undrgrnd Cliquez ici NEWNEEEW nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici nav_WSHT16 Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Jeux Vidéo soldes montres soldes bijoux

Commentaires client

3,9 sur 5 étoiles9
3,9 sur 5 étoiles
5 étoiles
6
4 étoiles
0
3 étoiles
1
2 étoiles
0
1 étoile
2
Format: Poche|Modifier
Prix:4,80 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 3 août 2014
Considéré par un de ses biographes- et jamais démenti depuis- comme le plus irrécupérables de tous les auteurs du vingtième siècle, il nous livre ici sa propre critique sur son ouvrage phare : "La société du spectacle". Une sorte de réécriture. Cependant le contenu est sensiblement le même ; c'est à dire que Debord reste lui-même, et c'est très bien. Ce visionnaire prophétique ne pouvait imaginer à quel degré ses sentences se réaliserait. Plus vrai que jamais. Si vous ne l'avez pas déjà fait, osez la lecture, vous en sortirez bouche bé de stupéfaction. Comme digestif vous pourriez vous offrir l'excellent ouvrage de celui que l'on pourrait considérer comme une sorte de fils spirituel : Francis Cousin, "l'Etre contre l'Avoir". Les meneurs de ce monde vous apparaîteront comme des stupides guignols, ecérvelés par leur propre aveuglement et leur médiocrité. Osez !
0Commentaire|6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Dès 1988, avec le concept de "Spectaculaire Intégré", Debord décrit avec une rare lucidité les nouvelles conditions de notre époque ou désormais le mensonge, la falsification, sont au cœur de la réalité sociale et des formes actuelles de la domination. Pour se donner une chance d'échapper et de pouvoir combattre cette aliénation mondialisée, encore faut il en reconnaître la nature et l'origine.
A ce jour, personne mieux que Debord n'a su en faire une description aussi exacte.
Quelques lecteurs, manquant quelque peu de distance, trouveront sans doute quelque exagération dans ce livre et ce en toute bonne foi puisqu'ils ne sont pas en mesure d'évaluer objectivement l'ampleur et le sens des transformations de la structure sociale dans son ensemble.
Il aura pourtant suffit d'une cinquantaine d'années pour que les notions de devenir humain ou de Monde commun perdent pratiquement toute saveur et tout contenu effectif; laissant chacun seul face aux lois du marché désormais mondialisé. Mais pour vivre quoi ?
Dans les différents jalons posés en ce livre, on reconnaitra ainsi quelques points cruciaux :
"Le changement qui a le plus d'importance, dans tout ce qui s'est passé depuis vingt ans, réside dans la continuité même du spectacle. Cette importance ne tient pas au perfectionnement de son instrumentation médiatique, qui avait déjà auparavant atteint un stade de développement très avancé : c'est tout simplement que la domination spectaculaire ait pu élever une génération pliée à ses lois. Les conditions extraordinairement neuves dans lesquelles cette génération, dans l'ensemble, a effectivement vécu, constituent un résumé exact et suffisant de tout ce que désormais le spectacle empêche; et aussi de tout ce qu'il permet."
Sur l'émergence du spectaculaire intégré, "En 1967, je distinguais deux formes, successives et rivales, du pouvoir spectaculaire, la concentrée et la diffuse. L'une et l'autre planaient au-dessus de la société réelle, comme son but et son mensonge. La première, mettant en avant l'idéologie résumée autour d'une personnalité dictatoriale, avait accompagné la contre-révolution totalitaire, la nazie aussi bien que la stalinienne. L'autre, incitant les salariés à opérer librement leur choix entre une grande variété de marchandises nouvelles qui s'affrontaient, avait représenté cette américanisation du monde, qui effrayait par quelques aspects, mais aussi bien séduisait les pays où avaient pu se maintenir plus longtemps les conditions des démocraties bourgeoises de type traditionnel. Une troisième forme s'est constituée depuis, par la combinaison des deux précédentes, et sur la base générale d'une victoire de celle qui s'était montrée la plus forte, la forme diffuse. Il s'agit du spectaculaire intégré, qui désormais tend à s'imposer mondialement."
Ou encore, avec ce retour sur la nature du spectateur en relation avec la passivité contemporaine : "Qui regarde toujours, pour savoir la suite, n'agira jamais : et tel doit bien être le spectateur. "
Et consécutivement, sur la relation directe entre l'histoire et la démocratie : "On croyait savoir que l'histoire était apparue, en Grèce, avec la démocratie. On peut vérifier qu'elle disparaît du monde avec elle. "
0Commentaire|15 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Toute la vie et l'oeuvre de Debord ont été centrées sur un même point : lever le voile sur la société du spectacle et ne lui laisser aucun répit. La montrer sous toutes ses facettes et sous toutes les coutures.
Debord, à la suite de Marx, nous fait bien comprendre qu'il ne peut y avoir de compromis entre le monde de l'authenticité véritable (la vie réellement vécue) et le monde du spectacle marchand qui a tout contaminé, tout envahi et tout absorbé y compris ses propres contradicteurs. Mais Debord, lui, est resté fidèle à sa pensée du début à la fin, il ne s'est jamais compromis, il n'a jamais trahi comme tant d'autres.
Les "commentaires sur la société du spectacle" sont en quelque sorte une actualisation des thèses qu'il avait exposé vingt ans plus tôt dans "La société du spectacle". Paradoxalement, on peut conseiller de lire les commentaires avant l'autre livre car la lecture en est plus facile.
De quoi est-il question ici ?
Simplement de reprendre la phrase de Marx selon laquelle "L'Etat ne connait qu'une seule loi inviolable ; la survie de l'Etat !" En d'autres termes l'Etat doit rendre toute critique à son égard impossible pour pouvoir se déployer à perpétuité. Debord nous fait d'une certaine façon un inventaire des méthodes étatiques pour que le Léviathan puisse se maintenir. La thèse principale de Debord est que l'Etat n'a plus besoin, comme c'était le cas dans les sociétés totalitaires ou sous les monarchies (spectacle concentré) d'utiliser des moyens de répression coercitifs et violents. En devenant mondialisé et en ayant tout envahi, le spectacle mondial "intégré" a rendu la possibilité même de contestation de son empire impossible. Personne n'aurait envie aujourd'hui de se mettre à dos une société toute entière. De toute façon personne n'en a même plus l'idée ni le courage.

