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4,3 sur 5 étoiles
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Je dois dire qu'avant "Tandis que j'agonise" je ne connaissais pas William Faulkner et je n'avais jamais lu un de ses livres. Autant dire que je ne regrette pas de l'avoir découvert ! Je vais d'abord parler du style de Faulkner avant de donner mon avis sur le livre lui-même.

On s'aperçoit rapidement que les romans de Faulkner sont différents des autres. Cela tient d'abord au fait que l'auteur n'aide pas son lecteur à la compréhension de l'histoire. Autrement dit, rien n'est dit de manière explicite, tout est insinué. Ainsi la lecture demande de l'attention afin de bien comprendre le récit. Par exemple, des noms inconnus apparaissent au fil de l'histoire et ce n'est que dans les pages qui suivent que l'on comprendra quelles relations relient ces personnages aux autres. Avec Faulkner il faut accepter de ne pas comprendre tout, tout de suite, il faut accepter de se poser des questions. Pour finir, je pense que pour bien comprendre l'histoire, une voir plusieurs relectures sont nécessaires.

"Tandis que j'agonise" est un très bon roman. Le titre déjà, très attractif. Le premier point fort du livre est l'ambiance. Nous sommes plongés dans cette ferme de pauvres paysans américains du début du siècle. Avec des phrases courtes, des répétitions, Faulkner arrive véritablement à créer une ambiance. Le bruit de la scie de Cash vous résonnera vite dans les oreilles ! Deuxième point fort, les personnages. Un père de famille perdu, un gamin, une femme pieuse, un commerçant, un médecin intéressé : des personnages variés et hauts en couleurs qui donnent vie au récit. Troisième point fort : l'originalité dans la narration. Faulkner prend tour à tour le point de vue de différents personnages afin de raconter le récit. Nous voyons ainsi avec quelle facilité l'auteur se glisse dans la peau de ces personnages si différents les uns des autres. Enfin, l'histoire en elle-même est intéressante et nous permet de partager quelques moments avec la famille Bundren, une famille si particulière.
Seul défaut quelques longueurs qui sont vite oubliées, vite pardonnées !

En conclusion, un très bon livre d'un très bon auteur. Le tout à petit prix...pourquoi s'en priver ?

P.S. : Il est à noter que "Tandis que j'agonise" vient d'être adapté au cinéma par James Franco. Le film a d'ailleurs été nommé au festival de Cannes dans la catégorie "Un autre regard". Preuve que l'oeuvre de Faulkner continue toujours de passionner !
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"Tandis que j'agonise" est le récit à multiple voix de la mort et de l'enterrement d' Addison Bundren, mère de famille dans l'Amérique du Sud si chère à Faulkner.
Le récit monotone du parcours de ce corps, agonisant, mort, puis pourrissant, est rythmé par le décompte angoissant de la putréfaction annoncée de cette ultime mission confiée par la mourante: être enterrée à Jefferson avec sa famille, demande qui sonne comme un punition, un fardeau souligné par d'autres épreuves, les intempéries, l'argent qui vient à manquer, la peine de la jeune soeur qui souhaite cacher sa grossesse...

