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le 4 juillet 2011
Rémi Brague est un universitaire français spécialiste de l'histoire de la philosophie au Moyen Age, en particulier des philosophes des civilisations et religions juives, "islamique" et chrétienne. Il est l'auteur de "Au moyen du Moyen Age".

L'identité de l'Europe est complexe parce qu'elle s'est construite un peu par rapport à un Orient orthodoxe (qui peut aussi revendiquer légitimement l'héritage chrétien et romain), un peu par rapport à l'Islam mais surtout par une filiation par rapport à un passé revendiqué romain et grec. Or Remi Brague montre que c'est cette appropriation de ce qui lui est étranger - à l'image de ce qu'a pratiqué l'empire romain - qui a fondé la civilisation occidentale. Par exemple, le christianisme revendique l'héritage de l'Ancien Testament auquel il donne un accomplissement et un sens nouveau avec les Evangiles (par comparaison, dans l'Islam, les anciens et nouveaux Testaments sont considérés comme des textes authentiques qui auraient été corrompus par les juifs et les chrétiens). De même, la latinité de l'Europe c'est cette intégration d'un passé grec dans une synthèse à vocation globale : l'Occident est capable de penser l'universel et a vocation à se tourner vers le monde.

Ce livre, écrit en 1992 peu de temps après le référendum sur le traité de Maastricht, corrigé et réédité à plusieurs reprises, traduits dans de nombreuses langues (catalanes, allemande, turque, espagole, russe, grec, slovène, roumain, polonais et hongrois!) est remarquable parce qu'il sort complètement des stéréotypes et des schémas trop faciles. Abordable, sérieux (les références sont autant de pistes pour de nouvelles lectures), ce livre est à conseiller au plus grand nombre. On peut dire que l'identité européenne est "excentrique" et c'est ce qui fait encore sa grandeur.
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le 29 mai 2010
Très bon livre. Le propos est synthétique sans être réducteur. Il aborde une question intéressante: la place de Rome dans l'héritage européen. Devrait faire partie de toute biblio de culture générale. Ce n'est sans doute pas le livre le plus savant de Rémi Brague mais certainement un des plus attachants.
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Rémi Brague est sans doute un des plus rigoureux et des plus brillants historiens des civilisations et des religions de notre époque. "La voie romaine" vient proposer une approche innovante, originale de l'identité européenne. Même si l'on n'est pas toujours d'accord avec cette idée d'ouverture et de réceptacle de l'Europe, on ne peut qu'apprécier la solidité des arguments, le sérieux de l'analyse, la richesse du texte.

De l'Histoire à thèse de ce type, on en redemande. Merci à l'auteur!
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le 22 janvier 2011
Voici un essai très intéressant, une vision de l'Europe et de la romanité comme héritage de ce qui n'est pas nous mais que l'on s'approprie renouvelle totalement notre vision sur l'Europe et sa culture. On découvre par exemple Marcion et le concept que Rémi Brague en tire le "marcionisme culturel" comme étant un des dangers qui guette les Européens. A vouloir en finir avec les formes culturelles du passé, on perd beaucoup. Néanmoins, deux critiques : l'auteur s'attarde trop sur le monde musulman et le Moyen-Age et pas assez sur l'héritage de Rome et la Renaissance européenne. Enfin, j'avais repéré un passage où Rémi Brague semble tomber dans une relativisme culturel assez décevant de sa part mais je n'arrive plus à me rappeler du passage. A compléter peut-être avec d'autres ouvrages qui ont pour sujet une vision de la culture européenne contemporaine.
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le 21 février 2010
Ce livre est absolument indispensable à qui veut comprendre l'identité européenne en son rapport avec les autres civilisations. Toute réflexion philosophique sur la ou les cultures, le relativisme culturel, l'universalisme européen passeront par ce livre. N'hésitez pas à ouvrir un atlas pour le premier chapitre. A lire en contrepoint L'enracinement de S. Weil.
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le 6 mars 2014
Ce livre est fantastique, l'auteur fait preuve d'une connaissance, d'une capacité d'analyse et de synthèse qui m'a impressionné, ceci dans un espace temps remarquable, s'étalant à peu près sur trois millénaires. Ses intuitions, suggestions sont pondérées, toujours mises en miroir dans la prise en compte de l'autre. Certes, il faut un peu de culture sur les différents sujets abordés pour percevoir toute l'intensité de ce qu'il exprime dans ce condensé remarquable. Il faut aussi un peu de disponibilité intellectuelle pour lire et non parcourir un tel livre.
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le 1 mars 2014
Rémi Brague, comme dans son habitude, nous fait un tour de force dans l'analyse d'une Europe héritière de son passé. On sent déjà, au travers de ce livre, la griffe qui caractérisera Rémi Brague dans le futur. Fin connaisseur de la pensée grecque et romaine, le livre offre les liens formels entre la pensée moderne, l'évolution de notre société et son passé greco-romain. Un livre a lire. Une vaste culture mise à disposition de tous.
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Voici un ouvrage érudit pour nous expliquer les origines de la culture européenne. L'auteur détaille les différentes influences qu'elles soient religieuses: chrétienne, musulmane, juive ou culturelle (romaine, grecque, arabe,) et mesure l'importance de chacune d'entre elles.

