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le 20 avril 2010
Ces cahiers racontent l'enfance d'un poète dans un château familial situé à la frontière danoise, le narrateur(Brigge-Rilke) écrivant durant son séjour à Paris. Chaque mot a sa place et, un peu comme dans une peinture de Velasquez, on a l'impression que si l'on en retirait un élément, l'ensemble serait totalement déséquilibré et s'écroulerait dans la seconde.

Paris est là, omniprésent, froid, inquiétant; ce n'est pas le Paris cliché brillant du touriste, mais le Paris hostile, qui n'attend pas, le Paris cruel des hôpitaux, , du froid, le Paris brutal et pourtant fascinant: "Je traversais les Tuileries. Tout ce qui était à l'est, en avant du soleil, éblouissait. La partie éclairée était recouverte d'un brouillard, comme d'un rideau gris de lumière. Grises dans la grisaille, les statues se chauffaient au soleil, dans les jardins encore voilés...".

Rilke est un coloriste de la langue et il fait decouvrir au lecteur des couleurs qui n'existent pas.
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le 8 février 2013
Certes, celui qui s'attend à lire un roman sera déçu. Au début du XXe siècle, un jeune noble se souvient de la gloire passée de sa famille, de son château. Nous suivons ses errances quotidiennes à Paris et ses réflexions sur un présent qui le touche et le dépasse à la fois. La prose est magnifique. Chaque partie pourrait se lire séparément et un rien, même un objet ignoré, oublié, devient un enchantement. Rilke met en scène l'une des plus belles poésie du temps, du désenchantement, de la flétrissure de tout ce qui fut, de son château en ruines à ce voisin qu'il entendait derrière le mur de son appartement et dont il a imaginé la vie sans jamais oser le rencontrer.
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le 17 septembre 2013
C'est toujours un plaisir de replonger dans l'univers des Cahiers de Malte Laurids Brigge. C'est un livre qu'on peut relire à tous les âges de la vie. La traduction, connue, est excellente. C'est à mon humble avis la meilleure à ce jour.
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Rainer Maria Rilke (1875-1926) fait partie de ces grands esprits qui ont peuplé l’Europe d’avant la catastrophe de 1818 et de l’entre-deux-guerres, célébrés par leurs contemporains, participant d’une idée haute et cosmopolite d’un continent héritier d’une culture multi-séculaire et créateurs encore de fameuses flammèches de beauté incandescente ; il s’agit aussi d’un nom qu’on lit souvent, qu’on entend souvent prononcer, mais dont on n’approche l’œuvre qu’avec circonspection, surtout si on est quelque peu rétif à la poésie.

Plutôt que les Lettres à un Jeune Poète, dont l’aspect essai sur la poésie pourrait me rebuter, je me suis laissé tenter par Les Cahiers de Malte Laurids Brigge, récit datant de 1910, mais publié de façon posthume en 1929, sorte d’auto-fiction avant la lettre et, surtout, avant la mode : j’allais ainsi approcher Rilke par un double fictionnel et appréhender, en partie du moins, son style, ses idées.

Cette approche, autant le dire immédiatement, n’a pas été une rencontre déterminante : cette histoire d’un jeune Danois issu d’une noblesse désormais disparue et réfugié à Paris après avoir parcouru l’Europe (Venise et Naples entre autres) m’a quelque peu laissé froid, malgré l’enthousiasme (enfin, si on peut dire…) dont fait montre Modiano dans une préface hautement laudative. Çà et là, des éclairs stylistiques, quasi des éblouissements, frappent l’esprit par leur justesse et leur beauté, comme par exemple celui-ci, image issue de la fréquentation des « petits bouquinistes », qui ont un chien « ou un chat qui agrandit le silence en se glissant le long des rangées de livres, comme s’il effaçait les noms du dos des reliures », mais ces éclairs, parce que n’éclairant surtout qu’eux-mêmes, n’ont pas étanché ma soif littéraire.

