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Les onze - Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2009
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le 12 mai 2011
Quelle déception !

Après avoir lu "Vies Minuscules", ce texte, lesté du "Grand Prix de l'Académie Française" et unanimement célébré par la critique, avait de quoi mettre de l'eau à la bouche.

Las, l'auteur utilise un style vocatif, s'adressant à un lénifiant "Monsieur" qui revient à chaque paragraphe, censé donner un peu de vie à la description de la vie d'un peintre et de sa toile maîtresse. "Monsieur", c'est nous (le lecteur) ; le narrateur s'adresse à nous en un mélange de style naïf - où les choses simples nous sont expliquées et réitérées (parfois dix fois par pages, comme l'horripilant passage sur les "bataillons de Limousins", le mot "anacréontique" revenant peut-être quinze fois, sans parler du stupide "Dieu est un chien" dont chaque page se gargarise) - et de belle prose à la Michon - même si on reste loin de l'ébouriffant éclat des Vies minuscules.

Ce narrateur est bancal qui s'adresse à nous et se trouve donc campé comme un personnage ; mais qui bénéficie en même temps d'une focalisation interne et de l'omniscience chère aux vieux récits (il rapporte un souvenir profond du peintre). Une sorte de médium s'adresse à nous, en somme.

On signalera à l'ami Michon que, contrairement à ce qu'il affirme, la rue des Haudriettes ne peut croiser celle des Blancs-Manteaux, vu qu'elles sont parallèles ; qu'en outre, Michelet aurait grand peine à affirmer, dès 1846, que "la mort de Dieu est une chose entendue une fois pour toute", vu que Nietzsche, son prédicateur, est né en 1844, et a formulé pour la première fois le constat de "la mort de Dieu" au plus tôt en 1882.

En couronnant ce texte mineur de son "Grand Prix", l'Académie Française confirme son indécrottable ringardise ; quant à Pierre Michon, fourvoyé, on lui saura gré de revenir à la prose somptueuse de "Rimbaud le fils".

Le seul bienfait de cette lecture est de donner envie de se replonger dans l'histoire de la Révolution Française. Ce n'est pas rien, mais ce n'est pas énorme !
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19 sur 24 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Un des protagonistes du drame, pour paraphraser la quatrième de couverture, est la langue française. Dans cet ouvrage couronné par l'académie fondée par Richelieu, il semble que les quarante immortels aient été attirés par les onze révolutionnaires plutôt que par les phrases alambiquées de l'auteur. Ne doutons pas un instant de la qualité littéraire déployée par Pierre Michon. il connaît son français et son vocabulaire. Il est amoureux fou des virgules, porte un culte sans vergogne aux point-virgules, mais est un père bien indigne pour ces enfants perdus que sont les points. Par le Diable, pour décrire cette époque tourmentée où le Rasoir National raccourcissait les corps et les idées, pourquoi lui-même n'a-t-il pas employé des phrases courtes ? Je n'ai pas poursuivi ce livre au-delà de la 33ème page (3x11). Qu'on juge sur pièce sur les seules pages 32 et 33 :

"Le corsage de Suzanne s'emplit et la petite reine frileuse s'en apeura presque autant que sa mère ; elles ne pensaient qu'à cette peur l'une et l'autre, mais pour s'en distraire elles s'occupaient à autre chose, aux passe-temps bénins concédés aux femmes de cette époque, tapisserie et poésie ; et à ce qu'on dit elles ne sortaient guère, quelle que fut leur relative fortune à toutes les deux, c'est-à-dire celle du huguenot apostat, non pas qu'elles fussent avares ni d'aucune façon thésauriseuses, mais de l'or elles ne savaient que faire, avaient seulement placé tout cela en vignes et en bateaux à la mort du vieux et laissaient gérer, naviguer, fleurir, ayant entre elles un tout autre trésor, de don, d'amour partagé et heureux, mais étouffant comme le sont toujours les trésors, appelant de tout leur éclat la perte".