Un bel ouvrage de chercheur prennant à contre pieds toute une littérature trop souvent baclée et superficielle sur ce sujet.

Un seul petit bémol, l'auteur est philosophe, ça se voit dans sa façon de diluer ses raisonnements avant d'arriver à l'essentiel mais merci à lui de nous rendre plus cultivé lorsqu'on a fini la lecture de ce bel ouvrage.
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le 2 septembre 2014
Par rapport aux commentaires élogieux déjà produits et auxquels je m'associe, j'ai choisi de présenter ici au lecteur la thèse de Rémi Brague.
Pour lui, "ce qui fait l'unité de l'Europe, c'est la présence en elle de deux éléments irréductibles l'un à l'autre : d'une part la tradition juive, puis chrétienne, et d'autre part, la tradition du paganisme antique. Soit à proprement parler Jérusalem et Athènes".
Ces altérités par lesquelles elle se définit peuvent se récapituler à partir de sa « latinité ». Brague ambitionne d’y faire voir comment l’Europe se distingue de ce qui n’est pas elle, par le caractère « latin » ou « romain » de son rapport aux sources auxquelles elle puise.
Chapitre II
Comment caractériser quelque chose comme l’attitude romaine en général ?
Chapitre III
Comment le rapport de l’Europe – comme chrétienté – à l’Ancien Testament est un rapport « romain », et comment elle se distingue sur ce plan du monde musulman ?
Chapitre IV
Comment le rapport de l’Europe – comme monde latin – aux sources grecques est lui aussi « romain » et comment elle se distingue ainsi, non seulement de l’Islam, mais aussi du mode byzantin ?
Chapitre V
Comment l’Europe entretient avec sa propre identité un rapport singulier : son propre est une appropriation de ce qui lui est étranger ?
Chapitre VI
Qu’est-ce que signifie le fait d’avoir sa source en dehors de soi ; comment faire pour l’atteindre ?
Chapitre VII
Quelles règles conviennent à un rapport salubre de l’Europe à sa propre identité ?
Chapitre VIII
En quel sens l’Eglise catholique mérite le qualificatif de « romaine » et comment elle se distingue sur ce plan, non seulement de l’Islam, non seulement de Byzance, mais aussi du monde réformé ?
Conclusion
Dans quelle mesure et à quelles conditions le modèle « romain » pourrait rester actuel et à quelles tentations il lui faudra faire face ?
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le 19 septembre 2011
La critique de soi-même a pu exister chez les peuples conquis mais en Europe elle a été le propre de peuples vainqueurs. « À l'accoutumée, une culture réfléchit sur elle-même quand elle est contrainte à s'interroger par une situation d'infériorité. On en a des exemples partout où les Européens sont intervenus dans des civilisations extérieures et, sans les modifier par un apport massif de population, les ont contraintes à s'ouvrir. On peut songer aux réformes de l'Empire ottoman après la défaite de sa flotte à Lépante (1571), ou après l'échec du siège de Vienne (1683). Ou encore à celles qui, au Japon, devaient déboucher sur le Meiji après l'ouverture forcée des ports bombardés par le commodore Ferry (1854).
L'Europe, en revanche, présente ce cas peut-être unique d'une réflexion sur soi amenée par un rapport à des peuples qu'elle venait justement de vaincre, dont elle venait justement de conquérir les terres. Elle débouche sur une tentative prolongée pour se voir à travers les yeux de l'autre. Les Lettres persanes de Montesquieu ou les Cartas marruecas de Cadalso sont ainsi un phénomène exclusivement européen. Le genre littéraire que ces oeuvres représentent, et auquel on pourrait annexer tout le mythe du « bon sauvage », est en fait la transposition quelque peu abâtardie de réflexions bien plus profondes dont l'occasion première fut sans nul doute la découverte de l'Amérique. On connaît les réflexions de Montaigne sur les Indiens dans le célèbre essai Des cannibales. Et les extrapolations des littérateurs se fondent sur l'immense trésor d'observations de première main amassé par les missionnaires. Qu'on songe à l'immense succès des Lettres édifiantes et curieuses. La défaite extérieure des « autres » se retournait, aux yeux des penseurs, en une victoire: l'Europe tentait de se voir à travers les yeux de l'étranger, et donc comme n'allant pas de soi, comme ne constituant pas nécessairement la seule possible, encore moins la meilleure possible, des solutions du problème humain.

