undrgrnd Cliquez ici Livres de l'été nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici B01CP0MXG6 Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Jeux Vidéo soldes montres soldes bijoux

Commentaires client

4,0 sur 5 étoiles18
4,0 sur 5 étoiles
Format: Poche|Modifier
Prix:8,20 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 11 décembre 2011
de la littérature et de la pensée occidentales, dont on comprend aisément que l'auteur ait été en son temps condamné à mort à deux reprises, et qu'il ait passé environ le tiers de son existence enfermé (en prison ou en asile psychiatrique...) il ne faut pas se polariser sur la partie "sexuelle" de l'ouvrage, certes fort développée et fort instructive, en dépit de son extravagance et (parfois) de son manque de réalisme (on s'aperçoit par ailleurs que nos ancêtres avaient déjà tout inventé dans ce domaine...) l'essentiel est ailleurs, et ce qu'il y a d'extraordinaire avec le " Divin Marquis", c'est qu'il est aujourd'hui aussi inacceptable pour les bien-pensants (apologie de l'inceste, de la pédophilie, de la cruauté...) qu'il l'était il y a deux cents ans, mais pour d'autres raisons(athéisme enragé et revendiqué, remise en question de tous les pouvoirs, apologie de l'homosexualité à une époque ou cela pouvait vous conduire sur le bûcher, proclamation du droit des femmes à disposer librement de leur corps,et ipso facto à l'avortement, voire à l'infanticide...) autrement dit ce que nos bien-pensants trouveraient exemplaire et visionnaire dans son oeuvre (athéisme, liberté sexuelle, condamnation de la peine de mort) voisine à chaque page avec des idées qu'aucun écrivain d'aujourd'hui n'oserait exprimer, et aucun éditeur publier. Il est donc aussi subversif qu'en son temps, ce qui est tout de même exceptionnel, on en conviendra...à lire et à relire, d'autant que du début à la fin, cet ouvrage est écrit dans un français admirable de clarté et d'élégance. Le "Divin Marquis" n'a, en définitive, pas laissé grand-chose de vraiment nouveau à dire pour ses successeurs, fussent ils aussi audacieux que Nietzsche ou Freud. Il a peut-être été l'esprit le plus radicalement libre de l'histoire humaine, et il l'a payé au prix fort, mais il a gagné ce qu'il faut bien appeler l'immortalité, et je ne crois pas me tromper en affirmant qu'on le lira encore dans quelques siècles, alors qu'on aura oublié jusqu'aux noms de ses détracteurs...
0Commentaire|15 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 21 août 2004
Nul auteur plus mal compris que Sade, dont la seule mention évoque le terme sadisme, comme si l'oeuvre du divin marquis devait se résumer à une apologie de la violence dans les pratiques sexuelles. Rien de plus idiot que de s'en tenir là, et de passer avec pudibonderie son chemin devant "La philosophie dans le boudoir". Car l'apologie de moeurs inédites mise à part, on manquerait ainsi de lire parmi les plus belles pages de la littérature française, écrites dans un style que n'a rien à envier à celui de Chordelos de Laclos. On manquerait aussi "Français, encore un effort si vous voulez être républicains", essai dont le reste de l'oeuvre ne constitue finalement que le cadre et dans lequel Sade, pris dans la tourmente révolutionnaire, expose son système. En s'interrogeant sur la manière d'organiser la société pour satisfaire les besoins qu'il juge les plus légitimes de ceux qui la composent, c'est toute la contradiction d'une société qui n'a pas encore su faire la part entre l'égalité et l'égalitarisme que Sade met à jour. Autrement dit, comment est-il possible de penser un groupe composé d'individus épanouis, quand l'épanouissement de l'un passe par l'asservissement de l'autre ? Sans doute, le raisonnement de Sade est biaisé; on sent qu'il ruse avec les autorités pour donner corps à ses fantasmes ou du moins échapper à la censure, ce qui lui coûte de se contredire parfois. Mais cela n'enlève rien à l'intérêt de sa question, sur laquelle on débouche encore aujourd'hui chaque fois qu'un évènement nous impose de méditer sur les limites des libertés individuelles - entre la liberté et l'égalité, on comprend ainsi que la fraternité constitue le moyen terme. Enfin, de savoir que la question a pu être posée avec autant d'enthousiasme en 1794 suggère le climat d'excitation intellectuelle que dut être la période révolutionnaire, chacun exposant avec conviction son système, aussi délirant soit-il. Sade est donc à découvrir, et ce livre sert cette entreprise à merveille.
0Commentaire|14 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
500 PREMIERS RÉVISEURSle 25 février 2011
Je trouve, pour ma part, qu'il est très difficile de commenter cette oeuvre. Comment peut-on aimer celui qui mit en mot une partie des penchants de l'être humain pour le sadisme ? Et pourtant...

