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4,4 sur 5 étoiles
Format: PocheModifier
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L'histoire de Robinson est archi-connue. Elle devient d'ailleurs un mythe actuel.
Dans cette version, M. Tournier développe plusieurs idées et surtout celle de la civilisation :
La civilisation que l'on connait est-elle plus évoluée ? Permet-elle de vivre et de tenir dans un milieu hostile ?
La rencontre de Robinson et de Vendredi va apporter beaucoup de réponses, mais aussi beaucoup d'autres questions...
Robinson devra évoluer, apprendre à accepter la nature et non pas à essayer de la dompter.
M Tournier nous livre un superbe roman, magnifiquement écrit qu'il faut avoir lu !
0Commentaire18 sur 19 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 14 avril 2015
Ceci n'est qu'un avant propos car je n'ai atteint que le tiers du roman, mais je suis bouleversée par la description hyper réaliste, photographique que fait Tournier du monde matériel, animal et végétal, servie par un vocabulaire d'une richesse fabuleuse et des métaphores inédites (Tournier parle des "aigrettes" du blé en herbe qu'il regarde avec amour — ce blé, qu’en expérimentateur il a lui-même semé). La description du monde intérieur — objet lui aussi d’une observation minutieuse — a la précision du reflet dans un miroir : les souvenirs surgissent du passé à l’occasion de rencontres olfactives fortuites, comme par exemple ce « nez à nez » avec le thérébinte, pin aromatique qui ramène avec une violente émotion, le souvenir des lundis de son enfance (lectrice imaginative, j’ai — à tort ou à raison — associé ce "lundi" à l’enfance de la vie). Enfin, et je n’irai pas plus loin aujourd’hui, l’analyse de la solitude de Crusoé
— que Michel Tournier semble bien connaître — avec ses méfaits et bienfaits est d’une pénétration bouleversante.

Cette lecture est un sujet d'émerveillement constant. Je dois préciser qu’il ne s’agit pas ici d’un « livre qu’on dévore » (« page-turner » en anglais), mais d’un livre dont la beauté et la profondeur se distillent lentement.
0Commentaire5 sur 5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 juin 2005
La lecture de ce livre est délicieuse. Chaque ligne se lit comme on mange un biscuit moelleux, lentement. On se prend a relire un paragraphe qu'on vient de lire, pas parce qu'on a pas compris - le roman est très facile d'acces, mais pour le plaisir de gouter à nouveau le style étincelant de Tournier, son intelligence des situations et des hommes, ses idées incroyables.
La trame du roman est connue, c'est une reprise du mythe humaniste de Robinson, mais Tournier l'enrichit de mille traits, mille idées qui modernisent le héros et la pensée. Mon passage préféré est celui de la souille, cet espèce de fosse septique ou le heros s'immerge et s'enivre jusqu'à la jouissance et à la mort. On se prend a espérer pendant la lecture que le livre soit plus épais, tant le plaisir de la lecture est fort. Mais pas d'inquietudes, les deux autres formidables pavés de Tournier, le Roi des Aulnes et les Metéores etancheront votre soif.
Un de ces livre qui vous réconcilie avec la vie et vous fait déplier vos ailes.
0Commentaire32 sur 36 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 24 juillet 2015
Je l'ai terminé y'a une dizaine de jour et je suis encore obsédé.
Déjà il y a le style. D'une grande sobriété, aucun effet, pas de posture, pas de lyrisme, très simple mais d'une beauté magistrale. Aucune description à rallonge, elles sont brèves, d'une précision redoutable et harmonieuse. Un vrai travail d'artisan des mots.
J'aime le thème du naufragé, condamné à la solitude totale.
J'aime cette nature et cette île, auxquelles Tournier donne une âme,
J'aime le fait que cela soit à l'échelle d'une vie, sorte d'épopée.
Et puis c'est aussi un roman philosophique (l'auteur étant professeur de philo), et les considérations qui sont déployées sur l'Autre, le temps, l'existence, etc. sont délicieuses, comme la confiture dans les fourrés à la fraise.
Ce que je trouve par dessus tout remarquable, c'est d'avoir réussi à donner autant de profondeur à des poncifs d'ordinaires si mièvres, consensuels et agaçants comme l'égalité entre les hommes, l'instinct destructeur de l'homme occidental, etc.

