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A la recherche du temps perdu, tome 7 : Le Temps retrouvé
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7 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
500 PREMIERS RÉVISEURSle 4 avril 2014
Voici donc le septième et dernier volume de la Recherche, publié à titre posthume. Inutile de dire que si on n'a pas lu les volumes avant, ça va être incompréhensible. De retour à Combray après son histoire tourmentée avec Albertine, le narrateur est livré à l'amertume et à l'indifférence. Le hasard lui procurera une expérience capitale : deux dalles disjointes sous ses pieds et le tintement d'une cuiller ranimant en lui le souvenir et sa félicité propre. Il décide d’approfondir son impression, de découvrir pourquoi certaines sensations le rendent si heureux. Il comprend que la mémoire involontaire est capable de ressusciter le passé, que l’œuvre d’art permet de vivre une vraie vie, qu’elle permet d’abolir les limites imposées par le temps. C'est alors qu'il commence à écrire. Ce volume est en quelque sorte l'apothéose de la Recherche, où il explique ses vues sur la mémoire, le temps et l’œuvre d'art, mais où les personnages importants de la Recherche sont également revisités une dernière fois.
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4 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 15 mars 2013
Après avoir lu (Du coté de chez Swann, À l’ombre des jeunes filles en fleurs, Le côté de Guermantes, Sodome et Gomorrhe, La prisonnière et Albertine Disparue), il est bon d’écouter « Le temps retrouvé » en audio. Cela donne une autre dimension à ce fabuleux roman! Des heures de plaisir et de détente ! On ne peut demander mieux que Michael Lonsdale, Denis Podalydès et André Dussollier comme donneur de voix !
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19 sur 26 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
J'ai choisi ce titre car, pour des raisons informatiques, sans doute, je ne peux parler directement de "A l'ombre des jeunes filles en fleurs".
Comme je voudrais parler également du "Temps retrouvé", je vais essayer de faire court.
"A l'ombre des jeunes filles en fleur", tout d'abord.
C'est un petit chef d'oeuvre d'images, de sensations, de réflexions, de méditations, parfaitement abordable pour ceux qui débutent dans Proust. Autre avantage, on peut visiter "Balbec" (Cabourg), le Grand Hôtel, les plages dont parle le divin Marcel... Je termine par la qualité première du livre, à mon sens : Proust cherche à nous transmettre son amour de la vie (l'art sous toutes ses formes, la nature, la littérature, la fréquentation de nos semblables...) sans les niaiseries d'usage.
J'ai (un peu, beaucoup ?) moins aimé les tomes suivants de "La Recherche"...
Jusqu'au "Temps retrouvé", que j'ai lu sur une plage de République Dominicaine (sea sex and sun), à l'ombre des cocotiers, sur une chaise longue, un cocktail à proximité de la main... sans pouvoir me détacher du livre.
Proust y décrit ses sentiments face à la mort qu'il sent proche, dans un style d'une richesse inouïe, avec une acuité intellectuelle, un détachement philosophique que je n'avais jamais rencontrés.
A conseiller vivement, donc, mais seulement aux lecteurs familiers des personnages de "La Recherche" - qui font presque tous (bonifiés ou réifiés par les ans) une apparition dans ce dernier roman.
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6 sur 10 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
C'est une apothéose extraordinaire, pareille à un Dernier Jugement d'El Greco. Il faudra du temps pour déchiffrer et classer mes pensées et mes sentiments. Quant aux ceux-ci, les deux les plus frappants concernent "ce tintement rebondissant, ferrugineux, interminable, criard et frais de la petite sonnette" et l'image du Duc de Guermantes sur des "échasses vivantes".

