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le 21 septembre 2010
Cela ne s'appelle pas un camp de la mort ou d'extermination, mais c'est tout comme, compte tenu de ce que l'on impose aux détenus; où se situe d'ailleurs la limite du stalinisme avec le nazisme pour leurs camps? Le roman "Vie et Destin" de Vassili Grossmann, avait déjà fait le comparatif nazisme/stalinisme.
Ce que raconte ici l'auteur sur son séjour, assez bref, est vraiment très impressionnant et nous donne une terrible idée de l'absurdité humaine.
Cette biographie partielle est vraiment très prenante ; on lit le texte sans discontinuer et on se réjouit de la chance de l'auteur d'avoir pu en sortir vivant, un peu par hasard et/ou par chance.
Plaisir et chagrin à lire un ouvrage si dur.
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Gustaw Herling, Polonais d'origine, a été arrêté en 1940 par le N.K.V.D. (police politique d'U.R.S.S.), puis a passé deux années dans les prisons et camps de concentration Soviétiques du Goulag, suite au Pacte Germano-Soviétique entre Hitler et Staline de 1939.

Ce témoignage de Gustaw Herling porte principalement sur ses horribles conditions de détention dans le camp de Yertsevo, faisant parti du complexe de Kargopol dans les forêts du Grand Nord entre 1940 et 1942.

Comme dans de nombreux camps de l'immense "archipel du Goulag", ce sont les prisonniers eux-mêmes qui construisaient leurs propres baraquements et camps, dans des conditions terribles d'existence et par des températures atteignant régulièrement les : -30°, -40°..., camps dans lesquels ils étaient enfermés et où, souvent, ils mouraient.

Ces prisonniers déshumanisés préféraient : faire la grève de la faim, s'automutiler (se casser une jambe, se sectionner un ou des doigts), tomber gravement malade, voire se suicider, plutôt que de travailler dans des conditions inhumaines d'esclavagisme.
Cette déshumanisation de l'immonde régime totalitaire communiste, continuait après la mort de ces innocents, par le négationnisme de ses victimes, comme en témoigne l'auteur (page 284) :

"La mort dans les camps répand une autre forme d'effroi : son anonymat. Nous n'avions aucune idée de l'endroit où les morts étaient enterrés, et ne savions pas, lorsqu'un prisonnier décédait, si seulement un certificat de décès était rédigé".

Dans l'épilogue de cet ouvrage, l'auteur cite une phrase qui résume parfaitement toute l'ignominie engendrée par le régime communiste.
En effet, lors d'une discussion avec un ancien co-détenu, torturé par ses propres remords, celui-ci se confia à Gustaw Herling en lui disant ceci (pages 457 et 458) :

"Seigneur ! cette manie de vouloir liquider leurs victimes en respectant les formes légales est certainement le plus grand cauchemar de tout le système soviétique... Il ne leur suffit pas de tirer une balle dans la tête de quelqu'un, non : ce quelqu'un doit lui-même demander poliment qu'on lui fasse un procès. Il ne suffit pas d'impliquer quelqu'un dans la plus sinistre des fictions, non : il leur faut des témoins pour l'authentifier. Le N.K.V.D. ne me cacha pas que mon refus serait synonyme de retour aux travaux généraux... Il me fallut choisir entre ma mort et celle de ces quatre hommes...".
"... J'ai choisi. Je n'en pouvais plus de la forêt, et de ce combat quotidien avec la mort ; je voulais vivre. J'ai signé. Deux jours plus tard, ils furent abattus au-delà du périmètre du camps".

Tragiquement, on retrouve cette terrible description du totalitarisme communiste à travers de très nombreux témoignages de survivants (liste non exhaustive d'ouvrages, ci-dessous).

Confer également les précieux témoignages sur le thème du Totalitarisme, de :
- Alexandre Soljénitsyne (L'archipel du Goulag) ;
- Alexandre Soljénitsyne (Une journée d'Ivan Denissovitch) ;
- Jacques Rossi (Qu'elle était belle cette utopie !) ;
- Jacques Rossi (Le manuel du Goulag) ;
- Evguénia S. Guinzbourg (Le vertige Tome 1 et Le ciel de la Kolyma Tome 2) ;
- Margarete Buber-Neumann (Déportée en Sibérie Tome 1 et Déportée à Ravensbrück Tome 2) ;
- Iouri Tchirkov (C'était ainsi... Un adolescent au Goulag) ;
- Boris Chiriaev (La veilleuse des Solovki) ;
- Malay Phcar (Une enfance en enfer : Cambodge, 17 avril 1975 - 8 mars 1980) ;
- Sergueï Melgounov (La Terreur rouge en Russie : 1918 - 1924) ;
- Zinaïda Hippius (Journal sous la Terreur) ;
- Jean Pasqualini (Prisonnier de Mao) ;
- Kang Chol-Hwan (Les aquariums de Pyongyang : dix ans au Goulag Nord-Coréen) ;
- Aron Gabor (Le cri de la Taïga) ;
- Varlam Chalamov (Récits de la Kolyma) ;
- Lev Razgon (La vie sans lendemains) ;
- Pin Yathay (Tu vivras, mon fils) ;
- Ante Ciliga (Dix ans au pays du mensonge déconcertant) ;
- David Rousset (L'Univers concentrationnaire) ;
- Joseph Czapski (Souvenirs de Starobielsk) ;
- Barbara Skarga (Une absurde cruauté) ;
- Claire Ly (Revenue de l'enfer) ;
- Primo Levi (Si c'est un homme) ;
- Primo Levi (Les naufragés et les rescapés : quarante ans après Auschwitz) ;
- Harry Wu (LAOGAI, le goulag chinois) ;
- Shlomo Venezia (Sonderkommando : Dans l'enfer des chambres à gaz) ;
- Anastassia Lyssyvets (Raconte la vie heureuse... : Souvenirs d'une survivante de la Grande Famine en Ukraine) ;
- François Ponchaud (Cambodge année zéro) ;
- Sozerko Malsagov et Nikolaï Kisselev-Gromov (Aux origines du Goulag, récits des îles solovki : L'île de l'enfer, suivi de : Les camps de la mort en URSS) ;
- François Bizot (Le Portail) ;
- Marine Buissonnière et Sophie Delaunay (Je regrette d'être né là-bas : Corée du Nord : l'enfer et l'exil) ;
- Juliette Morillot et Dorian Malovic (Evadés de Corée du Nord : Témoignages) ;
- Barbara Demick (Vies ordinaires en Corée du Nord) ;
- Vladimir Zazoubrine (Le Tchékiste. Récit sur Elle et toujours sur Elle).
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le 27 janvier 2013
Un vrai témoignage sur la base des expériences réellement vécus, montrant la vie dans un camp du travail en Russie pendant la 2ème guerre mondiale.
Langage facile d’un prisonnier mais en même temps d’un grand écrivain.
Un livre remarquable !
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le 19 décembre 2012
retrace l'enfer concentratonnaire du goulag et dépasse dans l'horreur les récits de la kolima ainsi que les
descriptions des goulags par Soletjestinre.
Excellent livre d'une très belle écriture.
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le 2 août 2013
Style, humour, sincérité et absence de pathos: à lire par tous ceux qui ignorent la réalité du Goulag soviétique ou ne veulent pas savoir. En plus, c'est remarquablement écrit.
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le 1 octobre 2010
Ne cherche pas vraiment à rendre compte de l'horreur du réel, trop de discours intellectuel de distanciation. Reflet non voulu de l'égoisme supérieur d'un intellectuel socialiste vis à vis des autres humains.
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