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3,7 sur 5 étoiles
Format: PocheModifier
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le 3 août 2012
Sur la route est l'un des piliers de la littérature de la beat generation. N'ayant jamais lu la première traduction, je me suis directement attaqué au rouleau original (jamais publié à ce jour). C'est un livre que se lit comme les différents voyages de Cassidy et Kerouac à toute vitesse. Le type d'écriture de Kerouac donne du rythme qui peut parfois lasser mais qui dans l'ensemble est agréable à lire.
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le 26 août 2015
On m'avait beaucoup parlé de ce livre comme un incontournable. Je crois que j'aurai mieux fait de contourner l'obstacle.
Je ne me suis pas attaché au personnages que j'ai trouvé creux ; les reboudissements m'ont parrus tellement poussifs...
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le 8 mars 2006
Ce récit est tout simplement entraînant, envoûtant, on voyage littéralement avec les copains de Sal Paradise (Jack Kerouac) à travers l'Amérique des années 47-50. Tantôt en car, tantôt en cadillac mais toujours à fond, on se sent juste ... Sur la route.
L'écriture est intense, rapide, concise, ce qui donne un mouvement incomparable au récit de leurs aventures.
Enfin, au-delà de la bande de copains, on retient l'amitié forte et sincère entre Sal Paradise (Kerouac) et Dean Moriarty (Neal Cassady), une amitié inconditionnelle et toujours sans niaiserie aucune.
0Commentaire14 sur 19 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 23 septembre 2015
Pris très raisonnable, livraison parfaite, 1er de couv illustrant bien les thèmes du livre.
Pour une fois, le succès ne vous porte pas à la tete, vous continuez à tenir vos engagements.
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le 29 mars 2014
Ce livre ce lit comme l'on écoute un orchestre Jazz.
Rythmé, ce livre ce li à voie haute, comme une belle mélodie.
Jack KEROUAC, est grand.Il partage cette expérience avec tend de spontanéité,vigoureusement et surtout un sacré culot qui n'est certainement pas "PUDIQUE".
Malgré certains passages qui pourrais paraître Monotone, ce qui reflète plutôt bien la lenteur et la lourdeur du voyage qu'il ont pue faire. Cette biographie m’aura m'arqué autan intellectuellement que émotionnellement.
C'est devenu le "Number One" mon livre préféré
Je remercie Jack KEROUAC pour son histoire !
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le 25 juin 2012
On hérite d'une grande nostalgie en revivant une épopée que seule une autre génération a pu connaitre. Un style débridé qui authentifie le récit. On vit avec ce livre qui vaut le voyage!
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le 13 octobre 2014
Tout au long de ce roman, on voyage, on découvre petit à petit avec l'auteur des paysages, des personnes atypiques et l'Amérique des années 60.
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le 6 juin 2015
Rien à dire, un des plus grands chef d'oeuvre de la littérature du XX ème siècle tout simplement. Un grand classique désormais
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le 23 juillet 2008
Étant un classique de l'écriture américaine et aussi un livre à lire au début de l'âge adulte, j'ai finalement acheté Sur la route pendant les vacances.
Je pense que la traduction aurait pu être meilleure (j'ai hésité à l'acheter en anglais) mais le style du bouquin le rend clairement difficilement à traduire.
Très surréaliste, avec des phrases qui ne se finissent pas vraiment. Il se lit un peu comme un rêve, c'est-à-dire qu'il ne semble pas toujours logique ou probable.
La lecture en est assez difficile d'une seule traite mais je pense qu'il vaut le coup de s'accrocher jusqu'au bout, ce n'est que vers la fin qu'on comprend vraiment Dean et Sal. Ce qui les poussent à ne jamais rester en place et pourquoi malgré tout ils sont amis.
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le 20 septembre 2013
(cet article a été diffusé sur "ZEA-BLOG,le Monde Libre"-27 Octobre 2010)

