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Les Pauvres Gens
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On lit trop rarement les premières oeuvres de Dostoïevski, notamment celles qui ont précédé son emprisonnement. Et la lecture de son premier roman, ces Pauvres gens (1846), qui lui valut un succès précoce et éphémère, montre pourtant que, dès cette première ébauche, un maître était à l'oeuvre. Le roman est épistolaire et met en scène un vieux fonctionnaire survivant péniblement avec son traitement misérable et sa très lointaine cousine, une jeune fille que la ruine de son père a jetée dans une certaine indigence. Tous les deux tentent donc de joindre les deux bouts, elle par des travaux de couture, lui par des travaux de copiste. Et entre ces deux camarades d'infortune se nouent des liens d'affection et d'amour que la pauvreté va progressivement et inexorablement affecter.
Deux traits remarquables (entre autres) dans ce roman : une peinture radicale et brillante des classes moyennes pauvres du XIXè siècle russe. Il faut voir notre héros trembler de se présenter à son bureau avec son manteau élimé et auquel manquent ses boutons, supporter de vivre dans la cuisine d'un appartement communautaire, quémander en vain des prêts, faire face au mépris social de ses colocataires et de sa logeuse. Pages terribles...
Et puis il est émouvant de voir Dostoïevski naître comme écrivain. Ce n'est sans doute pas un hasard si notre héros ne cesse de geindre sur son mauvais style, sur ses phrases à la va-comme-je-te-pousse, sur sa confusion et ses logorrhées verbales : admirable auto-analyse de Fiodor. Le pompon concerne une page drôlissime où il louange un littérateur de sa connaissance ("Quel style ! Quelle pureté d'expression !") alors même que les extraits qu'il nous en donne sont grotesques.
Bref, un grand livre terrible où se donne déjà à voir le monde dostoïevskien, celui des immeubles sinistres des quartiers décatis et puants de St petersbourg et de leurs concierges revêches, celui des illuminés, des gratte-papier, des apprentis artistes et des rentiers appauvris en quête d'usuriers. Le livre est encore sentimental et ne craint pas d'user des procédés les plus éprouvés pour affliger et attendrir (la mort d'un enfant par exemple) mais la force est déjà là. Manque encore un personnage, Dieu - qui n'apparaîtra que plus tard dans l'oeuvre de Dostoïevski.
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12 sur 12 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Ce n'est pas sans une certaine émotion que j'ai terminé Les pauvres gens de Dostoïevski. Roman épistolaire, il met en scène un fonctionnaire copiste, vieux et pauvre, et son amie, une jeune orpheline qui souffre d'un mal inconnu. Bien qu'ils se voient régulièrement, ils ne peuvent s'empêcher de s'écrire : des histoires de souffrances, leurs rêveries, leurs peines, leurs soucis d'argent partageant la souffrance comme on partage du pain.

Il faut un certain temps pour rentrer dans le roman : on distingue mal, dans un premier temps, le lien unissant les deux protagonistes et la couverture en donne une fausse image. Et puis, progressivement, on comprend : on comprend qu'il s'agit d'un grand roman sur la misère, la solitude et la honte des petites gens.

On en ressort bouleversé.
Avec cette impression que le livre parle de notre société. Aujourd'hui même.
Et cette fin...

Ce qui fut le premier roman de Dostoïevski a été applaudi par la critique et l'auteur érigé en nouveau talent sur la scène littéraire. La critique fut intuitive. Par la suite, elle cracha sur celui dont elle avait dit tant de bien. En cela elle eu tort.

Ce premier roman compte en tout cas parmi les meilleurs de l'auteur russe dont on appréciera deux autre chefs d'œuvres, Crime et châtiment ainsi que les Démons.
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3 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 11 novembre 2010
Curieuse plongée dans la vie quotidienne de ceux qui ne constituent pas encore la classe moyenne de la Russie, fonctionnaires passant leurs journées à recopier des décrets dans la crainte d'y introduire une faute d'orthographe et d'être réprimandé par un chef perçu localement comme « tout puissant », représentant du pouvoir divin incarné au final par le Tsar guidant « la Sainte Russie ».

