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20 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un roman de science fiction qui fait réfléchir, à lire absolument
Fahrenheit 451 est une des oeuvres de science fiction les plus connues au monde, et à juste titre. 451 degrés Fahrenheit est la température à partir de laquelle un livre prend feu. Dans une société future, le gouvernement a décidé de prohiber la lecture et la possession des livres y est interdite sous peine de mort...
Publié le 25 août 2012 par Jean LE GOFF

versus
3.0 étoiles sur 5 Inquiétant
Imaginez. Un monde futuriste où les livres auraient disparu. Le rôle des pompiers ne serait plus d’éteindre le feu mais de l’allumer ; ils auraient pour mission de brûler les derniers livres et leurs propriétaires.
Guy Montag, un pompier, commence à s’interroger suite à sa rencontre avec la petite Clarisse,...
Publié il y a 4 jours par Tatiana


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20 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un roman de science fiction qui fait réfléchir, à lire absolument, 25 août 2012
Par 
Jean LE GOFF (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fahrenheit 451 (Broché)
Fahrenheit 451 est une des oeuvres de science fiction les plus connues au monde, et à juste titre. 451 degrés Fahrenheit est la température à partir de laquelle un livre prend feu. Dans une société future, le gouvernement a décidé de prohiber la lecture et la possession des livres y est interdite sous peine de mort. Les pompiers ne sont plus là pour éteindre les incendies, mais pour brûler les derniers livres des derniers récalcitrants. L'ouvrage développe la prise de conscience d'un membre du corps des pompiers, Montag, sa rencontre avec une jeune fille humaniste, capable encore de pensée et d'émotions, dans un monde qui les a quasiment éliminées, sa révolte progressive, sa fuite et l'espoir d'un salut. L'ouvrage a été remarquablement adapté au cinéma par Truffaut en 1966 et plus récemment en bande dessinée. Le décès de Bradbury en 2012 a fait reparler de l'oeuvre qui est plus actuelle que jamais.

Ce roman de Bradbury fait réfléchir à beaucoup de choses: à l'importance de la lecture et de la liberté de pensée bien entendu, mais aussi à l'indifférence qui peut s'installer entre les êtres, aux effets effroyables de la télévision, aux rapports entre la réalité et la fiction. Bien entendu, au moment où le livre papier régresse au profit de l'internet et où la consommation quotidienne de télévision dépasse très largement le temps de lecture, on se demande naturellement si une forme d'autodafé beaucoup plus insidieuse et dangereuse que celle envisagée par Bradbury ne s'est pas mise en route.
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49 internautes sur 52 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Terriblement actuel!, 20 décembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fahrenheit 451 (Broché)
Fahrenheit 451 : température à laquelle le papier s'enflamme et se consume.
Ce livre est bien plus qu'un roman de science-fiction. C'est un véritable chef-d'œuvre, tous genres confondus. Il met en scène une société futuriste où l'on brûle les livres. Mais à la lecture de cet ouvrage, on ne peut qu'être frappé par le fait que le futur semble nous avoir rattrapés. Insidieusement. Car cela nous ramène évidemment à notre propre société où la destruction massive d'une certaine approche de la connaissance, et plus encore du sens critique et de la réflexion, s'inscrit dans une réalisation plus abstraite, mais néanmoins de plus en plus évidente. Culture prédigérée, matraquage publicitaire, information formatée, télé-réalité, rien ne manque au tableau. Effrayant miroir de notre présent.
Toute ressemblance avec une société où l'on cherche à dicter nos pensées ne serait que pure coïncidence. Quoique...
Pour sauver Saint Augustin, tapez 1.
Pour sauver William Shakespeare, tapez 2.
Pour sauver Victor Hugo, tapez 3.
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10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Roman visionnaire !, 13 mars 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fahrenheit 451 (Broché)
On plonge dans un monde où les pompiers sont pyromanes, chargés d'exterminer le moindre ouvrage qui permettrait au peuple de retrouver un sens critique. Que se passerait-il si l'un d'eux se rebellait ?

Avec le fameux 1984 de George Orwell, Il s'agit d'un des romans d'anticipation les plus réussis. Ray Bradbury parvient même à "prophétiser" certaines inventions ! C'est tout à fait ahurissant, à en rester bouche bée. Ce livre doit absolument être lu. Lisez-le avant qu'il ne vous brûle les doigts !
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Acte de foi, 29 septembre 2009
Par 
Zarak (Saintry-sur-Seine, Essonne, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fahrenheit 451 (Broché)
"Autodafé" vient du portugais : "auto da fé", qui signifie "acte de foi", dans un contexte inquisitorial.

