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4,0 sur 5 étoiles
Le Moine: Roman de M.G. Lewis raconté par Antonin Artaud
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20 sur 20 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 23 novembre 2008
Voilà un livre qui parle du bien et du mal. Qui parle aussi des apparences. Qui parle de la faiblesse de la chair. Qui parle d'amour. Qui parle de passion. Qui parle des personnes dévotes. Qui parle enfin de la frontière ténue entre succomber aux délices terrestres et vivre dans le péché ou bien accepter une vie d'ascète, ignorant les tentations du corps ! Le mal se faufile partout et a choisi sa cible : ce sera un moine ! Mais pas n'importe quel moine, le moine le plus vertueux d'entre tous, celui qui est respecté et donné en exemple. "La moine", ce n'est ni plus ni moins qu'Eve se retrouvant face au serpent tentateur et cédant à cette tentation, plongeant ainsi l'humanité entière dans le péché et la souffrance.
Le bonheur terrestre a son prix et il n'est accessible, pour un moine, que s'il renonce à tout ce en quoi il a cru et ce qui fait sa vie jusqu'alors.
C'est donc un livre fantastique qui ne ménage en rien la religion et surtout ses serviteurs. Derrière les plus vertueux se cachent parfois les plus pervères ! D'actualité encore de nos jours. Et le diable se cache partout, puisque partout où il y a tentation, il y a Lucifer.
De quoi renoncer à toute religion et opter pour l'athéisme !
Enfin , n'oublions pas que cette histoire se déroule en Espagne sous la Sainte Inquisition !
Une lecture a faire froid dans le dos, dans une langue sublime bien que parfois désuète.
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3 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 29 novembre 2012
L'humain du XXIème siècle le trouve alambiqué, mon fils s'il le feuillette le considérera comme ringard, tant la littérature contemporaine, et surtout celle qui s'adresse aux jeunes a abusé des procédés littéraires du moine. Cela dit, cela n'empêche pas de prendre plaisir et d'apprécier la traduction-réécriture de ce roman par Antonin Artaud.

Voilà quelques traces de cette esthétique magico-érotique susurrante à l'époque:

Nul ne dort plus profondément que celui qui est bien déterminé à ne pas se réveiller.

Je tombai à genoux devant elle et me livrai à toutes les manifestations de l‟amour le plus passionné. Elle soupirait et répondait à mes caresses, et déjà notre commune extase atteignait son point culminant lorsque, avec un grand cri, elle se dégagea et sortit de la chambre par la porte qui donnait sur le jardin.

Si l‟amour était une faute, Dieu ne l‟aurait pas fait si tentant.

Pour vous, je me damnerai avec joie, et une minute entre vos bras dans ce monde vaut bien une éternité d‟expiation dans l‟autre.
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Il existe plusieurs traductions, mais j’ai pris celle-ci les yeux fermés, et cela m’est égal si elle n’est pas très fidèle à la version originale, car j'ai toujours considéré Antonin Artaud comme une valeur sûre. Il est important qu’un traducteur soit en symbiose avec ce qu’il traduit, et quand Artaud fait sa profession de foi dans la préface en disant que le livre ouvre une fenêtre sur « la vie éternelle », je crois qu’il a saisi l’essentiel.
Il est surprenant qu’un si jeune homme comme Lewis (il avait 19 ans) ait su percé avec tant de perspicacité les profondeurs de la psychologie humaine.
La psychanalyse a montré que l’être humain n’a jamais su accepter ses pulsions contradictoires comme parties intégrantes de sa nature et a toujours cherché à les expulser à l’extérieur comme si elles ne lui appartenaient pas, en les dissimulant sous des concepts issus de son imagination : Dieu ou Satan, le paradis ou l’enfer, le salut ou la damnation éternelle. Ainsi, la religion, autre invention humaine, a su imposer depuis des millénaires une censure sur une pulsion qui n’est ni plus ni moins qu’une fonction de reproduction indispensable à la survie de l’espèce. La sociologie a montré que les pulsions sexuelles ont toujours été considérées par les sociétés industrieuses comme facteurs de désordre et qu’il fallait encadrer et canaliser cette énergie vers des activités plus rentables. A cet égard, dans les sociétés primitives qui n’avaient pas la production des biens matériels comme but ultime et où le potlatch était de mise, cet interdit n’avait pas cours. Mais une censure imposée par la société n’aurait jamais été acceptée par la conscience individuelle si celle-ci n’en avait elle-même ressenti la nécessité. C’est la peur de la souffrance, celle d’être privé de la satisfaction d’un besoin vital qui a amené la conscience, par un calcul morbide, à devancer l’effet non désiré en éliminant la cause. Ainsi, la plupart des religions se sont fourvoyées en érigeant la mortification de la chair comme seul chemin vers la liberté. La perversité du moine Ambrosio révèle la part hasardeuse de ce pari, et on n’éprouve plus de pitié que de dégout pour ses atermoiements. Mathilde, l’archétype de l’Eve éternelle, forte de sa connaissance profonde de la nature et pécheresse consciente de ses actes, inspire plus de sympathie.
La seule chose qu’on pourrait porter au crédit de la censure des sens, c’est que l’inhibition des pulsions primitives finit par provoquer leur sublimation et favoriser l’expression artistique. De nos jours, malgré la libéralisation des mœurs, l’inconscient ne s’est pas encore totalement émancipé de cette censure. Les blagues salaces qu’on entend parfois au quotidien en sont la preuve.
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le 13 février 2009
Je n'est pas mis 5 étoiles alors que le roman les mérite amplement...
Mais en fait on est avec ce livre en présence d'une adaptation faite par Antonin Artaud qui a fait plusieurs coupes et remaniement de la traduction première de Léon de Wailly. Le résultat est très agréable à lire et envoutant ! Mais j'espérais lire un livre plus proche de l'original.
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le 20 juillet 2012
Le Moine dépeint toute la noirceur de l'âme humaine. Sous le vernis de la dévotion peut se cacher un être sombre et néfaste. Dans une ambiance fantastique et parfois angoissante ou poignante, il mélange allègrement le bien et le mal. Plus profond qu'il n'en a l'air, je pense qu'il faudrait le lire plusieurs fois pour qu'il dévoile encore plus son intérêt.
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le 3 mai 2008
Ce n'est pas un roman, c'est une bombe.
Elle vous inquiète, vous fait rire aux moments franchement répugnants, vous calme avec des moments bien mignons et vous affole de nouveau avec des détails monstrueux.

