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14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une introduction aux réalités de notre temps
Dès 1988, avec le concept de "Spectaculaire Intégré", Debord décrit avec une rare lucidité les nouvelles conditions de notre époque ou désormais le mensonge, la falsification, sont au cœur de la réalité sociale et des formes actuelles de la domination. Pour se donner une chance d'échapper et de...
Publié le 19 mars 2010 par steka

versus
7 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un romantisme à l'oeuvre
Guy Debord c'est qui ? L'Internationale Situationniste c'est quoi ?
C'est la même chose , c'est le surréalisme et André Breton sauf que
c'est une galaxie moins riche en individualités ( à part Jorn ou
Vaneigem ) et que sa composante artistique ( les projections ) fut
supprimée par le théoricien en chef...
Publié il y a 22 mois par qqselements.blogspot


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14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une introduction aux réalités de notre temps, 19 mars 2010
Par 
steka "STL" - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Commentaires sur la société du spectacle (Poche)
Dès 1988, avec le concept de "Spectaculaire Intégré", Debord décrit avec une rare lucidité les nouvelles conditions de notre époque ou désormais le mensonge, la falsification, sont au cœur de la réalité sociale et des formes actuelles de la domination. Pour se donner une chance d'échapper et de pouvoir combattre cette aliénation mondialisée, encore faut il en reconnaître la nature et l'origine.
A ce jour, personne mieux que Debord n'a su en faire une description aussi exacte.
Quelques lecteurs, manquant quelque peu de distance, trouveront sans doute quelque exagération dans ce livre et ce en toute bonne foi puisqu'ils ne sont pas en mesure d'évaluer objectivement l'ampleur et le sens des transformations de la structure sociale dans son ensemble.
Il aura pourtant suffit d'une cinquantaine d'années pour que les notions de devenir humain ou de Monde commun perdent pratiquement toute saveur et tout contenu effectif; laissant chacun seul face aux lois du marché désormais mondialisé. Mais pour vivre quoi ?
Dans les différents jalons posés en ce livre, on reconnaitra ainsi quelques points cruciaux :
"Le changement qui a le plus d'importance, dans tout ce qui s'est passé depuis vingt ans, réside dans la continuité même du spectacle. Cette importance ne tient pas au perfectionnement de son instrumentation médiatique, qui avait déjà auparavant atteint un stade de développement très avancé : c'est tout simplement que la domination spectaculaire ait pu élever une génération pliée à ses lois. Les conditions extraordinairement neuves dans lesquelles cette génération, dans l'ensemble, a effectivement vécu, constituent un résumé exact et suffisant de tout ce que désormais le spectacle empêche; et aussi de tout ce qu'il permet."
Sur l'émergence du spectaculaire intégré, "En 1967, je distinguais deux formes, successives et rivales, du pouvoir spectaculaire, la concentrée et la diffuse. L'une et l'autre planaient au-dessus de la société réelle, comme son but et son mensonge. La première, mettant en avant l'idéologie résumée autour d'une personnalité dictatoriale, avait accompagné la contre-révolution totalitaire, la nazie aussi bien que la stalinienne. L'autre, incitant les salariés à opérer librement leur choix entre une grande variété de marchandises nouvelles qui s'affrontaient, avait représenté cette américanisation du monde, qui effrayait par quelques aspects, mais aussi bien séduisait les pays où avaient pu se maintenir plus longtemps les conditions des démocraties bourgeoises de type traditionnel. Une troisième forme s'est constituée depuis, par la combinaison des deux précédentes, et sur la base générale d'une victoire de celle qui s'était montrée la plus forte, la forme diffuse. Il s'agit du spectaculaire intégré, qui désormais tend à s'imposer mondialement."
Ou encore, avec ce retour sur la nature du spectateur en relation avec la passivité contemporaine : "Qui regarde toujours, pour savoir la suite, n'agira jamais : et tel doit bien être le spectateur. "
Et consécutivement, sur la relation directe entre l'histoire et la démocratie : "On croyait savoir que l'histoire était apparue, en Grèce, avec la démocratie. On peut vérifier qu'elle disparaît du monde avec elle. "
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un chef-d'oeuvre, 24 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Commentaires sur la société du spectacle (Poche)
Le philosophe Giorgio Agamben disait ceci en 1990 : « L'aspect sans doute le plus inquiétant des livres de Guy Debord tient à l'acharnement avec lequel l'histoire semble s'être appliquée à confirmer ses analyses. Non seulement, vingt ans après "La Société du spectacle", les "Commentaires sur la société du spectacle" (1988) ont pu enregistrer dans tous les domaines l'exactitude des diagnostics et des prévisions, mais entre-temps, le cours des événements s'est accéléré partout si uniformément dans la même direction, qu'à deux ans à peine de la sortie du livre, il semble que la politique mondiale ne soit plus aujourd'hui qu'une mise en scène parodique du scénario que celui-ci contenait.