Lire cette oeuvre violente, immorale, très dure par endroits, pour ceux qui ne sont pas des amateurs, est intéressant et incontournable pour qui veut mieux connaître l'être humain. Sade fit presque trente ans de prison de son vivant et fut condamné à mort, il y échappe à chaque fois : la chance ? Sa formidable énergie pour la vie ? Sa lucidité parfois mêlée à ses penchants destructeurs?

Quel être humain ne peut comprendre, être touché par ces contradictions dans un être qui oscille entre cette formidable soif de vie et cette haine de soi et des autres?

Une oeuvre complexe en somme. « La Philosophie dans le boudoir » est en partie terrible, car elle se termine par une violence inouïe sur la mère d'Eugénie qui souhaite que sa fille ne fréquente pas des gens aussi immoraux. Qui pourrait le lui reprocher à part les protagonistes qui l'entourent ?

A côté de ce dénouement absolument atroce, Sade fait l'éloge du meurtre, de la pédophilie, de la calomnie et même du vol (qui selon lui développe le courage, la force, l'adresse). Toute la jouissance de cet homme repose sur la transgression de la morale. Tout ce qui est immoral est terriblement bon, sexuellement désirable. Et parfois, ces arguments sont étonnamment vifs et font réfléchir, notamment sur la guerre. Il se demande comment il est possible d'honorer des gens qui tuent d'autres hommes et de ne pas comprendre celui qui commet un meurtre et qui lui aussi à peut-être de bonnes raisons d'en vouloir à son voisin. Pourquoi honorer certaines formes de guerre et pas d'autres ?

Etonnante donc cette oeuvre. Car à côté de cette audace à parler de tout ce qui est mauvais en l'homme et à l'assumer au péril de sa vie, il y a un chapitre passionnant sur la défense de la République intitulé : « Français, encore un effort si vous voulez être républicains ». Ces idées sont alors lumineuses, non destructrices ou perverses. Il remet en cause l'idéal religieux et vante les mérites d'une séparation entre le pouvoir spirituel et temporel. Le dieu chimérique devient suspect et Sade annonce que « l'athéisme est maintenant le seul système des gens qui savent raisonner ». Pour lui, religion et despotisme sont liés et il clame haut et fort qu'il ne faut assassiner personne pour aller vers la république (il s'oppose à cet égard à la Terreur et fait preuve de bienveillance. Etonnant pour le fondateur du sadisme ?), simplement faire tomber les idoles et remettre en cause les moeurs. Une bonne République doit maintenir l'insurrection et donc des êtres immoraux en perpétuel mouvement qui s'interrogent toujours sur ce qu'on dit être « bien », moralement acceptable. Cette partie est de plus écrite dans un style très élégant, digne d'un marquis. Elle s'oppose également par le style aux dialogues très impudiques et redondants de termes crus du reste de l'oeuvre.

