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De l'Assassinat considéré comme un des Beaux-Arts
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14 sur 15 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 8 mai 2009
Peut-être le titre le plus audacieux que j'ai rencontré dans la littérature. Un titre pareil ne pouvait qu'annoncer du divin ! Effectivement, la lecture s'avère délicieuse, et exploite au mieux des situations horribles où se conjuguent l'humour macabre, très macabre, et un cynisme jouissif.
Mais en-deçà de cet "essai noir" - le premier de la littérature gothique -, s'agite une portée didactique pour le moins osée, préfigurant déjà toutes les études (inégales) psychologiques sur les tueurs en série, avec notamment les célèbres comptes-rendus sérieux du notable Stéphane Bourgoin qui est "tombé" dedans quand sa femme fut assassinée...
Davantage connu comme "l'opiacé" qui fascinait tant Baudelaire, Thomas de Quincey, dans une langue impeccable, riche et à la fois épurée, tente de comprendre le mystère de la pulsion meurtrière qui atteint le profane absolu quand il se réclame de l'art. Il a existé certains meurtriers plus fous que leurs actes et qui se réclamaient ouvertement de l'art, en manifestant une précaution raffinée dans... les délices d'un massacre.
N'était-ce pas la philosophie esthétique du Joker ? Nous sommes en plein dedans. Cet essai ne lésine pas aussi sur l'ambiance "noire" à cultiver, et les dernières pages du livre sont à ce point diablement réussies pour créer le saint-frisson.
Un "essai" complet, corrosif mais surtout dangereux, et pour deux raisons : ce livre est le sommet de l'humour. Et il est en conséquence le sommet du subversif. Brillant et succulent. A vos lames de rasoir, prêts ?
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Je suis surpris par les commentaires très élogieux sur ce livre, que pour ma part j'ai trouvé assez ennuyeux.
La première partie ("de l'assassinat considéré comme l'un des beaux arts") est une fausse conférence nous invitant à considérer l'aspect esthétique de l'assassinat, avec quelques digressions amusantes sur les philosophes. La seconde partie, écrite bien plus tard, est un "mémoire supplémentaire", où l'auteur revient sur sa première "communication", en éclaircit quelques points et la complète, sur un ton ironique.
Et la troisième partie , qui occupe la moitié du livre, est un post-scriptum écrit encore plus tard (De Quincey écrivait beaucoup et sur un peu tout, pour des raisons financières comme l'explique en préface M leyris) où il reprend en détail le cours des assassinats, jadis célèbres, d'un certain Williams. C'est assez prenant mais je n'y ai guère perçu d'humour, et, j'ai un peu honte de l'écrire , tant ce livre est connu et célébré, ça m'a surtout fait penser à Pierre Bellemare.
Bref une belle déception, même si ça reste plaisant à lire.
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4 sur 5 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
500 PREMIERS RÉVISEURSle 8 octobre 2010
Oeuvre célèbre de Thomas de Quincey, "essai noir" où pour la première fois le meurtre est érigé au rang d'art plastique... bref, cynisme et second degré au sommet pour une oeuvre délicieuse de bout en bout. Le ton est léger, enlevé, coulant, contagieux, bourré d'anecdotes (ah, les passages sur les philosophes, de Kant à Descartes...) On croirait entendre la confession horriblement complaisante d'un gentilhomme diabolique qui s'exalte devant les assassinats comme devant des peintures.

Le livre est divisé en trois parties, écrites à différentes époques (pour diverses raisons) : la "Conférence", le petit "Mémoire supplémentaire sur l''assassinat considéré comme un des Beaux-Arts" et le "Post-Scriptum" où y sont décrit des meurtres familiaux, dont celui d'un certain Williams, meurtres racontés de manière aussi clinique que glaçante, avec une espèce de jubilation dans le détail qui est la marque de l'esthète en extase, et dont le récit même transforme en pure beauté d'effroi ces moments sordides.

Un livre où l'on se formalise des médiocres critères esthétiques d'un égorgement raté...

Culte.
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le 16 mars 2015
Gentil essai loufoque qui a certainement influencé la plupart des auteurs modernes de romans policiers. L'art n'est pas de ne pas se faire prendre, c'est de tuer avec élégance, panache et si possible des gens suffisamment connus pour qu'il y en ait du retentissement. Disons qu'aujourd'hui, la littérature policière — tout comme les assassins de la vraie vie — confondent beaux arts et boucherie.
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3 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Cela commence comme un roman britannique dédié aux excentriques, marque de fabrique d'une insularité assumée ; cela se termine dans une ambiance d'angoisse cauchemardesque.
La dernière partie de l'ouvrage, consacré à Williams, tueur ayant vocation à la série, est un chef d'oeuvre de terreur.
L'inéluctable chute, les circonstances qui s'entrelacent en une chaîne d'anneaux liant la destinée du tueur à celles de ses victimes, le sentiment d'impuissance panique qui s'exhale de ces pages font de cet oeuvre de De Quincey un authentique moment de pure peur.
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Il l'attendait depuis quelque temps : il l'a eu. Et a manifesté une certaine joie non feinte, donc je pense qu'il a apprécié ! Je ne peux rien dire de plus car je ne l'ai pas lu, il s'agirait d'une étude sur l'assassinat, la préparation et celui qui passe à l'acte. Je reviendrai quand je l'aurait lu après Lui !
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le 24 janvier 2013
Le lourd sujet de l'assassinat traité avec une légéreté et un raffinement dans les propos, qui ne saurait que trop vous tuer... de rire.
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