Justement tant pis si je sonne mièvre, mais on voyage, on rêve, on entend le bruit des vagues, on reste contemplatif....
0Commentaire3 sur 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 août 2010
« Je tâtonne à la recherche de moi-même dans une forêt d'allégories. » Tirée du journal de bord de Robinson, cette citation résume à la fois l'histoire du naufragé solitaire, et sonne comme la marque de fabrique littéraire de Tournier qui utilise les allégories comme fil rouge à ses récits.
L'histoire est archi-connue, c'est donc autre chose que recherche le lecteur : que se passe-t-il dans le cerveau d'un homme seul, livré à lui-même, sans interaction avec ses semblables ? Toute la première partie du récit montre les tentatives de Robinson d'échapper à la perdition par son organisation méticuleuse de l'île. Lorsque débarque Vendredi, ses certitudes d'homme civilisé vont progressivement se lézarder... en l'observant lézarder sur l'île. Un Robinson nouveau va naître : « Soleil, rends-moi semblable à Vendredi. Donne-moi le visage de Vendredi, épanoui par le rire. (...) Soleil, es-tu content de moi ? Regarde-moi. Ma métamorphose va-t-elle assez dans le sens de ta flamme ? Ma barbe a disparu dont les poils végétaient en direction de la terre, comme autant de radicelles géotropiques. En revanche ma chevelure tord ses boucles ardentes comme un brasier dressé vers le ciel. »
Ce passage du tellurique à l'éolien, qui lui permet d'accéder à l'intemporalité et de baigner dans un monde de contemplation, c'est grâce à Vendredi que Robinson le réalise.
Robinson découvre grâce au gentil sauvage que l'être civilisé s'emprisonne de lui-même dans un monde de contraintes et de labeur. Suite à une série de catastrophes, Vendredi détruit non seulement la civilisation amenée par Robinson sur l'île, mais aussi ses convictions d'Occidental.
Ce roman est construit de manière très symétrique, avec une similitude inversée des actions : le naufrage, la vie en tant qu'homme civilisé, l'arrivée de Robinson, la vie en tant qu'homme libre, l'arrivée d'un bateau, 28 ans plus tard.
Le passage salutaire d'un monde vers l'autre - quoique bien amené - convainc à moitié. Il se heurte à un parti pris assez manifeste en défaveur du monde civilisé. Et le paradis idyllique et contemplatif atteint par Robinson se révèle bien évanescent lorsque Vendredi choisit de le quitter pour la civilisation. En plus des quelques lourdeurs philosophiques de la 1re partie, ce « Vendredi ou les limbes du Pacifique» ne s'impose pas comme le livre que l'on choisirait si l'on devait se retrouver seul sur une île.
11 commentaire6 sur 7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 6 août 2011
Le sens de votre existence est dicté par le regard qu'ont les autres sur vous. Si vous n'en êtes pas convaincu, alors lisez ce livre qui va bouleverser votre existence. Ce séjour dans une île déserte vous aidera à prendre du recul sur vous-même et sur votre entourage. C'est un véritable chef d'oeuvre, remarquablement écrit par Michel Tournier
0Commentaire2 sur 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Michel Tournier (né en 1924), philosophe de formation, est venu assez tard à la littérature. Son œuvre est représentative du courant du « roman-légende ».

Dès son premier roman, "Vendredi ou les Limbes du Pacifique" (1967), il reprend la légende de Robinson Crusoë, mais il en modifie jusqu'à l'inverser le symbolisme moral et métaphysique, de manière à l'actualiser tout en respectant sa dimension mythologique. Dans ce livre, Tournier inverse en quelque sorte la légende de Robinson en retournant sa relation avec Vendredi : après l'échec de Robinson dans sa tentative pour asservir Vendredi, c'est Vendredi qui devient le meneur de jeu. A l'inverse du héros de Daniel Defoe qui retourne vers le monde civilisé, le Robinson de Tournier, qui a découvert le bonheur de la vie sauvage, décidera de rester dans son île. Il y goûtera « un présent perpétuel, sans passé, sans avenir », au lieu de « choir dans un monde d'usure, de poussière et de ruines ».