Que ce soit dans la description de la vie de la noblesse danoise déchue et de ses fantômes littéraux, ou dans la déambulation au fil des rues de Paris, Rilke fait avant tout œuvre de poète : il soustrait au monde des détails parfois géniaux, telle cette idée que les objets négligés par les hommes se rebellent contre eux, idée née d’un simple couvercle de boîte mal ajusté, il clarifie des situations, telle celle du solitaire, qui est son double, pressent des phénomènes en des jugements absolus (« l’on n’a pas le droit d’ouvrir un livre si l’on ne s’engage pas à les lire tous »), se livre à une introspection aussi honnête que sidérante dans laquelle Dieu trouve sa place, mais il ne raconte pas, il ne dit rien ou presque sur le monde qui l’environne, au contraire des plus grands des poètes, Baudelaire en tête.

Ce jugement de ma part a quelque chose de malhonnête, puisque je ne connais de l’œuvre de Rilke que ce bref récit qui, je le souligne a ses pages sublimes, dont une paraphrase troublante de la parabole du fils prodigue et une réflexion sur les jeunes filles et l’amour que Simone de Beauvoir aurait pu lire, et nombre de féministes rabiques à sa suite ; c’est juste que son esprit poétique avant tout, ce goût quelque peu forcené du détail et de l’introspection qui me semblent gratuit car ne s’inscrivant pas dans un propos sur le monde, cela me paraît quelque peu vain, de la littérature pour la littérature. On est libre de préférer lorsque la littérature sert avant tout à se frotter à la vie, quitte à provoquer moins de beauté, mais plus de vérité. A tout prendre, si il faut choisir un roman sur l’errance dans une grande ville et la pauvreté, j’en reste à la Faim de Knut Hamsun : au moins l’introspection y mène-t-elle à une vision du monde.
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le 31 juillet 2014
La lecture du Monde d'hier de Stefan Zweig m'a donné envie de mieux connaitre les auteurs dont il parle : Hoffmanstahl et Rilke.
Grace à Kindle j'ai découvert cet ouvrage assez surprenant et intéressant
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le 11 mars 2012
J'ose le dire au risque d'un mépris général et définitif: ce livre mal cousu est globalement décevant, profondément ennuyeux.
Oui le poète des « Elégies' » est magique, oui le correspondant des « Lettres à un jeune poète » est merveilleux, oui le parcours de l'individu est passionnant. Mais les thuriféraires de Rilke perdent toute raison lorsqu'ils affirment, tel mon (très) ancien prof de philo, ce livre fondamental.
Car même s'ils présentent un beau catalogue des obsessions et des sources d'inspiration du grand poète, même s'ils contiennent des fulgurances sensibles et des métaphores sublimes dans certains beaux passages d'introspection qui sont autant de poèmes en prose, ces « Cahiers» délaissés et repris par l'auteur sur de nombreuses années ne sont pas le monument annoncé mais -ceci explique cela- une succession aléatoire de thèmes obsessionnels, d'embryons littéraires, de paraboles obscures poétiques ou historiques que seules la paresse, l'inconscience hypocondriaque de l'artiste ou la nécessité ont pu le décider à publier en l'état -bien que R. en parle lui-même comme d'un travail abouti.
Pourtant, voir dans ce texte décousu un jalon ou en faire une icône, un « bréviaire de sagesse » me reste une plaisanterie. Lire dans ce rassemblement désordonné de notes variées, de visions mi-réalistes, mi-oniriques, d'expériences physiques ou psychiques souvent banales, de monologues obscurs d'une ultra sensibilité brumeuse dans lesquels d'autres voient autant de symboles: lire ici un chef d'œuvre me semble bien relever de l'escroquerie intellectuelle, de l'abus de confiance ou de l'hallucination collective.
Quel éditeur aujourd'hui en recevant le manuscrit le publierait tel quel ?
Je me constate pour ma part sourd et aveugle : j'en souffre et me soigne.
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le 22 février 2013
Rilke : un classique mais quand même...Un livre à lire suivant les conseils de Nathalie Sarraute, que je lis toujours avec grand plaisir et qu je conseille aux lecteurs qui ne la connaissent pas encore!
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le 12 septembre 2013
Je trouve qu'il manque une donnée nécessaire et très importante .Je cherche mais je ne trouve pas qui est le traducteur du livre.
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