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Le Premier Homme/Albert Camus
D’aucuns ont pu se poser la question de savoir s’il était juste de publier une œuvre littéraire encore à l’état d’ébauche. En effet le manuscrit retrouvé dans l’automobile après l’accident qui a coûté la vie à Albert Camus et son éditeur Gallimard en 1960 était un texte fait de longues phrases sans ponctuation avec des mots illisibles et des thèmes à développer signalés par l’auteur. Il faut donc prendre ce récit en ne le jugeant pas comme une autobiographie en bonne et due forme.
Trente quatre ans après la mort d’Albert Camus, sa fille Catherine a décidé de faire éditer en 1994 ce manuscrit inachevé après que sa femme Francine en ait fait une première copie dactylographiée.
C’est un livre assez difficile à lire : certaines phrases font plus d’une page et l’extrême souci du détail dans les descriptions atteint des sommets. Quand on compare aux autres œuvres de Camus, on est étonné par ce fait et il n’est pas douteux que l’auteur aurait procédé à quelques réajustements et coupures afin de donner du liant au récit.
Cela dit, c’est un récit très intéressant, une étude fine d’une société de personnes émigrés en Algérie, ayant fui la France pour diverses raisons.
Jacques Cormery alias Albert Camus a perdu son père Henri à la bataille de la Marne et tout au long d’une partie du livre, il va se livrer à une recherche concernant le personnage qu’était son père, ainsi que ses racines familiales et ses amis. Connaître ce père qu’il n’a pas connu puisqu’il avait un an quand il est parti à la guerre.
Le premier chapitre se passe en 1913 : Henri Cormery va au village pour que sa femme puisse donner naissance à son enfant. Ce sera un garçon, Jacques.
Puis on revient à l’époque où Jacques a 40 ans. Il va à Saint Brieuc sur la tombe de son père tombé au champ d’honneur à l’âge de 26 ans. C’est un moment émouvant : le fils de 40 ans devant la tombe de son père mort à 26 ans.
Puis Jacques rentre en Algérie voir sa mère. Nous sommes en 1953. Sa mère âgée ne s’est jamais remise de la mort de son mari. Quarante années ont passé :
« Plus rien ne restait, ni en elle ni dans cette maison, de cet homme dévoré par un feu universel et dont il ne restait qu’un souvenir impalpable comme les cendres d’une aile de papillon brûlée dans un incendie de forêt. »
Camus évoque tous ses souvenirs d’enfance, le soleil et la mer algériens :
« La mer était douce, tiède, le soleil léger maintenant sur les têtes mouillées et la gloire de la lumière emplissait ces jeunes corps d’une joie qui les faisait crier sans arrêt. »
M. Bernard (Louis Germain de son vrai nom), l’instituteur est un personnage clé dans la vie de Camus. C’est lui qui voyant les capacités de l’enfant pauvre lui fait obtenir une bourse pour aller au lycée et plus tard, lorsqu’en 1957 Camus reçoit le pris Nobel de littérature, c’est à lui qu’il dédiera son discours. Cet homme aura été le père que le jeune garçon doué n’avait plus :
« …lui même avait dû s’élever seul, sans père, n’ayant jamais connu ces moments où le père appelle le fils dont il a attendu qu’il ait l’âge d’écouter, pour lui dire le secret de la famille, ou une ancienne peine, ou l’expérience de sa vie… »
Un livre émouvant qui s’interrompt brutalement en même temps que la vie d’Albert Camus.
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Années 1950, Jacques Cormery, algérois qui a réussi en métropole, va effectuer un pèlerinage singulier :
- Aller sur la tombe de son père, soldat mort en 1914 de ses blessures de guerre à l’hôpital de Saint Brieuc.
- Retourner à Alger pour voir sa mère, seule et quasiment sourde....

Ainsi débute ce roman si particulier d’Albert Camus, inachevé et trouvé dans la voiture disloquée par l’accident qui l’a tué, publié seulement en 1994.
Ce récit fortement autobiographique, écrit dans un style simple mais précis où chaque mot compte, est d’une puissance exceptionnelle.
Dans une ambiance froide et triste, c’est une bouffée continue d’émotion qui fait revivre l’enfant pauvre et orphelin des faubourgs d’Alger, faisant face avec résignation et dignité à la dureté de la vie, mais grisé par les joies des bains de mer et des interminables parties de foot avec ses copains.
Le ton est toujours juste pour aborder tant de sujets complexes (l’absence du père, la pauvreté, l’amour et les faiblesses de la mère, le problème politique algérien…).
Bref, ce récit est beau.