Le monde décrit par Bardbury tient lui aussi de l'Inquisition moderne, sauf que les opprimés ne sont plus les hérétiques chrétiens mais les livres et leurs lecteurs. Le livre, c'est la culture, la mémoire, le doute, la profondeur, les émotions, la souffrance, la révolte, la remise en cause du système ; c'est ce qui nuit de l'intérieur à la Machine, et ce qui doit être brûlé. Les pompiers d'autrefois éteignaient les incendies, maintenant ils les provoquent, mais c'est aussi pour éteindre un incendie en puissance : la pensée.

Dans ce futur proche noyé dans un bonheur étouffant et aseptisé, discrètement totalitaire, technologique et contrôlé par les médias, le pompier Montag va traverser une sévère crise de conscience et devenir un criminel pourchassé. Son crime : avoir voulu redécouvrir le Livre, et tout ce qui fait la dignité humaine. Cette découverte va évidemment lui faire tout perdre et le classer parmi les "terroristes".

Une dystopie fameuse qui, sans atteindre la vertigineuse ampleur d'un 1984 et même d'un Brave New World, se révèle particulièrement angoissante, prenante. C'est d'abord l'une des plus belles déclarations d'amour à l'encre immémoriale, mais aussi une subtile remise en question de la notion de bonheur, comme on le trouvait déjà dans Le Meilleur des mondes : l'homme finira-t-il par préférer le bonheur à la pensée ? Le contentement amnésique à la culture et la mémoire ? C'est la question centrale de l'œuvre, et la réponse, apparaissant en filigrane dans une fin virtuose, laisse planer un certain optimisme.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chef-d'oeuvre intemporel, 22 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fahrenheit 451 (Broché)
A quoi reconnait-on un chef-d’œuvre ? Probablement quand, à chaque page tournée, on ne peut s’empêcher de couiner convulsivement « Bon sang que c’est bon ! Bon sang que c’est brillant ! Bon sang que c’est VRAI ! » et que cette sensation extatique se renouvelle à chaque fois, quel que soit le nombre de relectures. Il ne paie pourtant pas de mine le chef d’œuvre de Ray Bradbury : deux cents pages à tout casser, une couverture amusément kitch (dans ma fort vieille édition en tout cas), un style simple, clair sans fioriture… Pourtant en quelques dizaines de pages – scribouillées en à peine une semaine si l’on en croit l’auteur – Bradbury parvient à mener une des réflexions les plus pertinentes jamais écrites sur la littérature, la culture en général, la mémoire, l’opposition entre bonheur apprivoisé et liberté, la manipulation des masses en dictature comme dans n’importe quel type de régime… Tant de thématiques fascinantes et intemporelles traitées avec plus d’intelligence et de virtuosité les unes que les autres : pas une ligne qui est vieillie ! Pas un mot qui ne sonne encore aussi clair et juste qu’un son de cloche, même après soixante années écoulées !

L’histoire est archi-connue, mais résumons la tout de même : nous sommes dans un futur indéfini où lire est considéré comme un comportement anti-civique (à l’instars de bien d’autres actions « décadentes » comme se promener à pied, rouler à moins de 110 kilomètres à l’heure ou discuter sur une terrasse). Les réfractaires se voient envoyés à l’asile – toute personne doutant du gouvernement étant forcément démente – et leurs bibliothèques brûlées par la brigade de pompiers 451 spécialisée dans la destruction des ouvrages subversifs. Guy Montag appartient à cette brigade et, à trente-cinq ans, aucun nuage n’a terni son petit bonheur propret, ni sa conscience bien astiquée de défenseur de la société.

Jusqu’au jour où il rencontre Clarisse, une jeune fille étrange qui aime se promener toute seule le soir, rêvasser sur des bancs, ramasser des feuilles mortes, contempler la lune… La jeune femme va réveiller en lui de troublantes impulsions et un doute subtile, insidieux : Montag est-il vraiment heureux ? Et sa femme Mildred, l’est-elle ? Et ses amis ? Ses collègues ? La société toute entière ? Le malaise s’installe, doublé d’une curiosité lancinante pour quelque chose que le pompier incendiaire est incapable de vraiment définir, et, un jour, lors d’une rafle semblable à des centaines qu’il a mené auparavant, Montag ouvre un livre…