De fait, soutient Rémi Brague, l'Europe a ceci de spécifique qu'elle n'a pas trouvé en elle ses gisements de sens et de valeur. Elle les a élus hors d'elle dans ce qui lui était étranger mais constituait à ses yeux une valeur à la hauteur de laquelle il lui fallait se porter. L'Antiquité gréco-latine d'une part, le Moyen-Orient biblique d'autre part sont les deux matrices de la culture européenne, matrices qu'elle n'a pas « digérées » comme a pu le faire le monde arabe en supprimant la distance entre le même et l'autre, mais en « les incluant » en elle comme une source qu'elle n'en finit pas de revisiter pour en déployer une richesse toujours actuelle et toujours à sauver de la mort de ce qui est renvoyé à un passé définitivement révolu. L'auteur s'étend sur ce qui sépare le monde européen du monde arabe quant au rapport aux sources. Les Arabes traduisent les Grecs et les Latins pour autant qu'ils trouvent en eux ce qui les confirme dans leur propre identité ; ils les assimilent et les suppriment dans leur dimension d'altérité. La certitude d'une supériorité de la langue arabe sur les autres langues rend inutile le souci de conserver les textes originaux une fois qu'ils sont traduits. Il s'ensuit qu'il est impossible de revenir au texte originaire en terre d'Islam, possibilité qui est au contraire au fondement des diverses renaissances ayant scandé l'histoire culturelle occidentale. On ne soulignera jamais assez le paradoxe ayant consisté, en terre européenne, à fonder pendant des siècles l'enseignement sur l'étude de langues, non seulement mortes mais aussi étrangères, le grec surtout et aussi le latin.

En ce sens il faut comprendre que l'identité européenne est « une identité excentrique ». Son centre est à l'extérieur d'elle-même. Elle ne l'a pas reçu en héritage, elle a dû se l'approprier par un effort constant de telle sorte qu'on ne naît pas Européen, on le devient par arrachement à une barbarie dont on se sent menacé et tension vers un idéal civilisationnel par rapport auquel on se sent en défaut. « La culture européenne est de la sorte marquée par le sentiment mélancolique d'une aliénation ou d'une infériorité par rapport à une source qui suscite une nostalgie. On peut trouver des traces de ce sentiment à diverses époques. Ainsi au Moyen Âge, dans l'image récurrente selon laquelle une époque postérieure se perçoit comme une génération de nains qui ont besoin de se jucher sur les épaules des géants qui l'ont précédée.

La culture européenne ne peut donc pas se définir par un contenu. Elle est un contenant, avant tout une forme se définissant moins par les éléments qu'elle inclut et dont, pour certains, d'autres civilisations ont pu aussi se réclamer (Les deux éléments hellénique et abrahamique se retrouvent à Byzance et dans l'Islam) que par la manière dont elle s'y rapporte. Manière typique de la romanité selon notre essayiste. Car qu'est-ce que Rome ? Non seulement une civilisation de conquérants, de bâtisseurs et de juristes mais aussi et surtout « une culture qui a apporté ce qui ne venait pas d'elle, la culture grecque » (p.54). A tort ou à raison les Romains du II° siècle éprouvent un sentiment d'infériorité à l'endroit des Grecs qu'ils ont pourtant vaincus. Et ils ont le mérite de convertir une victoire en défaite ainsi que le signifie le vers d'Horace, cité page 53 : « La Grèce captive captiva son farouche vainqueur et introduisit les arts dans le rustre Latium » Epîtres, II, I, 156. Voir dans la romanité l'essence de la culture européenne revient donc à souligner la singularité d'une identité qui ne se revendique pas autochtone, pure de toute contamination de l'étranger mais qui passe par l'autre pour s'approprier ce qu'elle doit être. Rémi Brague mobilise l'image de l'aqueduc pour figurer la romanité et par extension l'européanité. « Est « romain », en ce sens, quiconque se sait et se sent pris entre quelque chose comme un « hellénisme » et quelque chose comme une « barbarie ». Être « romain », c'est avoir en amont de soi un classicisme à imiter, et en aval de soi une barbarie à soumettre.
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