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44 internautes sur 44 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Lisez-le !
C'est peut-être ce qu'il a fait de plus étonnant. C'est bien-sûr moins abouti que Le Voyage ou que Mort à Crédit, il me semble même qu'une bonne partie de l'ouvrage est publiée à l'état de "brouillon". Mais il y a des pages d'une puissance lyrique incroyable.

La déconstruction de la langue est encore plus...
Publié le 29 mai 2007 par Galileev

versus
5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 céline guignol's
Du pur Céline et un sacré pavé de contestations, de souillure, de situations loufoques propres à Céline. A lire si on est un inconditionnel. Sinon, il faut y venir par doses homéopathiques et commencer par "voyage...". Du Céline quoi !
Publié le 13 mars 2011 par Breteau


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44 internautes sur 44 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Lisez-le !, 29 mai 2007
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Guignol's band, tomes 1 et 2 (Poche)
C'est peut-être ce qu'il a fait de plus étonnant. C'est bien-sûr moins abouti que Le Voyage ou que Mort à Crédit, il me semble même qu'une bonne partie de l'ouvrage est publiée à l'état de "brouillon". Mais il y a des pages d'une puissance lyrique incroyable.

La déconstruction de la langue est encore plus avancées que dans le reste de son oeuvre, mais plus poétique encore (quelques passages en êtat de grâce). Les déambulations dans Londres sont magiques. La folie du personnage et la souffrance psychique du traumatisme de la grande guerre sont presque toxiques...

Ce n'est pas l'ouvrage le plus abordable de Céline, ne commencez-pas par ça si vous ne l'avez jamais lu. Par contre, si vous accrochez à Céline (comment faire autrement ?) ne passez-pas à côté.

Bonne route !
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15 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pour céliniens confirmés, 9 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Guignol's band, tomes 1 et 2 (Poche)
Aïe! quel pavé! Il faut vraiment aimer le genre et l'auteur pour le lire sans s'ennuyer! Il serait cependant dommage de rater cet ultime rendez-vous avec Bardamu.

Ferdinand quitte Paris pour Londres. Il y recontre des personnages burlesques et souvent grotesques, d'où le titre. Une atmosphère très particulière, dans les bas-quartiers de Londres des années 1915-1916. Le style n'a pas tant changé depuis Mort à crédit : il faut attendre Féerie pour que Céline prenne un nouveau cap dans son œuvre romanesque.

En bref, sa densité en fait une œuvre réservée aux lecteurs avertis, qui savent à quoi s'attendre en l'ouvrant. Il faudra pourtant s'accrocher pour le boucler, même quand on aime. Vous serez sans doute surpris par la fin. Ferdinand enfin apaisé, posé? D'où sa disparation définitive? Peut-être n'avait-il plus envie de faire le guignol sous la plume de Céline...
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Ferdinand !... encore lui !, 30 juin 2012
Par 
Mixed up as a milkshake - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Guignol's band, tomes 1 et 2 (Poche)
Un Céline un peu moins glauque, plus ou moins apaisé, souvent nostalgique, comme dans ce passage où il regarde les enfants s'amuser dans les jours rarement ensoleillés de Londres : "Je me souviens tout comme hier de leurs malices, de leurs espiègles farandoles le long de ces rues de détresse en ces jours de peine et de faim. Grâce soit de leur souvenir ! Frimousses mignonnes ! Lutins au fragile soleil ! Misère ! Vous vous élancerez toujours pour moi, gentiment à tourbillons, anges riants au miroir de l'âge, telles en vos ruelles autrefois dès que je fermerai les yeux". Ferdinand, le prudent toujours fourré dans des situations imprudentes, est à Londres, cette fois, dont l'ambiance est parfaitement rendue ! Les quais, les ruelles, toutes les brumes, les vapeurs, les tavernes fréquentées par les marins, losers, maquereaux et autres ivrognes, on y est ! J'aime bien les impressions de Céline vis-à-vis de tout ce qui l'entoure, ça donne des pages incroyables où des parcs, des bâtiments, des individus, des marchandises sur les quais semblent tout droit sortir d'un délire psychédélique, on dirait parfois qu'il va manquer de place sur les pages pour contenir toute la cohue, les débordements... les géniales envolées céliniennes !
Un livre qui, une fois de plus, comporte son lot de bagarres, d'injures, de portraits déjantés grotesques, haut en couleur - comme on n'en rencontre que dans les rêves et les cauchemars ! - de situations totalement guignolesques - le roman portant très bien son titre - et son lot de souffrances, celles qui comblent les hôpitaux par exemple. Pour ça il y a de sacrées visions : "Il y avait des drôles de bouilles, des difficiles d'imaginer comme croulures finies, qui duraient pourtant emmerdeurs des mois et des mois... des années certains, il paraît... qui s'en allaient par portions comme ci comme ça, un jour un oeil, le nez, une cou*lle et puis un bout de rate, un petit doigt, que c'est en somme comme une bataille contre la grande mordure, l'horreur qu'est dedans qui ronge, sans fusil, sans sabre, sans canon, comme ça qu'arrache tout au bonhomme, que ça le décarpille bout par bout, que ça vient de nulle part, d'aucun ciel, qu'un beau jour il existe plus, complètement écorché à vif, débité croustillant d'ulcères, comme ça à petits cris, rouges hoquets, grognement et prières, et supplications bominables. Ave Maria ! Bon Jésus ! Jésous ! comme sanglotent les Anglais à cœur, les natures d'élite."
À souligner la rencontre entre Ferdinand et Hervé Sosthène, personnage fantasque, qui n'est pas sans évoquer l'inoubliable Courtial des Pereires, de "Mort à Crédit". Sorte de réincarnation de ce dernier, et promettant à Ferdinand de nouvelles aventures, qui débuteront avec Le Pont de Londres - Guignol's Band II.