Pour empêcher toute contestation possible le spectacle marchand a eu besoin (et continue de le faire) de supprimer l'Histoire de sorte que les petits Robinsons modernes aient l'impression de vivre dans un éternel présent inamovible et même temps en révolution marchande perpétuelle. En supprimant l'Histoire on leur coupe l'envie de pouvoir descendre aux archives et de voir que des contestations (parfois même victorieuses) contre ce monde aient été possible. Il ne faudrait pas leur donner des idées de révolution tout de même ! Seules les révolutions approuvées par l'Etat et qui ne le remettent pas en question sont autorisées! Ils n'ont même plus l'idée de savoir que tout ce qui était vrai autrefois est devenu faux aujourd'hui et vice versa. Et lorsqu'on vit dans un monde où tout est faux, on s'imagine alors qu'on vit dans le vrai puisqu'aucune comparaison n'est plus désormais possible.

L'économie ayant de plus terminé sa fusion avec le politique, le citoyen moderne n'a même plus besoin de réfléchir ni de penser ; on le fait à sa place. C'est alors que le monde médiatique et ses cohortes d'experts interviennent et commencent à fredonner leurs paisibles berceuses. L'individu est désormais contraint de penser selon les codes et les chemins déjà tracés pour lui. Toute déviation ou passage sur un chemin de traverse est puni. Tout doit être au service de la marchandise y compris ce qu'on croyait rester dans le domaine du non-marchand à jamais. La science est au service des labos, de Monsanto etc..., l'art contemporain est au service de la finance, et est placé sur un même pied d'égalité que des chefs d'oeuvre classiques par des spécialistes ou des ministres de la "Culture" corrompus. Même l'école est devenu aujourd'hui le haut lieu de l'apprentissage de l'analphabétisme.

Enfin Debord termine en apothéose sur la question de l'Etat en le comparant à la Mafia. "On se trompe chaque fois que l'on veut expliquer quelque chose en opposant la Mafia à l'Etat : il ne sont jamais en rivalité". En réalité l'Etat et la Mafia sont complémentaires et sont construits sur le même schéma. L'Etat est simplement la forme légalisée de la pègre.

