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La nausée
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le 20 août 2011
Véritable déploiement de certains points de la philosophie de Sartre - antérieure ou ultérieure - à la publication, la Nausée est avant tout un roman de la découverte de soi-même, de l'opacité du Moi, du sens de son existence, à travers la Nausée, ce sentiment dégluant et dégoulinant d'existence tant injustifié et injustifiable qui n'arrive jamais au bon moment ( mais existe-t-il un bon moment pour toute prise de conscience ? ).
Cette quête d'identité, plus grave que le Solitaire de Ionesco, plus sombre que celle de la Recherche, nous promène dans l'expérience de l'Ennui, si bien retranscrite que paradoxalement on ne peut s'ennuyer tant les lignes de Sartre sont prenantes et poignantes, dans des interrogations métaphysiques qui ne nous semblent pas tant étrangères (chapeau bas pour une petite page dédiée à Descartes somptueuse), dans des sensations qui peuvent épouser la forme de réminiscences.
Lecture dépaysante mais non démoralisante, ce roman doit être lu pour celui qui aime la philosophie, les lettres, pour l'amoureux du mot, ou qui tout simplement s'interroge, sans pour autant chercher de réponses, mais qui cherche à se retrouver entre les lignes d'un texte.
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7 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Soixante-quinze ans après la publication de La Nausée, roman sur lequel ont glosé des générations d’enseignants dépressifs, à partir d’un fameux « morceau choisi » — les racines du marronnier dans un jardin public —, une relecture s’impose.

L’histoire d’Antoine Roquentin, la trentaine et le cheveu roux, qui vit de l’air du temps, et qui vit seul, c’est l’histoire d’un individu sans liens ni obligations, qui flotte dans une existence dépourvue de projet, séparé des autres et de lui-même, dans une légère schizoïdie, entre adiaphorie et acédie…

Là-dessus, Jean-Paul Sartre plaque sa névrose et sa philosophie, l’une nourrissant l’autre. Mettant l’accent sur la contingence, et l’absence de justification de l’existence (« Tout existant nait sans raison, se prolonge par faiblesse et meurt par rencontre »), il accumule les qualifications négatives (triste, veule, louche, sale, pourri, abject, obscène…) pour rendre compte d’un être-au-monde plombé par le dégoût, l’angoisse et l’ennui devant le « ça ».

Malicieux en diable, terriblement intelligent, et prenant plaisir à démasquer dans ses plus secrets replis la mauvaise foi des « salauds », l’auteur ne va pourtant pas si mal. Il y a la nausée, certes, mais il y a les mots, et il y a la musique, qui sauvent tout.

Manifestant ponctuellement un penchant certain pour le burlesque, dont Houellebecq se fera une spécialité, Sartre fait montre d’un sens aigu de l’observation (vie de bistrot dans les années trente, dimanches à Bouville…), le coup d’œil vif (sur la ville, le ciel, la mer). Un peu alourdie par des considérations « philosophiques », son écriture efficace va connaître un plein accomplissement avec Le Mur (1939).
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50 sur 55 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Années 30, à Bouville, en France. Roquentin vit de rien, ou plutôt d’une rente. Pour tuer le temps, il écrit un livre d’histoire sur un Marquis… Il tient aussi son journal et c’est à travers son journal que l’on apprend qu’il vient de subir une sorte d’attaque, de crise de folie, qu’il a baptisé la Nausée.

Comment peut-on écrire un livre aussi bouleversant, aussi vrai ?
Lire la Nausée, c’est faire l’expérience vertigineuse du mal être. Pour aimer ce livre, et le comprendre, il faut avoir connu soi même le vertige de soi.

Etat de souffrance émotionnelle ? Non, ce n’est pas ça la Nausée. Plutôt la conscience de son existence. La conscience d’être… Dans ce livre, Sartre met en place ce qui sera son programme philosophique de l’Etre et le Néant. Il écrit aussi un ouvrage qui renvoie à une certaine vision de la philosophie. Connaître la Nausée, c’est accepter de perdre ses illusions sur le monde. Révolution copernicienne ? Pas loin, en tout cas quelque chose d’apparent.

Principe de laisser tomber le voile qui masque les choses. De regarder crûment le drame de l’existence. Son formidable drame qui fait de nous des Hommes.

On peut lire ce livre avec différentes émotions et volontés. L’ouvrage supporte une lecture psychanalytique, biographique, culturelle, émotionnelle.

Il faut se laisser emporter par le torrent délirant des mots de Roquentin pris dans la Nausée ; par sa description clinique et glaciale de la propre conscience de sa folie le gagnant ; par son désespoir mélancolique, sa perte de repères face à la Vie lorsqu’elle se découvre nue et vraie.