Le premier fait ressurgir toute cette émotion intense et intime de l'amour pour un parent tant aimé et du chagrin pour sa perte, impossible d'évoquer qu'à travers cette puissante image. Il me fait voir d'un coup toute la beauté de la personnalité de ma mère. Mon image à moi est différente et pourtant la même: l'arrivée le soir après un long voyage en voiture, la figure de ma mère encadrée par la vitrine de sa cuisine, le sourire rayonnant dehors dès qu'elle entendit la voiture. Il est intéressant qu'entre tous les personnages de ce roman, ceux de la grand'mère, la mère et Françoise soient les seuls à ne pas subir les transformations bouleversantes dans le Temps. Elles restent constantes et immuables. Ce que son art arrive à cristalliser et dégager dans toute son intensité est cet amour inconditionnel et éternel.

Le second est l'inverse, un métaphore pour décrire ce processus effrayant de métamorphose que subissent tous les autres personnages. Je ne sais pas s'il était son but, mais je ressens tant de pitié pour Oriane dans ces dernières pages: jadis si brillante, si côtée; et maintenant abandonnée pour une Odette, déthrônée par une Verdurin et obligée de côter Rachel qu'elle ridiculisait tellement autrefois. C'est pareil à ce qu'on ressent pour la Berma (curieuse mais importante insertion à ce moment-là). Cet écrasement social, physique et moral que ce narrateur (devenu tout puissant et s'approchant de Proust lui-même à la fin ) imposent à ces caractères est assommant et pénible. Comme M. d'Argentcourt, la plupart des caractères sont déchiquetés d'une manière aussi acharnée que l'aurait fait Flaubert. La seule chose qui soulage cette peine est la joie que le narrateur éprouve - joie non seulement esthétique mais aussi personnel - en arrivant à une vue complète des personnages dans une quatrième dimension, le Temps, et de regagner tout le côté joyeux de sa jeunesse. Cette joie, me semble-t-il, s'incarne dans la parution de Mlle de St Loup, qui, fraîche, jeune, raccorde tous les fils rudement coupés par Atropos - Méséglise, Guermantes, Swann, Odette, Gilberte, Robert et la pauvre Albertine. Pour moi il s'agit d'une réalisation entière des caractères sur leurs échasses vivantes et chancelantes.
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0 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 25 mai 2014
Le Temps Retrouvé met un point final à la série "A la Recherche Du Temps Perdu". L'Auteur prend enfin conscience du passage du temps qu'il avait au préalable minutieusement décrit. Il récapitule les changements dont il a été témoin, l'évolution de l'ordre social, et surtout il met en lumière les transformations de ses amis et fréquentations, d'une manière à la fois poétique, intuitive et surréaliste. C'est le point d'orgue de son travail, et ses préoccupations restent étonnamment modernes, à la fois tendres, critiques et raisonnées. Il aborde des sujets qui sont aujourd'hui évités au nom du "politiquement correct" En finissant cette lecture, j'ai eu envie de recommencer à lire toute son oeuvre depuis le début, consciente que je n'avais pas repéré tous les indices, et navrée de quitter le monde de l'auteur.
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le 7 décembre 2012
Belle synthèse clôturant "la Recherche" par une grande réception chez Madame Verdurin qui vient d'épouser le Prince de Guermantes. Magnifique description des personnages, adoucis (les snobs le sont moins par exemple) ou aigris par l'âge et parfois la maladie. Les notes explicatives de la fin du livre sont très intéressantes. Des personnages ayant inspirés Proust sont décrits dans "Le dernier des Camondo" de Pierre Assouline.
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le 8 février 2013
Je n'aurais jamais cru prendre tant de plaisir à lire Proust. C'est indigeste! C'est long! Oui... on pourrait croire mais si vous vous caler confortablement dans votre fauteuil ou canapé... que vous sirotez une boisson chaude et que vous vous laissez porter sur les chemins des souvenirs... vous allez accéder à un bijou de la littérature française.
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3 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Les ciels de Paris, pendant la guerre, second repère historique du roman avec l'affaire Dreyfus, prennent des couleurs plus fortes que celles d'un tableau de Turner... La tombée de la nuit se colore de turquoise...