Vision terrible d'une réalité où l'ordre social établi est considéré comme « naturel », indiscutable, par ceux là mêmes qui sont tout en bas : « Chaque état a été affecté par le Très-Haut à une destinée humaine. L'un a été désigné pour porter des épaulettes de général, l'autre pour être conseiller honoraire ; celui-ci pour commander, celui-là pour obéir dans la crainte et sans murmurer. C'est calculé d'après les capacités de chacun ; l'un est apte à ceci, l'autre à cela, quant aux dispositions, c'est Dieu lui-même qui les répartit. »

A la lecture de Dostoïevski, et notamment Les Pauvres Gens ou Humiliés et Offensés, on se demande comment la révolution russe n'est pas arrivée plus tôt. Ou bien on en fait un miroir éclairant nos propres renoncements.
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7 sur 8 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 4 avril 2003
Un roman épistolaire extrêmement émouvant avec lequel on est loin de s'ennuyer. Un petit joyau parmi les chef-d'œuvre de Dostoïevski. Si vous n'avez jamais rien lu de cet auteur, il serait bon de commencer par ce livre pour entrer dans son univers bouleversant (mais passionnant !). Vous ne pourrez plus vous en passer...
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 16 avril 2012
L'auteur est toujours aussi saisissant.Dés les premières phrases il nous entraine dans ce roman surprenant,on ne peut plus le lacher.C'est l'histoire captivante entre un homme et une femme vivant chacun dans un immeuble face à face.Ils s'observent de leur appartement,alors commence une relation uniquement par lettres.Ils se confient leur joie,leurs souffrances,leur mal etre.Alors le lecteur est pris dans le toubillon de l'attente d'une histoire d'amour...Une écriture mélancolique presque dépressive mais c'est l'espoir qui nous tient jusqu'à la fin.Sarah du 40
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6 sur 8 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 3 avril 2007
Voici un texte très court par rapport aux oeuvres phares de Dostoïevski. Elle permet de se familiariser avec ses thèmes et son écriture. C'est une histoire d'amour épistolaire entre deux personnes pauvres et malheureuses. Facile à lire, prenant, parfois drôle...

Je vous le conseille.
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4 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Le premier roman, épistolaire, de Dostoïevski traite essentiellement le même thème que `Les Nuits Blanches': amour et séparation. Mais, il y a un monde de différence entre les deux traitements. Alors que `Les Nuits Blanches' brille par sa confusion des sentiments et par son choc psychologique, `Les Pauvres Gens' n'est qu'un texte ultra-sentimental, incolore, pleureur, indirect et sans surprises. Il n'est qu'une pure expression d'émotions d'un roman de quatre sous, qui laisse le lecteur distant et froid.
Cependant, il comprend déjà un des sujets principaux de l'aeuvre de Dostoïevski: l'art (la littérature). Dès que la jeune fille accepte le verdict de l'opinion publique que la lecture de romans mène à la ruine des jeunes filles, la relation amoureuse est rompue (définitivement ?).

Ce texte est hautement recommandé aux fanas de Dostoïevski, parce qu'il donne une idée du chemin parcouru par l'auteur depuis son humble début jusqu'à ses aeuvres majeures.
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0 sur 10 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 23 août 2011
Pour ceux qui ne connaissent pas la littérature russe de cette époque, voici un livre à éviter. Dostoïevki réussit en effet à rassembler tout ce qui peut être rebutant chez les auteurs russes du XIXe: misérabilisme, voyeurisme, pathétisme, longueurs, longueurs, longueurs...

Certains voient dans ce livre le miroir de nos sociétés occidentales. Rien n'aurait donc changé depuis deux siècles et demi, la misère des Russes des années 1840 serait comparable à celles des Français des années 2010. Ou tout au moins leur état d'esprit. Mouais.

On peut tout juste accorder à ce livre un intérêt pour les historiens et les mordus de la Russie, qui auront avec ce livre quelques élements sur ce qu'était la vie des pauvres gens de Russie de cette époque. Rien de plus.
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