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le 7 janvier 2005
Un livre obscur au premier abord, d'autant plus obscur que chacun de ses mots a un poids, un écho. Une fresque dramatique d'un village banal et d'un homme comme les autres. Sans jamais tomber dans le pathétique ni l'appitoiement, Giono peint avec art la cruauté de la vie et les efforts désespérés que fait, bien souvent inconsciemment, chaque être vivant pour échapper à cet ennui qui risque de le dévorer. Et ce jusqu'à une conclusion infiniment tragique mais plus morale que toutes les pages qui ont précédé. Une vérité sur chaque homme et une écriture infiniment subtile et riche.
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le 23 décembre 2009
Bien que l'ayant lu et relu peut-être six ou sept fois, je ne peux me lasser de ce roman qui est comme une immense énigme qu'il ne faudrait pas décrypter. Un livre labyrinthe, envoutant, hypnotique, fascinant ... Et l'on s'y perd parfois. Plus qu'un livre sur la condition humaine, il porte à se regarder différemment, voir ce qu'il y a en soi qu'on ne veut pas voir.
L'écriture de Giono y est subtile, et pourtant simple : le narrateur et multiple, vaguement connu selon les sections, avec un langage parfois abrupte mais tout à fait cohérent avec l'ambiance. Il y décrit tout en révélant tout à chaque instant sans jamais rien dire de telle sorte que l'on croit comprendre quelque chose qu'on ne comprendra pas ... Et si l'on ose comprendre quelque chose c'est qu'on s'est perdu. L'énigme policière n'est certainement qu'un prétexte à une réflexion plus profonde.

Cependant ce n'est peut-être pas seulement un livre à lire comme un légère distraction, ou même comme une simple chronique (comme le laisse comprendre le nom que Giono a laissé à ce roman et quelques autres ) : on serait dès lors bien déçu et ennuyé d'un bout à l'autre. Essayons plutôt d'y voir une fable métaphysique, ou quelque chose comme un miroir du fond de soi.

Bonne lecture à tous ceux qui oseront franchir le seuil de ce roman, le seuil de leur "propre maison".
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le 13 mai 2011
Un roi sans divertissement est un homme plein de misère, plein de mystère aussi. Un polar métaphysique mieux que tous ces thrillers un peu fades, un peu convenus. Dans un paysage de neige épaisse, une chasse au loup, mais le loup n'est pas celui qu'on croit. Qu'il ya t-il au bout de l'ennui ? Comment le goût du mal vient aux hommes ? Itinéraire initiatique pour le Capitaine Langlois, celui-là même qu'on découvre plus léger dans les récits de la demi-brigade, autre très beau livre de Giono. Un des plus beaux romans de langue française, et qui sous une apparente simplicité, cache des profondeurs insondables. Incontournable et fascinant !!
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le 16 mai 2005
je ne suis pas du tout d'accord avec le précédent avis,cela montre bien qu'il a lu le livre en ne connaissant pas le véritable théme qu'aborde GIONO.j'ai lu le livre deux fois,et il est vrai que la premiere fois je l'ai trouvé ennuyeux ,mais en relisant en ayant analyser le sujet en classe je l'ai relu avec une véritable fascination.le sujet q'aborde gino nous concerne tous,comment dans un ennuie extreme ou tout est blanc,un simple villageois tue pour couper son ennuie en voyant le sang rouge luire sur la neige immmaculé.la suite nous fais touché du doigt que l'on est tous capable de basculer dans cette violence meme si on n'en a pas conscience.
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le 23 août 2014
Tout a été dit et écrit sur ce chef-d’œuvre que je relit chaque année, au début de l'hiver, quand arrive les premiers flocons et que souffle le vent du nord.........
L'objet de mon commentaire est de soumettre à l'attention des chercheurs une HYPOTHESE quant à une source possible où aurait pu puiser Giono pour écrire le drame final.
En effet, j'ai découvert, dans une chronique criminelle publiée chez l'éditeur auvergnat DE BOREE, la narration d'un SUICIDE A LA DYNAMITE ! Je n'ai malheureusement pas retrouvé l'ouvrage en question mais j'ai le souvenir précis suivant : le suicidé à la dynamite est le demi-frère d'un grand criminel qui fut jugé et condamné à mort pour l'assassinat et le viol d'une fillette dans le centre de la France. Ce crime odieux avait fait sensation et des cartes postales du guillotiné furent même éditées (reproduites dans l'ouvrage cité). Et c'est quelques années plus tard que le demi-frère du criminel enflamma à nouveau médias - toujours avides de sensationnel, comme aujourd'hui ! - car ils purent en "remettre une couche" à propos du crime précédent. Or, on sait que Giono était grand amateur des chroniques journalistiques judiciaires de son époque qui aussi celle des faits réels que je rapporte ici.
Peut-être que cette anecdote est déjà connue des spécialistes de Giono, en tout cas je n'en ai pas trouvé de traces.
Merci donc de me donner votre avis ou vos remarques éventuelles sur l'hypothèse avancée ici.
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le 3 août 2014
À ceux qui ne comprennent pas pourquoi tant d'enthousiasme, surtout de la part des spécialistes, à l'égard de ce roman (sans aucun doute l'un des plus important de l'histoire de notre langue), quelques remarques :

(1) Giono est inclassable par rapport à son temps. C'est un romancier à la démarche ancienne, mais au style résolument très moderne. Ce roman en est un exemple. Véritable bijou narratologique, il traverse le temps et la mémoire de ceux qui ont vécu l'intrigue, va de l'avant, revient en arrière, propose des corrections par rapport à ce qu'a dit tel ou tel personnage etc. Il crée ainsi une sorte de labyrinthe de la mémoire, de labyrinthe du temps. Car ce roman n'est pas en première instance un roman social ; il s'agit avant tout d'un roman métaphysique.