Une seule phrase. 136 mots, 2 point-virgules, 15 virgules. Reprenez votre respiration, on y retourne. Phrase suivante :

"Suzanne ne sortait guère, car elle était de porcelaine, sinon avec sa mère les beaux matins le long des levées, ou dans de pauvres sociétés orléanaises un peu ternes, un peu dévotes, un peu littéraires, avec des abbés sans panache et de doux anacréons de la province, mais avec aussi des amies rieuses comme elles le sont en tout lieu, laissant apparaître vraiment le lys et les roses avec des éclats de rire, partout au monde du moment qu'il y a deux filles ensembles".

Une seule phrase. 84 mots, 9 virgules. Pas encore achevé ? Attendez la salve suivante :

"Car je suis sûr qu'en dépit de ce que j'ai dit, la vie étriquée, les ternes sociétés, les abbés cacochymes à tabatière de buis, l'apeurement de sa mère et s'y conformant comme un jumeau à son jumeau, comme un des seins qui lui poussait se conformait à l'autre, en dépit de cela je suis sûr qu'elle ne s'ennuyait aucunement, qu'elle était bonne et gaie, bonne parce que gaie, qu'elle aimait le petit perron, la petite fortune, la vie petite et pleine, et l'espoir pesant comme un ciel au printemps ; car elle était une reine : c'est-à-dire quelqu'un à qui depuis sa naissance l'amour exclusif n'a jamais failli, et quand on a eu cela tout peut arriver, le ciel et l'espoir peuvent s'écrouler, on peut se perdre dans mille forêts, voir mille fois son cœur sorti de sa poitrine et foulé, la joie est toujours là, dessous, au moindre appel elle va bondir, elle reste là et attend, invincible, éclipsée seulement parfois, mais vivante, éternelle comme on disait quand ce mot avait un sens."

Une seule phrase. 182 mots, 1 point-virgule, 23 virgules.

On peut me reprocher que je tiens là une comptabilité indigne de l'élan artistique et que l'auteur ne peut entrer dans ces considérations grossières d'épicier quand il s'agit de l'essence de son art. J'entends bien mais là, j'ai dû me déclarer vaincu par asphyxie, ce que n'ont pas été les immortels du quai de Conti. Normal, ils sont immortels.
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le 20 novembre 2009
Les Onze : il s'agit d'abord d'un tableau, « le plus célèbre du Louvre », nous dit Michon ; un tableau qu'on se presse du monde entier pour venir voir derrière sa vitre blindée. à côté duquel, pour Michelet (qui soi-disant l'a vu), « le Marat assassiné de David n'est qu'une petite toile caravagesque », tandis que ces Onze représentent ceux qui « sont l'Histoire en acte », la « présence réelle de l'Histoire ». Et qui sont ces onze apôtres ? Les onze membres du Comité de Salut Public, représentés par un tableau secrètement commandé au cours de l'hiver 93-94, au moment de la Grande Terreur. L'auteur en est François-Elie Corentin : invention de l'auteur ...
Michon nous dresse un tableau de la Loire dans la région d'Orléans, de la France du XVIIIe siècle, celle de l'Ancien Régime qui va basculer dans la Révolution.
Car nous sommes à une époque où la « croyance littéraire commençait à évincer l'autre croyance ».Il nous décrit ces membres du comité de Salut public avant qu'ils n'entrent en politique : ainsi Carnot « qui eut sa première célébrité pour des églogues à Bacchus (...) n'avait pas pour vocation d'ensanglanter l'Europe », onze « parricides comme on appelait alors les tueurs de roi ». Ce livre est aussi un livre politique qui pose le problème de la mise en oeuvre de la Terreur car « les Royalistes tombés, les Feuillants tombés, les Girondins tombés, il n'y avait plus au sein de la Montagne triomphante de réelles opinions divergentes (...), les frères ne trouvaient plus à mettre entre eux que le distinguo de la mort ».
Enfin Michelet lui aussi entre dans ce récit : Michon lui prête une description de douze pages du tableau dans le chapitre III du XVIe livre de la Révolution française, et nous nous retrouvons devant les grandes forces qui viennent du tréfonds de l'âme, celles qu'on a peintes au commencement de tout...C'est Lascaux...C'est l'Histoire....
Bref voilà le véritable Goncourt, un authentique écrivain qui possède un style...
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le 21 juillet 2015
Michon ne cesse de démontrer, d'un livre à l'autre,que la grande littérature peut naitre de textes courts, concis, quelquefois austères grace à un talent rare (le miracle de l'artiste!)et à un travail d'écriture exigeant et constant d'une oeuvre à l'autre. Le chapitre 1 des "Onze" mérite d'entrer dans les anthologies.Il n'y a rien à jeter: pas d'académisme, pas de prétention :la plus belle langue au service d' une pensée claire. Pour ceux qui pensent que notre littérature se sclérose ( ajoutons Chevillard , Cathala et bien d' autres, héritiers de Marcel Schwob.
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Ecrivain français né en 1945, Pierre Michon est l'auteur de "Vies minuscules" (Prix France Culture 1984) et "Les Onze" (Grand prix du roman de l'Académie française 2009)