Votre imagination déborde, vous le voyez bien, ce moine, il existe presque, et vous vous croyez dans sa cellule à entendre ses pensées mi-lubriques mi-saintes, et vous lisez encore et encore en attendant la fin comme si elle allait vous toucher, vous, lecteur!

Elle vous touche, vraiment.

On peut reprocher beaucoup de choses à Lewis, surtout concernant la forme; il n'empêche que c'est un des romans fondateurs de la littérature fantastique, noire, du XVIIIème à aujourd'hui (en passant "vinzou", Maturin a écrit Melmoth 25 ans après donc ça m'étonnerait que Lewis s'en soit inspiré :)) et de tout ce qu'on appelle "gothique".
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le 23 août 2011
J'ai acheté le livre par hasard en apprenant son adaptation cinématographique avec Vincent Cassel. Le mot de Vincent Cassel qui m'a poussé à l'acheter c'est : un film d'horreur catholique. J'ai tout simplement adoré le livre, je l'ai terminé en un rien de temps et j'aurai voulu ne jamais arriver à la fin. Une très belle écriture, une histoire oh combien scandaleuse et une belle fin...quant à l'adaptation au cinéma, je m'abstiendrai de tout commentaire.
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le 20 août 2011
Le livre est tellement mieux que le film.
Ecriture crue et pourtant romantique, un livre qui laisse une trace...
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le 10 février 2009
J'ajouterai juste un conseil de lecture tout bête, dans une optique "consumériste" (!) :
Ne pas se laisser abattre par une histoire qui met un peu de temps à démarrer (le premier quart, disons) mais qui ensuite décolle sur les chapeaux de roues.

De nombreuses perspectives dans ce livre, notamment autour des valeurs morales, ascétiques religieuses...
Etonnamment "trash" pour l'époque, la fin est grandiose.
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5 sur 9 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 25 août 2008
l'auteur ( 1797) parle à chaque page de superstition dans la lignée des lumineux du XVIII siécle .
que signifie superstition ? cela provient de "superstar" ,: "placé au dessus ".
les superstiteux croient donc qu'un dieu méchant et généreux les guette et récompense ou punit leurs actions .
Ici Lewis joue à lucifer superstar et s'acharne sur un pauvre diable de moine qui jusqu'à présent vivait heureux dans son monastére .
Il éveille sa sensualité , puis le rend amoureux .
dans ce roman ténébreux , on trouve un magnifique effet pygmalion .
mais aussi l'idée que le peuple brûle l'aprés midi , ce qu'il adorait le matin ; Lewis songe peut être au 14 juillet 1789 et au 4 aôut 1792.
En tous cas , il y a beaucoup de peuple chez cet aristocrate ; il s'acharne autant sur le moine qu'un sans culotte sur la tête d'un aristocrate .
bizarre pour un fils des lumiéres qui se complait dans le gothique ( = "ténébreux" )
gageons qu'en son temps , Lewis eut été élu député .

pourquoi un moine devrait-il connaitre l'enfer pour avoir libéré ses sens et être devenu amoureux ; les catholiques, n'en déplaise à Lewis , avaient plus de bon sens ; ils savaient que la chair est faible et que la chasteté est une grâce de Dieu accordée à trés peu de gens .
comme le roman de Lewis eut beaucoup de succés en son temps , il est à croire que les lumiéres étaient fort faibles .
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