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le 11 janvier 2011
Cette oeuvre de Fénelon est essentielle à qui veut comprendre une certaine littérature du XVIIIème siècle. Publié en 1699 le Télémaque est l'action qui inaugura la réaction de maints écrivains licencieux du siècle à venir.
Classique, au sens noble et complet du terme, l'archévêque de Cambrai ne cesse pas de l'être dans cet assez difficile texte aux tonalités didactiques (et c'est normal puisqu'il fut rédigé dans le but d'instruire le futur roi de France dont Fénelon fut le précepteur), pénétrant la mythologie greco-romaine au jour des leçons de philosophie politique en rapport au temps de la monarchie absolue de Louis XIV. Mais Fénelon ne se contente pas d'abonder dans le sens des convenances mais exerce une réelle et secrète critique de la gouvernance de ceux que l'on nomme en chuchotant: des tyrans.
Il ne s'agit donc pas de dire que Fénelon porte un baillon et des oeillères, et que la libération se fera seulement plus tard, avec les auteurs libertins aux thèmes souvent légers et les philosophes des Lumières à l'éloquence vive et tenace; car Fénelon est déjà plus impertinent qu'il ne veut le laisser voir.
Selon moi, il s'agirait plutôt de rédécouvrir par cette sorte de traité de philosophie politique, une sobriété, une pondération, une application élégante et sereine, une intelligence cultivée mais sans affectation ni présomption, un condensé de savoir, en fin mot une modestie dans l'art d'instruire et de gouverner, le coeur rempli d'idées, certes un peu froid mais tellement dévoué aux sujets qu'il tente de résoudre que le lecteur, faisant l'effort de le lire, ne peut que se réjouir et se satisfaire de la richesse qu'il vient d'acquérir par le biais de ce livre fin et pointu.
Alors certes, aujourd'hui, la politique de Fénelon pourrait ne plus nous parler et nous sembler naïve et surtout dépassée. Mais moi je ne l'ai pas du tout trouvée obsolète et y ai même découvert des préceptes simples que les politiciens modernes devraient se précipiter de suivre (car ils font tout le contraire, et c'est dommage.)
Pour finir sur une note d'idéal, je dirais que je serais vraiment rassuré si l'on m'apprenait que ceux qui nous gouvernent maintenant ont lu cet ouvrage. Juste me dire qu'ils ont lu le Télémaque, je serais rassuré. Ce n'est pas suffisant, ce n'est pas tout, mais c'est un commencement, un début qui contient déjà beaucoup.
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le 6 décembre 2014
« Les Aventures de Télémaque » de Fénelon

Écrit pour l'éducation du duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, Télémaque décrit un monde idéal. Qui inspirera les philosophes des Lumières.

L'OEUVRE

Écrit entre 1693 et 1696, Les Aventures de Télémaque fils d'Ulysse, suite du IVe livre de l'Odyssée puise son sujet dans l'épopée d'Homère.

Conçue au moment où la guerre de la ligue d'Augsbourg 1688-1697 épuise le royaume, cette « narration fabuleuse » s'inscrit en opposition avec la politique belliqueuse de Louis le Grand : « N'oubliez jamais que les rois ne règnent point pour leur propre gloire mais pour le bien de leurs peuples. » C'est bien Louis XIV, roi de guerre, qui est fustigé : « Ces grands conquérants, qu'on nous dépeint avec tant de gloire, ressemblent à ces fleuves débordés qui paraissent majestueux, mais qui ravagent toutes les fertiles campagnes qu'ils devraient seulement arroser. »

Le roi ne s'y trompa pas : il fut furieux. D'autant que nombre de lecteurs reconnurent en Idoménée, prince arrogant et fastueux, le souverain de Versailles ; en Protésilas, son néfaste ministre Louvois ; en la ville de Tyr, commerçante et prospère, les opulentes Provinces-Unies. Quant à Calypso, déesse coquette et aimante, elle ressemblait à Mme de Montespan...

Fénelon se défendit de ces rapprochements : « Il aurait fallu que j'eusse été non seulement l'homme le plus ingrat, mais encore le plus insensé pour vouloir faire des portraits satiriques et insolents. » En vain.

Le royaume imaginé par le précepteur du duc de Bourgogne lui permet de décrire un monde parfait. La Bétique est peuplée de laboureurs, de pasteurs, d' « ouvriers diligents » . C'est une société simple qui dédaigne le luxe, lequel « empoisonne toute une nation » nouvelle critique adressée aux fastes de la cour du Roi-Soleil. Le travail y est créatif, facteur de développement et de progrès humain. Sagement gouvernée par un « roi philosophe » , la Bétique évolue vers une patrie de petits producteurs accédant au bonheur parce que leur intérêt particulier coïncide avec l'intérêt général.

Les philosophes des Lumières verront dans cette description le modèle de la monarchie éclairée qu'ils appellent de leurs voeux. Sans doute, en cette crépusculaire fin de règne, Fénelon n'est pas le seul à proposer du nouveau, mais ce « nouveau » ressemble beaucoup, chez lui, à l'ancien, âge d'or d'une monarchie patriarcale où le roi, père de son peuple, ne serait que l'arbitre bienveillant d'un gouvernement associant les meilleurs, c'est-à-dire les gentilshommes.

Qu'en reste-t-il ?