Reste à espérer que l'on soit de plus en plus nombreux à suivre les conseils prodigués par Debord dans ses textes courts mais efficaces et de nous rappeler que tout ce qui n'est pas une critique radicale et sans concession de l'Etat et du Capital sous toutes ses formes ne sert qu'à le renforcer. Il faut se rendre irrécupérable aux yeux du spectacle marchand : dernière forme de résistance.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 24 octobre 2013
Le philosophe Giorgio Agamben disait ceci en 1990 : « L'aspect sans doute le plus inquiétant des livres de Guy Debord tient à l'acharnement avec lequel l'histoire semble s'être appliquée à confirmer ses analyses. Non seulement, vingt ans après "La Société du spectacle", les "Commentaires sur la société du spectacle" (1988) ont pu enregistrer dans tous les domaines l'exactitude des diagnostics et des prévisions, mais entre-temps, le cours des événements s'est accéléré partout si uniformément dans la même direction, qu'à deux ans à peine de la sortie du livre, il semble que la politique mondiale ne soit plus aujourd'hui qu'une mise en scène parodique du scénario que celui-ci contenait.

L'unification substantielle du spectacle concentré (les démocraties populaires de l'Est) et du spectacle diffus (les démocraties occidentales) dans le spectacle intégré, qui constitue une des thèses centrales des Commentaires, que bon nombre ont trouvé à l'époque paradoxale, s'avère à présent d'une évidence triviale. Les murs inébranlables et les fers qui divisent les deux mondes furent brisés en quelques jours. Afin que le spectacle intégré puisse se réaliser pleinement également dans leur pays, les gouvernements de l'Est ont abandonné le parti léniniste, tout comme ceux de l'Ouest avaient renoncé depuis longtemps à l'équilibre des pouvoirs et à la liberté réelle de pensée et de communication, au nom de la machine électorale majoritaire et du contrôle médiatique de l'opinion (qui s'étaient tous deux développés dans les États totalitaires modernes). »

En complément à ce texte, voici un extrait du livre de Leonardo Sciascia, "Noir sur Noir", allant dans le même sens que l'analyse de Guy Debord sur le terrorisme :