La suite parfaite du premier, avec beaucoup plus de pages cette fois. Je crois que j'ai jamais rien lu de si expérimental, tordu, surréaliste. Incroyable. Le livre recèle beaucoup d'humour noir et de passages bien cradingues comme toujours avec Céline. Des descriptions au microscope toujours, une écriture lancinante qui déforme complètement la réalité ! De la poésie, du vice, de l'amour, de la haine, de la comédie, de l'horreur, tout ça en une effroyable mais irrésistible orgie de mots ! Virginie, la gamine du roman, est là pour apporter la lumière, elle ne dit que quelques phrases courtes de temps en temps, en anglais, et c'est surtout sa présence qui éblouit, elle est une lumière omniprésente pour le narrateur Ferdinand, une source de joie - mais aussi une véritable tentation, une obsession, et donc une source de détresse, et c'est la que le livre peut heurter les âmes sensibles, avec ses doses, brûlantes, de lubricité. Mais elle est avant tout un symbole, celui de l'innocence, de la vie, de la légèreté. Un ange qui retient, j'ai l'impression, l'épée qui pourrait s'abattre sur tous ces personnages pathétiques du guignol's band. D'ailleurs, malgré l'ambiance glauque et immorale de la fin du roman - qui se déroule de nuit dans une sorte de repère de marins, près des docks, sous les bombardements qui illuminent le ciel de Londres - j'étais vraiment content que celle-ci ne se termine pas de façon dramatique, mais plutôt sur une note gaie, à l'aube, quand les lueurs roses pointent à l'horizon à travers les cotons de brume, comme si l'on sortait d'une hallucination et que rien de ce qui s'était déroulé avant n'avait eu lieu.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 céline guignol's, 13 mars 2011
Par 
Breteau "Lord" (France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Guignol's band, tomes 1 et 2 (Poche)
Du pur Céline et un sacré pavé de contestations, de souillure, de situations loufoques propres à Céline. A lire si on est un inconditionnel. Sinon, il faut y venir par doses homéopathiques et commencer par "voyage...". Du Céline quoi !
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un peu du pire, et beaucoup du meilleur, 29 juillet 2013
Par 
Philomèle (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Guignol's band, tomes 1 et 2 (Poche)
Ecrit pendant la Seconde Guerre mondiale et revu en prison au Danemark, ce gros ouvrage marque le retour de Céline au roman, sur un sujet le plus éloigné que possible de celui de ses désastreux pamphlets antisémites. Dans ce récit à la première personne, il reprend les aventures de Ferdinand, le narrateur de ses deux premiers romans, à Londres où il est venu se mettre au vert en 1915-1916 après ses blessures de guerre. Mais très vite les choses tournent à la catastrophe : il n’y commettra pas moins de deux meurtres, un vol et un détournement de mineure ! Après une savoureuse adresse au lecteur et un prologue assez drôle replaçant la rédaction dans le contexte de l’exode chaotique de 1940, s’égrènent quarante séquences, de longueur extrêmement inégale – d’une demi page (séquence 38) à près de cent pages (séq.28) – sans césure narrative entre les deux parties. Mais le roman est doublement inachevé puisque la seconde partie n’a pas été entièrement révisée, et une troisième, prévue, pas rédigée du tout (on n’en connaît que le début du synopsis).

Les « guignols », ce sont tous les personnages, fort nombreux, de cette sarabande infernale de 700 pages. A commencer par Ferdinand : à 22 ans, traumatisé par son expérience du « casse-pipe » de 1914, secoué de malaises, vertiges, hallucinations et délires en tout genre - notamment de culpabilité et de persécution -, mais aussi poussé au crime par des « impulsions irrésistibles », il subit déjà un destin mortifère qu’il voudrait en vain éluder (« y a qu’à foutre le camp», dit-il exactement comme dans "Voyage au bout de la nuit").