Mais malgré le changement, irrégulier, des narrateurs, Faulkner se joue dans ce récit du lecteur, les affiliations, longues à comprendre, sèment le trouble, et plus précisément recréent cette sensation de perte et de manque de repères dans une famille qui manque de centre de gravité. Le fils aîné Dash, construit le cercueil de sa mère sous son regard imperturbable. Le plus jeune fils, Vardaman, qui tue un poisson au début du livre, confond dans ses pensées sa mère et ce poisson, et semble s'approcher d'une vérité inconsciente "ma mère est un poisson, la mère de Jewel est un cheval". Cet autre fils, au caractère farouche, que tout semble distinguer des autres, mais qui demeure le préféré de la mère, se révèle être issu d'une autre liaison, don l'aveu est avorté au moment même où la mère disparaît.
Le dernier fils, Darl, est celui auquel le plus de chapitre est consacré, on se sent donc naturellement plus proche de lui, alors que les autres récits le décrivent comme un garçon inquiétant et fou. Paradoxalement les narrations de Dash semblent plus confuses, de même celles de Vardaman, mais c'est bien Darl qui se fait enfermer au final de l'histoire, continuant d'achever la confusion de la lecture. Car finalement, ce récit entremêle les confidences, les pensées et les commentaires de chaque personnages ne suffit pas à recréer la clarté d'une narration omnisciente.
Et c'est bien sur ce trouble que joue Faulkner, même avec tous les éléments il manque, et il manque toujours, une donnée objective qui échappe au lexique et à l'entendement humain.

Le récit se conclue de la même sorte, Anse, le père, qui semblait enlisé dans les complexes d'une politesse exacerbée et imbécile (ses principes qui lui enjoignent de refuser de l'aide, qui le pousse à enduire la jambe cassée de son fils dans du ciment plutôt que de le conduire à un médecin s'il n'en a pas les moyens) témoigne avec une simplicité incroyable de n'avoir eut finalement de hâte que d'acheter un dentier en ville, et cela au détriment des tous ses enfants.

L'écriture de Faulkner, toujours lapidaire et efficace, retrace ce parcours mortuaire au travers de ce qui semble être les différents cercles de l'enfer humain, semant dans l'esprit du lecteur le même désordre mental qui semble être le pouls de cette famille.
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William Faulkner nous livre dans ce récit une véritable épopée tragique, lancinante, fastidieuse et morbide, d'un pauvre père de famille et de ses cinq enfants. Tout tourne autour du récit de ce long chemin, qui n'a pour but que de mener à bon port le cadavre de leur mère tant aimer.
Ce roman est articulé autour d'une narration faite par les différents personnages que compose l'histoire, avec leurs propres sentiments de la situation, ainsi que les détails personnels de leurs vies, qui n'ont rien à voir avec le sujet principal, mais qui en donnent toute la consistance. Tour à tour, William F. a nommé les chapitres par le prénom de celui qui raconte l'histoire.

Aussi abracadabrant que cela puisse paraître, tout est décrit avec précision ; qui va de la fabrication du cercueil par l'ainé, en passant par cette longue et terrible route chaotique, et enfin l'arrivé dans les lieux souhaités par la défunte, où, là, encore, une multitude de situations autant cocasses qu'inattendues, adviennent.

Ce mêle à cette histoire, des sentiments de joie, d'amour, d'inconscience, de haine, de jalousie, de peur et l'insouciance des autres dans le soutien fraternel... la folie aussi parfois ; la vie en sommes !

C'est un très beau roman, peut-être pas une grande oeuvre de W. Faulkner, mais il m'a touché au coeur et m'a ému...
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le 27 août 2013
Tout d'abord on lit les premières pages en se disant: ok facile, des phrases courtes, des petits chapitres... Mais derrière l'oralité des monologues, il y a une construction narrative complexe, et on rame un peu au début pour savoir qui est qui, surtout si on n'a pas lu la préface! Tout cependant finit par se mettre en place, et on rentre alors dans ce grand souffle épique qui vous fait terminer le livre en deux jours. Ce qui m'a aidé à mieux pénétrer cet univers, c'est une identification à Darl dont les monologues sont d'un grand lyrisme.

