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Une écriture fluide et limpide, très poétique, à travers laquelle perce l'horreur, tout en émotion contenue, mais que le lecteur perçoit d'autant plus fortement. Le passé se mêle au présent sans que l'on se perde. Un exemple de la force qui passe dans l'écriture et qui m'a touchée : (sa femme est morte atrocement et il retrouve une de ses paires de chaussures) "Je sais qu'elle est au fond de la mer, les mains attachées. Je peux seulement défaire les lacets de ses chaussures. Je fais cet adieu à genoux devant une armoire vide" (p.100).
Une très belle découverte de cet auteur que je lis pour la première fois.
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Voilà un livre qui donne envie d'en lire d'autres du même auteur! L'écriture poétique du début, l'aspect autobiographique et vécu -les arbres, les jardins, les livres...- m'a rappelé Bobin....(Il y a de la lumière dans cette encre -là!- mais le récit est tout autre; C'est une personne qui "parle du passé au présent", les 2 temps se superposant: le passé de celui qui raconte et le présent de sa 2° vie. Il y a une intrigue ténue, mais il y en a une; et le livre est prenant même si l'éblouissement des 1° pages a cédé la place.
Au fait, peut-on parler de ce livre en peu de lignes? Pour en dire quoi? Sinon qu'il faut le lire, le laisser couler lui et sa prose embellie sur la langue amoureuse des mots...et puis continuer d'avancer et le laisser cheminer..............
55 commentaires| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 1 juillet 2001
On m'avait dit : Ooh tu sais, de Luca, c'est gentil. Mais j'ai quand même lu Trois Chevaux parce qu'il y avait un bon "papier" sur Amazon et dans la presse... Et c'est une merveille. C'est de la poésie pure. Je vais même dire plus: grace à ce livre je me suis mis à lire de la poésie parce que ça m'a fait comprendre ce que c'était. Donc je le RECOMMANDE chaudement.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 28 février 2015
Après Trois mille chevaux vapeurs d'Antonin Varenne que l'on vient de refermer, voici Trois chevaux de l'italien Erri de Luca !
Mais en matière de lettres, on aurait tort de se fier aux seuls chiffres.
D'abord parce qu'en dépit de la proximité des titres nous ne sommes pas du tout dans le même registre et ensuite parce qu'en dépit de son modeste attelage chevalin, ce roman de l'italien Erri de Luca est un bijou de grande qualité. Une poignée de perles serties avec soin dans un beau collier de prose.
De poésie même, devrait-on dire tant est belle la plume du napolitain.
Une plume avec laquelle il peint les choses ordinaires ou mieux, ce que laissent deviner les choses ordinaires.
Comme la simple pause déjeuner au café du coin ...

[...] Je mets la soupe entre moi et le livre posé contre le demi-litre. [...] Je mange. La cuillère est amie de la lecture, elle pêche même toute seule dans l'assiette. La fourchette demande plus d'attention.

Quelques moments de la vie d'un homme simple (appelé d'ailleurs L'homme par un ami).
Un jardinier. Un ancien émigré parti en Argentine et qui est revenu de la dictature un peu meurtri forcément. Erri de Luca a toujours été engagé politiquement.
Dans ce petit livre , l'auteur évoquera également les Balkans (qu'il a connus), en quelques mots terribles.

[...] Tout autour les champs sont immobiles, les mines attendent les pas. Comment grandissent les enfants avec tant de terre interdite autour d'eux ? [...]
Il répond que les femmes attachent les enfants quand elles doivent sortir et les laisser seuls.