En même temps, Ferdinand connaît un coup de foudre qui fait de lui l’amoureux transi, extatique, et jaloux d’une Virginie de 13-14 ans. Sa passion violente, absolue et maladive pour cette adolescente à la fois innocente et disponible aux sollicitations les plus maléfiques ne peut pas ne pas faire penser à celle du Humbert Humbert de Nabokov pour la future Lolita… Cet épisode nous vaut, dans la scène idyllique du jardin aux oiseaux, une rarissime évocation du « bonheur » par Céline. Les autres personnages ne manquent pas de relief : avant tout ceux du « milieu » londonien, sympathiques comme Cascade, maquereau humain et mélancolique, répugnants comme le prêteur Van Claben, effrayants comme l’anarchiste Borokrom, touchants comme le Dr Clodovitz, pathétiques comme « Pépé », Delphine, et les nombreuses prostituées, toutes plus ou moins nymphomanes, hystériques et alcooliques. D’autres sont plus ambigus, mais non poins inquiétants comme le colonel O’Collogham, ou pitoyables, comme Sosthène de Rodiencourt, l’extravagant « savant », frère jumeau du Courtial des Pereires de "Mort à crédit", en plus caricatural.

On rencontre bien sûr des traits caractéristiques de l’auteur comme son empathie avec les animaux, son tropisme maritime dans la description des docks de Londres et de la Tamise, son sens du comique grotesque (l’atelier des masques à gaz), son obsession de l’évocation des morts, des visions de revenants, et son attirance pour l’abjection, depuis les vomissures et la pourriture jusqu’à la scatologie. Quant au style, rappelons que la « révolution » du langage qu’il opère n’est pas collective : personne n’écrira jamais comme lui ; son génie, c’est d’avoir, comme tous les très grands écrivains, inventé une "voix" absolument singulière, un agencement de mots et de phrases caractéristique et inimitable, qui n’est aucunement réductible à la somme de ses ingrédients, qu’ils soient lexicaux ou syntaxiques : « style parlé » certes, si l’on veut, mais dans le sens où en lisant on "entend" la voix virtuelle du narrateur, et non dans celui où l’on pourrait parler comme il écrit et dire son texte au théâtre.

Pour finir, qu’est ce qui empêche "Guignol’s band" d’être au niveau de "Voyage au bout de la nuit", "Mort à crédit", "D’un château l’autre", "Nord", et "Rigodon" ? C’est que dans certaines séquences – et cette faiblesse sera encore plus manifeste dans son roman suivant, "Féérie pour une autre fois" –, Céline en remet trop dans sa musique de cauchemar, qui finit par fatiguer l'oreille : au bout d’un moment sa machine s’emballe, dérape, fait du sur-place et s’empêtre dans l’excès de ses descriptions les plus mouvementées ; ainsi de façon trop répétitive et insistante dans les nombreuses scènes de bagarre (pas moins de cinq dans la première partie !), d’explosions, d’incendie, et d’orgies interminables (celle du Touit-Touit Club dure vingt pages). De même, trois longues séquences de danse « magique », qui se veulent bouffonnes, ne sont en fait que fastidieusement potaches. Enfin, la complaisante description du fantôme de Mille-pattes en mort-vivant, en charogne puante, n’en finit pas. Après tout, ne dit-on pas que Schubert non plus ne « savait pas finir » ?
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Défauts d'impressions, 16 avril 2012
Par 
Michel Derouet (France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Guignol's band, tomes 1 et 2 (Poche)
ATTENTION, la version (Composition Darantière, Impression CPI Bussière à Saint Amand, Cher, du 20 janvier 2012) présente des défauts d'impression.
Partout où il y a st et ct, les s et les c sont remplacés par un epsilon majuscule en italique. À raison de 5 à 12 par page, ce sont autant de mots sur lesquels on achoppe dans les 750 pages du livre. C'est tout simplement illisible.
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5.0 étoiles sur 5 Génial, 27 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Guignol's band, tomes 1 et 2 (Poche)
Œuvre difficile mais quel génie! Si vous n'avez jamais lu de Céline, commencez par le Voyage ou Mort à Crédit (de préférence dans cet ordre) car le style est ici poussé à l'extrême et demande autant de souffle dans sa lecture que Céline en a dû en mettre à l'écrire. Une fois cette barrière franchie : aucun livre ne m'a fait rire à ce point (et même rire tout haut ! ce qui est unique). Je garde le souvenir d'une explosion ahurissante, d'un port, d'une fillette angélique, d'une bande de timbrés plus fous les uns que les autres, et d'un délirant appel téléphonique qui doit s'étaler sur quelque chose comme 100 pages à se tordre. Bref : un livre à part, unique en son genre.
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10 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un petit effort typographique, SVP!, 7 juin 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Guignol's band, tomes 1 et 2 (Poche)
Je ne suis pas célinolâtre, aussi bien parce que je n'aime pas l'homme et que la prose célinienne m'effarouche au plus haut point. On peut toutefois dire qu'une fois dans le roman, on y est bien, pour plagier un passage de Voyage au bout de la nuit. Et donc on n'a de cesse que d'en achever la lecture dans les plus brefs délais. Malheureusement, l'édition Folio a l'inconvénient de présenter le texte en très petits caractères, ce qui rend la compréhension du roman d'autant plus pénible.
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Guignol's band, tomes 1 et 2
Guignol's band, tomes 1 et 2 de Louis-Ferdinand Céline (Poche - 21 avril 1989)
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