L'histoire d'un homme et d'un tableau.Une toile de grandes dimensions, qui trône au musée du Louvre.

"Le tableau le plus célèbre du monde,commandé par la lie de la terre.Le Grand comité de l'An II siégeant dans le Pavillon de l'Egalité.Une scène de crime... Voilà le pourquoi des Onze !"
"Vous les voyez,Monsieur ? Tous les onze, de gauche à droite...." Robespierre, Saint-Just, Couthon et leurs acolytes, le Comité de salut public au grand complet. Les onze parricides, comme on appelait alors les tueurs de roi !.
Un homme; François-Elie Corentin, né à Combleux en 1730. Un érudit élevé sans père.Il deviendra un peintre célèbre, sera sollicité pour décorer les demeures des maîtresses de Louis XV. Au crépuscule de sa vie, au cours de l'hiver 1793-1794, au plus fort de la Terreur, il accepte de réaliser sur commande le fameux tableau "Les Onze".

J'avoue avoir été bousculé par ce court roman.
Désarçonné dans un 1er temps par l'incroyable érudition de l'auteur et les connaissances historiques nécessaires à la bonne compréhension.
Je suis remonté en selle, après avoir parcouru quelques lignes des principaux évènements intervenues sur cette période sanglante de notre Histoire .
Et... le jeu en vaut la chandelle !
Cette oeuvre est un feu d'artifice pour l'oreille, du nectar pour les neurones.
L'Histoire de l'Art portée à son firmament !
Incroyable !
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5 sur 8 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 8 octobre 2011
pour moi d'un ennui immense..filandreux et lourd , le seul interêt de ce livre c'est qu'il m'a donné envie de retourner au Louvre.
je n'avais jamais lu de Michon..je ne sais pas si je retenterai l'expérience
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le 13 juin 2009
L'histoire d'un tableau et d'un peintre,d'un épisode de la Révolution...Mais qu'est-ce qui est vrai?
En tout cas c'est superbe,et notamment cette écriture qui est un vrai feu d'artifice,on relit des phrases par gourmandise!
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1 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 8 mai 2013
Le commentaire détaillé et réfléchi d'un tableau aussi célèbre qu'imaginaire d'un peintre fictif. C'est génial ! Le style de Michon est toujours d'une brillante exigence.
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9 sur 14 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 28 janvier 2010
Malgré une écriture de haute qualité; mais trop alambiquée,je m'ennuie terriblement et je ne crois pas pouvoir terminer ce livre.
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1 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 19 mars 2014
Une prose magique, un jeu subtil avec la notion de l'Histoire; à recommander à tous les passionés de la littérature contemporaine française...
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