Pourquoi pas 5 étoiles? Parce que la traduction me semble parfois faire des choix étranges voire vieillots. Un seul exemple. Ces fils de paysans vouvoient leur père alors que le vouvoiement n'existe pas en anglais. Je suis allé vérifier sur le texte anglais en ligne au cas où quelque chose dans celui-ci justifierait ce choix (un mot du genre "Sir" comme ça arrive dans certaines familles) mais, c'est toujours alors chez Faulkner une phrase banale et volontairement sans relief.
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le 17 février 2003
Lire ce roman, c'est recevoir un coup de poing dans le ventre!
Plongée vertigineuse dans les profondeurs de l'Amérique des fermiers blancs misérables dans les années 30, aux frontières de l'animalité et de l'humain.
A lire absolument en VO, même si on n'est pas très fort en anglais, en s'aidant de la traduction française de l'édition bilingue.
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le 12 janvier 2016
Un anglais facile à lire mais un texte qui peut parfois laisser perplexe. Intéressant à étudier . N'hésitez pas à l'acheter, c'est de la bonne littérature qui fait bien réfléchir .
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le 31 août 2015
Une excellent livre qui plonge au coeur de l'Amérique profonde et rurale.
Le style est dépouillé comme les personnages. Une époque pas si lointaine.
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le 6 février 2005
Aucune faiblesse dans ce roman;aucun temps mort ,tant dans le récit(quelle odyssée) que dans le style.
Le plus comique voire burlesque roman de Faulkner.
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Tandis que j'agonise est le roman que Faulkner écrivit le plus rapidement, et avec le moins de corrections apportées. Selon l'auteur, il l'aurait rédigé en moins de deux mois, de nuit, parallèlement à son travail "alimentaire". Sans doute un peu romancé par l'auteur très fier de son oeuvre, le fait qu'As I lay dying soit un tour de force n'en demeure pas moins vrai. Ecrit avec une technique similaire à celle utilisé dans Le Bruit et la fureur (c'est à dire que les points de vue alternent entre les différents protagonistes), le roman est une suite de monologues entre coupés de quelques dialogues entre un père et ses enfants conduisant leur femme/mère dans sa dernière demeure. Les points de vu alternent et petit à petit on découvre les tenants et aboutissants de toute l'histoire.
Les drames se succèdent, on en découvrent quelques un en préparation dans cette Amérique miséreuse et qui ne ressemble pas à ce qu'on peut en entendre par ailleurs.
Le père est une figure ambivalente. A la fois attachant par sa simplicité et ses principes, il apparait aussi comme cynique et uniquement intéressé par sa dentition...

La lecture n'est donc pas des plus facile, puisqu'il faut faire attention à qui parle, comment il parle, et de quoi il parle. Chaque personnage ayant ses mots et ses idées sur un même évènement. Le point de vu de l'enfant est à cet égard très intéressant...
Mais une fois qu'on a pris l'habitude de cette petite gymnastique intellectuelle, c'est un véritable régal, même si l'histoire est plus tragique que comique (quoique, si on a un sens aigüe de l'humour noir et du burlesque...).

Une lecture fortement recommandée donc !
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le 2 mars 2013
J'ai été tout bonnement déçu par la lecture de ce livre.
D’abord, parce que l'anglais utilisé est trop loin de celui que je connais: je ne suis pas du tout au courant de toutes les subtilités du 'dialecte' que l'on pratique dans l'état du Mississippi.
Après, j'ai trouvé que le fil de l'histoire était extrêmement difficile à suivre, il faut arriver à faire sens aux flots de pensées qui assaillent les différents personnages du livre qui tour à tour prennent le rôle de narrateur.

Après environ 100 pages, je suis passé à la version française, en français "moderne", car les fautes d'anglais de nos pittoresques héros sudistes ne sont pas retranscrites...

Allez une phrase du livre pour vous faire apprécier, pratiquement pris au hasard en feuilletant le livre en début de page 108: "'Hit was jest one thing and then another', he says. 'That ere corn me and the boys was aimin' to git up with, and Dewey Dell a-takin' good keer of her, and folks comin' in, a-offerin' to help and sich, till I jest thought...'"

Finalement, j'ai du aussi regarder sur internet le résumé du livre pour arriver à faire sens et à donner un petit peu d'intérêt à la lecture de ce livre...
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