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41 internautes sur 42 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un récit complexe, mais d'une grande richesse
Le CLézio est un passionné de désert, et il le montre dans cette oeuvre. Deux récits qui ne forment qu'une seule et même histoire : celle des "gens des nuages", de l'époque coloniale au 20e siècle finissant. Nour, Lalla, Ma el-Aïnine, El-Azraq, le Hartani nous donnent à vivre un désert terre de légendes, de...
Publié le 1 février 2005 par Eric Pitton

versus
28 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 difficile d'accès
Après avoir été emballée par "L'Africain", court récit retraçant l'enfance de l'auteur, j'ai honnêtement eu beaucoup plus de mal avec Désert. C'est un beau roman, plein de poésie, mais d'un abord assez complexe et j'avoue avoir survolé bon nombre de passages, vraiment par trop fastidieux. A réserver aux...
Publié le 29 décembre 2007 par Miss_Plumette


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41 internautes sur 42 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un récit complexe, mais d'une grande richesse, 1 février 2005
Par 
Eric Pitton (Breux Jouy, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Désert (Poche)
Le CLézio est un passionné de désert, et il le montre dans cette oeuvre. Deux récits qui ne forment qu'une seule et même histoire : celle des "gens des nuages", de l'époque coloniale au 20e siècle finissant. Nour, Lalla, Ma el-Aïnine, El-Azraq, le Hartani nous donnent à vivre un désert terre de légendes, de mirages et de passion. Nous sentons le sable chaud, l'incandescence de l'air avec eux. Nous prenons les interminables pistes à leur suite. Nous voyons les mêmes mirages que leurs regards. Nous avons soif avec eux. Et finalement, nous sommes malheureux de les laisser partir à la dernière page, ces nomades, comme s'ils étaient sortis d'un rêve...
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41 internautes sur 43 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Indispensable, 5 avril 2003
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Désert (Poche)
Un des plus grands de la littérature actuelle. On est dans une sorte de rêve, puis bien vite on se retrouve plongé dans une réalité bien ancrée dans la dureté de notre monde. Mais la dureté elle-même, l'esclavagisme moderne sont abordés d'une plume poétique. Il n'y a jamais aucune vulgarité. Il réussit le tour de force de nous emmener dans le monde des déracinés et autres immigrés, maltraités et malmenés d'une écriture élégante et chargée de beauté. Le langage est d'une simplicité trompeuse, élégant et raffiné sans pédanterie aucune. Je le ressens comme un tableau impressionniste : des touches de couleurs, de sons, de sensations, d'odeurs et on se retrouve là au coeur du livre, envoûté.
Ne ratez ce livre sous aucun prétexte.
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28 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 difficile d'accès, 29 décembre 2007
Par 
Miss_Plumette (Nantes, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Désert (Poche)
Après avoir été emballée par "L'Africain", court récit retraçant l'enfance de l'auteur, j'ai honnêtement eu beaucoup plus de mal avec Désert. C'est un beau roman, plein de poésie, mais d'un abord assez complexe et j'avoue avoir survolé bon nombre de passages, vraiment par trop fastidieux. A réserver aux lecteurs émérites et/ou aux vrais amoureux du désert.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "Désert" de J.M.G. LE CLEZIO, 2 février 2009
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Désert (Broché)
Une histoire humaine et intemporelle pour une grande partie.

Un texte poétique , un langage simple et beau et d'une grande richesse

d'évocation qui nous invite en permanence à la relecture immédiate pour

ressentir encore plus fort les mots que l'on peut se redire encore en

fermant les yeux. Un grand livre d'un grand écrivain
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Beau et... long, 18 avril 2010
Par 
Poignant (Poitiers France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Désert (Poche)
Ce roman est un chant au désert et aux hommes qui l'habitent, qui l'aiment, qui y rêvent. On y rencontre Nour, le jeune garçon nomade, Lalla fille des bidonvilles, le berger Hartani, le pêcheur Naman et des figures de mythiques et charismatiques chefs de tribus.
Le style riche et élégant de Le Clézio, fait vibrer les mots et crée progressivement un univers, une ambiance, ou les vents secs du désert soufflent aux oreilles du lecteur.
Cet impressionnisme verbal, véritable poésie en prose, raconte sur un rythme lent et répétitif l'exode des nomades chassées par la guerre et l'arrivée des occidentaux, la liberté dans les bidonvilles marocains ou les souffrances du déracinement de l'immigration à Marseille.
La description de la détresse de Lalla dans les ruelles du « Panier » nous jette à la figure l'horreur de la misère immigrée.
Cependant le temps de l'ambiance supplante dans ce roman le temps de l'action. Ce qui peut lasser plus d'un lecteur.
A lire en connaissance de cause...
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Beau et aride, 24 octobre 2011
Par 
gb68 - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Désert (Poche)
Livre sur les peuples nomades, les populations exilées. Pour reprendre la phrase de Camus : "il n'y a plus d'îles, plus de déserts, mais le besoin s'en ressent parfois". Récit où le style est parfois porté à une altitude qui le rend si beau et aride, et nous laisse spectateurs.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Errances et autres souffles circulaires, 19 septembre 2011
Par 
Juste BEMBELE (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Désert (Poche)
Pour J.-M. G. Le Clézio, l'écriture pourrait s'apparenter au déploiement de la volonté du voyageur à relier les étapes d'une errance, censées faire accéder à la connaissance exhaustive des motivations de ce choix. Elles seraient également susceptibles d'expliquer les raisons de l'échec d'une entreprise qui n'aura pas pris la mesure d'une telle démarche, avant de s'y essayer.
Cette même errance dont on peut aisément trouver l'empreinte dans Le Procès Verbal (1963) scelle Désert (1980) à la rupture du langage. L'homme y est perçu 'à la merci' de la nécessité de s'exclure du langage pour mieux apprécier les vertus du silence, l'harmonie du monde, comme sait les apprécier le Hartani (métis de noir), jeune berger sourd-muet et sauvage, de qui Lalla (la nuit) aura un enfant à la fin du roman. Une marche qui donne à observer au lecteur l'immensité du désert personnifié qui le renvoie aux limites de son être.
Le désert se révèle dans la splendeur d'une envergure colorée, non moins imprégnée de malices cruelles dont on ne peut saisir la nocivité qu'une fois leurs maléfices tentaculaires vous ont déjà soumis au caprice d'un rythme qui mène à l'irréversible.
Désert s'offre également comme la somme des sonorités destinées à célébrer la magie d'un continent qui vous invite à explorer les recoins nommés par des références couleur locale, des renvois dont se sert l'auteur pour bien dire son Afrique idéelle. C'est ainsi que les hommes du grand cheikh Ma El Aïnine se trouvent embarqués dans un silence complice des 'soldats des chrétiens'. Des armées de pays européens que le traité d'Algésiras a choisis pour disposer de ces vastes étendues que la guerre sainte ne sera pas parvenue à préserver des lorgnettes française, espagnole et britannique. Le Clézio arbore ainsi la fonction aspirante et destructrice d'un désert sournois et traitre, au service de la marmaille soldatesque venue des contrées d'essence impérialiste, prête à dérouler son influence sur des terres sacrées. Pourtant le grand cheikh, légitimé par le devoir, n'entend céder à la caractéristique léonine du traité qui a plus pour vocation à asservir son peuple qu'à l'affranchir d'ignorances souvent générées au gré des traditions parfois coupables.
N'écoutant que sa foi de guerrier téméraire, il entraîne à la perte des milliers d'hommes insuffisamment préparés à faire face à la puissance de feu des forces européennes. C'est la débâcle. Les survivants, parmi lesquels le jeune Nour, s'emploient à enterrer leurs frères d'arme, dans le silence assourdissant d'espaces livrés à la vision d'un champ semé de désolation et d'inertie multiforme. Nour fait son apprentissage de la vie par la tâche que lui incombe de servir de guide à un vieux guerrier aveugle, alors que la caravane est contrainte à une fuite du sud vers le nord: 'la main du guerrier aveugle le poussait en avant'' Nour veut dire 'Lumière'.