Quand le poète Allen GINSBERG rapporta que la gestation véritable d’« On the road » datait de 1948 jusqu’à l’année 51,on était loin de se douter que la version « triturée » offerte à la France dans les années 60 ne fut qu’un ersatz édulcoré d’un des textes les plus monstrueusement fondateurs de cette nouvelle forme de prose instinctive,poétique,syncopée et lyrique qui,pourtant,eut bien du mal à franchir les rotatives de la littérature mondiale...les dates courent,volent,folles et élastiques d’une précision soudaine,d’un recentrage de l’objet - pour ne pas dire un habillage propret au consumérisme convivial,qui en période de redressement bibliothécaire,atterrissent dans nos assiettes. En ces temps obscurs,seule la guerre froide a le droit de citer,puis quelques résultats de football,et l’ingénierie domestique.
Depuis,les langues se délient,paradoxales,proportionnelles au succès engrangée,et puis aussi "parce que les acteurs de l’infernale sarabande ne seront plus..." - (A.GINSBERG dixit),et que l’on risque moins la diffamation,l’outrage aux bonnes mœurs,le scandale,les dérapages,les procès,les excuses,le fric,la moralité publique,etc...Donc,faute de combattants,le texte brut nous est livré sur les étals des bouchers post-modernes - un tant soit peu que les dérives antiques n’encaissent de coups bas aussi mortels que le dépeçage d’origine,l’objet du délit nous est remis en mains propres.Bien.Très bien.Miraculeux,même.
Retour à 1951-1952,les légendes vont bon train; KEROUAC emménage dans un loft de l’East Side et il y découvre un rouleau-papier de téléscripteur abandonné par d’anciens locataires... C’est un «signe».Parce que dans la beat-génération,il fut question de signaux divins,d’annonciations mystiques,et ceci pour démarrer n’importe quel acte important de la vie,quant à son hasard objectif ou sa mystérieuse destinée.
Et là je m’étonne qu’aucun de nos caqueteurs mondains n’en soulignent la particularité.
Alors,dans cet «ancien temps»,le présent étant interprété par des codes bien ajustés,que seule une note bien haute tenue à bout de bras par des saxophones Nègres et des poètes dépenaillés savaient perchées aussi haut, «high», et longtemps qu’il le fallait avant que la banalité n’en recouvre la tonitruance de sa grisaillerie quotidienne.
De cette course folle contre la montre,de la culture de l’instant érigée en herses apoplectiques,et avant de tomber raide mort comme le coureur de Marathon,il valait mieux en décrypter les augures et autres saines traditions qui nous viennent d’encore plus "loin-que-le-loin" parcouru à grands coups d’hyperboles d’une bringue infinie...D’aussi élancés que peuvent porter les mots au travers de grandes gueules,de perdants et autres «loosers» que les banquiers nous désignent du coin de l’œil,comme autant de mouches sur un tas de crotin...Grecs,atlantes,cavernes,champs de batailles,usines,on a toujours pas signer d’armistice aux poètes...Une guerre d’autant plus étrange,que seuls les morts sont encore pointés du doigt.
De cette même année 51,entre le 2 et le 25 avril,jour pour jour,les T-shirt séchant dans le loft comme des étendards de la Sainte Victoire,Jack KEROUAC (né Jean-Louis KEROUAC-1922 ... ) taille comme un furieux les 40 mètres de délire linéaire de cette même veine euphorisante que fut «la Route»... ding-dong!ding-dong!...le chariot de l’Underwood revient à toute berzingue et à toute heure de la journée et de la nuit telle une musique céleste,gongs glorieux,clochettes de la nuit américaine au triomphe modeste.Intemporels dans la passion de l'acte gratuit et de l'enseignement bouddhique multi-référencé,il y a des actes qui ne trompent pas.

En 1957,après des années de battages maudits,le Prince des Beatniks ne s’avoue pas vaincu. Il a obtenu récemment un petit succès de librairie avec la parution de «The Town and the City»...Il rentre alors chez son éditeur(Viking) avec le tapuscrit sous le bras;le foutu rouleau et ses 40 mètres de verbiages épars,sans paragraphes,un inédit de l’instant qu’il baptise illico «sur la route » en références d’un de ses longs périples qui le relia de New york à San Francisco...la route avec Neal CASSADY,son cinglé de pote,les filles,l’alcool,l’herbe,les bagnoles,le bop,l’auto-stop des hipsters ,les beatniks et toute la sainte trinité...la parution complète attendra 6 ans encore chez ce même éditeur pour un acte final charcuté,saucissonné,et même augmenté de quelques pages par KEROUAC-himself ,pas rancunier pour deux ronds,déjà occupé à d’autres trips...Puis le rouleau de papier télex se dessécha dans un coin,au point que des chiens s’en disputèrent un bon demi-mètre...heu,pour la petite histoire et estimé perdu pendant des années,le cylindre a été retrouvé en 2001 lors d'une vente à New York (chez Christie's). L'enchère a été remportée par le propriétaire des Colts,l'équipe de football américain d'Indianapolis pour un montant de 2,5 millions de dollars. Depuis,restauré et bichonné sous verres,il y est exposé comme un vilain insecte.
Ou dans la ville ?...J'en sais foutre rien.

Je n’avais pas rouvert «on the road» depuis des lustres, persuadé que l’engin fut définitivement tombé en désuétudes par l’élite de notre époque crapoteuse en récits aussi futiles qu’improbables. D’ailleurs tiens,cet aprèm’,j’ai vu le bouquin d’une de nos grandes clitoniques vespérales «épisto-fessières-de-la-moove», un almanach aux feuilles épaisses et à grosses lettres habillé de bandes fluos rouges et jaunes - comme pour les travaux publics.En espérant attirer les égoutiers,peut-être....et ceci est la norme... quand ce n'est pas "la-première-gorgée-de-bière" qui émoustille le client juste avant qu'il ne monte.

