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4,4 sur 5 étoiles
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le 2 juin 2005
Des livres sur la seconde guerre mondiale, on en manque pas. celui ci est particulier, puisqu'il est consacré à un homme qui va se retrouver à diriger un camp de concentration.
Le parcours de l'homme est entièrement décrit, depuis son enfance. On voit progressivement le personnage glisser dans l'horreur.
PLus généralement, ce livre nous fait réfléchir sur un homme, banal, presque médiocre, en un mot : ordinaire, placé dans une situation elle extraordinaire. Petit à petit, on voit comment la monstruosité est terriblement humaine. Comment l'horreur, le pire est parfois dans les hommes.
A mon sens, c'est l'intérêt majeur de ce livre qui n'est pas consacré aux victimes de la seconde mondiale. Un livre qui nous place devant toute la difficulté, l'impossibilité aussi de comprendre l'âme humaine.
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Difficile de desserrer les dents lorsqu'on lit ce livre qui explique avec une froideur déconcertante la vie de Rudolf Hoes et la construction minutieuse des fours crématoires. Le paradoxe réside dans le coté "captivant" du livre qui se dévore littéralement alors qu'il raconte des choses inimaginables, inconcevables. S'il n'a pas la force de "si c'est un homme" de Primo Levi, il décrit avec une minutie insoutenable et un sens du détail impressionnant comment des humains (« totalement déshumanisés ») ont pu se comporter ainsi ! Une grande leçon à la fois d'Histoire et de Littérature.
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le 30 janvier 2010
Dans ce récit l'auteur nous tisse sa version de la biographie de Rudolf Heiss. Le fait de le débaptiser induit bien le fait que ce n'est nullement officiel mais que Robert MERLE s'est aussi interrogé pour savoir comment un homme devient à ce point insensible, agit comme une machine, excelle dans l'horreur simplement pour obéir aux ordres.
Seuls les faits reconnus par l'histoire seront scrupuleusement repris.
En dehors de cette hallucinante réalité, l'auteur décrit le monstre et son fonctionnement. La naissance du trauma qui prend sans doute racines dans une enfance austère et rigide, auprès d'un père qui chercherait à expier une faute de jeunesse jusqu'à promettre son fils à l'église afin d'obtenir le pardon.
Dans cette famille où la parole, la joie et l'amour sont bannis, le père agit en véritable tyran, la mère est soumise, et les enfants pâtissent.
Rudolf fini par s'enfuir car lui aime la guerre, la discipline et ne se sent bien que lorsque sa vie est dictée, gouvernée, conduite. Qu'importe la forme, l'essentiel est l'aboutissement, la stricte réalisation des consignes, l'obéissance parfaite.
Mais peut-on être à ce point insensible à la réalité, au mal qu'on fait, aux souffrances qu'on inflige. Il y a bien quelque chose d'inhumain dans ce personnage, puisqu'il ne s'insurge même pas quand sa femme lui demande qu'elle serait sa réaction si on lui demandait de supprimer son propre enfant ! on ressent bien dans ce bouquin que tout ce qui est étranger à sa volonté d'exceller dans son rôle ne compte pas. Il ignore ce qu'est l'amour, filial, entre un homme et une femme, l'amitié, l'empathie....
Je trouve que de cet exercice ressort un très bon livre, aisé à découvrir, facile à lire. Mais il m'est toujours impossible de comprendre comment on peut parler d'hommes, de femmes et d'enfants en unités, avec autant de détachement comme si c'étaient des allumettes ou des boulons. J'en suis sidérée. C'est sans doute ça la folie véritable, la monstruosité : être déconnecté totalement de toute réalité, de tout sentiment humain, évolué en parallèle de la normalité.
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Le sujet était difficile et risqué : choisir un des pires criminels contre l'humanité que la Terre ait jamais portés, le commandant du camp d'Auschwitz-Birkenau, Rudolf Höss, et s'appuyant sur les réponses fournies par ce dernier lors de son procès à Nuremberg, tenter de reconstituer le cheminement qui ait pu faire que cet homme soit devenu un monstre. Le livre est donc, pour une part, un roman et pour une autre part, un essai historique. Le résultat est tout à fait impressionnant et offre une expérience de littérature des plus marquantes. Le fil conducteur de l'auteur - et en quelque sorte sa thèse pour expliquer la vie de Rudolf Höss (Lang dans le roman) - est le devoir auquel Lang est attaché dès son plus jeune âge. Ce qu'entre autres, j'apprécie dans le livre, c'est le fait que l'ensemble est orienté vers cette idée de devoir, traduite le plus souvent chez le SS Lang comme obéissance aveugle aux ordres militaires ; pas de digression, pas d'histoires secondaires qui s'ajouteraient à la principale, pas de complication inutile non plus : sous le signe du devoir, le trajet de Lang est linéaire ; il démarre avec l'obéissance au père pour culminer - si l'on peut dire - avec la forme la plus monstrueuse qui soit : un rôle prépondérant dans le génocide juif. Avec beaucoup de précision, Robert Merle décrit Lang comme un individu plutôt neutre, sans sentiments apparents, se reconnaissant lui-même comme dépourvu de sensualité, paradoxalement sans haine, violent certes, par le résultat de ses actes, mais non par une impulsion qui le dominerait. Un monstre froid, ne concevant pas de refuser les ordres qui lui sont donnés et considérant son action comme celle d'un technicien ; il dit face à ces juges : "vous comprenez, je pensais aux juifs en termes d'unités, jamais en termes d'êtres humains. Je me concentrais sur le côté technique de ma tâche" (p. 363). Auparavant, chargé de trouver un procédé pour éliminer les corps, il dit aussi, avec le regard d'un tayloriste sur sa cible de productivité : "À dire vrai, je n'aimais pas beaucoup les fosses. Le procédé me paraissait grossier, primitif, indigne d'une grande nation industrielle. J'avais conscience, en optant pour des fours, de choisir une solution plus moderne" (p. 298). Dans un texte efficace, sans fioritures, probablement pour rappeler la froideur technicienne du personnage principal, Merle contribue magistralement à l'explication de la pire horreur que l'humanité ait connue. Il nous met en garde, non pas contre le devoir en soi, ce qui n'aurait guère de sens, mais d'un devoir au service de finalités contraires à l'homme ou, pour le dire autrement, il nous rappelle que tout type de devoir doit être assujetti au devoir fondamental du respect de l'Homme.
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le 6 septembre 2004
Ce roman vous passionnera et vous fera sans doute passer quelques nuits blanches.
Rbert Merle vous conte ici, avec beaucoup de talent (comme à chaque fois), l'histoire d'un homme, tout ce qu'il y a de plus normal en apparence, qui va gravir les échelons du régime nazi, sans jamais ce poser de questions sur ce qu'on lui demande de faire, un simple éxécutant, qui se retrouve directeur d'un camp de concentration.
Il agit sans le moindre état d'âme, il obéit aux ordres... comme tant d'autres l'ont fait à la même époque et comme tant d'autres peut être le feront!
Cà fait froid dans le dos.
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Robert Merle nous raconte le parcours du commandant d'Auschwitz : jeune exalté sans racines sociales, embauché très tôt par les nazis pour faire le coup de poing, puis bon père de famille et parachuté à la direction d'Auschwitz.
Où le livre est très fort, c'est que nous nous surprenons à sympathiser avec cet anti-héros, à passer des nuits blanches avec lui lorsqu'il doit tripler le "rendement" de son camp...
L'auteur nous fait ainsi ressentir la banalité du Mal.
Banalité du Mal contre laquelle nous sommes mal armés (psychologiquement, idéologiquement).
En effet, notre "Civilisation" est tellement persuadée d'avoir vaincu le Mal (les pulsions, les instincts "primaires"...), nous a tellement endormis par son discours rassurant, que lorsque le Mal apparaît (et il finit toujours par apparaître), il nous prend par surprise : les plus faibles d'entre nous (et pas seulement les sadiques... voir mes commentaires sur "Des hommes ordinaires") peuvent alors décider d'"obéir aux ordres".
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le 8 avril 2007
Alors que les "Bienveillantes" viennent de rappeler avec horreur toutes les ambiguités des élites nazies issues de l'université, ce roman de R. MERLE, écrit il y a déjà plus de 30 ans, retrace la vie et les pensées du commandant du camp d'extermination d' Auschwitz-Birkenau.

