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le 17 août 2009
J'ai découvert Steinbeck via son célébrissime "Des Souris et des Hommes" qui m'a mis l'eau à la bouche, tant je l'ai trouvé remarquable. La Perle fut le second que j'ai abordé.

L'histoire, comme l'évoque l'auteur dans un très court préambule, est dorénavant peu nuancée, avec une frontière assez nette entre le bien et le mal. Mais, c'est sans prendre en compte le génie de Steinbeck qui parvient à insuffler à ses personnages une personnalité très juste.

Le conte commence par une description très détaillée du paysage : l'auteur prend le temps de nous en imprégner (l'histoire se passe en Bolivie, près de la capitale dans un petit village où logent les indiens pêcheurs), si bien qu'on se laisse porter par la magie de ce paysage, le silence qui s'y rattache. Pas un dialogue n'est prononcé de tout le premier chapitre : seule la description de l'ambiance calme et sereine du petit matin nous paraît.
Jusqu'à ce que Coyotito, le petit de Kino et Juana, se fasse piquer par un scorpion, ce qui contraint les parents à prendre des dispositions le plus rapidement possible. Ils vont à la ville, voir le seul médecin des environs, sans argent pour le payer. Monte alors la fureur en Kino qui part en mer pour trouver des huîtres pouvant contenir une perle qui leur permettrait de soigner l'enfant. Au cours de cette pêche, il trouve la plus grosse perle du monde, la ramène et commence à s'imaginer tout ce qu'il fera avec.

Mais, petit à petit, Kino devient de plus en plus suspicieux, scrute tout le monde d'un oeil mauvais, refuse de fermer l'oeil de peur de se la voir voler. Dès lors, il se transforme (métaphoriquement) en un fauve, constamment sur le qui-vive, prêt à bondir.

L'écriture de Steinbeck rend merveilleusement bien la lente et profonde métamorphose de Kino, décrit jusqu'ici par ses semblables comme un homme gentil, attentif : le "brave type" par excellence. Seule Juana pressent que cette perle porte en elle le mauvais oeil et veut à tout prix s'en débarrasser, regrettant que son mari ne l'ait pas vendu au prix de misère proposé par les acheteurs de perles. Elle ira jusqu'à se lever discrètement la nuit pour la rejeter à la mer. Mais l'oeil fureteur de Kino s'en aperçoit et il court après elle et la frappe pour l'en empêcher. Cette brutalité marque un stade important de sa mutation en fauve.

La perle attise également la convoitise des gens de la ville, qui manifestent subitement de l'intérêt pour Kino. Certains vont jusqu'à se faufiler chez lui la nuit pour trouver la perle. Mais Kino sent leur présence, tel un prédateur aux aguets et tente de les tuer. Hélàs, il finit par y parvenir au point qu'il devient un fugitif. Fuyant son village avec sa femme et son enfant, il se lance dans les longs sentiers qui le mèneront jusqu'à la montagne pour fuir la justice. A partir de là, la description que fait Steinbeck de Kino, n'a plus rien d'humaine. Et ceux qui le traquent deviennent des chasseurs, avec fusils, chiens et chevaux.

Mais, un personnage semble laissé-pour-compte : Coyotito. Et malheureusement, il sera la triste victime de la déchéance de son père, lequel recouvrera (trop tard) ses esprits et, par un geste désabusé, finira par faire ce qu'il aurait dû faire tout de suite : rendre à la mer le fruit de sa perte.

Jamais Steinbeck ne semble forcer le trait et pourtant rien de ce qu'il écrit ne se perd. Rien ne lui échappe : la progression du récit de l'ambiance du début jusqu'aux teintes sombres de la fin ; les jeux d'ombres et de lumières, en parfait accord avec l'évolution de l'histoire ; les Chants de Kino, d'abord évoquant la sûreté du cocon familial mais qui se transforment peu à peu en des chants de malheur, de prédateur. Ce livre est une véritable perle. Quant aux leçons à tirer de cet ouvrage, elles sont nombreuses : à chacun d'y trouver son message, pour reprendre les propos de l'auteur.
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le 16 mars 2005
Ce court roman est écrit dans un style beaucoup plus poétique que le célèbre "Des souris et des hommes", mais malgré les lieux paradisiaques et certaines descriptions de toute beauté, il est tout aussi dur, sinon plus. Peu de place, finalement, et contrairement à ce que l'on pourrait penser en lisant le résumé, pour l'allégorie.
La réflexion sur le sort des "exclus" (mot à la mode, hélas) est très forte et sans équivoque; ici, ce sont les Indiens comme Kino qui tentent de lutter contre leur sort, et se heurtent à une force aussi écrasante que le Destin dans une tragédie classique. Très beau roman, conseillé à tous ceux qui aiment les livres profonds.
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le 5 octobre 2009
John Steinbeck a le don de transformer des histoires simples inspirées d'humbles destins humains en tragédies bouleversantes dont on peut tirer des leçons de portée universelle. Cette nouvelle est bien dans la lignée des Souris et des Hommes. Le style est limpide, si limpide qu'on ne saurait dire pourquoi il captive à ce point l'attention. Cette perle est assurément magique, mais attention, ses sortilèges sont diablement mortifères...
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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 6 septembre 2007
C'est l'histoire d'une grosse perle, comment elle fut trouvée, puis perdue à nouveau. C'est l'histoire de Kino, le pêcheur, de sa femme Juana et de leur bébé Coyotito. C'est la courte fable d'un pauvre pêcheur d'origine indienne qui pêche, en Californie, la plus grosse perle du monde. Il espère qu'elle lui apportera tout ce dont il a toujours rêvé, le meilleur pour sa femme et son fils, la reconnaissance sociale, et le respect. Mais cette découverte éveille les convoitises des voisins et déchaîne autour de lui les forces du mal...