Je n’avais plus lu Camus depuis ma jeunesse, mais je vais m’y remettre. J’avais oublié que dans des temps si troublés, des écrivains savaient regarder vers le haut…
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le 28 octobre 2013
Livre émouvant.Camus est le grand écrivain français de l'après-guerre: modeste et fier, il porte au plus haut la dignité de la littérature.
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le 11 juin 2013
Et pourtant, nous ne nous connaissions pas, mais un petit vent de misère et de grand bonheur avec les copains, me font remonter tous ces souvenirs, avec des larmes retenues. WOUAFF...
Il y manque le paragraphe consacré aux femmes, aux copines...
Mais cette saloperie d'automobile...
L'introduction du livre est, à mon sens, un chant d'amour.
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le 14 juillet 2013
Si on a au départ, le sentiment d'entrer par effraction dans l'intimité de l'auteur, ce livre est essentiel pour comprendre l'oeuvre d'Albert Camus avec l'immense privilège de voir une écriture en train de se faire et un regret tout aussi grand pour ce livre inachevé.
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le 23 septembre 2013
Recit autobiographique inachevé ou j'ai retrouvé ma famille pied noire algerienne de terre et francaise de nationalité. .Les passages avec la mére sont très emouvants.
Dans le livre on est très loin de la caricature des pieds noirs exploiteurs....
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le 27 juillet 2011
J'avoue avoir eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire, la faute aux nombreuses notes, remarques ou interrogations de l'auteur en bas de page. Il faut dire que le manuscrit du livre fut retrouvé dans la carcasse de la voiture dans laquelle Albert Camus et son éditeur, Michel Gallimard, trouvèrent la mort en 1960. Il fallut attendre l'accord de sa fille, Catherine Camus, en 1996 pour que le manuscrit paraisse enfin. Il s'agit donc d'une version non corrigée.

Même si le personnage se prénomme Jacques, on ne peut faire que des liens avec la propre histoire de l'auteur : enfance à Alger, famille pauvre, ascension sociale fulgurante grâce aux études'

Nous sommes dans l'Algérie des années 20. Algériens et Français, bien qu'appartenant alors au même pays, ne font que se côtoyer tant et si bien que cette ghettoïsation met très vite mal à l'aise. Les conditions de vie sont extrêmes pour les plus miséreux, les privilégiés vivant eux, loin des taudis de périphérie. Chacun essaie de s'en sortir le mieux possible. La médiocrité se retrouve à tous les niveaux. L'inculture et la pauvreté intellectuelle sont légions. Du fait de ce contexte, les rapports entre les personnes sont extrêmement violents, même entre membre de la même famille.

C'est dans cet environnement que née le petit Jacques. Son père est mort depuis quelques mois. Il vivra toute sa vie avec son absence. Le moment crucial du roman se situe lorsque Jacques, devenu un adulte de quarante ans, se rend sur l'insistance de sa mère, à moitié sourde et illettrée, sur la tombe de ce père qu'il ne connut jamais. Il réalise alors avec toute la brutalité possible l'ironie injuste qui fait de lui un adulte plus âgé que son père, fauché à 29 ans. Sa mère est sous l'emprise de la grand-mère, une vraie marâtre, manifestant aucun amour pour les siens, sa principale inquiétude restant de pouvoir avoir chaque jour assez de nourriture à mettre sur la table.

À l'école communale, il est remarqué par son instituteur, un homme aimant et passionné, qui lui donne des leçons gratuites et l'inscrit sur la liste des candidats aux bourses, malgré la défiance de sa grand-mère qui souhaitait qu'il gagnât sa vie au plus tôt (Camus gardera une grande reconnaissance à Louis Germain son ancien instituteur et lui dédiera son discours de prix Nobel). Il décroche même les concours d'entrée au lycée. Jacques s'améliore. A partir de ce jour, il ne vivra qu'accompagner de livres. Il monte alors les échelons sociaux jusqu'à décrocher un poste à Paris.

Après quelques années de l'autre côté de la Méditerranée, alors qu'il est devenu un homme brillant et respecté, il décide de revenir dans son pays natal. Ce qui est cruel, c'est que l'écart est désormais devenu trop grand entre les deux mondes. Une séparation s'est faite et jamais elle ne pourra être réparée'
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le 19 juin 2014
Au-delà de la genèse de cet ouvrage, inachevé à la mort de son auteur, on se retrouve avec plaisir dans l'univers de Camus. Mais la qualité est, je trouve, inégale; certains passages sont comme des brouillons, un premier jet que l'auteur aurait revisité sans nul doute. D'autres sont au niveau de ce que l'on connait de Camus, un récit fluide qui mêle cheminement intérieur et anecdotes savoureuses. J'ai beaucoup pensé à l'Etranger pendant la lecture, pour le style des parties "achevées". Au final, un sentiment mitigé, qui re-pose la question de publications post-mortem. Je ne crois pas que Camus aurait aimé que l'on publie l'une de ses oeuvres imparfaitement travaillée. Quel écrivain le souhaiterait d'ailleurs ?
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le 31 décembre 2013
Parfait,comme toute l'oeuvre de Camus que j'adore!....Bouleversant car profondément autobiographique :une clef de plus pour comprendre l'oeuvre et l'engagement du plus grand écrivain français du XXéme siécle....
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Un livre que j'ai trouvé merveilleux alors que ce n'était qu'un "premier jet", hélas jamais remanié à cause le la mort de Camus. Un style de grand écrivain dès les premières lignes !!
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