Livre un peu déroutant parfois pour des lycéens, mais bien rédigé (avec des accents psychanalytiques) et qui ne manque pas d'intérêt, notamment grâce à un style de bonne tenue, avec une richesse de vocabulaire étonnante de précision et de diversité.
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le 18 août 2005
C'est l'histoire de Robinson Crusoë, en plus crédible. On peut en avoir lu plusieurs versions, celle là est une nouvelle. C'est un roman de survie, cohérent et doté d'un dénouement digne de ce nom.
On sent l'auteur du XXème, et du XXIème siècle qui devient Robinson: que lui arrive t il alors de différent d'un Robinson des siècles plus anciens ?
Sur cette île, dépourvu de compagnie, il se trouve dans un décalage bien plus profond d'avec son époque. Et cela se ressent sur sa santé mentale!
Dans la vie sauvage, un certain nombre de fictions sociales, juridiques et morales n'ont absolument pas cours. Robinson les transpose à son île et à Vendredi, ce qui nous permet de voir comment il devient fou: en appliquant une logique culturelle, inappropriée à la nature.
C'est que Robinson s'est fixé pour objectif de se faire repérer par un navire, et de rejoindre le continent. Il sait d'instinct qu'il lui faut conserver "de bonnes manières", pour que son hypothétique retour à la vie sociale ne se transforme pas en une autre forme d'isolement.
L'autre facteur de la folie de Robinson, c'est sa bonne lucidité. La façon dont il évalue ses chances de se faire repérer par un navire. Robinson-Michel Tournier a des notions de probabilités: pour qu'un navire croise dans les parages pendant qu'il ne dort pas... Pour qu'il perçoive ses signaux, l'espoir est mince.
Et c'est ce mince espoir que Robinson doit entretenir.
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le 4 novembre 2008
Michel Tournier revisite le mythe de Robinson Crusoë pour mieux le détourner. Son Robinson n'essaie pas de reproduire le monde dans lequel il vivait mais il construit autre chose. Il apprend à vivre seul, raconte ses méditations.
Ce roman permet de réfléchir sur la solitude, autrui, le monde occidental, la déshumanisation. Ce n'est donc pas seulement un roman d'aventure comme celui de Daniel Defoe. Il possède aussi une dimension philosophique et le lecteur se demande ce qu'il aurait fait ou pensé dans la situation de Robinson.
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le 11 septembre 2014
Bonjour, une petite critique tirée de mon blog, pour dire le bien que j'en pense : C'est à la radio -- pas sur NRJ ou Virgin Radio, tu penses bien -- que j'ai entendu parler de cet auteur, Michel Tournier, que malgré mon immense culture je ne connaissais ni d'Eve, ni d'Adam, ni de M Pokora. J'en suis désormais, inutile de ménager plus longtemps le suce-pince, un fervent laudateur. C'est qu'il porte haut la langue française, le gazier Tournier. Ah, il la fait jouir, la bougresse, et moi avec !

"Vendredi ou les limbes du Pacifique" est une réécriture de l'œuvre de Defoe, plus sombre, plus sexuée, moins manichéenne, plus perchée et mystique. Dans les grandes largeurs, l'histoire est la même : le naufrage d'un rouquemoute sur une île déserte, l'ingéniosité qu'il déploie pour survivre, l'arrivée de Vendredi le sauvage et leur cohabitation. Robinson est ici un homme monomaniaque, fervent catholique, légèrement raciste et adepte de la phrénologie, et qui flirte souvent avec la folie. La déréliction liée à son isolement va le mener à travers un parcours initiatique qui va transformer sa spiritualité.

Comment dire... sans tomber dans le panégyrique... C'est vraiment de la belle ouvrage. Du damas, mon pote. A moins de t'appeler Bernard Pivot, tu peux sortir ton Bescherelle et le garder à portée de pogne, parce que si ton expérience de la lecture s'arrête à la bibliothèque verte, tu vas en avoir bien besoin. Tournier il te déballe plus ou moins les 36 000 mots de la langue française ! Son style me file de sérieux complexes d'infériorités. C'est comme poser nu à coté de Rocco Siffredi, tu saisis ? J'ai eu le même sentiment qu'en lisant Céline ; chaque phrase semble pesée et fait avancer le récit, il ne fait pas du remplissage. Quand je lis Malraux ou Camus, bien sûr, je reconnais là de grands auteurs, mais je ne suis pas en extase, je ne suis pas conquis, je me fais même un peu c**** parfois. Je me dis, surtout, qu'un jour à force de travail je pourrai m'en approcher.

Mais là, je suis largué, ça tient de l'alchimie de langage ce qu'il fait. Je tiens mon nouveau livre de chevet, ma bible, mon amphétamine, l'étalon vers lequel tendront désormais mes efforts.
11 commentaire2 sur 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

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