Je sais ce qu’est la Nausée, désormais, j’existe : la morale, non pas ; la constatation lucide et implacable, oui.
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7 sur 8 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
En souvenir de la fin des années 60 où j'ai lu-avidemment-Sartre (les chemins de la liberté, le diable et le bon dieu, les mouches, les sequestrés d'Altona), j'ai ouvert la Nausée.

J'y ai retrouvé l'intelligence qui m'avait fasciné, un très grand talent narratif notamment dans la description de la ville, de son atmosphère, de son climat, de son ambiance (Simenon y aurait retrouvé ses petits) et dans l'acerbe critique sociale (fort bien vue) atteignant des sommets dans la description des portraits des bourgeois entreposés au musée de Bouville.

Quant au reste, l'existence par essence, en soi etc etc...ça pouvait faire palabrer "ad libitum" dès la fin des années 1930, ça ne ressemble plus à grand chose aujourd'hui. L'Histoire finit toujours par remettre les pendules à l'heure.

En conclusion...oui, la Nausée-roman vaut vraiment la lecture et le temps consacré...non, la Nausée-traité philosophique ne vaut même pas le prix du papier sur lequel il est imprimé.

Ce qu'il y a de bien avec la liberté, c'est qu'on peut choisir.
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16 sur 20 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 26 juin 2004
On ressort de la lecture de "La Nausée" troublé par les pensées dérangeantes du narrateur sur l'Existence. Qu'y a t il derrière cet objet, cette pensée ? C'est certainement un livre qui mérite d'être relu pour comprendre pleinement ce qu'a voulu signifier Sartre.
L'intrigue, réduite à son minimum, n'existe que pour laisser s'exprimer les pérégrinations mentales d'un écrivain solitaire au bord de la folie. Une folie à laquelle on accroche parfois pour se dire qu'il y a du vrai dans tout ce chaos psychique. Eh c'est bien là le malaise : ce mysanthrope qui fustige l'humanisme serait presque convaincant.....
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le 25 octobre 2014
J'ai voulu tenter l'aventure Sartre .... Histoire de ne pas mourir bête !!! Je dois avouer que je n'ai pas saisi tout le sens de l'ouvrage, mais les questions sur l'existentialisme (le dada de Sartre à ce que je sais) et la critique de l'humanisme à outrance étaient plutôt accessibles. A travers cet ouvrage, on peut aussi entrevoir la fascination de Sartre pour les maladies mentales et notamment la schizophrénie qui l'a assez clairement inspiré.
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le 27 avril 2015
Intéressant. Je conseillerai de lire d'abord "Les mots", l'auteur parait tout de suite plus proche et plus sympathique.
Ensuite, comme tout bon roman, plusieurs lectures sont possible et plus on connait le contexte, plus on fait des liens.
Sinon, je trouve que le schéma général est le même que dans "Extension du domaine de la lutte" de Michel Houellebecq.
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15 sur 20 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 14 août 2006
Sartre définissait le style comme ce qui atteint le lecteur au-delà d'un énoncé. L'énoncé, ici, c'est 'La Nausée'. Un petit livre comme éclaté de l'intérieur par cette racine d'arbre qui déborde tous les mots du monde. Eh oui ! Parler de l'existence comme le suppose ce texte, c'est forcément sauter d'abord hors de l'existence pour en faire un objet d'étude : un tel bond est exclu par la logique.

Sartre affronte l'impensable : il saute en dehors de l'énoncé par la force des images. Il nous communique la nausée de Roquentin, certes, mais aussi une jubilation qui est celle d'écrire. Ah non, ce livre ne m'a pas donné envie de me suicider. Il me disait : "Exister est un art! Dépêche-toi !"
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6 sur 8 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 18 septembre 2008
Au vu des premières pages, j'ai eu un peu peur que toutes les actions du héros tournent autour d'un mal-être constant dû à une nausée chronique. En fait, c'est une jolie réflexion sur la relativisation de l'existence, sous forme de roman, même si j'admets que j'ai dû parfois m'accrocher pour comprendre où Sartre voulait en venir et que le style m'est parfois apparu comme... comment dire... imperméable.
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17 sur 23 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 17 juillet 2005
Je pensais connaître plus ou moins la pensée existencialiste, ou du moins cette pensée qui attaque si violemment nos convictions humaniste, après la lecture des 3 absurdes de Camus ( l'Etranger, Caligula et le mythe de Sisyphe), de nombreuses pièces de théatre de Sartre et aussi ( et c'est étonnant ..) du Faust de Goethe. Et pourtant ! j'ai retrouvé dans ce livre l'essentiel et d'une facon si forte ! toute une pensée portée par l'art litteraire de ce grand génie.
Je ne pense pas que ce roman donne vraiment l'envie de se suicider, bien au contraire, il ne fait que démystifier l'existence.. c'est un risque à prendre ! et on s'en sort grandi.
Un roman dur à commencer et qu'il faut assurément relire pour bien comprendre..
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