Un livre d'une grande rigueur, d'une précision chirurgicale, qui démonte le mécanisme horrible par lequel, par respect des ordres, des hommes sont devenus l'instrument premier de l'extermination de masse sous Hitler.
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le 12 novembre 2003
Au delà de l'aspect historique indéniable de cet ouvrage, la mort est mon métier permet de comprendre comment des hommes peuvent - par sens du devoir - arriver à commettre des atrocités sans remord. Récit intemporel que celui de l'homme et de ses mécanismes psychologiques.
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le 27 janvier 2007
Dans ce livre écrit en 1952, Robert Merle raconte, en romancier, la vie de Rudolf Lang (R.Hoess), commandant du camp d'extermination d'Auschwitz. Il a le mérite de la précision, et se distingue par sa très grande clarté. A ce titre, il mérite d'être lu, l'écriture est limpide. Pourtant, l'ensemble pose un sérieux problème. Robert Merle montre une psyché, déterminée par un Père ultra-autoritaire, haïssant la vie, hanté par l'obsession du diable, imposant une discipline absolue, réglant chacun des gestes de sa famille et rejetant tout moment mort, toute incertitude, tout ce qui peut échapper à sa maîtrise (le corps, l'affection, l'avenir). Rudolf vit dans un monde sans liens avec quiconque. Seule l'image du Père, qu'il haït mais auquel sa vie sera vouée malgré lui, l'habite. A la mort de son père, l'Allemagne seule le remplacera. Il entre dans la guerre de 14 à seize ans seulement. Il ne quittera plus la guerre, « La mort est mon métier », sa vie alors ne sera plus qu'une longue obéissance au Père. Mais c'est justement là que le bas blesse. Peut-on soumettre une étude psychologique à un déterminisme absolu ? Et si oui, la création littéraire doit-elle pour autant se soumettre à un impératif qui lui semble par nature extérieure ? Ainsi ai-je souvent été agacé par certaines notes psychologiques, sur le conformisme, l'indifférence profonde au monde, la recherche désespérée de la sécurité dans l'ordre, qu'on n'apprend à prévoir au fil des pages. Il ne s'agit pas de rejeter le portrait psychologique brossé par l'auteur, mais de dire plutôt que celui-ci a soumis son écriture à son objet, là où un tel destin semblait nécessiter plus d'étonnement, de tâtonnement de la part de celui qui le décrivait. Au total, Robert Merle donne peut-être lui même la clé de ces objections, dans sa préface écrite en 1972 : « La Mort est mon Métier n'a pas manqué de lecteurs. Seul leur âge a varié : ceux qui le lisent maintenant sont nés après 1945. Pour eux, La Mort est mon Métier, c'est un « livre d'histoire. » Et dans une large mesure, je leur donne raison. » Livre de témoignage, étude historique, de psychiatrie. Aucun de ces mots ne semble pouvoir être rejeté. Mais s'agit-il alors d'un roman ?