L'unification substantielle du spectacle concentré (les démocraties populaires de l'Est) et du spectacle diffus (les démocraties occidentales) dans le spectacle intégré, qui constitue une des thèses centrales des Commentaires, que bon nombre ont trouvé à l'époque paradoxale, s'avère à présent d'une évidence triviale. Les murs inébranlables et les fers qui divisent les deux mondes furent brisés en quelques jours. Afin que le spectacle intégré puisse se réaliser pleinement également dans leur pays, les gouvernements de l'Est ont abandonné le parti léniniste, tout comme ceux de l'Ouest avaient renoncé depuis longtemps à l'équilibre des pouvoirs et à la liberté réelle de pensée et de communication, au nom de la machine électorale majoritaire et du contrôle médiatique de l'opinion (qui s'étaient tous deux développés dans les États totalitaires modernes). »

En complément à ce texte, voici un extrait du livre de Leonardo Sciascia, "Noir sur Noir", allant dans le même sens que l'analyse de Guy Debord sur le terrorisme :

J'ai idée qu'un roman de Chesterton -- Le Nommé jeudi -- pourrait être employé ces temps-ci comme une espèce de démonstration par l'absurde de la façon dont la majorité des Italiens voient les Brigades rouges et le contexte où elles opèrent. Le protagoniste de ce roman (Syme, de son vrai nom) est un agent secret qui parvient à s'introduire dans une ténébreuse association anarchiste, au sommet de laquelle se trouvent sept individus, chacun de ceux-ci affublé du nom d'un jour de la semaine : Syme reçoit celui de Jeudi. Au cours d'une réunion où l'on doit organiser un attentat terroriste, un espion est démasqué : c'est Mardi -- et il fait partie du service même dont relève Jeudi. On découvre ensuite que Vendredi lui aussi est un espion, relevant toujours du même service secret. Après quoi on découvre que c'est le cas de tous les sept y compris Dimanche : celui qui les a engagés comme espions et qui les a commandés en tant qu'anarchistes. / Et voilà : une conviction est en train de se former dans l'opinion publique italienne -- celle qui circule sous les médias, le papier imprimé et les réseaux de radio et de télévision --, qui est très proche de ce que découvre aux dernières pages du roman, le jeune Syme dit Jeudi : à savoir que, au sommet des Brigades rouges, siègent des individus qui, l'un après l'autre, comme dans le roman de Chesterton, sont en mesure de sortir une carte, sinon de la même organisation, du moins d'organisations qui, dans l'immédiat, visent le même objectif, encore que leur objectif à long terme soit différent.
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7 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un romantisme à l'oeuvre, 21 juin 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Commentaires sur la société du spectacle (Poche)
Guy Debord c'est qui ? L'Internationale Situationniste c'est quoi ?
C'est la même chose , c'est le surréalisme et André Breton sauf que
c'est une galaxie moins riche en individualités ( à part Jorn ou
Vaneigem ) et que sa composante artistique ( les projections ) fut
supprimée par le théoricien en chef .
Guy Debord est un grand contempteur et son rejet prend pour nom : la
Société du spectacle . C'est la condamnation de la société en entier
et de ses reflets ( livres , radios , journaux , télévision ...) .
Il disait avoir trouvé ce fameux passage du nord-ouest , celui de la
radicalité ultime en 1967 pour la parution du livre la société du spectacle
il voulait alors s'appuyer sur des " conseils ouvrier " ; en 1988 pour celle des
Commentaires il fait un constat de dissolution des étiages et qui a ses yeux
n'est pas une libération mais une catastrophe et qu'il n'y a plus de force social
pour relayer son discours .
On retrouve dans ces Commentaires sur la société du spectacle les mêmes oukazes
et le constat à ses yeux d'une aggravation de la situation .
Il y a au coeur de la personnalité de Guy Debord des contradictions qui deviennent théories
que cela soit cette confrontation difficile avec le réel et cette fuite assumée dans l'alcoolisme
