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Comme souvent chez Roth, le sexe est un exercice difficile, compliqué et qui pose bien plus de questions qu'il n'en résout. Notre professeur de désir n'est d'ailleurs pas en mesure de nous donner des leçons de très bonne qualité car sa quête est incessante et même quand il a trouvé le bonheur, voilà qu'il se dit que c'est trop beau (ou trop ennuyeux ou trop rangé ou trop parfait) pour être vrai. Nous voilà donc laissés à la seule jubilation de l'écriture, à son pouvoir ironique et à la justesse de ses interrogations.
Le professeur Roth se montre excellent sans rien nous enseigner !
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Une nouvelle fois nous retrouvons Philip Roth, le célèbre écrivain américain né en 1933 à Newark et maintes fois primé pour de nombreux livres. Ce roman, Professeur de désir, date de 1977.
Comme souvent dans les romans de Roth, le héros est assez porté sur « la chose » et cette fois encore, David Kepesh un autre double ou alias du romancier, va devoir endurer le tourment du désir. Très vite le jeune étudiant Kepesh va découvrir qu'il est « un libertin parmi les érudits, un érudit parmi les libertins ». Parti pour Londres afin de préparer sa licence de lettres, l'étudiant va rencontrer deux Suédoises, Bettan et surtout Birgitta, comme on les fantasmait dans les années soixante-dix, jeunes, belles et dépourvues de complexes, prêtes à toutes les expériences prônées par la toute nouvelle liberté sexuelle qui submergeait l'occident. Inutile de vous dire que notre Kepesh ne se fera pas prier pour participer à une fête qui dépasse ses espérances « peut-être n'ai-je jamais, jusqu'ici, connu de fille de mon âge pour laquelle ce genre d'excès n'aurait été considéré que comme un outrage. »
Quelques années plus tard tandis qu'il achève sa dernière année de littérature comparée, David Kepesh rencontre Helen. Helen Baird est une aventurière très classe, intrépide, partie vivre sur un coup de tête, à HongKong avec un homme ayant le double de son âge, elle connu le luxe et les séjour en Asie du sud-est, « la bonne vie coloniale ». Face à cette femme aussi belle que mystérieuse, David décide d'épouser Helen « quand le poids de l'expérience requis pour atteindre la décision monumentale de l'abandonner à jamais se révèle si monstrueux, si bouleversant que la vie sans elle me paraît inimaginable ». Le mariage va être éprouvant, leurs relations houleuses et conflictuelles se détériorer et finalement ils divorcent.
Une autre femme va entrer dans la vie de Kepesh devenu jeune professeur de littérature d'une trentaine d'années, Claire Ovington. Après les excès de sexe avec les nordiques, les relations tourmentées avec Helen, Claire semble le bout de la (qué)-quête de notre héros. Elle est jeune, belle et par-dessus tout pas compliquée. Terminées les séances de psychanalyse, la vie de David Kepesh va-t-elle enfin trouver la stabilité et la sérénité qui lui font tant défaut ? Parfois lui reviennent en mémoire les fantômes des Suédoises, même Helen depuis remariée vient lui rendre une ultime visite avec son mari. David pourra-t-il trouver la paix de l'âme auprès de Claire qui lui est toute dévouée. Rien n'est moins sûr, « impossible de le dire, pas ce soir, mais dans un an ma passion sera morte. Elle a déjà commencé de mourir' »
Philip Roth autopsie les états d'âme de David Kepesh et reconnaissons-le, ce Kepesh est pénible, jamais satisfait toujours à la recherche d'autre chose, cramponné à un idéal de désir qui n'existe pas ' du moins sur la durée ' ce qui bien évidemment le tourmente au plus haut point. Plusieurs fois j'ai failli abandonner le bouquin, exaspéré, mais le style de l'écrivain est là et de très belles scènes sauvent le roman, quand il évoque ses parents, le décès de sa mère, son père âgé qui vient lui rendre visite, ou encore des digressions passionnantes sur Kafka quand il se rend à Prague pour un court voyage d'étude.

