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le 14 novembre 2009
Je viens de finir "Le village de l'Allemand", j'ai mis du temps à lire ce livre pourtant peu long, mais il est lourd de sens. La perspective utilisée par l'auteur très puissante. En refaisant le cheminement du père par les yeux du fils, on voit les rouages si bien huilés qu'il a nécessairement fallut orchestrer, planifier, pour en arriver à la shoah. On est loin de la violence pulsionnelle du mouvement de foule, on est devant l'organisation minutieuse et glaçante de la machine à tuer. Je trouve que l'auteur à travers les différents récits et la tentative de compréhension du père par le fils rend extrêmement bien ce cheminement. L'acquisition et la compréhension de l'histoire par des yeux différents, des yeux de lettré et des yeux d'un gamin de banlieue, la même épouvante devant l'horreur de cette machine à exterminer.
De même son récit de l'islamisme prégnants dans les cités est glaçant. Je n'imaginais pas qu'on en était là. C'est un roman intelligent à lire et à faire lire.
Merci Mr Sansal pour votre voix et votre résistance.
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le 9 octobre 2008
Boualem Sansal n'est pas qu'algérien de naissance. Il vit là-bas, malgré la colère que provoque son oeuvre - interdite - dans son pays. "Le village de l'allemand" raconte l'histoire de deux frères, Rachel et Malrich Schiller. Ils sont nés en Algérie. Leur mère est algérienne, leur père est allemand. Un événement tragique, l'assaut du GIA dans le village familial et l'assassinat des parents, va ouvrir la boîte de Pandore ... Les deux frères ont une petite dizaine d'années d'écart, et leur regard est si différent ... L'aîné connaît l'histoire de la Seconde Guerre Mondiale, le second à peine. L'aîné est empreint de réussite scolaire et sociale, le second survit dans la Cité.
Roman initiatique d'un adolescent des cités d'aujourd'hui et manifeste politique, "Le village de l'allemand" est déchirant de précisions, sur le temps d'aujourd'hui au regard du temps d'hier. L'avenir envisagé n'a rien de reluisant, et la démonstration factuelle nous invite à d'infinies prudences, à de grandes réflexions et à une seule question : Que faisons-nous pour cultiver et enrichir notre Humanité ?

[...]
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Il est des auteurs, comme Boualem Sansal, qui non contents de maîtriser parfaitement la langue française, sont également capables de nous guider vers une profonde réflexion sur le genre humain.
"Le village de l'Allemand ou le journal des Frères Schiller" fait partie de ces écrits que l'on pourrait qualifier d'agitateurs de neurones.

En dévorant ces pages, il est impossible de ne pas prendre position, en mûrissant une analyse sur les fanatismes en tout genre.
La difficulté reste de ne pas se laisser démoraliser par ce bégaiement de l'histoire, tant il semble évident que les peuples ne retiennent pas grand chose des génocides passés.

Au nom d'Hitler, au nom d'Allah, au nom de je ne sais quel Tartuffe, tant de crimes se répètent sans qu'aucune leçon ne soit tirée des exactions commises hier.
C'est ce que nous démontre magistralement Boualem Sansal, faisant un parallèle inévitable entre les victimes de la dernière guerre mondiale et celles de cette guerre intestine qui ronge l'Algérie contemporaine.
Les victimes ont toujours le même visage, et les bourreaux sont toujours animés par le même aveuglement fanatique, à la botte d'une quête insatiable : la quête du pouvoir.

Sansal s'intéresse également, tout au long de ce livre, à ce lourd héritage que nous lèguent nos pères, lorsque brutalement un secret de famille finit par voir le jour.
Que faire de ce passé qui vous colle à la peau ? Jusqu'où sommes-nous en devoir de porter le fardeau de ceux qui ont commis des fautes impardonnables ?
Autant de questionnements qui ne vous quittent plus la dernière page tournée.