Le thème et le message de l'oeuvre sont très simples : l'argent ne fait pas le bonheur. Mais au-delà de cette simplicité, le style de Steinbeck métamorphose le conte en une parabole tragique jugeant de la nature humaine, de la jalousie et de la corruption. Steinbeck caractérise remarquablement les comportements humains, dans des passages courts mais acérés. Ses descriptions des vices et des vertus des hommes sont d'une justesse terrible et implacable. Toute l'analyse de l'auteur est distillée grâce à un style fluide. L'intrigue est menée comme dans un roman policier, les événements se succèdent afin de garder le lecteur toujours en émoi, jusqu'au dénouement tragique.

Un texte agréable pour le style Steinbeck mais dur par l'histoire très noire et jusqu'au bout sans éclaircie.
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le 19 mai 2003
L'auteur nous offre un beau roman, captivant il nous démontre sans nul gêne l'avidité de l'homme. Il n'épargnera aucun mot, pour nous prouver ce mauvais penchant, et nous émouvoir jusqu'à la fin par ce récit. Je suis du même avis que l'auteur : si nous possédons ne serai-ce qu'une infime parcelle de bonheur, volée au temps, alors nous sommes bien plus riche qu'un roi ! Voilà ce qui nous donne un petit aperçu de la qualité de cet écrit, que je conseille à tous !!!
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La Perle/John Steinbeck
Ce petit conte philosophique est un des joyaux de la littérature américaine classique.
Écrit en 1945, cette parabole sur la richesse matérielle a connu un succès mondial.
John Steinbeck, né en 1902 est mort en 1968. Il a obtenu le prix Nobel de littérature en 1962.
Kino, indien pauvre pêcheur de Basse Californie au Mexique, descendant de siècles de servage et de peur du maître, découvre la perle rare.
« La beauté de cette perle, chatoyant et scintillant à la lueur du petit cierge, abusa son cerveau. Elle était si adorable, si douce, et sa propre musique se dégageait d’elle : un chant de promesses et de délices, l’assurance du futur, de l’aisance, de la sécurité. Sa chaude iridescence, c’était la panacée contre la maladie, lémur contre l’insulte. Elle fermait la porte à la famine. »
Il va alors partir dans un délire de concupiscence, oubliant sa condition sociale, qui va conduire à sa ruine.
Dans un style incisif et précis, Steinbeck développe cette allégorie du matérialisme au moyen de nombreux symboles. Une lecture attentive permet de voir plus que des mots dans ce bref et violent récit.
Un très cruel destin que celui évoqué des exclus mais un récit tout en retenue. Un bijou.
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le 20 juillet 2011
J'ai adoré ce livre. Un bijou d'écriture, précise et emportée. J'ai trouvé l'histoire très belle, puissante et sans compromis. Se lit d'un trait mais son souvenir reste longtemps présent, un peu comme "le vieil homme et la mer" de Hemingway.
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le 27 octobre 2012
C'est noir, triste et cruel.C'est sans espoir et sans issue.C'est d'une lucidité froide et c'est écrit avec une très grande pudeur.Le pire c'est qu'on se dit que rien n'a vraiment changé et que pour de plus en plus d'entre nous, c'est la même chose. Indiens ou pas, la société de consommation, l'argent ,brisent les hommes les plus courageux, les plus forts.
Un livre très fort, très beau.Un grand livre, un grand auteur.
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Sous la forme du conte philosophique (la référence en la matière étant "Candide" de Voltaire), John Steinbeck (1902-1968) nous livre un récit fort dont la qualité est égale aux nombres d'interprétations possibles.

A lire en une journée (120 pages), c'est un livre qui pousse à réfléchir en plus du plaisir de lecture. John Steinbeck n'est plus un jeune idéaliste lorsqu'il publie ce livre (en 1947 à 45 ans) et dès la 1ere page, il nous propose : "Si cette histoire est une parabole, peut-être chacun en tirera-t-il sa propre morale et y découvrira-t-il le sens de sa propre vie." Tel un stoïcien, Steinbeck nous laisse apprendre -via sa médiation- de nous-même.

L'histoire de ce couple amérindien et de leur enfant, dans la société américaine ultra-violente socialement, découvrant une perle magnifique d'une valeur inestimable nous pousse à plusieurs réflexions. Si je devais en garder une seule, cela serait :

"La résignation vaut-elle mieux que la révolte ?" Le vrai courage est-ce de se révolter dans la colère afin d'améliorer le monde tel qu'il est ou bien le vrai courage réside-t-il dans la résignation et dans l'acceptation d'un monde comme il est ?
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le 11 octobre 2015
Voilà un petit livre très ciselé du prix Nobel 1962, un livre à vocation morale et sur l’impasse dans laquelle se trouvent ceux qui pourraient sortir de leur condition misérable parce que l’environnement social les tient. On retrouve ce thème dans de manière récurrente dans la littérature latino-américaine. Mais ici, le texte est ramassé et lui donne une extrême profondeur. La perle la plus grosse du monde ne peut rien pour le pauvre lorsqu’il la trouve parce qu’elle devient un enjeu pour tous. Les acheteurs de perles, le médecin même essaient de voler le pêcheur qui a eu la main heureuse sous l’eau. Kino, après avoir trouvé la perle pense à la fois à l’éducation de son fils et à sa reconnaissance sociale en se mariant pour de vrai et en acquérant un fusil. Il ne peut imaginer la valeur de ce qu’il détient dans sa main, mais Juana sa compagne sait que c’est le malheur et veut la rendre à la mer.
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