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23 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une épopée fascinante, 11 septembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Guerre de la fin du monde (Poche)
Ce magnifique roman décrit la révolte de paysans pauvres du sertao brésilien à la fin du 19ème siècle (et de leur chef mystique et charismatique, le Conseiller), qui, pour échapper à la famine et à leurs conditions de vie précaires, ont élu domicile dans le village de Canudos, sur les terres d'un riche propriétaire de la région de Bahia. Vargas Llosa nous raconte l'histoire épique de leur résistance pendant deux ans aux armées envoyées pour les déloger, puis les anéantir, résistance longtemps victorieuse jusqu'à la chute inéluctable.

« La guerre de la fin du monde » puise beaucoup dans « Hautes Terres », livre inclassable d'Euclides da Cunha que Cendrars admirait au point de souhaiter le traduire en français. Vargas Llosa y ajoute son incontestable sens de la narration, notamment dans la manière progressive dont il introduit les personnages, avant de tisser avec habileté les fils de ces vies éparses pour en faire un tout homogène, parfaitement structuré.

Malgré sa longueur, ce roman ne baisse jamais en intensité ; en effet, l'emboîtement des histoires parallèles est réalisé avec une telle intelligence et un tel sens de l'intrigue qu'on dévore ce gros livre presque d'une traite jusqu'à la dernière page. En outre, l'épaisseur psychologique de tous les personnages, y compris de ceux qu'on pourrait a priori considérer comme peu sympathiques, contribue à l'impression envoûtante qu'on ressent à la lecture de ce roman.

Ajoutons à cela la présence récurrente d'une sensualité exacerbée qui peut conduire à la folie meurtrière, le récit très convaincant de l'adhésion d'une multitude à une forme de fanatisme religieux, la désintégration au fil des pages du Conseiller en tant qu'individu et sa métamorphose en icône vivante, dont la présence seule, même muette, peut mobiliser tout un peuple et des scènes de bataille très « cinématographiques » et d'une beauté stupéfiante.

En bref, un roman flamboyant, passionnant, riche et complexe par un des très grands écrivains latino-américains de notre temps.
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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quand Vargas Llosa revisite l'épopée., 13 mai 2008
Par 
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Guerre de la fin du monde (Poche)
Il y a tout d'abord une sorte de cour des miracles, qui se développe progressivement, et sur laquelle règne(d'autant plus facilement qu'ils sont misérables et presque tous illettrés) un genre de prophète-gourou, charismatique, nouveau messie pour tout un peuple d'exclus. Il leur apporte l'espoir, leur promet le paradis et donne un sens à leur vie.
Ce foyer de rebelles, en situation illégale, fascine un anarchiste idéaliste et écossais, dont l'obsession est de rejoindre ce prophète qui semble avoir concrétisé son rêve d'une société idéale où chacun est libre et s'épanouit.
Mais il y a aussi les hommes au pouvoir qui déclareront une guerre sans merci à ces rebelles.
Ajoutons à cela la présence de la presse, et nous avons l'essentiel des personnages de ce roman magnifique.
C'est une superbe épopée qui nous présente des persnnages très divers, mais tous munis d'une personnalité marquante. C'est aussi le récit d'épouvantables combats où la cruauté est bien répartie entre les deux camps.
Au delà de l'histoire de l'écrasement d'une révolte, l'auteur nous montre également, et c'est l'une des grandes forces de ce roman, comment, les puissants réussissent à utiliser, par la manipulation, des révoltes marginales, pour leur faire porter des responsabilités qui justifieront les actions du pouvoir en place.
Un regard sans concession sur une humanité où les idéaux, tout comme les corps des personnages, se décomposent progressivement pour ne laisser que ruines et désespoir.
Un excellent roman, une vision peu optimiste, mais lucide, de l'humanité.
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Superbe !, 3 août 2006
Par 
D. Kogel (Paris) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Guerre de la fin du monde (Poche)
Ce roman ne se lit pas. Il se dévore.

On est constamment partagé entre la raison et la passion. Entre le désir de voir l'utopie de la ville de Camundos se concrétiser et permettre à tous de vivre dans le bonheur et dans le désir de voir la république triompher.

Chacun des personnages est attachant. Tous sont des êtres torturés, compliqués, illuminés, dans une quête mystique, ésotérique voir humaniste. Et tous, ont besoin d'un guide qu'ils retrouvent dans la personne du Conseiller. Un être étrange, incernable, inaccessible, mi-prophète et mi-illuminé.