En dépit de ce décor géopolitique un peu sombre, l'histoire est lumineuse. Celle d'un homme ordinaire, simple jardinier. Evidemment on ne peut que songer à la sage maxime chinoise qui veut que :
Cultiver son jardin et ses légumes pour subvenir à ses besoins quotidiens, voilà ce qu'on appelle la politique des simples.
Un être simple (et c'est pas écrit par un parisien) mais entier et humain, dont on ne saura même pas le nom mais dont on apprendra tant de choses. Et qui nous fera faire quelques belles rencontres. Un ami ou deux, un africain ou deux, et quelques femmes. De très beaux et respectueux portraits de femmes.
La prose (ou la poésie) de Erri de Luca n'est pas vraiment épurée. Au contraire, chaque mot est choisi, chaque phrase est ciselée (longuement sans doute) parfois jusqu'à l'excès.
Ce travail d'orfèvre nous vaut quelques perles scintillantes. De la magie pure qui nous laisse pantois.
Mais parfois aussi, l'artisan nous livre quelques pièces trop ouvragées qui déparent la vitrine. Ce sont les risques du métier et l'orfèvre Erri de Luca n'hésite pas à prendre quelques risques.
On pense à d'autres plumes plus légères : Maxence Fermine (un savoyard), Alessandro Baricco (encore un italien). Et John Fante même parfois (encore un autre).
Ce petit roman aurait gagné à être un peu allégé tant finissent par peser les effets de sieur Luca. Mais ne boudons pas le plaisir de goûter à de la belle ouvrage venue du sud italien. On tient là une belle histoire d'amour.
Pour celles et ceux qui aiment les arbres et les fleurs.
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le 1 septembre 2003
L'écriture de cet immense auteur est d'une intense beauté, d'une grande économie de moyens et d'une incomparable exigence. Ses phrases sont de magnifiques diamants taillés qui reflète les blessures, les joies et les bonheurs de cet immigré argentin de retour au pays. Au fur et à mesure que les diamants s'égrènent, la vie de cet homme revit tantôt au passé, tantôt au présent, dans la rivière de ses joies et de ses drames. Les descriptions splendides sont inspirées par la nature et surtout par les éléments, l'air, la terre et l'eau.
Ceci donne au récit une très haute densité qui sucite le trouble dans nos coeurs. Il faut absolument lire et relire ces textes qui nous distillent l'essence de l'expérience humaine.
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le 21 janvier 2015
La vie d’un homme dure autant que celle de trois chevaux. Lorsque nous faisons connaissance avec le narrateur, son premier cheval est déjà mort, en Argentine, tué par l’horreur de la dictature. A la fin du récit, de retour en Italie, il enterre son deuxième cheval.
Entre ces deux moments, des pages magnifiques. Avec presque rien, trois fois rien devrais-je dire, Erri De Luca dit tout. Peu de mots mais ils vous sautent à la gorge, aucun étalage, pas de colère, ni de haine ou de rancœur et pourtant, dans cette mise à nu extrêmement dépouillée, le lecteur est touché au plus profond de son être. C’est beau, c’est fort, poignant sans être larmoyant. Je suis conquise par cet auteur que je découvre ici, scotchée par la justesse et la poésie des mots, la beauté et la profondeur du texte. Trois chevaux est un hymne à la vie plein tout à la fois d’ombre et de lumière, d’espoir et de malheur, solidement ancré dans la terre et le présent… Humble et grandiose. A lire et relire.
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le 14 mars 2012
L'intrigue de "Trois chevaux" tient en une poignée de lignes.
Mais le style est unique.
Erri De Luca s'inscrit dans la veine poético-tragique des Camus, Hesse ou Coelho.
L'humour n'est pas son fort.
Les personnages y sont des dieux antiques qui ne s'abaisseraient jamais à dire une banalité.
Ainsi : "je t'aime", devient : "Je regarde tes cheveux, je reconnais le coup de poignet qui les dispose en vagues, je pense que le bois de ta brosse est comme le vent de l'Atlantique qui creuse de longues lames" (p.39).
Les sentences s'enchaînent ainsi comme les perles sur un rosaire: "Un arbre ressemble à un peuple, plus qu'à une personne", "Les vivants ne sont pas à la perpendiculaire des morts étendus, ils leur sont parallèles", "toute notre histoire est une chaussure qui nous détache du sol du monde", etc, etc'
Cette sur-interprétation permanente du monde confine moins à l'escroquerie (s'il est des lecteurs pour y être sensibles) qu'au parfait ridicule.
Reste un joli numéro d'équilibriste qui parvient heureusement quelquefois à toucher juste.
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le 5 décembre 2015
Oh combien cela me touche, car nous sommes une famille démigrés et ce que raconte l'auteur se juxtapose avec nos souvenirs.
Très beau, plein d'émotion et le grand talent de l'auteur nourit son ouvrage de force et de lucidité...

Envoi soigné

MERCI
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le 22 mars 2002
Pour moi et les amis auxquels je l'ai fait lire, ce superbe petit livre fut un réel plaisir. On se délecte de chaque mot, chaque image. C'est poétique, plein de vie, de vent, de soleil et un hymne au bonheur d'exister. A lire de toute urgence.
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le 9 janvier 2016
"Du bord des ongles et de la pointe des cheveux m’arrive le contrôle permanent de la frontière barbelée entre le monde et moi."

Chose étonnante, voire prodigieuse : un texte à la fois rude et délicat. Derrière la rusticité se cache (à peine) une âme sensible qui atteint un raffinement de la pensée, affiné par l’expérience de vie et par un hédonisme (mais aussi une vision de l’humanité) né(s) de la souffrance et de l’instinct de survie.

« Une vie d’homme dure autant que celle de trois chevaux et tu as déjà enterré le premier. » lui a dit un homme naguère, alors qu'il fuyait les loups. Aujourd'hui jardinier, le narrateur partage le présent (la belle Laila) et le passé (l'Argentine d'une dictature qui lui a arraché son premier amour), cultive la basilic, la sauge et de belles amitiés.

En peu de pages, voici un récit dense et beau, certainement un des plus beaux de son auteur.

"Si moi aussi je suis un autre, c’est que les livres, plus que les années et les voyages, changent les hommes."

PS : Quant au titre ce ce commentaire, c'est bien sûr un clin d'oeil à ce jardinier magnifique.
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