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11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une magnifique traversée du temps, de l après-guerre à aujourd hui
Dans ce "livre total" dont la couverture ne précise pas le genre, il ne s agit rien de moins que de retrouver de manière fragmentaire les traces qui sont autant celles d Annie Ernaux que les nôtres, de l après-guerre à aujourd hui; tout en s efforçant de gommer son moi le plus intime car elle sait pertinemment que sa personne est insignifiante...
Publié le 27 novembre 2008 par Bernard-olivier Lancelot

versus
9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 un témoignage intéressant
A la lecture de ce livre, j'ai dans un premier temps été quelque peu déroutée par le style, assez froid et impersonnel, tellement différent de celui habituel dans les romans d'Annie Ernaux. Mais il s'agit ici pour l'auteur non de parler de sa propre vie, mais bien plutôt de s'en servir comme toile de fond pour nous livrer un...
Publié le 21 août 2008 par Miss_Plumette


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11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une magnifique traversée du temps, de l après-guerre à aujourd hui, 27 novembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les années (Broché)
Dans ce "livre total" dont la couverture ne précise pas le genre, il ne s agit rien de moins que de retrouver de manière fragmentaire les traces qui sont autant celles d Annie Ernaux que les nôtres, de l après-guerre à aujourd hui; tout en s efforçant de gommer son moi le plus intime car elle sait pertinemment que sa personne est insignifiante au regard de l Histoire.

Elle ne dit pas "je", mais "elle" ou nous, - et plus encore "on". Et derrière ces pronoms indéfini, impersonnel et collectif, c est tout le quotidien des gens de peu et des femmes qu elle restitue : gestes, attitudes, façons de marcher, mots patoisants et autres expressions qui disent la fatigue comme l orgueil et la blessure : "C est pas parce qu on est de la campagne qu on est plus bête que les autres". Ou encore : "On prendra bien le temps de mourir, allez !"

Livre admirable. Et merveilleux retour en arrière que les pages non écrites de la fin nous invitent à compléter.
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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 un témoignage intéressant, 21 août 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les années (Broché)
A la lecture de ce livre, j'ai dans un premier temps été quelque peu déroutée par le style, assez froid et impersonnel, tellement différent de celui habituel dans les romans d'Annie Ernaux. Mais il s'agit ici pour l'auteur non de parler de sa propre vie, mais bien plutôt de s'en servir comme toile de fond pour nous livrer un témoignage partagé sur la société et ses évolutions depuis l'après-guerre.
Je ne m'y suis pas reconnue, ça n'est pas ma génération, mais j'ai pris ce livre comme un documentaire intéressant et intelligent sur l'histoire récente et la vie en général. Un très bon livre, même si son côté "catalogue" peut irriter un peu par moment.
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11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 La littérature du désenchantement, 16 novembre 2010
Par 
Valnoise (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les années (Broché)
« Sauver quelque chose du temps où l'on ne sera plus jamais », tel est le dessein poursuivi dans Les années (1) par la romancière Annie Ernaux, tout au long d'un récit qui court sur plus de six décennies, « comme si on se contemplait dans cent ans ».

Tournant les pages de son album de photos, A. Ernaux fait l'inventaire de toutes les choses marquantes de sa vie et de son temps (les marqueurs de l'époque), dans une sorte d'autobiographie impersonnelle qui se veut aussi un instrument de lutte féministe et de gauche, par une mise en lumière de l'impensé et du non-dit de la société.

C'est l'histoire d'une femme qui a été comblée mais qui se sent flouée et qui se souvient des choses. Fille de Georges Pérec et de Simone de Beauvoir (ou de Violette Leduc), nourrie d'existentialisme (« Exister c'est se boire sans soif ») et inspirée tout à la fois par Guy Debord, René Dumont et Pierre Bourdieu, l'auteure livre au fil des pages un constat accablant et distille une vision désenchantée, croyant pouvoir discerner dans le monde actuel une sorte d'épuisement des valeurs et du langage (le nihilisme guette).

Sans prétendre à l'exhaustivité, A. Ernaux se livre à une recension des signes spécifiques de chaque période (nouveaux objets, nouveaux comportements, nouveaux discours, nouvelles publicités). Il y a les mots, il y a les choses (« nous étions débordés par le temps des choses »), et il y a le corps, c'est-à-dire la finitude. Cette revue générale, qui paraît alimentée par l'angoisse de la mort (« elle voudrait tout sauver dans son livre»), et placée sous l'éclairage d'une lecture idéologique de l'histoire, prend un caractère systématique et quasi obsessionnel.

La position de surplomb qu'elle adopte lui permet de faire à bon compte la démonstration d'une intelligence supérieure, accablant d'un mépris non déguisé ceux qui ne sont pas de son bord (par exemple Claude François, dont la mort est qualifiée de risible, ou encore Georges Besse, juste "dézingué").

Donné pour sénile, de Gaulle est gratifié d'un portrait particulièrement gratiné, avec « ces joues pendantes et ces sourcils broussailleux de notaire engraissé, cette voix parasitée par un tremblement de vieux», et cent cinquante pages plus loin (quarante ans plus tard) Raffarin n'est guère plus gâté, lui dont « le nom, la voussure et l'affabilité fatiguée évoquaient un notaire des années cinquante » (Ernaux n'aime pas les notaires).

Autant dire que malgré une approche a priori distanciée (mais elle glisse dans la nostalgie ou dans la dérision), son récit est empreint de subjectivité. Non sans flottement. Elle aurait aimé voter Delors en 1995 mais choisit Laguiller en 2002. Et les attaques du 11 septembre 2001 appellent chez elle ce commentaire sidérant : « Le prodige de l'exploit émerveillait. »

S'étant par l'école de la République élevée au-dessus de sa condition d'origine (ses parents tenaient un modeste café-épicerie en Normandie), elle ne prend pas vraiment son parti de son travail - donner des cours, corriger des copies -, et ne se montre solidaire d'aucune « communauté éducative » (pas un seul élève ni collègue à l'horizon). « Elle ne se sent nulle part, seulement dans le savoir et la littérature. »

L'université évoque pour elle le souvenir de professeurs encravatés proférant devant des amphi silencieux des mots compliqués dont elle s'est empressée de se désencombrer. En-dehors de La vie sexuelle de Catherine M. et de L'Archipel du goulag, les livres sont plutôt absents de ses Années, truffées qu'elles sont de titres de chansons et de films, et émaillées de multiples allusions au Canard enchaîné ou aux Guignols de l'info, comme à une sous-culture de la loufoquerie, du persiflage et du ricanement, jusqu'à la contrepéterie (« Mammouth écrase les prix, Mamie écrase les prouts »).

Se rangeant au nombre des contempteurs sourcilleux de la société de consommation, l'ex-enseignante avait tout de même su troquer à temps la R8 contre une Austin Mini, et dans les sixties préféré les vacances dans l'Espagne de Franco aux mornes plages normandes (on critique mais on profite).

L'autobiographie vire au désagréable autoportrait d'une enfant gâtée qui a « trahi la classe ». Sous couvert de pseudo sociologie, se révèle une égocentrique manifestant de vagues solidarités avec des détresses lointaines mais que le prochain semble parfois laisser de glace (un compagnon de trente ans son cadet, dont elle s'emploie à se détacher, n'apparaît guère que comme un figurant sexuel, quoi qu'elle en dise).

La narratrice regarde le monde, se regarde regardant le monde et même se regarde se regardant, non sans exhibitionnisme :

"Il lui arrive de s'observer nue, dans la glace de la salle de bains, le torse et les seins menus, la taille très marquée, le ventre légèrement bombé, les cuisses lourdes avec un renflement au-dessus des genoux, le sexe bien visible maintenant que les poils sont moins fournis, une fente petite par comparaison avec celles exposées dans les films X."

Le subjectif s'est résorbé en objectif et la salle de bain semble devenue une morgue. Dans le projet d'attraper le temps par la queue, comme aurait dit Sartre, et d'écrire un livre total, qui rende raison de chaque chose, paraît se dévoiler une part d'irrationalité dont la menace interne n'échappe pas à la conscience vigilante de l'auteure :

"Sa plus grande peur est la folie."

Reste un indéniable brio dans la conduite de cette grosse tranche de vie qui ne peut que retenir l'attention de baby-boomers amusés. Mais dans cent ans ?

(1) Titre utilisé par Virginia Woolf en 1937.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Souvenirs souvenirs, 23 août 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les années (Broché)
Voici peut-être le travail d'une vie, le résultat de notes amoncelées au fil des années, la réalisation d'un projet qui semblerait pharaonïque à n'importe qui et un récit qu'Annie Ernaux nous livre ici pourtant sans faute de rythme, comme un cadeau, d'une douceur et d'une légèreté surprenante. Le "nous" devient "on", nous englobe, et le "je" est mis en retrait dans un "elle" derrière lequel on devine aisément l'auteure, dont on connaissait déjà des fragments de vie (La place, L'usage de la photo). Des années 50 à nos jours, Annie Ernaux parle d'elle, de son histoire personnelle, de ses parents, de ses enfants, de ses amants, et du monde, un monde vu par le petit bout de la lorgnette, mais un monde réel dans lequel nous avons vécu nous aussi. On se dit sans cesse, au fil de notre lecture "Ah oui c'est vrai", et on se surprend à sourire de nos paroles, à se souvenir des objets à présent délaissés du quotidien, à adhérer (ou pas) aux réflexions de la romancière sur les évènements de l'actualité. Un exercice de style magistral, un défi relevé avec talent et un moment de lecture dont j'aimerais goûter la saveur plus souvent !!!
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14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Retour sur les soixante dernières années, 14 mars 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les années (Poche)
Le livre largement autobiographique est, selon les propres dires de l'auteure, le fruit de nombreuses années d'écriture impliquant des milliers de notes biographiques qu'elle a consignées dans une sorte de journal dans l'attente de trouver LA forme idéale qui serait «un récit glissant, dans un imparfait continu, absolu, dévorant le présent au fur et à mesure. Une coulée suspendue, cependant, à intervalles réguliers par des photos et des séquences de films qui saisiront les formes corporelles et les positions sociales successives de son être constituant des arrêts sur mémoire »

À mon sens, son choix de aucun «je» dans ce qu'elle voit comme une sorte d'autobiographie impersonnelle, mais «on» et «nous» comme si, à son tour, elle faisait le récit des jours d'avant conduit à une vraie réussite tout à son honneur rendant l'ensemble beaucoup moins nombriliste et pour le moins plus original que bien d'autres ouvrages du même genre.

Bien qu'une vingtaine d'années nous séparent, l'auteure et moi, il est assez surprenant de me retrouver avec autant de précision et de similitudes dans sa mémoire personnelle et ses ressentis du monde qui l'entoure, qui nous entoure.
J'ai donc parcouru ces soixante dernières années en accord parfait avec l'auteure, suivant l'évolution sociale marquée de petits et grands événements (pas toujours des plus réjouissants) en harmonie avec ses diverses interprétations. Loin d'être un ouvrage nostalgique d'un «bon vieux temps» à jamais révolu, force est de reconnaître néanmoins que les vingt dernières années laissent plutôt place à un sentiment dénué d'orientations, de convictions et ainsi d'espoir

J'ai aussi noté une phrase représentative de cette dernière décennie et qui me met largement mal à l'aise tant elle se vérifie inexorablement au quotidien : «Il y avait de nouveau une envie de servitude et d'obéissance à un chef.» Évidemment cette constatation met bien à mal les convictions de l'auteure, militante de la liberté individuelle qu'elle revendiquait avec bien d'autres en 68.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Les années 1940-2007 vues par Annie Ernaux, 21 décembre 2008
Par 
Laure (Sarthe, France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les années (Broché)
Un ouvrage passionnant de bout en bout, tant dans les petits et grands moments, personnels ou collectifs, que dans la forme d'écriture. Original, surprenant, on revisite avec beaucoup de plaisir cette mémoire collective offerte par Annie Ernaux sous une plume qui mêle réflexion, autobiographie, et retour sur l'histoire de façon harmonieuse. Annie Ernaux confirme ici qu'elle est un grand auteur.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "Une coulée suspendue", 17 mai 2008
Par 
cathulu - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les années (Broché)
"Ce ne sera pas un travail de remémoration, tel qu'on l'entend généralement, visant à la mise en récit d'une vie, à une explication de soi. Elle ne regardera en elle même que pour y retrouver le monde , la mémoire et l'imaginaire de jours passés du monde , saisir le changement des idées, des croyances et de la sensibilité, la transformation des personnes et du sujet."
Annie Ernaux revient à plusieurs reprises dans Les Années sur son projet d'écriture et la nécessité de l'utilisation du pronom "elle". Je n'ai pas été gênée par ce pronom et me suis laissée emporter d'une seule coulée dans le flot continu du texte, scandé par la description de photos de la narratrice, comme autant de balises pour se poser un peu et prendre la mesure du temps passé.
Toutes mes craintes (retrouver les événements déjà traités dans les premiers romans d'Annie Ernaux que j'avais lus à leur sortie, se perdre dans cette évocation d'un passé qui ne m'appartient que partiellement) se sont envolées et j'ai dévoré d'une traite cette évocation d'une vie qui est aussi un peu la nôtre.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 C'était mieux avant ?, 24 octobre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les années (Broché)
Voilà Annie Ernaux qui regarde dans son rétroviseur : nous voyons avec elle les années passées, avec leur lot de noms et de marques publicitaires , d'hommes politiques et de faits historiques marquants, le tout entrecoupé de constats sur son évolution de vie d'enfant, de jeune fille et de femme...C'est plaisant, linéaire mais pas lassant malgré le « name dropping » incessant, mais ne pas commencer par ce roman pour découvrir Annie Ernaux...
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10 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Retour sur les soixante dernières années, 15 juin 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les années (Broché)
Le livre largement autobiographique est, selon les propres dires de l''auteure, le fruit de nombreuses années d''écriture impliquant des milliers de notes biographiques qu''elle a consignées dans une sorte de journal dans l''attente de trouver LA forme idéale qui serait «un récit glissant, dans un imparfait continu, absolu, dévorant le présent au fur et à mesure'. Une coulée suspendue, cependant, à intervalles réguliers par des photos et des séquences de films qui saisiront les formes corporelles et les positions sociales successives de son être 'constituant des arrêts sur mémoire' »

À mon sens, son choix de aucun «je» dans ce qu''elle voit comme une sorte d''autobiographie impersonnelle, ' mais «on» et «nous» ' comme si, à son tour, elle faisait le récit des jours d''avant conduit à une vraie réussite tout à son honneur rendant l'ensemble beaucoup moins nombriliste et pour le moins plus original que bien d'autres ouvrages du même genre.

Bien qu''une vingtaine d''années nous séparent, l''auteure et moi, il est assez surprenant de me retrouver avec autant de précision et de similitudes dans sa mémoire personnelle et ses ressentis du monde qui l''entoure, qui nous entoure.
J''ai donc parcouru ces soixante dernières années en accord parfait avec l''auteure, suivant l''évolution sociale marquée de petits et grands événements (pas toujours des plus réjouissants) en harmonie avec ses diverses interprétations. Loin d''être un ouvrage nostalgique d''un «bon vieux temps» à jamais révolu, force est de reconnaître néanmoins que les vingt dernières années laissent plutôt place à un sentiment dénué d'orientations, de convictions et ainsi d'espoir

J''ai aussi noté une phrase représentative de cette dernière décennie et qui me met largement mal à l''aise tant elle se vérifie inexorablement au quotidien : «Il y avait de nouveau une envie de servitude et d'obéissance à un chef.» Évidemment cette constatation met bien à mal les convictions de l''auteure, militante de la liberté individuelle qu''elle revendiquait avec bien d'autres en 68.
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5.0 étoiles sur 5 Un roman qui touche, 29 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les années (Broché)
Les Années, c'est un roman fleuve, au sens presque littéral du terme. Du vécu imprimé sur du papier à jaunir, des clichés d'une vie à préserver, des sentiments et une angoisse par rapport au temps qui s'exorcisent d'eux-mêmes (ou qui essaient de toutes leur force). Une synthèse des événements qui ont marqué notre histoire collective et qui les préserve de l'amnésie collective, et de l'écrasement impitoyable par les médias de la conscience humaine, de soi, du temps et des autres. Un roman d'autofiction majeur pour débuter le nouveau siècle, plein d'incertitudes.
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