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11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Voyage au fond de la bouteille
"Au-dessous du volcan" fait partie de ces chefs-d’œuvres qu'on ne découvre que tardivement, faute d'avoir été bien aiguillé sur les sentiers de la connaissance. Une découverte difficile dû en grande partie à une réputation encore mal établie de son auteur - du moins chez les jeunes...
Publié le 13 avril 2013 par Zarak

versus
6 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 mouais
ce roman que je n'ai pas encore fini de lire comporte selon moi beaucoup trop de descriptions de paysages et on passe trop souvent du coq à l'ane.Du coup on pense souvent à autre chose en le lisant sauf que rien ne sert de revenir en arrière si ce n'est pour savoir si la route que les personnages viennent de dépasser mene à cacotacopetl...
Publié le 21 décembre 2010 par Mercier


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11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Voyage au fond de la bouteille, 13 avril 2013
Par 
Zarak (Saintry-sur-Seine, Essonne, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Au-dessous du volcan (Poche)
"Au-dessous du volcan" fait partie de ces chefs-d’œuvres qu'on ne découvre que tardivement, faute d'avoir été bien aiguillé sur les sentiers de la connaissance. Une découverte difficile dû en grande partie à une réputation encore mal établie de son auteur - du moins chez les jeunes générations - qui fut peu prolifique il est vrai, damné comme nombre de génies pas très académiques.

Il faut dire qu' "Au-dessous du volcan" ne se laisse pas prendre si aisément. Ma première lecture fut catastrophique : trop pressé, lassé des longueurs descriptives, m'attendant à une oeuvre de facture classique (hum !), je finis par le laisser de côté au bout d'une centaine de pages. La seconde lecture fut la bonne : plus patient, porté par les échos d'une réputation gigantesque dont je tins à me montrer digne, je parvins enfin à pénétrer quelques arcanes de cette oeuvre vertigineuse.

D'abord, se laisser imbiber par le style : dense, anarchique, poétique, imagé, métaphorique, chargé de symboles puissants, profond jusque dans ses descriptions. Il s'agit bien d'un voyage, sur une journée à peine, mais cette journée contient toutes les aurores et tous les crépuscules du monde. Voyage au centre de soi-même, voyage au centre de l'enfer, au cœur de la séparation, avec la dive bouteille comme compagnon, et les volcans du Mexique comme paysage. Le héros tragique de ce voyage est un consul anglais qui porte sur ses frêles épaules un souvenir pas très net sur le sort qu'il réserva à quelques prisonniers de guerre allemands sur un paquebot ; il porte aussi le poids d'un amour sublime, qui pourtant tente de lui revenir après une infidélité, mais qu'il ne peut plus recevoir en son âme fragmentée.

"Under the volcano" ne se résume heureusement pas à un banal roman de soiffard, rien à voir avec quelque chronique de l'éthylisme ordinaire pas plus qu'avec les délires d'un Bukowski. Si les épisodes - parfois sibyllins - tout comme l'intrigue, se réduisent à peau de chagrin, ils constituent les rouages menaçants d'un mécanisme infernal que plus personne ne peut arrêter : la "Rota Fortunae", ou Roue de la Fortune. On est là en présence d'une oeuvre d'ordre métaphysique, l'Inferno moderne, le Heart of Darkness de l'âme, Dante et Conrad embarqués sur des flots de Tequila, descendant un Styx d'un genre nouveau, saturé de mescaline et de strychnine, jusqu'aux plus profondes ténèbres du coeur humain.

Comme le résume si bien le consul lui-même : "Et c'est ainsi parfois que je pense à moi-même comme à un grand explorateur qui, ayant découvert un extraordinaire pays, n'en peut jamais revenir pour faire don au monde de son savoir : mais le nom de ce pays est enfer."