«On the road-2010».Surprises de taille,quatre grosses préfaces barrent la route et bouffent un tiers de la chaussée. Sur le rouleau compresseur beat, on y apprend des choses et par des fans,ce qui ne gâte rien,ou presque... comme dans la tentative du premier «remaniement»,une missive de l’agente littéraire de JK,Rae EVERITT:
- « je me demandais si,cette fois,je pouvais exprimer ma réaction en toute honnêteté sur certains autres aspects du livre,sans que vous me l’arrachiez des mains... »
Voilà. Ambiance sympa d’un arrachage de dents sans anesthésie, le caviardage passé de mano-à-mano amuse plus qu’il n’irrite KEROUAC convié à la manœuvre en réécrivant les passages litigieux d’une surabondance de détails,tous plus homériques les uns que les autres. La mouture terminale, gonflée à 450 pages sur les 257 se perd dans des allers-retours incessants avant de finir sa «course échevelée» dans les bacs Yanks de 1957... Howard CUNNELL,à l’initiative de l’édition GALLIMARD-2010,avec un talent d’épistolier sadique en démonte l’affable dissection. Il faut changer les noms,les lieux,les marques,même jusqu’aux «aspects» du livre qui pourraient déranger le lecteur...Après moultes triturations anxiogènes des Quatre Préfaciers de l’Apocalypse,on finit par se lasser et la tendance à sauter quelques pages se fait durablement sentir.

Le récit...
Et puis le texte arrive,original...mouais,mouais,mouais...Qu’a-t-il donc ce foutu texte pour que je ne m’y retrouve plus...pas même les histoires de benzédrine,de bagnoles volées,de Sanfran,de Greyhounds et de Béa-la-mexicaine...je décolle un peu sur les premières pages et je me perds dans les suivantes,au point qu’IL me tombe des mains...Le moteur du récit a de drôles de dératés informelles,inextinguibles,mais le charme opère. LE style - toujours le style -,on y reconnaît toutes formes de survivance aux académismes,aux fioritures.
Finalement,c’est cette distanciation de «brouillamini» qui en suce le poison jusqu’à l’amertume. Et quelques soient les renversements narratifs,c’est toujours JK qui tient les commandes,donc «rien ne change vraiment»,pour consacrer à la formule des détracteurs,si ce n’est que l’œuvre se déroule comme une année solaire,en quatre saisons,quatre parties d’une tautologie complète et maîtrisée de même. Et puis,le périple de La Route à notre monde est telle qu'il faudrait la DeLorean du Dr Brown.
(...)
La version originale - expurgée de son lyrisme récurent - débouche sur un cul de basse fosse parce que KEROUAC avait raison comme prophète,et non comme « littérateur» de bacs à sable.Subversif,avant tout.
Et puis,et puis...de tout temps et de tout poils,les pisse-vinaigre se sont donner comme mission de faire et refaire inlassablement le procès de l’«errance» de K. et de sa «prose spontanée» - avec le Net,on rencontre encore des jobards qui proposent «le voyage du Che à moto»( !!!) à la place,ou bien le «vrai bouddhisme zen» comme antidote,puis arrivent toutes sortes d’évangélismes tendus en priapisme moral, civilisationnel, RESPONSABLE...Et on peut se demander qui de ces catégories vieillissent le plus mal.

Comme il y eut "le bon,la brute et le truand" en prolongement de ces bonnes vieilles légendes de l'Ouest,et bien il y eut GINSBERG-le-Gay,BURROUGHS-le-Flingueur et KEROUAC-le-Tendre,improbable clan de barrés érudits, de "clochards célestes" lisant le Tao Té Kin sur les néons des honky-tonk...Un taulard pour délit mineur (en possession de 3 joints d'herbe), un héritier junkie d'ingénieur-matheux, un écrivain franco-canadien citant la Bible(à tout bout d'champ!!!); un trio connu sous le nom du Gang de la Beat-génération. Et dites-moi,de nos jours radieux de l'expérience littéraire,du Verbe, quel attelage aussi hétéroclite irait chercher son Goncours sous l'admiration des foules? Lequel?...Non,passez votre chemin,braves gens et dormez en paix,amen.
Au milieu de l'Amérique coulait un fleuve charriant les troncs noirs d'un "rêve" semblable comme autant de fétus de paille,et le "On the road" de JK décline ses forces obscures,éclatantes,insolites mais jamais banales.Il y avait un vide,et comme dame Nature a horreur de celui-ci,l’écrivain poète l’a comblé.Depuis,7 000 000 de lecteurs se sont lancés «sur la route»,seconde vente ricaine après la Bible...fait pas chaud,dehors.
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