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Un artiste du monde flottant
Format: BrochéModifier
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Beaucoup de personnes considèrent les artistes comme des membres d'une guilde étonnamment décadente et naïve qui n'ont pas plus de connaissance des affaires de ce monde qu'un enfant innocent. Ainsi, pour le personnage principal de ce roman, qui est un artiste, son seul 'boulot' consiste à capturer la beauté, car l'art n'a que peu d'influence sur la vie publique.
Mais, l'artiste est aussi un membre de la communauté dans laquelle il vit. Il peut utiliser son talent et sa place dans la société pour l'influencer d'une manière importante.

L'artiste en question trahit son métier en produisant des œuvres qui sont ouvertement des éloges de Sa Majesté l'Empereur. Son talent est utilisé et abusé par ceux qui souhaitent fonder au Japon une dictature militaire, qui ne rendrait des comptes qu'à Sa Majesté l'Empereur. L'artiste devient même un conseiller officiel du Comité des activités antipatriotique. Il dénonce naïvement et 'pour son propre bien' un de ses élèves, qui est immédiatement arrêté et torturé.

Après la guerre, et contrairement à tous les autres criminels de guerre, le peintre admet qu'il a été un homme d'une certaine influence et qu'il a utilisé cette influence d'une manière désastreuse en soutenant le militarisme, l'effort de guerre et un nationalisme fanatique. Beaucoup de soldats courageux sont morts pour des raisons stupides, alors que les vrais coupables sont toujours vivants aujourd'hui. Jusqu'à maintenant, les artistes sont les seuls qui se sont excusés auprès de la population, mais pas les officiers militaires, ni les politiciens au pouvoir, ni les hommes d'affaires.

Kazuo Ishiguro a écrit une méditation profonde sur l'influence de l'art et de l'artiste dans notre monde flottant. Avec sa tactique d'attaquer son sujet indirectement et d'une manière suggestive, il a produit un formidable chef-d'œuvre.

Lecture hautement recommandée.
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Ce deuxième roman d'Ishiguro, après Lumière pâle sur les collines, débute comme un film de Ozu. Vers 1950, un vieux peintre autrefois célèbre songe avant tout à arranger le mariage de sa deuxième fille et à se remémorer, dans un boui-boui qu'il est le dernier à fréquenter, les heures fastes des quartiers de plaisir qu'il fréquentait dans sa jeunesse. Quel brave gentleman que ce Masugi Ono ! Tellement courtois et philosophe, plein de sollicitude pour sa famille, d'affection pour ses amis !
C'est alors que se déploie le talent inouï de Ishiguro. Par petites touches admirablement subtiles, et d'autant plus impressionnantes que le roman est à la première personne, apparaît en creux le portrait d'un homme vaniteux et qui a pris plus que sa part aux dérives expansionnistes et nationalistes du Japon des années 1925-1935. Tout au plus, notre homme consentira-t-il à faire amende honorable pour ne pas mettre en danger le mariage de sa fille et à constater que, dans le Japon du général Mc Arthur, ses anciennes opinions, qui étaient pourtant marquées du sceau de la sincérité, ne cesse-t-il de souligner, ne correspondent plus à la nouvelle génération. Mais ses termes sont choisis : cet homme qui contribua, comme tant d'autres, à précipiter la ruine du Japon et de ses fils, condescend à qualifier ses idées d'avant-guerre de "périmées et peut-être même condamnables". Tout le génie d'Ishiguro est dans ce "peut-être même".
Et le sang se glace à la lecture des petites leçons de vie qu'il donne à son petit-fils...
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L'artiste de ce roman, peintre de son Etat, revient sur sa carrière, à l'occasion des négociations de mariage de sa fille. Cette rétrospective est l'occasion, tout au long du récit de s'interroger sur les liens entre l'art et la politique qui prennent souvent la forme de la propagande. Ainsi, le héros regrette-t-il les engouements de sa jeunesse pour les élans patriotiques du Japon, tout en soulignant que ses oeuvres étaient alorts marquées au sceau de la spontanéité et de la sincérité.

Le débat de fond est intéressant et son traitement par l'auteur fait que le récit n'est jamais aride, car il s'agit avant tout d'un roman qui nous donne à voir l'existence d'une famille au sein de la société japonaise. Les scènes du quotidien sont ciselées dans une écriture limpide qui nous fait partager sans difficulté la nostalgie du peintre pour son quartiers de plaisirs, ce monde flottant d'avant guerre aujourd'hui disparu. De la même manière la description de la demeure du peintre est à la fois réaliste et vivante. Le lecteur a véritablement l'impression de se promener au sein de cette villa, de découvrir le jardin en poussant une cloison de papier et de ressentir la douce fraicheur de l'air et les rayons du soleil à tarvers le feuillage des arbres.

Un bien beau roman à chaudement recommander !
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3 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 22 février 2011
Je viens d'achever ce livre de Kazuo Ishiguro, et une nostalgie éthérée m'étreint, sans que je puisse comprendre pourquoi il en est ainsi, alors que me vient en tête, les derniers mots du peintre Masugi Ono, qui tel un funambule suspendu dans les airs, a par petites touches pastels disséminées l'épure du tableau de sa vie. Ses mots, ses derniers sont ceux-ci : « Ce sentiment, je doute que beaucoup de gens puissent l'éprouver. Les « Tortues », les Shintaro auront beau faire, compétents et inoffensifs bûcheurs, ils ne connaîtront jamais l'espèce de félicité que j'ai ressentie ce jour là... ».

Quelle sensibilité qui émane de ce vieux peintre empêtré dans ses souvenirs, faisant un bilan sur sa vie, un constat social et s'occupant tant bien que mal de ses deux filles dont la cadette est à marier et de son petit fils. Par un jeu de miroirs qui réfléchit constamment la lumière diffuse émanant du passé, du présent et du futur de Ono. Cet entrecroisement de faits, de pensées et de réflexions sur ce qui a fait la vie du peintre ; nous le rendent attachant et produit de la mélancolie et de la nostalgie sur cette vie passée, non dénuée d'erreurs et de mauvais choix...

Cette façon qu'Ono a de s'humilier devant la future belle famille de sa cadette, afin de ne pas compromettre le mariage (au Japon « le miai » est pretexte à connaître les familles concernées et à cette occasion « une enquête de moralité » est effectuée par les protagonistes du mariage)

Cela est vraiment touchant. Pourtant à cette occasion, certains faits et gestes du passé remontent à la surface et troublent tel un jet de pierre plate sur la surface d'un lac le miroir lisse du vieux peintre Ono.

Kazuo Ishiguro nous a dépeint ici le portrait d'un homme tout en nuances, dont le côté sombre n'est pas escamoté et cela ne le rend qu'encore plus touchant.
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