Les nuits ? interlopes oui mais à la façon d'un ballet qui se danse entre un hôtel louche et les souterrains du métropolitain...
Le flamboyant Saint Loup fréquente l'endroit... Sa belle allure élancée, svelte mais pressée et ses sorties furtives... lui valent le surnom de « coup de vent » par le narrateur. Il y égare sa croix de guerre mais connaît une fin glorieuse à la guerre laissant veuve... Gilberte, le premier amour du narrateur. Ah, soupir, la fille de Swann était richement dotée...

Il ne figurera pas, hélas, dans le Bal des têtes chez les Guermantes qui réunit presque tous les protagonistes de La recherche... à l'occasion d'une dernière matinée mondaine décisive pour l'auteur du « roman dans le roman »...
La réminiscence de la madeleine ouvre presque La recherche et celle du soulier qui trébuche sur un pavé inégal clôt la période si fleurie et embaumée par les cerisiers et les aubépines de La recherche... et la vie du mondain.

Le narrateur va se mettre à l'écriture après avoir pris conscience du Temps qui passe et se matérialise dans les masques que semblent porter les invités de la fête. Le Temps paraît les avoir grimés de son empreinte.
La bourgeoisie s'est mélangée à l'aristocratie et Mme Verdurin est devenue Princesse de Guermantes... Mais moi, lectrice présente depuis le début des sept tomes, je la verrai toujours en Mme Verdurin bavarde, capricieuse... et nouvelle enrichie voilà !

Basin de Guermantes, moins sémillant... est pourtant resté inconstant et la belle Oriane enrage de le voir fréquenter... Odette qui, elle aussi, a fait un « beau mariage » comme dirait Erich Rohmer ! Oriane, pressée par Basin de visiter les amantes de ce dernier, souligne qu'elle n'apprécie pas ces promenades "digestives" euh... après la "consommation" par Basin...

Désormais, le narrateur va tenter de « harponner » les souvenirs du passé pour en faire une aeuvre d'art : un livre.
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5 sur 14 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 10 septembre 2013
1* car c'est un terriblement barbant à lire : 400 pages de description détaillée de toutes sortes de niaiseries et considérations mondaines des aristocrates du début du siècle qui avaient un avis sur tout mais ne faisaient rien d'autre que s'adonner à des loisirs pouvant être trés déviants, en un mot c'est CHIANT et il faut beaucoup de persévérance pour le lire jusqu'au bout ("une lecture exigeante" diront les fans) ce à quoi je me suis astreint pour la réputation de cette oeuvre, et parce que je me suis dit que son auteur avait peut être appliqué une idée géniale qui me fait lui mettre 4* ...
4* parce que lire ces litanies sans intérêt est une vraie perte de temps. mais que soudain - un peu avant le milieu du roman - on tombe sur des pépites sur le temps et sa perception, et c'est là qu'on peut trouver du génie à proust : épuiser le lecteur dans du quotidien banal insipide oiseux tel que la vie peut en être (plus ou moins) remplie et le ramener en quelques phrases bien tournées à l'instant, au présent, à l'éternel, ou selon son expression à l"extra-temporel"
2* donc en moyenne basse, parce que ca reste une déception vu la réputation du livre, les autres appréciations et le titre génial que j'ai mis des années à comprendre dans sa simplicité : "le temps retrouvé" ... à courir aprés nous l'avons perdu, pour le retrouver il suffit de s'arrêter et de ne rien chercher, alors contre toute a-temps-te, l' "extra-temporel" surgit (mais peut être que j'imagine plus de proximité qu'il y en a entre proust et eckart tolle et son "pouvoir de l'instant présent")
Le Temps retrouvé
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le 30 mai 2013
C'est une oeuvre qu'il faut absolument avoir dans sa bibliothèque- pour moi, LA référence en littérature.
A lire dans un parfait jeu de miroir avec le tome 1!
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