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le 14 avril 2002
Le Testament français, ce n’est pas seulement un bon livre écrit en français par un auteur Russe, c’est plus que ça. Je crois que c’est un roman où on lit l’unité douloureuse et touchante de la France et de la Russie dans une seule personne. Le destin de cette Française qui a donné toute sa vie à la Russie, cette Française qui aimait la Russie probablement plus que certains Russes ne la savent aimer.
Je suis aussi, comme Andrei Makine, Russe d’origine. Je suis née 22 ans après la mort de Staline et évidemment je n’avais pas connu l’empire soviétique qui ressemblait à « une grande zone » où régnaient les lois du camp spécial, où le peuple était paralysé par la peur, où gouvernait une idole absolue. Quand je lisais ce livre j’étais surtout frappée par la philosophie poétique très simple et profonde, qui a mon avis a donne la force a l’héroïne survivre les bouleversements de la Révolution de 1917, la guerre civile, la II Guerre Mondiale et l’empire du Père du peuple. Je me souviens particulièrement de ses réflexions sur la mort. La grand-mère a dit a son petit fils : « Tu te souviens, en automne, nous avons vu un vol d’oiseaux migrateurs ? - Oui, ils ont survolé le court et puis ils ont disparu. – C’est ça, mais ils continuent à voler, quelque part, dans les pays lointains, seulement, nous, avec notre vue trop faible, nous ne pouvons pas les voir. Il en est de même pour ceux qui meurent… » (Le Testament français, Andrei Makine, Mercure de France, p. 283) J’aimais la langue de l’auteur. Je prends un grands plaisir de lire les livres en français, mais ce livre je lisais en français et je sentais en russe. C’est inexplicable cette impression que j’au eu en lisant Le Testament français, cette unité des culture, des langues, ces files invisibles tout au long du roman. C’est très beau. Aujourd’hui je suis en train de lire Le crime d’Olga Arbélina, mais c’est une autre histoire.
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le 19 septembre 2004
L'histoire est simple, mais le style est divin. J'ai adoré la poésie de ce livre. C'est remarquablement bien écrit, surtout lorsque l'on sait que l'écrivain est russe d'origine. C'est comme si, chez Andreï Makine, la langue française n'existait que pour sa poésie: elle n'a aucune raison d'être utile. Elle est belle, tout simplement. C'est un grand hommage qu'il nous rend.
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Ce récit, prix Goncourt et prix Médicis 1995 est un chef d'œuvre au plus haut sens du terme. D'emblée, l'on est charmé par la qualité du style, le choix des mots , la cadence et le rythmé de la phrase qui s'étire comme un paysage sublime et la lecture à haute voix de cette prose magnifique est un charme pour l'oreille et l'esprit. Makine, russe de naissance réussit cet exploit de vous faire découvrir votre langue maternelle sous un jour que vous ne soupçonniez pas. Qu'elle est belle cette langue française couchée sous la plume de cet écrivain qui par certains côtés me fait penser à Romain Gary !!Le cœur et l'esprit de Makine se disputent la prééminence, car l'un est russe et l'autre est français, avec des interférences inévitables. Quelle poésie dans ces lignes admirables ! La page 56 (édition folio) nous livre une réflexion sur la langue française qui donne des frissons :
« La langue, cette mystérieuse matière, invisible et omniprésente, qui atteignait par son essence sonore chaque recoin de l'univers que nous étions entrain d'explorer. Cette langue qui modelait les hommes, sculptait les objets, ruisselait en vers, rugissait dans les rues envahies par les foules, faisait sourire une jeune tsarine venue du bout du monde'Mais surtout elle palpitait en nous, telle une greffe fabuleuse dans nos cœur, couverte déjà de feuilles et de fleurs, portant en elle le fruit de toute une civilisation. Oui, cette greffe, le français. » » Sublime !