ou que ce soit ce refus des projections , dans une époque ou la Fiction devient reine ,
ce n'est pas un romancier ! C'est une écriture sèche , précise et d'un autre temps , celui
des moralistes . Il y a chez lui à la fois un purisme et un romantisme de l'Etre .
Ce théoricien avait un biais et comme toute tentative d'explication globale
ça mérite le détour .
Il reste dans cette théorie une force et une pertinence d'analyse des rouages
les bémols sont que le contexte a changé et que Guy Debord n'avait pas perçu les
glissements à l'oeuvre ; que ce soit l'immense mouvement d'individuation , le
surgissement des monades , qui n'ont besoin ni de structure , ni de révolutionnaire ;
ou que ce soit la Fiction qui après tout n' a fait que trouver les moyens techniques
pour s'accomplirent .
Voilà en résumé , de bonnes braises mais avec beaucoup de cendre par dessus
Bonne lecture
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3 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 délire paranoïaque?, 13 avril 2013
Par 
Proisy Jean Claude (france) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Commentaires sur la société du spectacle (Poche)
Guy Debord est d'une obscurité obscure . J'en ai toujours cherché la raison lui qui cherchait à nous avertir des dangers de la "Société du Spectacle":voici peut-être la clé de sa paranoïa telle qu'il la délivre dans les premières pages: "ces commentaires sont assurés d'être promptement connus de cinquante ou soixante personnes , autant dire beaucoup dans les jours que nous vivons et quand on traite de questions si graves". Et je passe sous silence ses avertissements de messages cachés pour en réduire l'accès à ceux qui pourraient s'en emparer (ce qui n'empêche pas certains communicants, conseillers d'hommes politiques d'en faire leur beurre, il a contribué ainsi à la marchandisation qu'il dénonce!)Pour plus d'obscurité ( son texte me rappelle les traités d'alchimie)il ajoute à sa typologie précédente le concept de spectacle intégré le tout avec un langage de traité stratégique mal digéré (citation de "l'art de la guerre " de Sun Tse en page préliminaire) . Debord voulait changer le monde :comme tout ces impuissants révolutionnaires, il en est mort. Que la société soit un spectacle, c'est évident; qu'elle le soit de façon exacerbée par la puissance des média au profit de ceux qui les contrôlent, c'est évident; mais qu'y a-t-il de neuf dans cette description de ce monde? De tout temps, les hommes se sont nourris d'images et de contes à dormir debout et , pour prendre un exemple,notre "Roi Soleil" n'avait-il pas compris que l'assurance d'être acteur du pouvoir absolu était dans la multiplication des situations théâtrales fabriquées et la fascination de nombreux spectateurs?. Dans son désir de tout dénoncer, où est la clairvoyance?Debord n'a même pas anticipé la télé réalité, cet art nouveau de la domination des esprits!. Alors, si on veut anticiper la société future et comprendre ses mécanismes,le mieux est de faire une synthèse du "Meilleur des mondes " et de "1984":on aura ainsi la réalité d'une société mondialisée sous contrôle d'une petite "élite" telle que certains comme Attali en font la promotion. En résumé discours abscons n'est pas discours profond; ça ne peut que donner une couleur d'initié à certains adeptes en mal de distinction intellectuelle.
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2 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 déception, 10 juin 2012
Par 
B. Christine (france) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Commentaires sur la société du spectacle (Poche)
Je l'ai acheté sur les conseils de chercheurs du laboratoire en information et communication. Personnellement, je n'y ai rien compris. Impossible à lire. Certainement lié à une époque dont le contexte n'est plus le nôtre.
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Commentaires sur la société du spectacle de Guy Debord (Poche - 1996)
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