Une oeuvre majeure du XXème siècle.
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24 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quand la beauté et le génie font une valse., 27 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Au-dessous du volcan (Poche)
J'ai commencé la lecture de ce livre le cœur serré. Je m'y ennuyais, prêt à m'arrêter en chemin, poursuivant ma route uniquement guidé par l'influence de sa réputation et de quelque chose de plus impalpable, une impression, une odeur. Je regardais cette grande masse liquide comme une eau dormante et ennuyeuse, mais, de temps à autre, quelque chose passait sous la surface et me disait : tient bon.
Et puis ce que je pressentais est arrivé, à la page 155, lorsque le consul bondit soudain sur ses pieds, j'ai été frappé par un éclair, un éclair intense, comme un premier shoot d'héroïne.
J'ai vu dans cet éclair toute la beauté de ce livre, de ce poème, toute sa force de pénétration. Ce n'est pas un livre qui parle à l'âme, c'est un livre qui regarde en nous jusqu'au vertige. Il fouille notre pulpe intime pour faire de chacun de nous un témoin de la beauté et de la cruauté de notre monde, et de l'amour, et de la mort.
Sa magie m'accompagne depuis de longues années et il ne se passe pas un seul mois sans que j'y songe, comme s'il était toujours sur mon chevet et que j'allais encore m'enivrer à la coupe de ses beautés. Je ne divague pas, le romantisme m'écœure, mais il faut bien, face à ce miroir inverti de nous-mêmes, faire preuve d'humilité et dire : ce livre est une merveille comme il en existe peu. Il me bouleverse.
S'il fallait convaincre encore, je dirais de prendre cette édition et de lire page 554 à partir de : « La pluie tomba plus dru tout à coup' » jusqu'à ce que le livre vous tombe des mains, arrachant à vos lèvres un Mon Dieu' Alors, il y aura aussi page 252 (le chat et l'insecte), page 265 (le consul dans la salle de bain) et puis toutes les pages à partir de 155... Mon Dieu!
J'ai commencé sa lecture le cœur serré, je l'ai achevé le cœur douloureux, répétant comme un mantra que je n'ai pas de mot (Magnifique, prodigieux, sublime, inégalable, sont-ils des adjectifs tout à fait suffisant ?) pour en saluer l'intense beauté.
Le Livre très loin des autres qui fait dire que la littérature, quand elle tutoie les sommets, survole tous les autres arts
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Dix ans à écrire un livre, douze chapitres pour trouver la clé de l’énigme, 10 septembre 2014
Par 
HOANG THUY DUNG (PARIS, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Au-dessous du volcan (Poche)
Malcolm Lowry a consacré dix ans à écrire ce livre. Il s'est inspiré de son premier mariage malheureux pour raconter la descente aux enfers de Geoffrey Firmin, un consul britannique dans sa déchéance éthylique. Mais le vrai thème du roman, c'est l’interrogation métaphysique de la condition humaine, tout ce mal que l’homme s’inflige à lui-même, et dont il recherche en vain la cause, dans les fonds de bouteille de mescal, ou dans l’ésotérisme. Le roman compte en effet douze chapitres, tient dans les douze mois d'une année et se déroule en douze heures: 12 mois, 12 chapitres, 12 heures, ce chiffre 12 symbolique dans la kabbale juive indique que c'est dans le sacré que le profane trouve son explication et que derrière cette construction délibérée du récit se cache la clé de l’énigme. Et la clé, c’est la mort libératrice que le consul cherchera et trouvera au bout du chemin au pied du volcan.
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4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les Carmina burana d'un alcoolique, 5 septembre 2012
Par 
Lusignan (La France que j'aime) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Au-dessous du volcan (Poche)
C'est un livre à ne pas mettre entre les mains d'un alcoolique, si vous voulez qu'il s'en sorte. C'est un prof de lettres classiques breton, cinquante ans et moi la moitié, alcoolique, d'une épaisseur humaine, d'une finesse poétique extrêmes, qui me l'a passé jadis. J'ai connu son ex-femme, belle et fascinante, avec qui il formait un couple mythologique, comme dans ce roman. Car vous y êtes déjà.

Je le résumerai à ma façon : c'est en roman ce que sont les "Carmina burana" en musique (version Eugen Jochum). Dans le syncrétisme des styles, ici une base fortement classique, qui devient baroque et finit dans un feu d'artifice onirique. et puis le dénouement inéluctable et sordide que dit le titre.
Mais aussi avec l'allégorie de la destinée humaine; la roue de la Fortune qui roule puissamment dans "ô Fortuna imperatrix mundi" chez Carl Orff est ici une immense roue de manège clinquante de lumières à la mexicaine. La roue Ferris. On ne le comprend qu'à ses pieds. Pourtant elle était souvent là dans les 3/4 précédents du récit. Et alors on continue d'une traite jusqu'à la fin, parce qu'on ne peut plus en rester là. Je vous aurai prévenus, lecteurs alcooliques.

Mais alors! on comprend soudain qu'on est passé avec ennui (j'y reviens) à côté de symboles qu'on n'a pas vus et qui continuent de se multiplier dans un embrasement commençant selon moi à dix chapitres et demi. Mais comprendre qu'on est longtemps passé à côté des choses sans les voir, n'est-ce pas en soi une allégorie de la vie ? Mais, mais alors, c'est un roman initiatique ? Vous y êtes ! Addictifs de la littérature, je vous aurai prévenus.
Initiatique à quoi ? A vous de voir, mais sans exagérer, il peut y avoir une angoisse existentielle à la clef.