En somme, un travail surprenant où il faut en prendre et en laisser, mais on ne reste pas indifférent à la puissance du personnage tant au niveau de la violence que de la clairvoyance dans certaines de ses idées novatrices.On ne risque pas à ses côtés de devenir un mouton de Panurge!
55 commentaires|11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 10 septembre 2006
C'est un ouvrage très intéressant à lire, dont la philosophie laisse songeur... Sade enonçait déjà des idées dont on retrouvera la trame chez certains penseurs qui viendront après lui. Sans être vraiment spécialiste du monde sadien, j'ai perçu de la tristesse et beaucoup de solitude dans cet ouvrage. Sade était emprisonné, révolté contre la société qui l'avait mis derrière les verrous et j'ai cru percevoir cet isolement (encore une fois, je ne suis pas spécialiste), dans ses écrits. Les scènes érotiques me semblent caricaturales, presque irréelles. En effet, il n'y a que la parole du libertin qui condamne, aussi bien par le verbe que par le geste, sans sembler s'apercevoir qu'il s'adresse à un autre. Sa parole est froide et incisive, ses gestes ordonnés, presque mécaniques. Il n'y a pas de réel dialogue, le libertin s'adressant soit à une victime qui n'existe quasiment pas ou à un converti qui n'a pas besoin d'être convaincu. En fait, tout me semble être prétexte pour que le libertin se parle à lui-même, pour qu'il laisse éclater sa colère et sa révolte. L'autre n'existe pas pour lui-même, il n'est là que pour permettre au bourreau d'épancher son coeur. Aussi nombreux soient-ils dans la même pièce, les personnages semblent faire chacun un long monologue ne s'accordant pas toujours avec celui des autres. Les héros semblent étrangement seuls même en compagnie des autres, à tel point que la question de savoir qui est vraiment la victime, entre le libertin et la personne qui lui est soumise, se pose. C'est très déroutant mais terriblement intéressant à découvrir.
0Commentaire|25 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 6 août 2002
dans la bibliographie parfois un peu indigeste du duvin marquis figure ce chef d'oeuvre de la littérature philosophico-érotique française.les Dolmancé, chevalier de Mirvel, Mme de Saint-Ange, Eugénie,le fidèle Augustin et enfin le ponctuel Lapierre vous invitent à un moment de pure philosophie sadienne (le morceau de bravoure "Français, encore un effort pour être républicains" et ses géniales justifications du meurtre, de l'inceste qui laissent pantois...), alliée à des dialogues qui frappent les esprits et risquent de devenir cultes chez nombre de lecteurs (ce fut mon cas). Dolmancé: "Foutre! est-on délicat quand on bande?" (subtilité!), ou l'utilisation XVIIIe de l'argot (un "fouteur", le "vît" bien connu...), source de nombreux fous rires. "Foutez, foutez, jusqu'à ce que jouissance s'ensuive", voilà le mot d'ordre.
11 commentaire|17 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 29 mars 2005
Le lecteur averti dégustera "La Philosophie dans le boudoir" à tous les niveaux qu'il propose: certes, on y trouve des descriptions franchement crues de moments d'abandon amoureux. L'auteur y narre également le plaisir que les personnages présents y prennent. Le tout, dans la langue du XVIIIe siècle, portée par un excellent style.

Mais cela lui sert surtout de socle à l'élaboration d'une grande théorie philosophique du plaisir individuel à tout prix, comme seule règle de vie. L'auteur l'expose avec complaisance, mais surtout avec un soin du détail qui fait que pour un peu, on se laisserait presque convaincre... Bref, le Divin Marquis lègue là un ouvrage génial à sa manière, qu'il faut méditer, et méditer encore.
0Commentaire|7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 9 mars 2012
Que dire de ce chef-d'oeuvre incontestable du marquis de Sade ? Il en a choqué et en choquera encore plus d'un. Parce que c'est un texte où le plaisir est roi, la liberté une revendication, le vice et l'immoralité des vertus cardinales... Dans ce récit où passages philosophiques et pornographiques s'entrecroisent, Sade exprime dans une langue à la fois fine et truculente l'irrévenence, la soif de liberté et les obsessions sexuelles qui firent de lui un paria mais aussi un grand génie de son siècle.
0Commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 21 mars 2010
Je suis tout a fait séduite par cet ouvrage. Le coté "philosophie" m'a passionné ainsi que les passages de "pornographie" que j'ai réussi à soutenir contrairement aux 120 journées de Sodome .
0Commentaire|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
500 PREMIERS RÉVISEURSle 7 septembre 2015
Ça faisait une éternité que j'avais pas ouvert un Sade (Justine ou les Malheurs de la vertu) et cette "Philosophie dans le boudoir" m'a, ma foi, fort égayé (entre autres !).