Et l'auteur de tirer une sonnette d'alarme, en nous montrant ce que deviennent nos cités, gangrenées insidieusement par un islamisme rampant, nous enjoignant ainsi à ne point taire cette réalité.
"Les islamistes ont colonisé notre cité et nous mènent la vie dure. Ce n'est pas un camp d'extermination, mais c'est déjà un camp de concentration. Peu à peu, nous oublions que nous vivons en France, à une demi-heure de Paris. A ce train, la cité sera bientôt une république islamique parfaitement constituée. Vous devrez alors lui faire la guerre si vous voulez la contenir dans ses frontières actuelles..." nous dit le plus jeune des frères Schiller.
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le 4 novembre 2008
Il est difficile d'aborder la critique de ce livre tellement il nous met mal à l'aise, je ressens le même couac que devant sobibor de jean molla, ces deux romans sont d'ailleurs très proche mais ce village de l'allemand est beaucoup plus actuel, par cette comparaison avec le mauvais islam, cette recherche du mal, ce rapprochement de l'abject, la manipulation de l'homme jusqu'au point de non retour. Comment réagir sur une telle découverte, comment surmonter la vérité, comment combattre ces maladies d'individus qui ne sont là que pour le mal , pour une idéologie complètement absurde et qui n'amène qu'à la destruction de l'homme. Quel livre!!
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Boualem Sansal confirme là sa qualité d'écrivain francophone et se fait le porte parole d'une bonne partie des franco-d'ailleurs qui peinent à trouver une véritable identité.
Au travers de cette histoire vraie, c'est la jeunesse de nos cités qui cherche à trouver des racines. Deux frères suivront un parcours initiatique sur le passé de leurs parents pour découvrir que le soleil n'a pas toujours brillé, là où on le pensait éternel.
L'aîné, a fait des études et trouvé un travail lui permettant d'habiter en marge de la cité, dans un pavillon de banlieue ; le cadet, n'a rien entrepris d'autre que de se laisser porter, par les copains et les blagues, les combines et les passages au poste de police ; un endroit où tous ont fini par prendre quelques habitudes.... Avec le temps, une frontière invisible se crée dans la fratrie. La mort par suicide du grand va plonger le petit sur les traces laissée dans un journal ; le chemin simple et pourtant implacable d'une famille... De certitudes confortables en secrets enfouis, le jeune homme, armé du journal hérité et de sa curiosité, va plonger dans l'histoire de la seconde guerre mondiale, de l'Algérie. Chemin faisant, il va apprendre qu'il n'est pas toujours facile d'ouvrir des portes, car derrière, souvent se cache une vérité difficile.
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le 30 mars 2008
Boualem Sansal confirme ses talents d'auteur francophone. Toujours avec son écriture percutante, des phrases écrites en apné qui ne laissent aucune respiration au lecteur lui-même, il intériorise les questions toujours actuelles qu'on peut se poser sur ces hommes banals capables de participer sans émoi aux pires inhumanités.
Que ressentent les victimes en comprenant l'issue fatale vers laquelle elles sont dirigées? Que ressentent leurs bourreaux, comment peuvent-ils survivre à tant de crimes?
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le 14 juillet 2012
j' ai beaucoup aimé ce livre, bien écrit, et ce qu' il me dit de la belle âme de son auteur.
j' aimerais croire qu' il y a beaucoup de Malrichs dans nos cités. mais comment savoir ? ce ne sont pas les Malrichs qui font parler d' eux.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 8 février 2008
C'est l'histoire de deux frères élevés en France, qui apprennent la mort de leurs parents vivant dans un village algérien, égorgés par des membres du GIA. L'ainé plonge alors dans le passé de son père, découvre qu'il fut un officier SS qui participa de très près à la conception du Zyklon B, et finira par se suicider, étouffé par les gaz d'échappement de sa voiture. A sa mort, le jeune frère hérite de son journal, dans lequel il retrace les deux années passées à enquêter sur leur père, avec la même litanie : pourquoi ? Comment cet homme en est arrivé là ? Pourquoi n'avoir jamais parlé ?... Et c'est ainsi que l'auteur, se basant sur une histoire authentique, navigue entre les horreurs nazis, le déclin dans les cités françaises en proie aux islamistes, et à la situation en Algérie, auréolant le tout d'une plume divine, d'une mise en abime fabuleuse et des questions primordiales sur le pardon, le passé et l'humanité. Un livre fort, puissant, bouleversant !
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C'est un livre magnifique, à lire absolument parce qu'il traite sans concessions les questions de nazisme, d'islamisme, de fanatisme, d'identité... (voir, en particulier quelques pages terribles, comme on n'en a lu nulle part ailleurs, sur ce que pouvait ressentir un tortionnaire nazi, puisque le père des frères Schiller était un chimiste des camps de la mort). Et ce, dans cette écriture foisonnante, poétique et riche qui carctérise cet auteur.
De quoi s'indigner, de quoi réfléchir, de quoi éprouver une immense compassion.
Ce livre est un chef d'œuvre et Boualem Sansal est pour moi le plus grand écrivain francophone vivant.
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le 11 juillet 2013
Boualem Sansal a le génie de nous faire entrer de plain pied dans la barbarie de l'histoire, de massacre en massacre, on se désespère de voir que tout recommence sans cesse. En plus, que d'humanité dans la psychologie des personnages, j'ai vraiment admiré et aimé.
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