Le reste, je vous laisse le plaisir de le découvrir ! Sachez pourtant que « Fahrenheit 451 » est un roman qui ne laissera personne indifférent et vous insufflera au fond du ventre cette angoisse sourde : rien n’est donné, rien est acquis. Les trésors de culture créés par l’humanité peuvent être dissipés en quelques années, soit par la violence, soit – et c’est là le plus pernicieux – par l’apathie et l’indifférence des masses. Face à ce déclin toujours menaçant, « Fahrenheit 451 » s’avère être une sacrée barrière, un cri de ralliement qui continue à résonner dans nos cœurs et résonnera probablement encore dans les décennies à venir – ce qui est également l’apanage des chefs-d’œuvre.
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24 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L�envoûtement des livres., 31 juillet 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fahrenheit 451 (Broché)
Dans une main, le "1984" de George Orwell. Dans l'autre, le "Fahrenheit 451" de Ray Bradbury. Deux oeuvres magistrales ... lugubres, et visionnaires (?!). Deux classiques ... lugubres, mais combien envoûtants. Deux prédictions (?) ... espérons de tout cœur, fausses, et archi-fausses. C'est le support phare de notre éducation moderne que l'américain Bradbury met au centre de son évocation apocalyptique de notre futur: le livre. Le livre qui s'enflamme à 451 degrés Fahrenheit et qui est interdit de consommation parce qu'il enflamme les esprits et stimule la réflexion, l'indépendance, l'onirisme, bref la culture ... toutes choses que les politiques de ce demain inventé (?) n'autorisent plus dans leur mégalomanie totalitaire. Justement placé au sommet de la littérature de science-fiction, honoré par François Truffaud, l'ouvrage de Bradbury est un "must". Ecrit dans un style efficace qui saupoudre l'austère intrigue de zestes de poésie et qui utilise de manière marquante la métaphore, il ne nous reste qu'à se laisser guider à travers les méandres de la révolte de Guy Montag, le pompier qui ... Mais, ne vendons pas toutes les ficelles de ce grand récit de science-fiction. Voyez par vous-même ... tant que on nous y autorise l'accès!
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Troublant jusqu'à l'effroi, 23 mars 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fahrenheit 451 (Broché)
Ne vous fiez pas à son style simple...Bradbury a surtout donné de la texture à son univers par le drame intérieur que vivent les personnages.
Certes, pas d'univers grandiose. Seulement la transformation intérieur d'un pompier pyromane concernant sa tâche de brûler les livres...
La position de son supérieur hiérarchique dans la bibliothèque arriverait presque à nous convaincre que, pour être heureux, il ne faut pas lire. A partir du moment où on réfléchit, cela devient dangereux. La logique et le fonctionnel, voilà ce qu'il nous faut.
Nous y sommes presque dans cet élan de crétinisme de masse. Eteignez la télé, ouvrez vos livres, embrassez votre compagne/compagnon et dites-leur que vous les aimez, sur les murs, le papier, les portes de garage et déclarez-lui tout cela en "pompant" les grands auteurs classique.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Fahrenheit 451 est un des romans de SF les plus connus par un publique très large , hors amateurs spécialisés ., 13 octobre 2014
Par 
Finity's end "Forteresse des etoiles" (Paris France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fahrenheit 451 (Broché)
C’est d’ailleurs un texte adapté au cinéma par Truffaut ....

Quand je lis ce texte , je me demande toujours pourquoi certains textes de SF , débordent sur un lectorat plus large et pas d’autres ?
En effet le sous-genre dystopique de la science-fiction déborde de textes tout à fait à la hauteur de ceux de Bradbury ou même de ceux d’Orwell , bon ... , mystère et boules de gomme ...

Dans un futur relativement éloigné mais pas trop , la lecture est interdite et le monde est standardisé alors que la pensée est calibrée , orientée , standardisée ....
Le caractère futuriste du texte est indéniable ( avec un décorum qui va dans ce sens ) et on peut d’ailleurs inviter le lecteur , à réfléchir aux attributs qui rendent cet univers efficacement futuriste et fonctionnel , les tapis roulants , les escaliers mécaniques etc ... , car ils ont un caractère désuet , bien qu’ils soient très efficients du point de vue de leur efficacité narrative .

Dans cet univers les pompiers n’éteignent pas les feux , au contraire , ils s’en servent pour procéder à de spectaculaires autodafés répressives et exemplaires .
Un pompier , viendra à sauver un livre et à le lire , cela précipitera un cheminement intérieur crédible ainsi que éloquent , et cela le poussera à la dissidence puis à la fuite ...

Le récit est dramatisé et rythmé , cela « flambe « et cela cavale si j’ose dire .
C’est une réflexion sur le totalitarisme et la pensée unique qui est argumentée et avenante .
C’est sans doute un récit qui a de la couleur et de l’arôme , un gout ...

Les textes de cette époque du fait d’un contexte historique particulier traitent du totalitarisme et de la censure .
Ils conservent leur actualité de nos jours évidement , encore que de nos jours se développe une dynamique de censure plus ou moins involontaire , qui tourne autour du foisonnement d’informations et qui mobilise , la prolifération de l’information et celle de l’anecdotique , avec la prolifération d’informations factuelles désolidarisés des examens de fond et au long court des thématiques , une censure de facto , qui découlent également de la loi du marché , avec des sujets vendeurs (traitements orientés des thématiques aussi plus ou moins vendeuses ) , ou des sujets plus visibles bien que anecdotiques , au détriment d’un traitement plus « clinique « et plus en rapport avec les dynamiques structurelles des sujets .
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Fahrenheit 451, 17 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fahrenheit 451 (Broché)
C'est un livre que je tenais à lire pour son propos, même si le style, souvent qualifié de poétique, m'a peu touchée.