Un superbe roman qui soulève beaucoup de reflexions encore très actuelles !
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'Iliade au Brésil, 16 août 2011
Par 
Poignant (Poitiers France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Guerre de la fin du monde (Poche)
Années 1890. Le Brésil vient de connaitre brusquement de nombreuses mutations politiques et sociales : abolition de l'esclavage, chute de l'Empire, proclamation de la République, séparation de l'église et de l'état.
Dans le Nordeste, état de Bahia, un prédicateur messianique au charisme crépusculaire, surnommé le Conseiller, arpente les campagnes misérables, dévastées par la sécheresse et les famines. En 1893, avec une foule de disciples, il fonde dans le village de Canudos une communauté égalitaire basée sur le retour aux valeurs primitives du christianisme. En s'appropriant quelques terres de grands propriétaires, il brise l'ordre social établi. Son fondamentalisme religieux heurte de plein fouet une certaine idéologie laïque et républicaine. Tous les miséreux de la région accourent vers Canudos, parcelle de lumière dans un univers de ténèbres...
Une escouade de soldats envoyée pour rétablir l'ordre est vaincue, disloquée. Un bataillon, puis un régiment entier subissent le même sort. Une multitude de paysans arriérés, faméliques et fanatisés tient tête au pouvoir fédéral, à la société moderne. Un assemblage invraisemblable de cathares, de communards, de chouans et de talibans fait vaciller la jeune république brésilienne. Face au danger que représente cette utopie fondamentaliste, c'est alors une armée qui est envoyée...
Publié en 1981, «La guerre de la fin du monde» est fortement inspiré de «Hautes terres», récit d'Euclides da Cunha, journaliste brésilien membre de la dernière expédition de 1897.
D'une structure impressionniste faite de récits superposés, ce roman est époustouflant et d'une force rare. Un nombre considérable de personnages aux caractères riches et complexes, disciples religieux du Conseiller (le ravi, le lion de Natuba, Maria Quadrado...), bandits de grand chemin repentis (Pajeu, Joao Abade...), aristocrates, hommes politiques, militaires, aventuriers anarchistes, journalistes, paysannes violées, nains difformes se croisent et se recroisent.
Cet ouragan littéraire mélange avec maestria l'Iliade, Fort Alamo, Le Guépard de Lampedusa, l'Espoir de Malraux, le Caeur des ténèbres de Conrad, Cent ans de solitude de Garcia Marquez...
Vargas Llosa est un immense écrivain, justement couronné par le prix Nobel 2010. J'avais énormément apprécié «La fête au bouc », découvert précédemment, mais « La guerre de la fin du monde » est encore plus puissant, et tout autant facile à lire. C'est un véritable chef d'aeuvre, pour moi un des dix meilleurs livres jamais lus.
A lire impérativement et à faire lire.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Monumental..., 6 mai 2010
Par 
Victaureau (Haute Auvergne) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Guerre de la fin du monde (Broché)
Je ne peux qu'abonder dans le sens autres commentateurs. Mais dites vous bien avant de commencer que c'est un pavé de 560 pages, d'une écriture particulièrement dense que vous n'allez pas épuiser en deux ou trois soirées.
Il aura fallu quatre expéditions militaires pour venir à bout de cet ilôt d'hérétiques, pas tellement à la religion mais à la société moderne organisée par la toute jeune république brésilienne.
Les personnages sont introduits presque un à un par l'auteur ce qui rend la lecture facile et je ne suis pas sûr que beaucoup soient factices.
Je n'ai pas pu m'empêcher d'aller voir sur internet la corrélation avec la vérité historique: elle est totale.
Avant la fin je me suis pris à pencher en faveur de ces hérétiques, qui bien que certains fussent des bandits voleurs et assassins avaient réussi à trouver une ligne de vie inspirée du message de leur "messie" 0 Conselhiero. Et si la quatrième expédition avait aussi été un échec, qu'en aurait-il été du nouvel ordre établi à Rio ? C'est une question que VARGAS LLOSA ne pose pas, fidèle à l'Histoire jusqu'au bout, et ce sans ennuyer son lecteur ne serait-ce que l'espace d'une seconde.
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5.0 étoiles sur 5 Superbe, 17 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Guerre de la fin du monde (Poche)
Un souffle hugolien, voilà ce qui me vient à l'esprit en refermant ce superbe roman.
Dans cette page sombre de l'histoire du Brésil, Vargas LLosa donne chair à des personnages extrêmement attachants.
Des destins individuels qui tissent l'histoire, cela ferait plaisir à Tolstoï, mais dans la construction et le style, j'en reviens à Hugo.
Vraiment incontournable.
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4.0 étoiles sur 5 Inventaire d'inventeur, 5 décembre 2010
Par 
Arribat - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Guerre de la fin du monde (Poche)
Récit mené de main de maître par un auteur dont la réputation n’est plus à faire. Mais voilà, je n'ai pas réussi à rester attentif dans ce dédale de destins qui égare le lecteur à la périphérie du drame. Boulimie de détails qui nous éloigne à chaque fois du cœur de notre sujet, ou en tous cas de ce que j'y cherchais, comprendre ce qui a réellement poussé dans ce coin perdu du Sertao une bande de paumés à suivre dans un suicide collectifs un de ces prophète de malheur venu annoncer la fin du monde en suprême espoir d'une vie meilleure.

Bien entendu l'auteur n'ignore pas la responsabilité des nouvelles lois de la république dans ce délire collectif, mais les motivations profondes restent diffuses, incertaines et pour tout dire ce Canudos tient plus de l'auberge espagnole où chacun ne trouve rien d'autre que ce qu'il y a apporté. Alors quel est le ciment, le point commun ? Le Conseiller sans doute, mais pas seulement et en tous cas certainement pas à la manière d'un Jim Jones ou d'un Joseph di Mambro

En fait c'est dans Dictionnaire amoureux de l'Amérique latineque Vargas Llosas présentera en peu de lignes une très pertinente réponse à cette question. Mais dans sa guerre de la fin du monde l’auteur se fixe trop sur les seconds rôles pour finalement nous raconter sa propre histoire. C’est bien entendu une liberté d’inventeur sauf que j’espérais un inventaire plus proche de la réalité

PS:(25/07/2011) Cette lecture peut être complétée utilement par Hautes Terres : La guerre de Canudos. Os Sertoes d'Euclides Da Cunha dont Vargas Llosa s'est grandement inspiré, et qui nous livre un témoignage dans un style d'une stupéfiante modernité et d'une culture étendue. Deux commentaires sont disponibles sur la page de consultation de ce récit.
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1 internaute sur 13 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 A mettre entre toutes les mains!, 13 juin 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Guerre de la fin du monde (Broché)
Le Nordest, vous connaissiez? Une gigantesque fresque illustrant la situation dans ce coin du monde... passionnant...
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La Guerre de la fin du monde de Mario Vargas Llosa (Poche - 4 mai 1987)
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