(2) En effet, divisé en deux grandes parties et une introduction sur une vingtaine de pages (où l'on présente la découverte des crimes de M.V. par l'historien puis par le journaliste, en 1945), il va, à la manière de Crime et châtiment de Dostoievski, basculer d'un roman d'action (la poursuite de M.V), à un roman ennuyeux (la vie de Langlois après la mort de M.V.). Cet ennuis est voulu. En effet, Giono décrit tout d'abord, par ces magnifiques mises en scène de l'homme perdu dans un univers enneigé où terre et ciel se confondent, la minuscule place que tient l'homme dans l'univers, la petitesse de nos passe-temps, de nos intrigues, face à cet espace sans bornes ; par ailleurs, il y glisse la problématique métaphysique, celle de la couleur, du rouge, qui viendra tâché un court instant l'infinitude du blanc, du vide donc. Cette métaphore du rouge et du blanc rejoint ainsi ce magnifique passage qu'est la description du hêtre, au tout début du roman. Ce hêtre qui cache des cadavres, entouré de dieux, c'est bien sûr le symbole ultime de l'avènement de la nature, nature qui disparaîtra bien entendu sous la neige, symbole d'une finitude infinie. Et voici donc posé le paradoxe contemporain par excellence : le monde est vide et pourtant sans bornes, il s'étend à l'infini au-delà de la fenêtre de celui qui l'observe incapable d'y voir quoi que ce soit - opposition donc très nette vis-à-vis des premières pages du roman, où toute cette nature était exposée, sublimée, fêtée (et je vous conseille de lire pour mieux comprendre le rapport de Giono à la nature le très brillant quoique trop court "Prélude de Pan").

Enfin, je pourrais en parler des heures durant de ce roman. Il est à mon sens une des plus grande fierté de notre langue, et je dis bien de notre langue et non pas de notre culture, car c'est ce qui va le différencier des romans de Sartre.
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le 15 janvier 2013
Un ouvrage que je relis quand je désespère de la littérature contemporaine (hélas! assez souvent). Tout y est. L'atmosphère, le style... et le Vercors - la magie des lieux.
Captivant et d'une originalité rare.
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le 22 septembre 2013
C est d abord l' histoire d' un grand hêtre aux abords d' un village, entre neige et montagne... ce pourrait être lui, le roi qu' évoque le titre, mais dans ce quasi désert où viennent rôder les loups, les humains sont présents et violent son essence. Des meurtres, une chasse aux loups, un homme énigmatique, héros et meurtrier... J ai à vrai dire moins aimé ce roman de Giono que Regain, Collines ou Que ma joie demeure car on n y retrouve pas totalement le poète du temps immobile, des hautes et immuables terres du SUd dans les écrits duquel j ai autrefois tant aimé m immerger. Reste un roman de haute tenue littéraire, d une lenteur parfois hypnotique, qui marque votre esprit .
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le 10 novembre 2003
une des meilleures oeuvres de Giono, haletante, riche en rebondissements, et dans un décor extrêmement savoureux de campagne engourdie par l'hiver. Un "thriller" à la fancaise, d'une grande finesse, écrit avec la justesse de mots propre à Giono. En quelques mots, mon prefere apres "Les Grands Chemins"!
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 4 juillet 2011
Cela faisait bien 30 ans que je n'avais pas lu un roman de Giono. Avec Un roi sans divertissement, je dois avouer que je vais reprendre la lecture de cet auteur. J'avais en effet oublié à quel point c'est bien écrit.

Dans ce roman à plusieurs voix, véritable récit initiatique, on suit la vie de Langlois, capitaine de gendarmerie, puis commandant de louveterie, installé dans un village du Trièves. La mentalité des villageois, et donc celle de Langlois, est très certainement influencée par la rudesse du climat. Mais la personnalité de Langlois est complexe et nous est livrée par touches successives au gré de narrateurs variés. De l'enquête menée par ce Langlois suite à la disparition de plusieurs villageois au cours d'un hiver rigoureux, en passant par la chasse au loup, les narrateurs vont nous décrire cet homme. Les différents éléments permettront au lecteur de confectionner le puzzle permettant de comprendre l'issue fatale de ce roman.

De très nombreux thèmes sont abordés qu'il est difficile de résumer en quelques lignes. L'arbre y tient un rôle important, notamment ce hêtre majestueux, trônant tout près d'une scierie, comme un pied de nez au destin tragique de beaucoup de ses semblables.

Mais ce qui m'a le plus marqué, c'est cette atmosphère tendue que Giono maintient tout au long de cet ouvrage. On sent que le drame est omniprésent et, assez bizarrement, quand bien même plusieurs narrateurs nous livrent des informations, on n'a jamais l'impression de tout savoir sur ce qui se trame. Une part de mystère demeure, de celle que la nature sait conserver face à l'homme.
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