C'est toujours troublant de trouver dans une oeuvre relativement ancienne un regard que l'on peut transposer presque tel quel sur aujourd'hui, comme si, pour donner raison à l'auteur écrivant une oeuvre d'anticipation, aujourd'hui était bien l'aboutissement d'une évolution, prévisible, comme s'il n'y avait eu aucun schisme technologique ou culturel réel en Occident depuis les années 50 ( mouvements de 1968, passage à l'ère du numérique, chute du communisme ... des révolutions ? )

On retrouve la même fuite généralisée : dans l'ivresse de la vitesse ou dans l'oubli provisoire procuré par les somnifères ; dans le bruit de rires feints et trop sonores sur des écrans surdimensionnés. On retrouve la connexion permanente (à qui ? à quoi?) via des coquillages enfoncés dans les oreilles, la recherche de la distraction à tout prix, la fuite de soi et des autres, qui se traduit aussi par un éloignement des corps et le reniement des émotions. Ainsi, les "familles" dont il est question dans l'oeuvre font écho aux "amitiés" des réseaux sociaux.

Nul besoin d'une autorité inquisitoriale pour maintenir cet état de choses et dévier l'être du chemin vers soi et vers les autres, pour l'écarter de la lecture. Etre déconnecté, silencieux, lecteur, penseur plutôt que consommateur de bruit et d'images semble rejeter une personne plus sûrement que la peste dans le rang des parias. Bon, j'exagère dans le pathos, je le reconnais. Et ces réflexions sont somme toutes sommaires et mériteraient une relecture attentive du livre de Ray Bradbury, que pour ma part j'ai lu voici plus d'un an.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Intemporel... peut-être même d'actualité !, 7 avril 2013
Par 
Romur "Romur" (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Fahrenheit 451 (Broché)
Avec 1984 et le meilleur des mondes, Fahrenheit 451 fait partie des dystopie les plus célèbres. Tout en ayant le sentiment de le connaître, je ne l’avais encore jamais lu. Là encore, un chef d’œuvre d’anticipation où la logique des faits et des événements est poussée jusqu’au bout, en exploitant les tendances naturelles de la société.

Un monde où il est interdit de lire et où les pompiers sont chargés d’organiser les autodafés ! Comment en est-on arrivé là ?
« La radio. La télévision. L’élément masses est alors entré en scène. [...] Et cet élément masses a alors simplifié les problèmes, dit Beatty. D’abord, les livres n’intéressaient que des minorités, ici et là.[...] Les films et la radio, les magazines, les livres ont été nivelés, normalisés sous une espèce de forme de pâte à pudding.[...] Les classiques réduits pour composer des émissions d’un quart d’heure à la radio. [...] Digest de digests. La politique ? Une colonne, deux phrases, un titre ! Et tout se volatilise en l’air. La cervelle de l’homme tourbillonne à un tel rythme sous les mains ventouses des éditeurs, des producteurs, des présentateurs que la force centrifuge élimine toute perte de temps, toute démarche inutile à l’esprit. [...] Seul compte le boulot et, après le travail, l’embarras du choix en fait de distractions. [...] Augmentez la dose de sport pour chacun, développez l’esprit d’équipe, de compétition et le besoin de penser est éliminé, non ? […] Multipliez les bandes dessinées, les films ; l’esprit a de moins en moins d’appétits. […] Et voilà, Montag, le gouvernement n’a été pour rien là-dedans. Pas de décret, pas de déclaration, de censure au point de départ. Non ! La technologie, l’exploitation du facteur masses, la pression exercée sur les minorités et, Dieu merci, le tour a été joué. [...] Tu dois bien comprendre que notre société est si vaste que nous ne pouvons pas nous permettre d’inquiéter ou de déranger nos minorités. Les nègres n’aiment pas Little Black Sambo : brûlons le. La case de l’Oncle Tom ne plaît pas aux blancs : brûlons là. »

N’avez-vous pas l’impression d’avoir déjà vécu ça ? A travers ce bref roman (où l’imagination poétique de Bradbury s’exprime sans trop d’excès) lisez donc les aventures du pompier Montag et suivez jusqu’où le pousse l’éveil de son sens critique et sa lutte contre une dictature molle qui a condamné les citoyens à un bonheur étouffant.
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Fahrenheit 451 de Ray Bradbury (Broché - 11 octobre 2000)
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