, vrai

gage d'intemporalité de l'oeuvre. A découvrir ou re-découvrir pour les inconditionnels d' Anouilh. S.PANTALACCI
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3.0 étoiles sur 5 Souffrons avec ces souffrances qui en engendrent d'autres !, 12 avril 2009
Par 
DéLecteur "Se ressourcer sous sa source" (Sion, Suisse) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Becket ou L'Honneur de Dieu (Poche)
C'est suite à l'extraordinaire « Les piliers de la Terre » de Ken Folett, où l'auteur fait coïncider le dénouement de son histoire avec la fin tragique de l'archevêque Becket, que j'ai eu envie de prolonger cette sensation d'être en communion avec un événement historique.
Ai-je communié de plus en lisant « Becket » de Jean Anouilh?
- Oui, si je me réfère aux passages où Becket témoigne de son attachement à Dieu tout en étant conscient que ce sens de l'honneur lui vaut un rejet mortel de la part de son ancien protecteur, le roi Henri II.
- Mais le plus souvent, non. Non, par le caractère insolent, égocentrique, immature et rancunier du roi. Henri II est dépeint de manière si abjecte dans cette pièce que sa passion pour Becket en devient fatalement maladive, et lui enlève toute grandeur. Non, car le monarque traite sa famille et ses proches comme des moins que rien, sans savoir qu'en les abaissant ainsi, c'est lui-même qu'il disqualifie. Non, lorsqu'il déclare au comble de l'absurde: « Je suis obligé de me battre contre lui (=Becket) et de le briser mais du moins m'a-t-il donné, à pleines mains, tout ce qu'il y a d'un peu bon en moi ». Si on sentait son pouvoir en jeu, cela aurait à la rigueur du sens. Mais depuis l'élection, par le roi lui-même, de Becket en tant qu'archevêque, il n'est question que de la dimension passionnée de leur relation : « je t'aimais et toi tu ne m'aimais pas ; voilà toute la différence ». Il est vrai que Becket avait clairement demandé au roi de ne pas l'élire: « C'est une folie, mon Seigneur. Ne faites pas cela. Je ne saurai servir Dieu et vous », pressentant la tournure tragique que prendra leur amitié.

Contrairement à Ken Folett qui avait su planter les raisons politiques du conflit entre ces deux dignitaires, et redonner à ce lâche assassinat sa dimension sacrificielle, Anouilh réduit la mise à mort de Becket par Henri II à un caprice d'enfant gâté pour qui la fin d'une amitié exclusive, et donc forcément malsaine, signifie automatiquement un rejet : « c'est quand elle est morte (= l'amitié) qu'elle mord », dit le roi. « Entre cet homme et moi il n'y a plus rien que cette bête qui me laboure le ventre. Je n'en puis plus. Il faut que je la lâche sur lui. »
Quel manque de contrôle de la part d'un personnage occupant de si hautes fonctions ! Cette approche d'Anouilh où l'absurdité et la bassesse s'étalent si lamentablement serait vraiment démoralisante si le roi ne concluait, avec une compassion nouvelle, que sa volonté est « de défendre désormais l'honneur de Dieu et la mémoire de notre ami ».
Tout ce qui est Sacré engendre sacrifice : Becket ne le savait que trop, à l'instar de son Seigneur Jésus Christ.
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Becket ou L'Honneur de Dieu de Jean Anouilh (Poche - 1972)
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