Réflexion aussi sur la liberté de l'homme (page 105) : «'. l'homme et son imprévisible liberté' !.
Makine nous dépeint aussi avec beaucoup de talent son amour des femmes, fin observateur de leur féminité. (P.181) « Je me rendais à l'évidence qu'être un homme signifiait penser constamment aux femmes' » . Fin observateur aussi d'un groupe de danseurs qu'il décrit d'une manière quasi psychanalytique (P.231-232) . Et puis cette phrase pertinente : « Le traducteur de la prose est l'esclave de l'auteur, et le traducteur de la poésie est son rival. » Magnifique. A lire absolument par tous les amoureux de la belle langue , du beau style , de la poésie en prose.
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le 11 juin 2016
-Ce que j'ai aimé : l'exploration du rapport tourmenté que le narrateur entretient avec ses origines russes. Il est possible qu'il soit injuste envers la Russie quand il dit qu'être Russe "c'est vivre très quotidiennement au bord du gouffre", dans la fascination de la violence et du mal, accepter des souffrances atroces (le souvenir des millions de morts de la 2nde guerre mondiale et du Goulag est très présent dans le livre). Quoi qu'il en soit, l'expression des sentiments d'amour-haine qu'il éprouve pour ce pays m'a paru réussie. Le narrateur invoque également des origines françaises, par sa grand-mère Charlotte Lemonnier, et là aussi, la relation qui se développe entre eux, notamment quand le narrateur atteint l'âge adulte, l'amour filial pour la "vieille femme aux cheveux gris" qu'il désire ramener en France, est très émouvant.
-Ce que j'ai moins aimé : de nombreux souvenirs d'enfance et d'adolescence n'intéressent que l'auteur lui-même, et pas nécessairement le lecteur. Toute la partie sur l'éveil de la sexualité est "décrochée" par rapport au reste et, selon moi, ennuyeuse. Le narrateur semble ne plus savoir quel est son fil directeur : veut-il raconter l'histoire d'une double origine (à mon avis, c'est là qu'il est le meilleur) ? ou une tranche de l'Histoire russe ? ou la vie de sa grand-mère ? ou sa propre autobiographie intégrale ?
La partie consacrée à la "vie française" du narrateur, après son arrivée à Paris, centrée sur les souffrances de l'exil, est tout à fait émouvante, mais on aurait aimé que l'auteur déconstruise un peu plus les clichés sur la France qu'il avait emmagasinés en Russie. Car s'il y a un malheur d'être Russe, il y a aussi un malheur d'être Français, comme sans doute un malheur d'être de quelque pays que ce soit. L'opposition de deux origines, l'une mauvaise (la russe), l'autre bonne (la française), a beau être flatteuse pour le lecteur français, elle ne repose probablement sur rien dans la réalité.
-Le style est beau et poétique quand il est question de la nature (de l'harmonie entre la grand-mère et la nature) ; il m'a paru plus ordinaire - solide, mais ordinaire - quand l'auteur évoque d'autres sujets.
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le 20 avril 2002
C'est un livre poétique ... le souvenir parisien vu par les yeux d'un enfant russe qui grandit et raconté par sa grand-mère. Tout se mélange, le rève permet de créer la vie, et de la suivre.
C'est une sorte de roman d'apprentissage, mené par l'imaginaire.
Très belle oeuvre écrite en francais (style interessant et agréable) par un auteur russe. Touchant.
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Ce livre m'a été offert par une amie qui attendait sa fille. Elle la prénomma Charlotte tant le personnage central de cet ouvrage est sensible, marquant, féminin, maternel, d'une force de tempérament hors norme.

L'auteur dans un style autobiographique, qui depuis la parution en 1993 du "Testament français" est devenu une certaine marque de fabrique d'auteurs en mal d'idées, réussit quant à lui sa création.

L'histoire se passe en Russie avec pour immensité l'horizon infini des steppes, la Volga, ses rives. L'enfant dont l'imaginaire a été bercé par les contes, les photos, les histoires de sa grand-mère Charlotte, française immigrée en Russie après la première guerre mondiale, prend ses distances avec cet héritage vivant, et approfondit durant l'adolescence la relation d'amour qu'il entretient avec elle. Les pages sont très belles. L'histoire est subtilement campée. Poésie de l'enfance, éveil de l'adolescence, réminiscences de La Mouette de Tchekhov, de "Le Roman d'un enfant" de Pierre Loti de Pierre Loti et de L'enfant et la rivière de Henri Bosco.

Lecteur, laisse-toi charmer.
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le 5 avril 2016
J'ai relu le testament français ....c'est merveilleux, A.Makine nous fait partager son rêve de France.
Nos académiciens se sont honorés de l'élire car il a tout à fait sa place parmi eux.
Je suis comme toujours ravie du service offert par Amazon, j'ai même l'impression de recevoir un cadeau quand mon livre arrive !
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le 8 juin 2016
J avais lu ce livre a sa sortie et je l ai relu aujourd hui avec un plaisir decuple.Le style de Makine est superbement poetique. Les relations enfant/grand mere sont tres bien decrites. Et c est une fresque sur l histoire de France contemporaine aussi bien que sur la Russie avec les camps les viols la misere. On y decrit tres bien le fait d etre attache a une double culture
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le 2 janvier 2009
« ... c'est elle qui m'avait transmis cette sensibilité française me condamnant à vivre dans un pénible entre-deux-mondes. » Adressée par le narrateur à sa grand-mère, cette phrase résume bien la déchirure du personnage central. Il oscille entre ses origines russe et française, peinant souvent à les concilier lors de son enfance, jusqu'à ce qu'il découvre la richesse que lui offre la sensibilité française parmi ce monde russe « qui ne connaît pas de limites, ni dans le bien ni dans le mal. Surtout dans le mal. »
Roman d'une extrême densité, se nourrissant de l'histoire russe du XXe siècle, de l'opposition Occident et URSS, et de l'histoire particulière d'une famille franco-russe, « Le testament français » retrace avant tout le parcours - de sa prime enfance jusqu'à son exil d'adulte en France - de ce narrateur dont on ignore le nom, et qui est lui-même en quête de sa propre identité.
Doté d'une forte sensibilité - qui lui vaut le rejet de ses camarades de classe et même de celle qui lui offrit sa première expérience sensuelle, mais qui lui permet également de rentrer en fusion avec des personnages inconnus découverts sur d'anciennes photographies -, le narrateur prend conscience du rôle salvateur qu'il peut jouer grâce à sa mémoire: «(...) ces trois silhouettes féminines. Moi, moi seul sur cette terre, je préserve le dernier fil qui les unit au monde des vivants!» Et de regretter : « Quelle bêtise cosmique la disparition d'une belle femme ! ».
Passionnant jusqu'au moment où le narrateur parvient à concilier son pôle russe et français, le roman connaît par la suite un creux. Comme son personnage principal qui sombre dans la marginalité et la précarité, le roman primé Goncourt en 1995 devient moins convaincant. Par contre, sa conclusion bouleversante offre une nouvelle interprétation de ce « Testament français », et invite le lecteur à méditer encore davantage sur le passé tourmenté de la Russie et l'oubli qui enveloppe tant de destins sacrifiés.
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Ecrivain français d'origine russe, Andreï Makine est né en 1957 à Krasnoïarsk. Il arrive en 1987 à Paris pour enseigner et demande l’asile politique. Au milieu des années 90 Andreï Makine faisait une entrée fulgurante dans le panorama des lettres françaises avec Le testament français, qui reçut en 1995 le prix Goncourt, le prix Médicis et le Prix Goncourt des Lycéens.

Le récit des souvenirs de Charlotte Lemonnier (grand-mère française du narrateur russe). Charlotte née en 1903 nous embarque pour une visite de l'Histoire de la France et de la Russie.
Des images fortes (les guerres, la révolution russe, .... ) qui entrelacent ces 2 pays si différents et pourtant si complémentaires.
Un vibrant hommage à sa grand-mère, femme à l'histoire personnelle violente mais pourtant si douce et aimante.
Hommage à la littérature française (Nerval, Baudelaire), à son Histoire, sa sensualité (Félix Faure mort dans les bras de sa maîtresse à l'Elysée...).
Une "greffe française" qui progressivement s'installe chez le narrateur et le condamne à vivre dans un pénible entre-deux-mondes.

Une oeuvre exceptionnelle par sa qualité narrative, son style efficace. L'Amour pour sa grand-mère, la France et la Russie, transpirent à chaque page.
Les violences et atrocités de l'Histoire côtoient d'éphémères moments de bonheurs simples.
Un tour de magie littéraire qui valait bien un ... Goncourt !
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