Descendant d'Al Azraq (l'Homme Bleu), il se sépare d'avec sa famille, à la recherche d'une d'une émancipation qui fera de lui l'homme que son mentor Ma El Aïnine parviendra à façonner.
On ne peut s'empêcher de noter la binarité sur laquelle l'auteur choisit de structurer son roman, dressant par le fait même de ce procédé, l'inévitable opposition entre la liberté que suggère le désert et l'incarcération des villes européennes. Marseille, à travers le quartier du panier, en est la représentation.
Lalla habite un bidonville de tôle ondulée et de papier goudronné. Elle n'a plus sa mère qu'elle perd très tôt. Son père, lui, meurt quelque temps avant sa naissance. Elle est élevée par sa tante qui l'oblige à participer aux tâches ménagères, la corvée d'eau entre autres. Elle trouve son répit dans la contemplation de la mer, un loisir qui l'amène à faire la connaissance de Hartani qu'elle aurait pu surnommer Es ser, autrement dit le secret. Ce dernier l'initie à un autre type de perception de la vie.
Un jour, se présente un homme riche d'un certain âge, les bras chargés de cadeaux pour Lalla forcée à l'épouser ; cette dernière s'enfuit vers le désert, entraînant avec elle, l'alter Es Ser. Une nuit, voilés dans l'innocence d'un désert autrement complice, les deux jeunes personnes s'abandonnent à un mémorable titillement de sens. Elle est retrouvée inanimée dans le désert. Emmenée à Marseille où vit désormais sa tante Aamma, elle y mène une vie de bâton de chaise. S'y sent perdue, ses souvenirs occultés par le gris de la ville de Marseille, l'empêchant de revivre l'épopée des personnages qui peuplaient les histoires que lui racontaient sa tante. Une violence qui la contraint à partager les coins de rues avec des sans-abri. Elle s'y évanouit même un jour, mais cette fois, affaiblie par le souvenir de cette nuit dans le désert, désormais incarné en elle. Une trêve dans son errance lui permet enfin de trouver un travail de femme de chambre dans un hôtel miteux. Cela ne dure pas longtemps, lorsqu'elle est témoin de la mort d'un occupant (M. Ceresola, réfugié politique italien) de cette pension miséreuse, car cette scène de mort lui renvoie celle de son ami Naman, le vieux pêcheur. Tout n'est que partie remise. Ainsi, pour témoigner sa gratitude à Radicz le mendiant, qui la releva de son évanouissement, elle l'invite au restaurant. Un photographe la remarque, troublé par cette beauté sublime. Elle est vite emportée par la fureur des paillettes qui la projette au firmament de l'univers glacé, dédiée au superficiel d'un monde rompu à l'éphémère. Elle ne se laisse pas choir dans les entrailles d'un milieu vain. Choisit d'enfiler son vieux manteau marron usé avant de rentrer chez elle, de l'autre côté de la Méditerranée, pour accoucher de la petite Hawa.
Relevons le schéma circulaire de cette trotte initiée par la mère, Hawa. La fille, née Lalla, mais qui prend comme nom de cover girl, Hawa, fait boucler le parcours par sa fille qu'elle appelle à son tour Hawa. Et la petite voit le jour contre le tronc du vieux figuier, là où elle-même naquit.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Avis d'une Anglaise, 31 août 2010
Par 
Mrs. Ann E. Downham (Angleterre) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Désert (Broché)
Magnifique commentaire des effets de 'civilisation' sur les peuples du désert, illustrée par les vies de deux enfants. La langue est merveilleuse. On voit pourquoi ce livre a reçu le prix Nobel.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Superbe livre, 19 avril 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Désert (Poche)
Superbe livre ! De magnifiques descriptions des paysages désertiques, bidonvilles, villes modernes. Un dépaysement total et très agréable. Une histoire simple, mais efficace. Un roman qui illustre parfaitement tout le talent de l'auteur, qui a assurément mérité son prix nobel de littérature.
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4.0 étoiles sur 5 Poetique et vibrant, 2 juin 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Désert (Poche)
Ce roman vous fait ressentir le desert ...physiquement..et eprouver le silence , le soleil , le vent..dans un recit qui prend le temps..il faut arriver à entrer dans ce roman et à se laisser porter par ces deux histoires
Un trés beau récit qui laisse une trace dans votre mémoire
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Désert
Désert de Jean-Marie Gustave Le Clézio (Poche - juin 1987)
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