« Faire comprendre à ces gens que ce qu'ils sont, d'où ils viennent, ce qu'ils portent est intéressant. En un certain sens, capital. Voilà la vraie compassion. Et je t'en prie, pas d'étalage d'ironie. Ton problème, c'est que tu les effarouches avec ta merveilleuse prédilection pour la complexité des choses. D'après mon expérience, la femme de la rue, la femme ordinaire, n'apprécie pas l'ironie. En fait, c'est l'ironie qui la braque. Elle veut qu'on lui soit attentif ; elle veut être appréciée. Elle n'a sûrement aucune envie de faire assaut d'esprit avec toi. Réserve donc toute cette subtilité pour tes articles de critique ; quand tu sors dans la rue, pratique l'ouverture ' les rues, voilà à quoi ça sert. »
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A Professeur de désir/Philip Roth
David Kepesh est un jeune professeur de littérature comparée. Il a une seconde passion : l’érotisme comparé. Comme disait Byron : « Studieux le jour et licencieux la nuit. »
Birgitta et Elizabeth sont deux jeunes suédoises un tantinet perverses. À trois ils passent du bon temps mais finalement Elizabeth, amoureuse qui ne veut plus partager, va laisser la place à Birgitta, une fille de médecin amicale, lascive, vicieuse, respectueuse et courtoise. Une fille audacieuse dont David peut profiter à toute heure. Pour elle la chair est avant tout une mine de plaisirs à exploiter jusqu’au dernier.
Et puis il y a bientôt Hellen, une fille dotée d’un physique absolument attractif. Séduisante, intrépide, romantique, elle est capable de tout. D’une sereine beauté féminine elle attache beaucoup de prix à ses yeux, son nez, sa gorge, ses seins, ses hanches, ses jambes… Une belle mais terrible femme.
« D’où sort-elle cette démarche royale, cette aristocratique opinion d’elle-même qui, semble-t-il, dérive essentiellement de la douceur de sa peau, de la longueur de ses membres, de la largeur de sa bouche, de l’écartement de ses yeux … »
Mais la belle qu’il épouse a quelque penchant pour l’alcool. Le désir s’évanouit…
Et le bilan n’est pas fameux :
« Me voilà donc avec un peu plus d’une décennie de ma vie d’adulte derrière moi et, déjà, j’ai le sentiment d’avoir épuisé toutes mes chances ; tandis que je ressasse mon passé au-dessus de cette pathétique petite casserole émaillée, l’impression s’impose à moi que j’ai connu l’échec non seulement dans le mariage mais dans toutes mes relations féminines et qu’en vérité je ne peux vivre en harmonie avec aucune femme. »
Mais viendra la douce Claire, belle et sensuelle et une certaine sérénité pour réveiller le désir chez David:
« Comme l’esprit se réjouit simplement d’un réveil matinal ! De l’atmosphère d’une pièce blanchie à la chaux illuminée de soleil où mes bras enlacent les formes amples et substantielles de Claire. Oh, comme j’aime sentir son corps épanoui dans le lit ! Cette tangibilité qui émane d’elle ! Et le poids de ses seins dans mes mains ! »
Dans ce livre assez touffu mais ô combien surprenant, se succèdent les moments de vie amoureuse et les moments de réflexion, d’analyse , les moments très littéraires dans lesquels l’auteur par le biais de David, s’explique sur sa passion pour Tchekhov, Twain ou Kafka, sans oublier Colette et Tolstoï.
Il n’est pas douteux que David Kepesh le libertin érudit de littérature est un double de l’auteur qui s’interroge sur le désir, ce qui l’induit et en découle.
Un certain humour teinté d’ironie baigne l’ensemble de ce récit provocateur. Mais le sentiment dominant est tout de même l’angoisse et la nostalgie qui habitent David toujours à la recherche d’un équilibre qu’il croit avoir trouvé mais qui en vérité le fuit.
Un beau livre au style remarquable et aux anecdotes délirantes comme celle concernant la pute de Kafka. Le séjour à Prague sur les traces de Franz Kafka est épique et pour moi un des hauts moments du roman.
À noter aussi la qualité des dialogues.
Chez Roth, il faut bien voir que la liberté sexuelle n’est qu’une situation donnée banale, ni dramatique, ni tragique ni lyrique. Tout est permis.
Roth est le poète de l’étrange solitude de l’homme abandonné face à son corps, face au sexe.
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le 21 février 2016
C'est mon cinquième Roth dont je suis inconditionnel et fan; c'est moins fort que Pastorale américaine ou La tache ****.
Mais Roth y renouvelle une réflexion sur le désir masculin et les impasses de l'eros: très déconcertant et très intéressant !
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le 2 juillet 2013
Assez déstabilisant au départ, mais de plus en plus passionnant au fil des pages; un livre qui a u autre avantage: il renvoie à d'autres livres, qu'il nomme et donne envie de lire. Professeur de Désir, donc, désir d'aimer, désir de lire.
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