J'ai idée qu'un roman de Chesterton -- Le Nommé jeudi -- pourrait être employé ces temps-ci comme une espèce de démonstration par l'absurde de la façon dont la majorité des Italiens voient les Brigades rouges et le contexte où elles opèrent. Le protagoniste de ce roman (Syme, de son vrai nom) est un agent secret qui parvient à s'introduire dans une ténébreuse association anarchiste, au sommet de laquelle se trouvent sept individus, chacun de ceux-ci affublé du nom d'un jour de la semaine : Syme reçoit celui de Jeudi. Au cours d'une réunion où l'on doit organiser un attentat terroriste, un espion est démasqué : c'est Mardi -- et il fait partie du service même dont relève Jeudi. On découvre ensuite que Vendredi lui aussi est un espion, relevant toujours du même service secret. Après quoi on découvre que c'est le cas de tous les sept y compris Dimanche : celui qui les a engagés comme espions et qui les a commandés en tant qu'anarchistes. / Et voilà : une conviction est en train de se former dans l'opinion publique italienne -- celle qui circule sous les médias, le papier imprimé et les réseaux de radio et de télévision --, qui est très proche de ce que découvre aux dernières pages du roman, le jeune Syme dit Jeudi : à savoir que, au sommet des Brigades rouges, siègent des individus qui, l'un après l'autre, comme dans le roman de Chesterton, sont en mesure de sortir une carte, sinon de la même organisation, du moins d'organisations qui, dans l'immédiat, visent le même objectif, encore que leur objectif à long terme soit différent.
0Commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 24 mai 2016
Ce livre complète "La société du spectacle". Ces commentaires sont difficiles à lire, mais plus accessibles. Aussi je le conseille de préférence au premier. Guy Debord est très éclairé... s'en est même inquiétant. Mais je pense, salutaire...
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 21 février 2015
Envoi rapide et courtois pour ne oeuvre véritablement critique sur la m**** spectaculaire. A prlonlonger par la lecture de l 'etre contre l ' avoirde Francis Cousin
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 21 juin 2012
Guy Debord c'est qui ? L'Internationale Situationniste c'est quoi ?
C'est la même chose , c'est le surréalisme et André Breton sauf que
c'est une galaxie moins riche en individualités ( à part Jorn ou
Vaneigem ) et que sa composante artistique ( les projections ) fut
supprimée par le théoricien en chef .
Guy Debord est un grand contempteur et son rejet prend pour nom : la
Société du spectacle . C'est la condamnation de la société en entier
et de ses reflets ( livres , radios , journaux , télévision ...) .
Il disait avoir trouvé ce fameux passage du nord-ouest , celui de la
radicalité ultime en 1967 pour la parution du livre la société du spectacle
il voulait alors s'appuyer sur des " conseils ouvrier " ; en 1988 pour celle des
Commentaires il fait un constat de dissolution des étiages et qui a ses yeux
n'est pas une libération mais une catastrophe et qu'il n'y a plus de force social
pour relayer son discours .
On retrouve dans ces Commentaires sur la société du spectacle les mêmes oukazes
et le constat à ses yeux d'une aggravation de la situation .
Il y a au coeur de la personnalité de Guy Debord des contradictions qui deviennent théories
que cela soit cette confrontation difficile avec le réel et cette fuite assumée dans l'alcoolisme
ou que ce soit ce refus des projections , dans une époque ou la Fiction devient reine ,
ce n'est pas un romancier ! C'est une écriture sèche , précise et d'un autre temps , celui
des moralistes . Il y a chez lui à la fois un purisme et un romantisme de l'Etre .
Ce théoricien avait un biais et comme toute tentative d'explication globale
ça mérite le détour .
Il reste dans cette théorie une force et une pertinence d'analyse des rouages
les bémols sont que le contexte a changé et que Guy Debord n'avait pas perçu les
glissements à l'oeuvre ; que ce soit l'immense mouvement d'individuation , le
surgissement des monades , qui n'ont besoin ni de structure , ni de révolutionnaire ;
ou que ce soit la Fiction qui après tout n' a fait que trouver les moyens techniques
pour s'accomplirent .
Voilà en résumé , de bonnes braises mais avec beaucoup de cendre par dessus
Bonne lecture
0Commentaire|6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 13 avril 2013
Guy Debord est d'une obscurité obscure . J'en ai toujours cherché la raison lui qui cherchait à nous avertir des dangers de la "Société du Spectacle":voici peut-être la clé de sa paranoïa telle qu'il la délivre dans les premières pages: "ces commentaires sont assurés d'être promptement connus de cinquante ou soixante personnes , autant dire beaucoup dans les jours que nous vivons et quand on traite de questions si graves". Et je passe sous silence ses avertissements de messages cachés pour en réduire l'accès à ceux qui pourraient s'en emparer (ce qui n'empêche pas certains communicants, conseillers d'hommes politiques d'en faire leur beurre, il a contribué ainsi à la marchandisation qu'il dénonce!)Pour plus d'obscurité ( son texte me rappelle les traités d'alchimie)il ajoute à sa typologie précédente le concept de spectacle intégré le tout avec un langage de traité stratégique mal digéré (citation de "l'art de la guerre " de Sun Tse en page préliminaire) . Debord voulait changer le monde :comme tout ces impuissants révolutionnaires, il en est mort. Que la société soit un spectacle, c'est évident; qu'elle le soit de façon exacerbée par la puissance des média au profit de ceux qui les contrôlent, c'est évident; mais qu'y a-t-il de neuf dans cette description de ce monde? De tout temps, les hommes se sont nourris d'images et de contes à dormir debout et , pour prendre un exemple,notre "Roi Soleil" n'avait-il pas compris que l'assurance d'être acteur du pouvoir absolu était dans la multiplication des situations théâtrales fabriquées et la fascination de nombreux spectateurs?. Dans son désir de tout dénoncer, où est la clairvoyance?Debord n'a même pas anticipé la télé réalité, cet art nouveau de la domination des esprits!. Alors, si on veut anticiper la société future et comprendre ses mécanismes,le mieux est de faire une synthèse du "Meilleur des mondes " et de "1984":on aura ainsi la réalité d'une société mondialisée sous contrôle d'une petite "élite" telle que certains comme Attali en font la promotion. En résumé discours abscons n'est pas discours profond; ça ne peut que donner une couleur d'initié à certains adeptes en mal de distinction intellectuelle.
22 commentaires|8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 10 juin 2012
Je l'ai acheté sur les conseils de chercheurs du laboratoire en information et communication. Personnellement, je n'y ai rien compris. Impossible à lire. Certainement lié à une époque dont le contexte n'est plus le nôtre.
11 commentaire|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus