Commentaires en ligne


5 évaluations
5 étoiles:
 (4)
4 étoiles:    (0)
3 étoiles:
 (1)
2 étoiles:    (0)
1 étoiles:    (0)
 
 
 
 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 

Le commentaire favorable le plus utile
Le commentaire critique le plus utile


8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Dernière musique célinienne... avant l'arrivée des Chinois
Je pensais que "Nord" était le roman de l'apocalypse, mais il n'était qu'une mise en bouche. C'est "Rigodon" qui l'est, en fait. Dans ce roman, tout n'est que désolation, il n'y a plus rien. Nous allons de gare en gare, de train en train, de fuite en fuite. Nous rencontrons de temps à autres des personnages, croisant la route des protagonistes,...
Publié le 6 novembre 2012 par Mixed up as a milkshake

versus
2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Errance permanente
Pas le meilleur, une variante de "Nord", personnellement je préfère ce denier. Rigodon, c'est une course permanente, une errance sans trop savoir ou l'on atteri, parfois on revient sur ses pas, une allemagne qui se désagrège tout en maintenant des structures qui n'ont plus aucun intérêt. Avec ces voyages en train, ces fuites à...
Publié le 8 février 2012 par Bonnard Yves


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Dernière musique célinienne... avant l'arrivée des Chinois, 6 novembre 2012
Par 
Mixed up as a milkshake - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rigodon (Broché)
Je pensais que "Nord" était le roman de l'apocalypse, mais il n'était qu'une mise en bouche. C'est "Rigodon" qui l'est, en fait. Dans ce roman, tout n'est que désolation, il n'y a plus rien. Nous allons de gare en gare, de train en train, de fuite en fuite. Nous rencontrons de temps à autres des personnages, croisant la route des protagonistes, puis disparaissant : Restif le commando, que l'on croisait déjà dans D'un château l'autre , le vieil italien Felipe à la recherche de "soun patroun" ou encore cette bande d'enfants perdus et handicapés, que Céline, derrière son aspect bougon, ses mots durs, décrit avec beaucoup de tendresse : "Je les vois là plus bas plein les cailloux... ils ne vont pas plus loin... ah les petits crétins !... les voici, pas d'erreurs, pas exagéré, tous bancalots, grosses têtes pendantes, des quatre à dix ans, à peu près... Quasimodo bambins baveux [...] A vrai dire, ces mômes si débiles, bulleux, baveux, ne pouvaient rien nous demander... on voyait, il faisait l'effort qu'on les comprenne, c'était tout... y'aurait plus d'abattoirs possibles si les fonctionnaires préposés regardaient les yeux des anormaux..."

Les découvertes des villes en ruines sont macabres : "Harras m'avait dit : ils arrosent tout au phosphore... il ne reste rien... évidemment !... ah tous les mômes s'agglomèrent autour de quelque chose... c'est plus un pied ce sont des corps entiers dans la glu... du bitume a fait glu dessus et autour... gras enduit noir... ah, oui !... un homme, une femme et un enfant... l'enfant au milieu... ils se tiennent encore par la main... et un petit chien à côté... c'est un enseignement... des gens qui devaient se sauver, le phosphore a mis le feu au bitume, ils ont été pris en famille, recouverts étouffés en bloc". Plus loin : "Ah je le revois !... là !... le cadavre... je dirais un mort de cinq à six jours... il fait froid, il a pas beaucoup fermenté, tout de même il sent... je m'approche, c'est un commerçant à sa caisse... assis... la tête, le buste croulés en avant [...] de quoi il est mort ?... oh, d'un éclat ! les boyaux lui sortent par une plaie d'à peu près la hanche au nombril... éventré, en somme... les intestins et l'épiploon sur les genoux". Il y a aussi ce moment qui m'a marqué, où il est question que les allemands détruisent les dernières gares en service, alors qu'elles sont encore pleine de réfugiés, de gens en fuite. Un des allemands, après l'anéantissement de la gare, ramasse des douilles et tout ce qu'il peut trouver aux alentours du lieu de destruction, et rencontre Céline et Lili, qui ont pu fuir avant le carnage, et chose étonnante, il partage avec eux quelques carrés de chocolat aux noisettes, et offre de la mie de pain au chat Bébert, avant de les laisser reprendre la route. Comme quoi les hommes ne font qu'accomplir la volonté des élites qui les envoient au casse-pipe, dressés pour tuer leur prochain, alors qu'en réalité, ils n'ont aucune raison, eux, de s'entre-tuer, la preuve, ces instants de partage et de compréhension, qui interviennent après un carnage ! toute l'absurdité des guerres est là !