Deux points liminaires qui me semblent importants :

1) Oui, Sade est un vrai écrivain, avec un style, un univers, une vision du monde et une philosophie. Son immense talent est incontestable.

2) Non, je ne pense pas que se contenter d'un jugement moral présente le moindre intérêt. Bien sûr que Sade était un dégueulasse, et que sa dégueulasserie transpire de toutes les lignes de sa vie et de son oeuvre, ça ne veut pas dire qu'il faille le baîllonner, le refuser, et faire comme s'il n'avait jamais existé. Sade a existé, et son existence, son oeuvre, sa philosophie, son amoralité érigée en véritable projet politique et même métaphysique, doivent être comprises, analysées, décortiquées.

Cette "Philosophie dans le boudoir" se présente comme plusieurs "dialogues" (mais pleins d'action), alternance savamment construite de scènes d'orgie d'une crudité paroxystique et de "philosophie" où sera exposée la sadienne vision du monde. C'est aussi et avant tout l'histoire d'une fausse ingénue (qui contient déjà en elle, en vérité, tous les vices possibles prêts à exploser) qui devra être "éduqée" par deux libertins aguerris, dont le fameux Dolmancé, sorte de sublimation littéraire de Sade lui-même. Notons quand même que certaines scènes sont vraiment très, très drôles, Sade n'étant pas du tout étranger à l'effet comique, surtout lors de certains sommets de crudité sexuelle. Quant à la scène finale, je laisse soin au lecteur de découvrir ce joyau d'atrocité.

Côté philosophie, on y trouve sans grande surprise une destruction radicale de toute morale et de toute éthique, Sade foulant aux pieds - et parfois sans franchement se fouler - deux millénaires de construction civilisationnelle. Dieu ? Un délire de malade. Le Christ ? Une grosse farce pour gogos. Les valeurs ? Des fantômes créés par les faibles et pour les faibles. Etc... Le gros credo de Sade, son grand alibi en fait, c'est la nature. Elle revient tout le temps sous sa plume, prête à légitimer toutes les atrocités. La nature nous a donné des bras ? C'est qu'elle autorise qu'on massacre son prochain à coups de poings. La nature nous a donné des organes sexuels ? Alors nous sommes faits pour copuler partout, tout le temps, avec n'importe qui. La nature a créé la haine ? Alors le meurtre est autorisé. Et ainsi de suite...

Et au fond, c'est pour tout cela que Sade représente un "type" intéressant, incarnation suprême de la face sombre des Lumières, et plus généralement notre face sombre, qui sous couvert de primauté du désir et de la liberté, glisse en réalité vers la dictature du moi (le fort), la soumission de l'autre (le faible), annonçant ainsi l'avènement du fascisme comme du libéralisme sauvage. Tous nos cauchemars.
0Commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
500 PREMIERS RÉVISEURSle 2 décembre 2007
Alternance de scènes pornographiques (toutes en dialogues) et de leçons anti-morales. Sade renverse les valeurs : tout ce qui est mal devient pour nos débauchés le savoir vivre. Satisfaire ses instincts, sans tabou ni limites : inceste, meutre, cruauté sont justifiés.

C'est facile à lire, et l'on conçoit sans peine à quel point cela a pu être choquant (ça l'est toujours d'ailleurs). Sade partageait-il réellement la philosophie de Dolmancé ? On a du mal à l'imaginer si diabolique. A déconseiller aux lecteurs sensibles.
0Commentaire|6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles