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3,6 sur 5 étoiles
Format: PocheModifier
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le 15 juin 2008
Ann Radcliffe a marqué son temps, et en a inspiré plus d’un, et pas des moindres. J’ai vite été happée par son récit, au style désuet mais délicat. Le langage de Victorine de Chastenay, la traductrice de l’époque, est d’un grand raffinement. Elle nous restitue à merveille une nature encore relativement sauvage. Les mystères d’Udolphe qu’on nous promet dès le titre se font attendre, et la première partie, assez longue, est tout sauf sombre. L’auteur décrit le sud de la France avec beaucoup de poésie, on s’imbibe de l’atmosphère bucolique de la Gascogne, et des paysages verdoyants des Pyrénées, nous voyageons de Toulouse à Venise, en passant par d’inattendus (de la part d’une anglaise du XVIIIème siècle) villages comme Collioure ou Leucate. Finalement, après de tristes péripéties et quelques débuts de mystères rapidement mais subtilement évoqués, on suit l’héroïne dans un enchainement de déboires et de mésaventures. Peu à peu d’étranges faits et événements non expliqués ponctuent l’intrigue et attisent l’imagination des plus crédules. Le personnage d’Émilie est soumis à diverses pressions. Les deuils, l’amour, le devoir, la soumission, et la dépendance seront son lot au fil des pages, de son pays natal à l’Italie. Les amours contrariées, les demoiselles abandonnées, les tyranniques coureurs de dot, les contrebandiers, les mercenaires, les châteaux lugubres et les phénomènes inexpliqués composent un roman foisonnant aux rebondissements multiples. Les malentendus et les idées préconçues ont la part belle. Si les personnages cèdent à la superstition et aux frayeurs ancestrales, le lecteur n’en est pas loin non plus. Émilie, jeune fille fort instruite et cultivée, apparait tout d’abord comme étant d’une nature rationnelle et réfléchie, puis se met elle-même à douter dans ses moments de fatigue et de faiblesse. L’obscurité est omniprésente, l’héroïne déambule dans un château froid et immense, ou les ténèbres règnent. On ne finit par voir que ce que l’on craint de voir. L’imaginaire prend le dessus sur les faits, et, à défaut d’explication, on se rabat sur des croyances populaires, entretenues par l’ignorance et la peur. Les éléments fantastiques du roman n’en sont pas vraiment. Ils participent à une ambiance sinistre mais trouvent une explication bien terre à terre.

Plusieurs événements sans rapport entre eux trouvent une explication non seulement rationnelle, mais un lien demeuré impénétrable jusqu’à la fin du livre. Toutefois, après un engouement sans borne pendant les deux tiers du livre, j’avoue avoir trouvé certains passages assez longs, avec bon nombre de répétitions. On pleure beaucoup, on s’évanouit souvent. On pourra trouver Émilie plutôt pénible avec sa faiblesse de jeune fille naïve, son innocence maladive. Ses émois à répétitions, que de nos jours nous appellerions vulgairement des douches froides, font souvent craindre pour sa santé mentale. Tout au long du récit Émilie est présentée comme une victime, ballotée par les événements et les tragédies, qui n’obéit qu’à son devoir et à la bienséance au mépris de ses sentiments. Néanmoins, on pourra admirer la moralité de l’auteur, qui au bout du compte vante les mérites d’une vie simple et modeste, d’une existence proche de la nature et des hommes. Les richesses ne sont rien si elles ne servent pas à aider notre prochain, moins chanceux. Notre destin nous appartient, il ne tient qu’à nous de voir au-delà des apparences, des richesses prétendues comme telles, pour ne voir que l’essentiel et trouver notre vrai bonheur. Au bout du compte, un roman qui se dévore, et malgré quelques grosses ficelles, certaines menues énigmes perdurent jusqu’au dénouement, ce qui rend le suspens hasardeux et pas aussi puissant qu’il aurait pu l’être. Un roman aux intrigues multiples, à l’ambiance certes sombre et inquiétante, mais finalement pas si noir que ça pour un lecteur du XXIème siècle.
11 commentaire22 sur 23 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 5 juin 2011
En lisant les évocations des romans d'Ann Radcliffe dans Northanger abbey de J.Austen, je m'attendais à un roman d'épouvante mais finalement comme l'a déjà précisé un des commentateurs, c'est un roman "mystérieux" où seuls les protagonistes et leurs manoeuvres machiavéliques parviennent à nous faire légèrement frémir. Les évocations "surnaturelles" sont reléguées au second plan.
Malgré tout l'écriture est extrêmement plaisante et les descriptions sont riches et étayent agréablement la trame du roman. Les personnages sont également attachants et l'on retrouve chez Emilie, au début du roman, cette candeur qui caractérise la plupart des héroines que Jane Austen a mis en scène dans ses propres livres.
0Commentaire5 sur 5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 15 janvier 2008
Si vous cherchez dans cette oeuvre à prolonger le plaisir que vous a procuré "Le Moine" de Lewis (comme c'était mon cas)... et bien vous allez être déçu. Ici, rien de sulfureux, rien de choquant, ni de grandiloquent. Les personnages sont (pour caricaturer) soit très gentils soit très méchants, il y a beaucoup de formules de politesses, et le fantastique sert de prétexte à une éducation sentimentale très "Austenienne". Car finalement, il y a beaucoup plus de Jane Austen que de Lewis dans ce livre, et c'est pourquoi je mets quatre étoiles malgré tout : si je ne m'étais pas trompé sur la marchandise, autrement dit si je m'étais attendu à lire un livre dans le genre de Jane Austen, je n'aurais pas été déçu, car tout cela est fort bien écrit, et Ann Radcliffe parvient à nous tenir en haleine avec peu de choses... mais fichtre ! j'aurais tout de même bien voulu croiser quelques nonnes sanglantes signant des pactes avec le diable !
0Commentaire27 sur 31 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 9 avril 2015
Sortant de la lecture de Northanger Abbey, j'ai voulu voir ce roman dont les détails parsème l'intrigue. Toute emplie de la satire bienveillante de Miss Austen, je me suis délectée des similitudes et des péripéties.
Le roman en lui même est intéressant. On y suis les aventures d'une jeune, belle, et innocente jeune fille jetée malgré elle dans un monde auquel elle n'appartient pas, bien qu'elle y eût été préparée. Mrs Radcliffe a le talent de faire envenimer la situation jusqu'à ce demander si une fin heureuse est seulement envisageable. Elle nous fait voyager au travers de la France et de l'Italie, traverser les dangers de la montagne, et côtoyer un effroi très travaillé en diverses occasions. Les personnages principaux sont attachants, bien que le côté très soutenu de leur perfection soit presque agaçant. Le clivage important entre "bon" et "mauvais" est toutefois amendé par quelques fautes pour les premiers et quelque respectabilité pour les seconds.
La traduction en vieux français m'a demandé un temps d'adaptation, compliqué encore par la présence de nombreuses coquilles (format kindle) de différentes sortes de caractères (lettres, ponctuation, espaces), et par l'utilisation de certaines tournures qui m'ont un peu déconcertées. Toutefois la langue est belle et mérite largement l'effort initial à fournir pour entrer dans ces tournures.
Un seul point négatif selon moi réside dans les quelques longueurs qui ralentissent un peu trop les événements, ainsi qu'une tendance à ménager certains effets d'une manière très perceptible qui en amoindrie l'amplitude. Les mystères développés conservent cependant une surprise qui déjoue la prévisibilité que l'on aurait pu avoir sur eux.
Somme toute, je recommande chaudement cette oeuvre.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 14 août 2012
Emilie est une jeune femme naïve et douce, qui va se retrouver confiée à des gens peu scrupuleux, et en découleront ses nombreuses mésaventures...

C'est un livre agréable et facile à lire. Malgré le peu d'action et plus de 800 pages, j'avoue que je ne me suis pas ennuyée, ce qui n'en finit pas de m'étonner. Emilie est attachante malgré sa grande naïveté. En revanche, j'ai eu beaucoup plus de mal à m'attacher au héros. Le peu de dialogues semble rendre toutes les relations superficielles et ce n'est sûrement pas l'histoire d'amour qui m'aura passionée! Pour ce qui est des frissons, ils ne furent pas nombreux non plus. Le château d'Udolphe ne fait son entrée qu'après 300 pages environ et si l'on tremble un peu de ce que l'horrible Montoni sera capable de faire à Emilie, on ne croit pas vraiment à quoi que se soit de surnaturel, bien que les révélations finales soient fort intéressantes.
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le 15 mai 2004
Voici un grand roman gothique: les mésaventures d'une âme pure, Emilie, enlevée par un terrible beau-père, à travers France et Italie, puis dans un immense et obscur château. Derrière, une histoire d'amour volé, et d'étranges symétries dans les récits intercalés. Roman fleuve, dont les symboles en volutes fleurissent dans votre esprit. De belles pages de Victorine de Chastenais, style XVIII: le langage est sculpté au fil de longues phrases raffinées.
0Commentaire22 sur 27 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Les mystères d'Udolpho (1794) de l'anglaise Anne Radcliffe est généralement considéré comme un des chefs d'oeuvre du roman gothique. Et, à la lecture, on se rend compte à quel point ce genre qui fit florès à la fin du XVIIIè résulte d'influences diverses.
Au XVIè siècle, la jeune Emilie Saint-Aubert perd en quelques jours son père, son château de Gascogne et son amant, le chevalier de Valancourt. Désormais sous la tutelle de sa tante, elle doit la suivre en Italie quand celle-ci épouse un dénommé Montoni, psuedo-aristocrate qui se révèle être un aventurier. Bien décidé à mettre la main sur la fortune des deux femmes, Montoni les séquestre en son château (gothique pour le coup) d'Udolpho.
Le fil du récit est complexe : à la trame générale des aventures d'Emilie se juxtaposent des mystères. Quelle est cette femme mystérieuse que pleurait son père ? Qu'est-il advenu de la précédente châtelaine d'Udolpho ? Valancourt est-il bien le gentilhomme courtois qu'il paraît être ? En fait, 'Udolpho' est plus un roman à mystères, un pré-roman policier qu'un roman surnaturel ou fantastique. Si Emilie et ses proches éprouvent de la peur, c'est bien plus en raison des (réelles) machinations de Montoni que des (fantasmatiques) voix et chants qui résonnent en son château. Mais 'Udolpho' emprunte tout autant aux genres picaresque et courtois qu'il ne crée le roman à clefs. En cela, le choix de placer l'action au XVIè est habile. La langue, elle, est du pur XVIIIè : admirablement élégante et chargée mais sans excès.
Le souvenir d''Udolpho' est au coeur de L'abbaye de Northanger de Jane Austen, subtile satire des dangers de l'excès de lecture de romans gothiques.
0Commentaire3 sur 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 28 décembre 2014
ces livres sont criblés de fautes de frappe ce qui rend la lecture très déplaisante et parfois incompréhensible. C'est inadmissible et cela se produit très souvent dans les livres que vous proposez. La frappe est assurée par des personnes maîtrisant le Français ??
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