Nous ne lisons plus guère Les Aventures de Télémaque , nourries d'une culture antique dont nous avons perdu les clés. Nous avons aussi quelque peu oublié le succès inattendu d'une oeuvre que Montesquieu qualifiait de « livre divin de ce siècle » .

Dès 1694, des copies manuscrites circulèrent. Puis, après le vol du manuscrit par un valet s'il faut en croire Fénelon, le premier tome fut publié en avril 1699. Six cents exemplaires furent vendus avant la saisie. La suite parut clandestinement.

Ce passage du manuscrit, destiné aux petits-fils du roi, à l'imprimé, et à un public de plus en plus large, fut décisif dans la formation d'une opinion publique. Car les hardiesses politiques de Télémaque pénétraient ainsi un espace de discussion et de réflexion non soumis à l'emprise de l'État. L'éducation prodiguée par Fénelon cessait d'être celle du prince pour devenir celle de tout honnête homme.

Télémaque fut l'un des livres les plus réédités et traduits de la littérature française. Il peut être redécouvert comme la synthèse d'une culture humaniste revivifiée et, à la charnière du XVIIe et du XVIIIe siècles, du classicisme et des Lumières, comme un témoin de la crise de la conscience européenne. Le testament du Grand Siècle.

Fénelon, Télémaque , rééd. Paris, GF-Flammarion, 1968.

Par Joël Cornette
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le 26 septembre 2009
Ce magnifique texte a été écrit pour celui qui aurait dû être notre roi, le Duc de Bourgogne, à la suite de Louis XIV. On ne peut que rêver d'un homme qui aurait compris le Télémaque, miracle d'élégance et d'intelligence. A lire avec grand plaisir.
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le 26 février 2015
Cet ouvrage fut le plus lu par les enfants de sa parution jusqu'à 1914. La langue est riche, variée, classique et illustre le Grand Siècle. Toutefois les nombreuses digressions concernant les qualités requises d'un monarque peuvent lasser le lecteur contemporain. Je doute qu'il soit accessible à ceux qui ne possèdent pas les rudiments de la culture traditionnelle. Des notions en mythologie grecque, un vocabulaire minimal, et un accès à la compréhension de phrases bien construites me semblent être des pré requis nécessaires.
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le 30 septembre 2009
Ce petit livre permet une première introduction aux Aventures de Télémaque, dont la longueur peut décourager de prime abord. Tout à fait adapté à une (bonne) classe de seconde. Quatre arrêts sur lecture, conformément à l'esprit de la collection : fiction, amour, utopie, guerre et paix, qui sans épuiser le sujet, dessinent fidèlement les contours de l'oeuvre.
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le 6 mars 2010
Oeuvre intéressante mais qui peut parfois dérouter par sa longueur. Pour ma part, je n'ai pas accroché!!
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le 17 juillet 2010
Cette aeuvre est médiocre, et son étude n'est pas du tout intéressante. Il y a dans cette oeuvre un je-ne-sais quoi de maladroit. M. Fénelon ne maitrise pas sa plume. Il va dans tous les sens, des mots sont incessamment répétés, tels que vices, mollesse, odoriférant, méchant... On sera par exemple étonné de voir un paragraphe sur quatre débuter par "cependant". "Ne put s'empêcher de" est répété souvent. M. Fénelon ne sait pas à quoi sert la métaphore, certaines étant là comme un cheveu sur la soupe. Par exemple, dans une scène décrite comme joyeuse, il nous personnifie les chênes en train de gémir. Des virgules sont placées n'importe comment, et les axes de lectures sont peux nombreux. Combien de fois avons nous entendu que ceci ou cela entretient le vice, la mollesse, etc.? Combien de fois avons nous entendu que mal gouverner, c'est mal? Les personnages n'ont pas de personnalité, ils pleurent tous pour un oui ou pour un non, ont honte pour un oui ou pour un non, et ils se plient facilement aux nouvelles règles, ce qui n'est pas la qualité des hommes. Les idées sont médiocre, et loin d'éloigner le mal, elles sont peut être une des origines des totalitarismes. Il est par exemple dit qu'il faut abolir la musique efféminée et la musique bachique, deux inventions de l'auteur. Les arts sont jugés comme étant inutiles (je m'étonne que ce livre plaise aux littéraires que nous sommes, ce livre étant une arme visant tout ce qui fait un littéraire). Les artistes se doivent, d'après Fénelon, de ne peindre que les hommes politiques (art officiel), ils seront choisis par l'Etat (l'art officiel sous toute sa splendeur), et ceux qui ne sont pas choisis pour représenter l'art parfait (qu'est ce que la perfection, Monsieur Fénelon?) iront faire autre chose (comme si un artiste pouvait se passer de l'art), traire des vaches peut-être. Et pour abrutir la population, une recette est donnée: on enlève le faste, les ornements parce qu'ils amènent le vice, on supprime toute la nourriture dont les sucs amollissent l'âme; ces familles sont amenées à manger des choses simples. Et ainsi, autours d'une table, toute la famille se met à chanter ce qu'elle a appris dans la journée. On imagine cette famille chantant "Il court il court le furet" en chaeur, les joues bien roses et le sourire débile aux lèvres. Tout ce qu'il y a de plus ridicule.
On se demande pourquoi on a prit cette aeuvre sans nul relief pour un chef d'aeuvre de la littérature.
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