Nous conseillons en parallèle la lecture du livre de Peter Diener, Le journal d'une folle, Edition de l'aube, qui pour cet investissement, du côté de la victime, est autrement plus précieux.
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Robert Merle retrace la vie romancée de Rudolf Lang, de son vrai nom Rudolf Hoess, officier SS, commandant du camp d'Auschwitz, accusé de crime contre l'humanité au procès de Nuremberg, dans le but de mieux nous faire comprendre comment des personnes telles que lui, ont pu agir aussi froidement et avec autant de détachement en obéissant à des ordres ayant menés au massacre des millions d'hommes, de femmes et d'enfants.

Une bonne partie du livre s'attache à la jeunesse et l'éducation de Rudolf Hoess.
On y découvre un enfant terrifié par un père extrêmement sévère, qui sous prétexte d'expier une faute qu'il aurait commise s'avère être limite fanatique face à la religion.
C'est à cette époque, que, par un concours de circonstance, Rudolf Lang perd la foi en Dieu pour adhérer corps et âme à la foi politique, début de son obéissance aveugle envers sa patrie l'Allemagne.

Par la suite, sa vie ne sera plus que succession d'ordres qu'il accomplira sans se poser de questions, sans jamais rechigner à la tâche, quelle qu'elle soit. La vie d'un homme ne sachant pas vivre par lui-même, ne sachant que faire si personne ne lui ordonne quoi que ce soit, un homme faisant abstraction de sa propre personne, ... un instrument.

Peu à peu, le roman nous amène à sa nomination en tant que commandant d'Auschwitz et nous décrit de quelle manière Hoess mettra à profit son sens de l'organisation afin de répondre aux impératifs d'extermination massive.
On y suit pas à pas, ses essais macabres, ses trouvailles, ses craintes même de ne pas pouvoir parvenir aux quotas d'exécutions qu'on attend de lui, sans que jamais il n'éprouve la moindre répugnance (si ce n'est celle envers l'odeur de chair brûlée !!).

La force de l'écriture de Robert Merle dans ce livre est de parfaitement nous faire comprendre pourquoi Rudolf Hoess, jamais un seul instant n'a eu de déclic lui faisant prendre conscience de l'horreur de ses actes, y compris ensuite, quand une fois arrêté et jugé, il a dit ne rien ressentir de particulier par rapport à ce qu'il avait fait et qu'à aucun moment il ne s'était senti coupable de quoi que ce soit puisqu'il n'avait fait qu'obéir aux ordres...

Un livre qui fait froid dans le dos, un livre à lire pour la mémoire de toutes les victimes du nazisme.
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