En tout cas si vous n'avez pas abandonné en chemin, quand l'exaltation cèdera la place à la frustration de n'avoir pas compris avant, vous ferez comme tous ceux qui sont devenus fans de Malcom Lowry: vous le relirez sur le champ. Ma mémoire n'est pas sûre et je viens juste de le re-commander, mais vous pourrez découvrir entre autres que tout se structure autour du chiffre douze: 12 chapitres sur douze mois sous le poids de 12 ans entre alcool et passion amoureuse je crois... mais vérifiez plutôt.

Vous comprendrez que l'histoire, fortement autobiographique, importe relativement peu. C'est le dernier consul britannique à Oaxaca, dans un village proche au Sud-Ouest du Mexique. Oaxaca imprègne le roman, comme Macondo "Cent ans de Solitude" (G.G.Marquez, autre gifle totale au public bien plus large). Les policiers y ont la détente un peu facile, notre consul en fera les frais. André Breton a dit que le Mexique est le seul pays surréaliste, je confirme. Il convient donc à Lowry.

Pourquoi ce livre n'est-il guère connu ?
Parce qu'il risque de tomber des mains, même pour un prof de lettres. On a beau savoir que l'effort caractérise l'initiation, que l'ennui peut être une figure de style, la patience est une vertu rare. La traduction fidèle de "Under the Volcano" fera apparaître un style proche des "Mémoires d'Outre-Tombe" et des "Confessions" de Rousseau, sans le "je" de l'autobiographie, et ce n'est pas du goût de tous. Malgré de nombreux clubs et amis de - à travers le monde, ce roman unique* n'a pas eu que je sache le retentissement du "Grand Meaulnes", voire des "Chants de Maldoror" (Lautréamont) parmi les intellectuels.

Je conclurai également à ma façon, un peu hard, avec l'exergue au "Rouge et le Noir" : "TO THE HAPPY FEW" !

* [Tuyau : Ca me rappelle un autre roman unique, "La Conjuration des Imbéciles", qui ont poussé au suicide l'auteur, John Kennedy Toole. J'ai lu ce roman humoristique confidentiel du niveau Flaubert il y a plus de 20 ans, quand sa mère est parvenue à le faire publier. Et voilà qu' il monte à 1,5 millions d'exemplaires en 18 langues. "Tout vient à point à qui sait attendre." Demandez à ses asticots.]
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Intelligente autodestruction, 9 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Au-dessous du volcan (Poche)
Quel beau livre pour une triste vie. Le style est sublime, les relents de Tequila n'empêche en rien de respirer le bon air tiède du Mexique. Comme c'est un chef d'œuvre, il ne faut point trop en parler mais le lire.
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5 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 descente en enfer, 3 octobre 2009
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Au-dessous du volcan (Poche)
il s'agit d'un chef d'oeuvre, la chute d'un homme qui face à l'alcool tombe, perd sa femmme... et la vie
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6 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 mouais, 21 décembre 2010
Par 
Mercier (france) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Au-dessous du volcan (Poche)
ce roman que je n'ai pas encore fini de lire comporte selon moi beaucoup trop de descriptions de paysages et on passe trop souvent du coq à l'ane.Du coup on pense souvent à autre chose en le lisant sauf que rien ne sert de revenir en arrière si ce n'est pour savoir si la route que les personnages viennent de dépasser mene à cacotacopetl ou à xinhicapapotl
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4 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 barbant et démodé, 10 juin 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Au-dessous du volcan (Poche)
Devoir subir la lente lecture fastidieuse d'une décrépitude annoncée : "ah! une femme ne pouvait savoir les périls, les complications, oui l'IMPORTANCE d'une vie d'ivrogne"... avec cette phrase page 95, mesdames, vous avez un bon résumé de ce bouquin à la vue hypermasculine... qui m'a franchement barbée. Bien sûr nous avons tous nos démons intimes et privés, mais là ils sont poussés à un paroxysme tel qu'ils en deviennent caricaturaux... et sans même la qualité de vous captiver ! Difficile de démêler réalité et délire d'ivrogne, qui rate tout de sa vie, sauf sa déchéance. Mais en fait, il la recherche ... De plus, même si le livre faisait figure d'avant-garde et d'originalité avant la 2e guerre mondiale, à notre époque il est plus que dépassé ! Bref, la seule chose positive à en retirer est l'atmosphère glauque et oppressante bien rendue, malgré le soleil du Mexique. Lisez plutôt un bon Nancy Huston !
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Au-dessous du volcan
Au-dessous du volcan de Malcolm Lowry (Poche - 1 mai 2011)
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