Un très grand roman, plein de noirceur et d'humour désabusé - comme si à travers les larmes, vous ne pouviez pas vous empêcher de rire, grâce à de tout petits éclats de lumière comme Céline sait si bien vous les montrer - et de grandes vérités. Le but de Céline était de rendre les autres illisibles, ce qui peut prêter à sourire quand on sait que c'est lui, que tout le monde trouvait illisible. Mais je crois qu'il y est parvenu, car en effet, je n'ai plus l'impression d'être "dans le vrai" lorsque je reviens à la forme classique de la littérature. L'impression de voir toutes les ficelles, de voir tous les rouages, de lire une histoire au ronron rassurant... tandis qu'avec Céline, tout a disparu, rien n'est visible, vous ne savez jamais à quoi vous attendre, vous êtes sur le qui vive avec lui, vous êtes dans l'instantané, dans le temps qui passe, dans la vie même !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'ancêtre des livres post apocalyptiques, 18 février 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rigodon (Broché)
Dernier volet de la "Trilogie allemande",Rigodon est du Céline "brut de fonderie",et pour cause,la mort a happé l'écrivain avant qu'il ne puisse le mettre en forme.Tel quel,le livre est un véritable coup de poing,et pas sûr que ,plus léché,il ait gardé une telle puissance.
Véritable chronique apocalyptique,auprès de laquelle l'immense "Route"de Cormack Mac Carthy pourrait passer pour du Guillaume Musso,et d'autant plus terrible qu'elle relate des faits réels,Rigodon décrit la fuite de Céline,sa femme et Bebert leur chat,au travers d'une Allemagne en voie de vitrification par les forces alliées.
En lisant ce livre,on comprend mieux pourquoi Céline n'a jamais été adapté au cinéma!aucun THX,aucune 3D ne pourrait rendre le quart du dixième de ce que l'on ressent!
Sans doute pas le meilleur Céline,ni même le sommet de la Trilogie(pour moi "Nord"),mais peut être ,finalement ,le plus accessible.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Hardi petit, 14 juin 2013
Par 
Claude Lorrain (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rigodon (Broché)
Dans le prolongement de Nord (voir mon commentaire), le docteur Destouches poursuit la chronique des zigzags qu’il effectua de 1944 à 1945 en Allemagne avant de réussir à gagner le Danemark : une chronique « un peu hachée » (sic), où se téléscopent le présent (soucis éditoriaux), un passé encore proche (la fin de la dernière guerre) et une période déjà plus lointaine (la Grande guerre).

Un flacon de cyanure dans la musette, et s’aidant de deux cannes, le personnage avance clopin-clopant, dans une odeur de brûlé (les bombes au phosphore) et de mort, à travers les cités-fantômes que sont devenues Hambourg ou Hannovre, « des villes en compote ». Circulant le plus souvent au grand air, en train de marchandises, ses errances ferroviaires font l’objet de véritables pages d’anthologie, à comparer au train de malades dans Lourdes (Zola) ou au train sanitaire dans Le Sursis.

Jean-Paul Sartre (Tartre, le ténia !) figure parmi les principales têtes de Turc du chroniqueur, qui rabâche ses rancœurs recuites, ses plaintes, et ses obsessions raciales (le péril jaune, les Chinois bientôt à Brest !). « Oh , que vous vous dites : que ce vieux con est assomant !... »

Misanthope désespéré, mais toujours drôle, et jamais à court d’inventions langagières, l’écrivain maudit réserve sa sollicitude aux animaux, aux malades (des lépreux) et aux enfants (une petite bande de « gniards anormaux », des « baveux »).

Et Céline de faire cet aveu cruel : « J’aurais jamais dû exister. »

Se jugeant « à bout de rouleau », l’auteur du Voyage au bout de la nuit travailla sur Rigodon jusqu’au matin du 1er juillet 1961. Le soir, il était mort.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un chef d'oeuvre, 21 février 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rigodon (Broché)
Il n'y a pas de mots pour décrire un style ... Céline a réellement inventé un style propre, unique au vingtième siècle. Le parlé du peuple.
On ne peut pas s'en passer sans passer à côté de l'essentiel.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Errance permanente, 8 février 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rigodon (Broché)
Pas le meilleur, une variante de "Nord", personnellement je préfère ce denier. Rigodon, c'est une course permanente, une errance sans trop savoir ou l'on atteri, parfois on revient sur ses pas, une allemagne qui se désagrège tout en maintenant des structures qui n'ont plus aucun intérêt. Avec ces voyages en train, ces fuites à pied, le temps n'en finit pas de passer
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

Ce produit

Rigodon
Rigodon de Louis-Ferdinand Céline (Broché - 7 décembre 1973)
EUR 7,90
En stock
Ajouter au panier Ajouter à votre liste d'envies
Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit