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le 9 août 2010
Après avoir lu et aimé Vendredi ou les Limbes du Pacifique et Le Roi des Aulnes, je me devais de lire Les Météores. Ce gros roman de plus de 600 pages est entièrement à la hauteur de ce que l'on attend d'un ouvrage de Michel Tournier : à la fois roman, recueil de nouvelles, essai philosophique et théologique, c'est une oeuvre d'une très grande richesse faisant preuve d'érudition et de beaucoup d'intelligence. Ceux qui, comme moi, aiment les livres de Tournier se délecterons à n'en pas douter de ce roman.
A l'instar du fameux Roi des Aulnes, l'histoire qui nous est narrée n'est pas « linéaire », mais s'apparente à une suite de narrations, pris de points de vues différents et qui peu à peu dévoilent le récit central. C'est ainsi que certains chapitres sont des récits à la troisième personne, d'autres des récits à la première personne présentés comme des monologues ou des journaux intimes de différents personnages. A cela s'ajoute le déroutement de n'avoir pas de « héros » à proprement parler : les jumeaux Jean et Paul ne sont que les personnages principaux d'une partie du roman, laissant place à des personnages « secondaires » qui occupent la place du « héros » à d'autres moments du livre, comme c'est le cas de l'extravagant oncle Alexandre, véritable colonne vertébrale du récit. En fait le héros véritable du livre c'est un thème : celui du couple humain, au sens large (du couple geméllaire formé par Jean et Paul, au couple familial incarné par les parents des jumeaux, en passant par les couples homosexuels éphémères formés par l'oncle Alexandre...). En ce sens le livre est d'abord une réflexion générale sur un thème plutôt philosophique, thème qui incorpore autant de notions historiques, géographiques et même théologiques.
Ce livre est donc d'une richesse et d'une saveur extraordinaire, et sa lecture se « déguste » véritablement. Les thèmes abordés et un certain côté « cérébral » - qui pourrait rebuter certains lecteurs - n'occultent en rien que nous sommes ici en présence d'un très grand roman français dont le style et le rythme relève d'un grand art. On appréciera également l'humour et les clins d'oeil de l'auteur à ses autres romans. Un Tournier essentiel à lire à tout prix!
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le 18 août 2008
Après les chef d'oeuvre Vendredi et Le Roi des Aulnes, Michel Tournier livra son troisième grand roman avec comme fil rouge le thème de la gémellité. L'auteur saute le pas en prenant un héros ouvertement homosexuel et resaute le pas en le faisant mourrir de manière inattendue et baroque. A ce moment on se demande où l'on va puisque le héros est mort, c'est le deuxième passage difficile de ce livre après les trente premières pages, très pénibles et où l'on se prend à regarder la couverture et la quatrième pour voir si on ne s'est pas trompé d'auteur, mais c'est comme un obstacle, un mur à franchir pour s'engouffrer dans un récit sur lequel on glisse en pente vertigineuse comme toujours avec Tournier. Il y a un troisième passage difficile et c'est l'interminable traversée du Canada en train (en tortillard en fait) où chaque gare est le pretexte pour un eréflexion originale. Au bout de la trentième, on fatigue un peu.
Ces trois passages difficiles (qui renvoient clairement à l'époque troublée où fut écrit ce livre - 1977) ne doivent pas faire oublier que ce roman est rempli de clefs, de signes, de fulgurances qui déstabilisent, inquiètent et rassurent en même temps. Un épais chef d'oeuvre. Un classique.
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Paru en 1975, le roman Les Météores de Michel Tournier tourne autour d'une figure de l'Ancien testament (Jacob et Ésaü) comme de l'antiquité romaine (Romulus et Rémus), la gémellité.

Après une brève ouverture à connotation rimbaldienne (et inspirée de Musil), suivie de quelques pages assez convenues, le lecteur se lance dans un récit de plus de 600 pages, sur trois décennies (de 1937 à 1961), conjuguant de méticuleuses notices documentaires, riches de mots rares, où l'auteur dit tout ce qu'il sait ou vient d'apprendre, par exemple sur le cardage, l'ourdissage, et de grands moments d'écriture fictionnelle.

Le chapitre 2 marque le véritable début de la narration, alors qu'entre en scène Alexandre, sorte de Vautrin ou de Charlus âgé de quarante-cinq ans. Il dirige une entreprise de collecte des ordures ménagères, n'aime pas les pauvres, et les jumeaux Jean et Paul, qui communient dans l'homosexualité incestueuse, sont ses neveux. Après sa mort ignominieuse dans un entrepôt de Casablanca, la tension faiblit sérieusement, le dernier tiers du livre nous conviant à un tour du monde à la manière de Jules Verne, de Venise à Berlin via la Tunisie, l'Islande, le Japon et le Canada, odyssée où viennent se recycler de récents carnets de voyage de l'écrivain.

Habilement vendu chez Bernard Pivot par un Tournier à la voix prenante d'homme de radio, ce roman d'inspiration à la fois spinoziste et leibnizienne, où la nature prévaut sur l'histoire, et où tout se tient, affichait l'ambition de dire des choses essentielles sur la question du même et de l'autre (gémellité et homosexualité), comme sur la question du temps (le temps du calendrier et celui du baromètre, la chronologie et la météorologie).

Davantage que leurs attendus bachelardiens ou jungiens, et leurs supputations hasardeuses, on retiendra surtout des Météores un dévoilement inhabituel, de la part d'un homme qui avançait masqué. Les pages plus ou moins autobiographiques évoquant des souvenirs de collège ne sont pas les moins réussies. Loin des « ténèbres hétérosexuelles », le personnage d'Alexandre dit vertement son fait à la racaille hétéro (sic), dont les amours restent « prisonnières du gaufrier reproductif ». Il le proclame, la chasse au garçon est le grand jeu qui a donné couleur, chaleur et goût à sa vie. Son phallocentrisme radical le pousse même à cette incroyable sentence, à propos de l'homosexualité féminine : « Je ne crois pas que rien puisse sortir de deux nullités. »

Toutes provocations mises à part, difficile d'oublier, sous la plume de l'ancien publicitaire qu'était le romancier, les pages absolument cauchemardesques consacrées aux déchets de la société de consommation, sujet sur lequel reviendra quelques années plus tard le philosophe François Dagognet.

Les facilités que se donne Tournier comme les dérapages qu'il s'autorise ne laissent pas sous-estimer l'amour de la langue qui nourrit son écriture, non sans virtuosité :

« (...) j'ai démêlé avec une joie intense dans la masse confuse du regain frais toutes sortes d'espèces répertoriées, les trèfles blancs et violets, le lotier corniculé, la flouve odorante, la crételle et le pâturin des prés, l'avoine jaunâtre et la pimprenelle sanguisorba, ailleurs l'houlque laineuse, la fétuque, le brome, le fromental, la félole, le raygrass, le dactyle et le vulpin, plus loin, dans le coin marécageux, les renoncules, les scirpes et les carex. Et chacun de ces végétaux se détachaient du fond herbu avec une netteté admirable, dessinant ses tiges, ombelles, cymes, panicules, étamines et bractées avec une finesse et une précision surréelles. »

Ainsi l'analité du dandy des gadoues se fait-elle poème :

« Se laver l'anus après chier. L'une des plus vraies consolations de l'existence. Fleur aux pétales fripés, sensible comme une anémone de mer, le petit organe reconnaissant et euphorique dilate et contracte avec jubilation sous la caresse du flot une corolle muqueuse tapissée d'une fine dentèle de veinules violettes... »

Sans quitter des yeux Les Météores, comment ne pas tour à tour songer à Julien Gracq, à Gide et à Genet, aux frères Grimm, à Günter Grass, et parfois à Claude Simon ou même à Joyce (les lotophages...) ?
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le 28 février 2016
C'était une relecture. Un bonbon à sucer en permanence . Du Tournier, quoi. Après avoir lu Agnès Desarthe on a l'impression de gens qui ne font pas le même métier
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le 10 janvier 2010
Ce livre se veut délicieux, pour moi dans tous les cas, par le personnage haut en couleur de l'oncle Alexandre, le dandy des gadoues, accompagné par son fameux chien Sam. Les pensées et surtout l'humour cynique de l'oncle sont parfaits et l'on aurait bien aimé continuer tout le livre avec ce personnage pour héros. Il est vrai, que comme dit précédemment, le livre m'est apparu moins intéressant après la mort de ce personnage, dommage ! Mais chapeau tout de même à l'auteur Michel Fournier dont je découvre ce premier livre, cela me donne envie de lire un autre livre de lui, si c'est dans le style écrit sur l'oncle et non sur la philosophie géminaires qui excusez moi m'a pas trop accroché et m'a paru un peu long.
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le 7 février 2016
Livre vieux en très mauvais état toutes les pages sont tachées qui ne donne pas envie de le lire très déçue de cet achat.
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le 9 mars 2003
Après "Vendredi ou les limbes du pacifique", où Robinson fait du sauvage qu'il a sauvé un vendredi son jumeau spirituel, et "Le Roi des Aulnes", où Tiffauges, hanté par son ancien camarade Nestor, se métamorphose peu à peu en ogre nazi, Michel Tournier approfondit dans ce roman foisonnant la question du double en l'insérant dans celle, plus sociologique, de la gémellité.
Tous les personnages qui évoluent dans ce roman font partie de la même famille, la famille Surin. Ce mot, qui signifie couteau en langage populaire, manifeste du coup de hache qu'opèrera la deuxième guerre mondiale sur certains membres de cette grande famille. Car la guerre est pour Tournier, et ceci principalement dans "Le Roi des Aulnes", l'"inversion maligne suprême", le soldat meurtrier devient héros, et face à l'horreur du sang et des flammes, aucun homme n'a la faculté de sortir immaculé.
Nourri de philosophie, de sociologie, d'histoire, et inspiré par des auteurs du début du siècle tels que Gide, Cocteau et Genet, Tournier met en scène un couple de jumeau, Jean et Paul, que, à l'image des dioscures, Castor et Pollux, chacun appelle Jean-Paul, et leur oncle, homosexuel flamboyant, nommé Alexandre.
Autour d'eux gravitent une multitude de couples dont il serait fastueux d'énumérer les noms, mais où l'on peut relever le couple parental Edouar - Maria-Barbara, couple hétérosexuel et prolifique par excellence.
La subversivité et l'ironie de ce roman tient surtout à la présence de cet oncle, qui se nomme lui-même le "dandy des gadoues", ou le "prince des gadoues" en raison de sa fonction : gérant de la SEDOMU (société de ramassage des ordures ménagères).Il fustige les hétérosexuels, les lesbiennes pour faire émerger la suprémacie d'une seule minorité: les homosexuels.
A l'instar de cet oncle qu'il connait à peine, Paul, qui entretient avec son frère des relations éminament incestueuse, défend la suprémacie d'une autre minorité, les jumeaux, fustigeant cette fois les sans-pareil qu'il accuse d'un crime horrible, celui d'avoir dévoré leur jumeau dans le ventre de leur mère.
Jean, qui se perd dans cette relation étouffante, décide de faire le tour du monde, et c'est là à mon sens que le roman devient ennuyeux. Ou peut-être est-ce à la mort de l'oncle Alexandre, si tant est qu'il me soit permis de révéler ce fait, quelque peut bâclé par le romancier.
Pour résumer je dirais que ce roman est attrayant pour les sexualités subversives que Tournier dépeint et défend : la sexualité gémellaire, bercée par le rite de la communion séminale, ou ce qu'il appelle la tête à queue ; et l'homosexualité, qui s'inspirant de Genet et de Cocteau, est fortement liée à l'art, à l'excrément, et au crime, crime qui prend ici la forme d'un altruicide.
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le 25 août 2007
La gémellité , thème récurrent chez Tournier, est ici le point central du livre. A travers un mélange d'histoires et de destins croisés, l'auteur ne montre qu'une facette tronquée et malade des rapports humains. Tout cela semble creux et incomplet. Seul le dandy des gadoues porte le récit et justifie de lire ce livre.
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le 28 avril 2013
Le pur chef d'oeuvre de Michel Tournier . Chacun pourra apprécier le passage sur les dortoirs de garçons dans les anciens internats , le scandaleux oncle Alexandre ( le dandy des gadoues), la recherche de soi même dans celle de son jumeau.
Quel chef d'oeuvre
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